Archive d’étiquettes pour : ISblue

Projets Interdisciplinaires Mutualisés (PIM) des Masters organisés par ISblue

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La 3ème édition des PIM (Projets Interdisciplinaires Mutualisés) organisés par ISblue a eu lieu du 8 au 12 janvier 2024. Treize projets différents étaient proposés à 200 étudiant·es de l’UBO, de l’UBS et de l’ENSTA Bretagne.

Avec ce nouveau format de cours transversal, ISblue veut éveiller la curiosité des étudiants pour des sujets nouveaux et les préparer aux enjeux de la transition écologique.
Voici quelques exemples d’ateliers proposés aux étudiants :
  • Atelier « CLIMAT : « Imaginer le territoire de Brest Métropole neutre en carbone en 2050″: À quoi ressemblerait le territoire de Brest Métropole en 2050 selon chacun de ces 4 scénarios ? » Les étudiants ont dû imaginer, grâce à un travail collectif de prospective dans les domaines des énergies, de l’alimentation, des mobilités et de l’habitat. Avec Anne-Marie Tréguier, coauteur d’un rapport du GIEC, en partenariat avec l’ADEME et Brest Métropole.

Légende : PIM DESSA – création d’une exposition street art pour explorer les grands fonds marins

  • Atelier « DESSA : Créer une exposition street art pour explorer les grands fonds marins »- Accompagnés par l’artiste Teuthis, les étudiants ont imaginé et conçu une exposition de collages de dessins géants représentant des espèces, des paysages et des outils d’exploration des abysses. Pour les inspirer, des chercheurs de différentes disciplines sont venus leur présenter, au cours de la semaine, des grands sujets de recherche actuels sur les grands fonds marins. Avec des chercheurs de l’Ifremer.
  • Atelier « MICRO-Océan : Créer une exposition artistique sur le microcosme marin » – Les étudiants ont plongé dans le monde mystérieux du microcosme marin au cours d’un workshop arts et sciences guidé par l’artiste Iglika Christova. Après avoir prélevé des échantillons biologiques sur le terrain et les avoir observés en laboratoire, ils ont réalisé des expérimentations plastiques et/ou graphiques qui les ont menées collectivement à la construction d’une exposition. En partenariat avec le festival RESSAC, UBO.

Légende : PIM MICRO-OCEAN – préparation d’une expo sur le microcosme marin

  • Atelier « ÉCLAT-OI : Développer des projets à impacts positifs grâce au Design Thinking et son approche collaborative » – Les étudiants ont embarqué pour une formation intensive de 5 jours sur le Design Thinking, une aventure qui les a plongés au cœur de l’intelligence collective, de la créativité et du prototypage. L’UBO Open Factory (laboratoire d’innovation multidisciplinaire de l’UBO), leur a permis d’explorer les méthodes de conception les plus innovantes tout en abordant une problématique réelle, avec l’association Skravik, qui œuvre pour l’intégration du voilier comme outil de travail polyvalent pour la pêche, la recherche et l’expertise environnementale.
  • Atelier « Enjepol : Partir à la découverte des controverses du monde polaire » – À travers des rencontres avec des chercheurs et professionnels du secteur, cet atelier a proposé de réfléchir aux enjeux polaires en explorant les controverses existant autour des deux régions polaires : ouverture des routes maritimes, eldorados miniers et énergétiques, sanctuarisation scientifique, sensibilisation environnementale et tourisme, militarisation et nucléarisation, enjeux spatiaux, remise en cause des équilibres juridiques et géopolitiques. Avec Anne Choquet, enseignante-chercheure à l’UBO au laboratoire AMURE et présidente du Comité National Français des Recherches Arctiques et Antarctiques (CNFRAA).
Légende de la photo à la Une : PIM OBS-3D – délimitation d’une zone de test pour évaluer la performance de différents protocoles d’acquisition pour un dispositif de photogrammétrie RTK
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L’IUEM 1er de Cordée “AMBITION MER”

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Le 31 mai dernier, l’IUEM via l’ImmerSea LAB d’ISblue, a accueilli, pour la première édition, la cordée de la réussite :  “AMBITION MER”. Une cordée de la réussite est un dispositif favorisant le continuum lycée-université afin de sensibiliser des collégien·nes et lycéen·nes à la démarche scientifique et de promouvoir l’accessibilité des études supérieures à un public qui n’y aurait pas pensé ou qui a peu de connaissances sur sa poursuite d’études.

Mise en place entre l’UBO par le service Cap’ Avenir et les établissements secondaires maritimes, cette cordée s’inscrit dans un programme national de lutte contre l’autocensure et le besoin de susciter des vocations pour le domaine mer et littoral. En totale adéquation avec les objectifs de médiation de l’ImmerSea LAB, ce sont Maxime Kernec, Quentin Millière et Riwalenn Ruault qui constituent l’équipe pédagogique pour cette cordée “AMBITION MER”.

Dans le cadre de cette première édition, 11 élèves du lycée et BTS maritime du Guilvinec ont été accueillis au sein de l’IUEM pour une journée de visite ludique et de découverte des différents métiers grâce à la mobilisation d’une dizaine d’intervenant·es. L’originalité du format proposé a permis à ces élèves de réaliser une plongée en réalité virtuelle autour des coraux d’eau froide de méditerranée et de discuter avec des plongeurs d’Ifremer : Olivier Dugornay, Aurélien Tancray et Amélia Curd, qui ont transmis leur passion pour leur métier. La suite s’est déroulée sous la forme d’un jeu de piste au cours duquel les lycéens ont pu aller interroger des ingénieurs, chercheurs ou techniciens sur leur métier et leur rapport à la mer. Nous remercions tous les intervenant·es : Frédérique Alban (AMURE), Maeva Gesson (LEMAR), Aurélie Penaud (Geo-Ocean), Nicolas Kolodziejczyk (LOPS), Marion Maguer (UAR 3113) et Gauthier Schaal (LEMAR) d’avoir participé à cette édition pour nous montrer la richesse des métiers en sciences de la mer et du littoral.

Dès la rentrée 2023, nous modifions le format pour faire participer en mode projet les cordistes d’AMBITION MER autour de la thématique des Énergies Marines Renouvelables. Ce sujet permettra d’élargir les projets et le thème aux partenaires d’ISblue et de montrer les possibles aux collégien·nes et lycéen·nes sous un format de pédagogie active, et qui sait, peut-être quelques futur·es étudiant·es font partie de cette cordée ?!

Si vous êtes intéressé.e par cette action ou cette thématique, n’hésitez pas à nous contacter.

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Riwalenn Ruault / UBO

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Maxime Kernec / UBO

Quentin Millière / UBO

Riwalenn Ruault / UBO

Hugo Doré, Postdoc ISblue en écologie microbienne au laboratoire BEEP

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait mon Master à l’École normale supérieure de Lyon, pendant lequel je me suis rapidement intéressé à l’écologie microbienne. J’ai obtenu mon master en 2014 puis j’ai réalisé ma thèse à la Station biologique de Roscoff au laboratoire Adaptation et diversité en milieu marin (AD2M) sur la diversité et l’écologie des picocyanobactéries marines (bactéries de très petite taille capables de faire de la photosynthèse). Ces cyanobactéries se trouvent dans tous les océans, sont particulièrement abondantes et présentent une grande diversité génétique. J’ai utilisé des analyses bioinformatiques pour étudier leur répartition géographique et des approches de cultures en laboratoire pour mesurer leur réponse à des stress physiologiques. L’idée était de voir comment les groupes se répartissent à la surface du globe, et ce qui a permis leur adaptation à des conditions très différentes. Comme ces bactéries fixent du carbone, elles ont un impact important sur le climat et ces résultats pourraient permettre de mieux calibrer les modèles biogéochimiques de l’Océan. Ensuite, je suis parti à l’Université de Californie à Santa Barbara pour un postdoc de 3 ans. J’ai travaillé sur la dynamique évolutive de populations bactériennes qui forment des biofilms à la surface des sédiments dans des marais salés. Après ces 3 ans, j’ai choisi de rentrer en France pour la suite de ma carrière.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Vu que j’avais fait ma thèse à Roscoff, j’avais bien envie de revenir dans le Finistère. Je connaissais Loïs Maignien qui faisait d’ailleurs partie de mon jury de thèse ; je l’ai contacté pour que nous montions un projet ensemble et j’ai postulé à l’appel d’offre des bourses postdoctorales ISblue avec le projet MOBIDiC. J’ai commencé mon postdoc en avril 2022.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je travaille sur les données de la série temporelle MicroBrest. Elle a été mise en place par Loïs Maignien et Christine Paillard en 2014 et consiste à échantillonner tous les 15 jours les bactéries présentes à la surface au niveau du ponton de Sainte Anne du Portzic. L’eau de mer est prélevée par Morgan Perennou qui la filtre pour récupérer les bactéries puis extrait leur ADN. Sur les 8 années, nous avons 100 métagénomes (ensemble de l’ADN des bactéries présentes dans un échantillon d’eau de mer) disponibles. Mon rôle est d’utiliser ces données pour suivre l’évolution de ces bactéries par des approches de bioinformatique. Plus précisément, pour un certain nombre d’espèces de bactéries, je cherche à quantifier leur diversité génétique et à identifier les mutations présentes le long de leur génome. MicroBrest constitue une base de données exceptionnelle qui permet de suivre la dynamique de ces mutations génétiques au cours du temps pour mieux comprendre l’évolution des populations bactériennes dans leur milieu naturel. L’objectif est de comprendre comment elles s’adaptent aux variations de l’environnement à une échelle de temps assez courte, qu’elles soient saisonnières ou à plus long terme, y compris le changement global.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Lors de mon recrutement pour mon postdoc en Californie, la chercheuse avec qui je devais travailler m’a fait venir sur place pour un entretien. Elle a sorti le grand jeu ! Comme cela se fait aux États-Unis, elle avait coordonné plusieurs rendez-vous avec quelques chercheurs du département. Mais elle avait aussi organisé une après-midi de team-building avec tout son labo, où nous sommes allés nous initier au baseball avant de nous inviter pour un barbecue chez elle. Ça a fonctionné puisque j’ai rejoint son labo… et 3 ans plus tard, j’ai demandé le même traitement pour fêter mon départ !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

C’est difficile de choisir mais comme je n’ai pas eu beaucoup l’occasion d’en faire, j’ai envie d’évoquer des souvenirs de « terrain ». En master, j’ai eu la chance de pouvoir embarquer sur une campagne aux Bermudes. Une fois le mal de mer passé, j’ai pu en profiter à fond ! Plus récemment en postdoc, j’ai effectué plusieurs semaines d’échantillonnages à Woods Hole sur la côte Est des tats-Unis. De très bons moments pour la cohésion d’équipe, que ce soit à patauger dans la vase ou en se réconfortant au bar…

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Globalement, les activités de plein air (quand le temps le permet…) ! Je me suis mis au surf en Californie et je profite d’être dans le Finistère pour (essayer de) progresser. Je pratique aussi le Kung-Fu à l’Ecole Wushu Brest.

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Clarisse Lemonnier

Lizzy Wilbanks

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Hugo Doré / Ifremer

 

2ème édition d’ISblue COP : une réussite pour la simulation d’une Conférence pour le climat

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Dans le cadre de la COP27 (Conférence des Parties n°27) et de l’AAP Formation ISblue, Quentin Millière, Riwalenn Ruault, Pauline Letortu et Adélie Pomade, ont organisé le 15 novembre une simulation de négociations et de conférence de presse pour un accord sur le climat, avec les étudiant.e.s de Licence et de Master de l’UBO : « ISblue COP » à l’IUEM. Pour la seconde année consécutive, cet évènement a réuni 122 étudiant.e.s de l’UE Sciences & Société, 71 étudiant.e.s d’Inter SML, les 27 étudiant.e.s de Licence 3 et les 50 élèves du lycée de l’Harteloire autour des enjeux du changement climatique.

La pluridisciplinarité et le multiniveau en lien avec les grands enjeux sociétaux face au changement climatique et avec les objectifs du développement durable ont façonné les semaines de travaux préparatoires et la journée de restitution qui a été marquée par :

  • La restitution des étudiant.e.s de Master 1 (responsables : Frédérique Alban, Grégory Charrier, Olivier Gauthier et Riwalenn Ruault) de l’IUEM qui ont travaillé autour de la problématique : « la vulnérabilité des socioécosystèmes face au changement climatique »,
  • La simulation des négociations réalisée par les étudiant.e.s de Master 2 de l’IUEM,
  • La conférence de presse, où les « journalistes », incarnés par les étudiant.e.s de Licence 3 Géographie (responsable : Pauline Letortu), ont pu interagir avec les étudiant.e.s de Master 2 autour des thématiques abordées.

Un événement bien préparé

Des problématiques comme les contraintes, les critères et les compensations de la mise en place d’aires marines protégées, la réduction de la pollution du secteur de la pêche ou encore la gestion du sol et de l’énergie le long du continuum terre-mer ont été approfondies par les étudiant.e.s de licence et de Master.

Dans l’UE Sciences & Société (responsable : Adélie Pomade), les étudiant.e.s de Master 2 encadrés par des doctorants ont incarné différents rôles de négociateurs tel que des États de l’Alliance SEA-EU, des ONG, des entreprises multinationales, des minorités et des citoyens des États représentés. Pendant huit semaines, ils ont préparé leurs travaux qui ont servi d’arguments concrets lors des négociations autour des points clés des objectifs du développement durable (ODD). La finalité des négociations était d’aboutir à un accord commun en respectant les cibles des ODD émergeant des explorations des différentes problématiques.

Dans l’UE « Terrain » (responsable : Pauline Letortu), les étudiant.e.s de Licence 3 de géographie ont endossé le rôle de médias aux lignes éditoriales variées (scientifique, généralistes ou engagé entre autres) et avaient comme objectif de produire des questions, de les poser aux étudiant.e.s de Master 2 et de se servir de leurs réponses pour créer un rendu journalistique de format libre (article, vidéo, podcast…) en accord avec la ligne éditoriale choisie.

Dans le détail de la journée de restitution, la matinée du 15 novembre était consacrée à la simulation des négociations. En fin de matinée, un document comprenant les points d’accords, de divergence et les commentaires additionnels de ce temps d’échange a été rédigé. Le lancement de la simulation de conférence de presse de l’après-midi a été marqué par le retour d’expérience de deux étudiantes de Master 2 sur la COP27, en direct depuis Charm el-Cheikh en Égypte. Ensuite, chaque groupe d’étudiant.e.s a présenté les résultats des négociations de la matinée en fonction de leur problématique et de leur ODD. Un temps d’échange était ensuite prévu pour que les étudiant.e.s de licence puissent poser leurs questions.

Une rencontre entre étudiants et lycéens

Cet évènement, relayé dans l’agenda COP de Brest Métropole, était également ouvert au public l’après-midi lors de la simulation de la conférence de presse. De ce fait, 50 lycéen.ne.s accompagné.e.s de leur enseignante, Mme Stervinou, ont pu assister à la restitution des négociations, aux interactions entre étudiant.e.s et échanger directement avec eux de manière informelle. Cette rencontre a permis de renforcer le lien lycée-université.

En parallèle, l’entièreté du programme de l’après-midi a été retransmise en direct à l’espace COP Glaz. Des associations locales portées sur l’environnement, le développement durable et la transition énergétique sont venues présenter leurs actions au public.

Cette seconde édition d’ISblue COP et de cette version de l’UE Sciences & Société fut très enrichissante et stimulante pour nous tous, la troisième édition aura lieu au mois de novembre 2023, en parallèle de la COP28.

Un grand merci à l’équipe organisatrice de l’évènement (Q. Millière, R. Ruault, A. Pomade, P. Letortu), à l’ensemble des membres du jury pour l’évaluation des étudiant.e.s (A. Pomade, A. Choquet-Sauvin, A. Penaud, C. de Boyer Montégut, F. Alban, G. Charrier, G. Roullet, G. Martin-Bailly, I. Peuziat, J. Deverchère, N. Le Corre et P. Letortu), à Anne-Marie Tréguier pour son retour d’expérience en tant que coauteure d’un rapport du GIEC, à Apolline Jesiolowski et Izia Colineaux pour leur témoignage et aux étudiant.e.s pour leur bel investissement.

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Sébastien Hervé / UBO

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Quentin Millière / UBO

Riwalenn Ruault / UBO

Pauline Letortu / UBO

Adélie Pomade /  UBO

19ème rentrée des Masters des sciences de la mer et du littoral (SML)

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Jeudi 1er septembre, les étudiants de 1ère année de master admis dans les Masters SML seront accueillis à l’IUEM par le directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui abordera les missions de l’IUEM, son cadre ainsi que son histoire et son évolution. Le responsable des Masters, Guillaume Roullet, présentera la formation sous un angle général. Durant cette journée, les étudiants échangeront avec différents intervenants qui leur apporteront de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années d’études.

Histoire du master

Les sciences de l’environnement ne peuvent s’appréhender que selon une démarche transversale et pluridisciplinaire. Cette approche se justifie d’autant plus pour les espaces marins et littoraux qui sont aujourd’hui au coeur d’enjeux fondamentaux pour l’humanité : le changement climatique, la gestion et la protection des ressources vivantes et minérales des océans, les énergies marines renouvelables, le développement des transports internationaux ou la gestion des risques naturels et technologiques. Les questions soulevées nécessitent un travail commun entre enseignants et chercheurs des sciences
expérimentales (écologues, géochimistes, biologistes, physiciens et géologues) et des sciences de l’homme et de la société (géographes, juristes, économistes). La mer et le littoral font aussi l’objet d’une intense actualité politique et institutionnelle.
Cette démarche transversale a conduit à la création en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur d’un domaine de formation « Sciences de la Mer et du Littoral », unique en France, au sein duquel s’est développé un Master pluri- et trans-disciplinaire. Après 18 années d’existence, ce Master, qui est implanté au coeur d’un pôle scientifique en sciences marines de dimension internationale, a déjà montré son puissant effet structurant et son attractivité. Il permet de réunir les conditions pédagogiques du développement d’une expertise française dans le domaine des sciences de l’environnement marin et côtier.

Organisation et objectifs

Les Masters SML regroupent sous un même domaine 8 mentions parmi lesquelles 13 parcours : biologie des organismes marins, écosystèmes marins, sciences halieutiques et aquacoles (co accrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / master international en biotechnologies marines (co accrédité avec l’UBS Lorient) / chimie de l’environnement marin / droit, mer et environnement / agriculture, mer et environnement (co accrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / expertise et gestion de l’environnement littoral / géophysique marine, hydrodynamique navale (co accrédité avec l’ENSTA Bretagne), physique de l’océan et climat / géosciences océan, ingénierie et gestion des ressources côtières et littorales (co accrédité avec l’UBS Vannes).
Les parcours en sciences humaines privilégient une approche fondée sur les interactions avec l’homme au niveau marin et côtier, tandis que les sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques visent plutôt la compréhension du «système mer» dans tous ses aspects. Les parcours en physique et biotechnologies sont internationaux et l’enseignement se fait en langue anglaise.
Un grand nombre d’unités d’enseignement (UE) sont communes à au moins 2 mentions et certaines sont suivies par les étudiants du master international IMBRSea de l’université de Gand. Dans ce cas, les cours sont également dispensés en anglais. Cette formation a pour objectif de former des chercheurs et des cadres capables d’appréhender les problématiques scientifiques actuelles et d’apporter des réponses adaptées aux problèmes posés en relation avec le domaine marin, océanique et les littoraux.


Les actions de formation en Master sont également au coeur du projet de l’École Universitaire de Recherche (EUR) ISblue. Cette dernière a pour objectif de mieux intégrer et coordonner la stratégie d’enseignement et de recherche des partenaires, de rendre l’o7 re de formation plus attractive au niveau international, de renforcer l’interdisciplinarité, l’innovation pédagogique et l’approche pédagogique par compétences, ainsi que de développer les synergies entre le monde académique et le secteur socio-économique. À cet e7 et, beaucoup d’étudiants partent en stage à l’étranger, avec le soutien financier, notamment, du volet formation de cette École Universitaire de Recherche.
La vie associative est très développée au sein des masters puisque 4 associations d’étudiants sont recensées : Patel (Protection et aménagement du territoire et de l’environnement littoral) rattachée à la mention expertise et gestion de l’environnement littoral, Sea-ti-Zen historiquement pour la biologie mais désormais pour toutesles mentions, Tethys pour les géosciences et Sea-lex pour les juristes.

Rentrée 2022 : Quelques chiffres

Environ 270 étudiants sont inscrits pour cette année universitaire marquant une augmentation de près de 10 % des effectifs, qui oscillaient entre 175 et 200 étudiants depuis la création du master SML en 2004. Le rayonnement des masters au niveau national et international est important. Ainsi, chaque année, environ 10 % des étudiants inscrits sont internationaux et la plupart des mentions reçoivent des étudiants européens ERASMUS.
Cette année, ils proviennent de 17 pays différents. Parmi les étudiants français, entre 30 et 50 % selon les années, proviennent d’établissements extérieurs à l’UBO. Le suivi professionnel des étudiants montre une insertion professionnelle supérieure à 75 % dans les 2 années qui suivent l’obtention du diplôme et un pourcentage important de diplômés (50 % environ) en poursuite d’études (doctorat) pour les 4 mentions en sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques marines.

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Sébastien Hervé / UBO

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Guillaume Roullet / UBO

 

 

École d’été Mer et Journalisme 2022 Océans – Climats

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Contexte

Dans une année marquée par des manifestations exacerbées du changement climatique et dans le contexte d’une reconnaissance internationale de l’importance de l’océan pour l’avenir de la planète Terre (décennie « Océan » de l’Organisation des Nations Unies, One Ocean Summit à Brest en février …), la quatrième école d’été « Mer et Journalisme », avait pour thème « Océans – Climats ».
Coorganisée par l’École Universitaire de Recherche ISblue, l’École Supérieure de Journalisme de Lille (ESJL), le Club de la Presse de Bretagne (CPB), Océanopolis et l’Institut France Québec Maritime (IFQM), elle s’est tenue les 23 et 24 août 2022 à l’IUEM, en présentiel et à distance. Les journalistes étaient originaires de France et de Slovaquie, soit 17 participants. Les médias représentés à l’école d’été étaient : Ouest-France, France Télévision, Courrier-Ouest et Radio-évasion. Deux free-lances couvrant des médias français et étrangers ont également participé (dont une ayant remporté le 2e prix de la bourse Elizabeth Neuffer).

Conférence interactive sur les variations climatiques au cours des âges géologiques

Le climat de la planète Terre est étroitement lié au cycle du carbone où l’océan joue un rôle majeur. Deux conférences interactives (animateur Paul Tréguer (IUEM)) ont traité de ce cycle du carbone à différentes échelles de temps. Au cours de la première qui servait d’introduction à l’école d’été, Stefan Lalonde (CNRS, IUEM) est remonté dans le temps en suivant ce cycle lors des « variations climatiques au cours des âges géologiques », de la période actuelle jusqu’à 3 milliards d’années. La seconde, donnée par Stéphane Blain (Sorbonne Université) a expliqué « comment l’océan (actuel) régule la teneur en CO2 de l’atmosphère » en créant des puits de gaz carbonique (CO2) par voies physique et biologique, et comment la perturbation anthropique du cycle du carbone a été engendrée par l’homme en exploitant le carbone fossile (charbon et hydrocarbures). Au cours de cette conférence ont aussi étaient évoqués différents processus visant à soustraire du gaz carbonique à l’atmosphère, afin de tenter d’infléchir la tendance actuelle pour revenir aux perspectives décidées lors des accords de Paris (2015).

Atelier sur la campagne océanographique SWINGS

Comprendre les interactions entre l’océan et l’atmosphère est essentiel pour prévoir le changement climatique. A cette fin, des campagnes océanographiques internationales sont organisées. Au cours d’un atelier interactif de l’école d’été l’une d’entre elles, la campagne SWINGS à bord du navire Marion Dusfresne, a été décrite tant dans sa phase de préparation, que dans son organisation et dans ses réalisations à bord du navire. Sont intervenus Hélène Planquette (CNRS, IUEM), Catherine Jeandel (CNRS, LEGOS), cheffes de mission, ainsi que Stéphane Blain, Christophe Cassou (CNRS, CERFACS), Fabien Perault (Ingénieur INSU) et François Réguerre (personnel embarqué de Genavir).

Atelier relatif au façonnage des paysages

Un atelier interactif (animé par Stéphane de Vendeuvre (CPB)) conduit par Martial Caroff (UBO, IUEM), a poursuivi le voyage de Stefan Lalonde dans les ères géologiques. S’appuyant notamment sur le film documentaire « La France, un fabuleux voyage », en prenant l’exemple du Massif armoricain, le conférencier a montré comment interviennent différents mécanismes (tectonique, volcanisme, évolution climatique) dans le « façonnement des paysages » qui peuvent successivement être marins puis terrestres. Noémie Courant présentait, quant à elle, le projet de « Geopark Armorique », en cours de labellisation par l’UNESCO.

Conférence et table ronde sur le GIEC

S’agissant du changement climatique en cours, Franck Lecocq du CIRED, coauteur du tome 3 du 6e rapport du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), a donné une conférence interactive pour expliquer les différentes voies à emprunter si l’on veut réaliser à court terme une « atténuation du changement climatique ». Cette conférence était animée par Stéphane de Vendeuvre (CPB). La table ronde interactive intitulée « Pourquoi les conclusions du GIEC ne passent-elles que partiellement dans les COP (Conference of Parties) ? » a bénéficié des interventions de Jean Jouzel, de Franck Lecocq, de Christophe Cassou (CNRS, CERFACS), et d’Anne-Marie Tréguier (ISBlue), tous coauteurs d’ouvrages publiés par le GIEC. Elle était animée par Olivier Aballain (ESJ Lille). Les intervenants ont rappelé la rigueur de rédaction des rapports du GIEC qui sont en fait commandés par les gouvernements. Ils ont constaté le fossé existant entre les textes adoptés au niveau des COP et leur traduction factuelle, ce qui pose un grave problème à très court terme pour faire dévier l’évolution climatique en cours dans le sens d’une réduction drastique des gaz à effet de serre.

Conférence sur la filière du nautisme dans le cadre du développement durable

S’agissant des perspectives ouvertes en matière de développement durable, la conférence d’Ingrid Peuziat (UBO, IUEM), animée par Stéphane de Vendeuvre (CPB), a répondu à la question « La filière du nautisme à l’échelle mondiale dans le cadre d’un développement durable : enjeux et perspectives ? ». Après avoir présenté la diversité des pratiques associées au nautisme, un focus sur le nautisme de plaisance, ses mutations et ses différentes initiatives visant à aller vers plus de durabilité (aussi bien dans les usages et pratiques, que les infrastructures, la construction et l’entretien des bateaux…) a été réalisé. Cette conférence géographique a montré toute l’étendue du nautisme en transition.

Atelier « Scientifiques et journalistes : comment travailler ensemble ? »

Cet atelier interactif conduit par Olivier Aballain (ESJ, Lille), a été l’un des moments clefs de cette école d’été. Il a démontré l’importance d’une convergence entre la formation des journalistes aux approches scientifiques, d’une part, et celle des scientifiques à la communication de leurs résultats au bénéfice du grand public, d’autre part.
A l’issue de cette école d’été, Pauline Letortu (UBO, IUEM) et Paul Tréguer (IUEM) ont donné rendez-vous aux participants l’année prochaine, pour la suite de la filière « Mer et Journalisme » organisée par ISblue et ses partenaires.

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Sébastien Hervé / UBO

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Paul Tréguer / UBO

Pauline Letortu / UBO

Projet de formation ISblue AISMERALDA

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Projet de formation ISblue AISMERALDA  : Ateliers Immersifs Sous-Marins et Réalité Augmentée Littoral, Dorsales, Autres

Il existe une grande richesse et diversité de données collectées en mer (zones littorales et côtières, pentes continentales, plaines abyssales, dorsales océaniques). Le projet AISMERALDA vise à s’appuyer sur un environnement immersif (3D et réalité virtuelle) non seulement pour valoriser la qualité de ces données, mais aussi pour les utiliser plus efficacement pour la formation (d’abord au niveau master).

Cette nouvelle initiative portée par ISblue a déjà permis de fédérer un consortium composé de représentants des partenaires d’ISblue et d’enseignants-chercheurs de disciplines diverses convaincus de l’intérêt de développer cette approche. Elle vient également renforcer les collaborations déjà existantes avec le Centre Européen de Réalité Virtuelle (CERV) de l’ENIB.

Suite à la co-construction menée ces 6 derniers mois entre les participants du projet, 3 environnements emblématiques ont été définis : la zone “Dorsale”, la zone “Marge Continentale” et la zone “Brest-Iroise”. Ces ateliers correspondant à des milieux ou des échelles de temps peu accessibles par l’être humain, l’intérêt de la réalité virtuelle pour les étudiants sera d’identifier plus facilement et par eux-mêmes différentes caractéristiques ou différents processus (biologiques, physiques, chimiques, géographiques…) liés à ces environnements en s’extrayant du support habituel en 2D. Par ailleurs, ces environnements offrent des possibilités d’ouverture à d’autres disciplines (enjeux des variations climatiques, prévention des risques…) et à de nouvelles problématiques.

Présentation publique Mercredi 13 Octobre à 13h00/14h00

– Amphi Pôle Iroise du PNBI –

Ce temps d’échanges du mercredi 13 octobre, animé par Maxime KERNEC (ingénieur recruté pour ce projet), vise à présenter les premières explorations, montrer l’intérêt de la réalité virtuelle pour la formation et les démarches à venir (types de données utilisées, scénario pédagogique, matériel…).

Au plaisir de vous voir nombreux.ses !

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Maxime Kernec / UBO

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Maxime Kernec / UBO

 

 

Retour sur l’Université d’été Mer et Éducation 2021 « Océan : Explorer sans limites ? »

Thématique de l’événement

La 7ème édition de l’Université d’été Mer et Éducation portée en étroite collaboration par L’École universitaire de recherche (EUR) ISblue, l’UBO, Ifremer, Océanopolis et l’Académie de Rennes s’est tenue du 23 au 26 août à l’IUEM. Cet évènement a réuni 28 professeurs de collèges et lycées de toute le France et de Belgique, enseignant aussi bien la SVT et les mathématiques que l’art plastique et le français.
Les participants ont suivi cette formation pluridisciplinaire de 4 jours autour de la thématique « Océan : explorer sans limites ? ». La première journée a permis d’introduire les grands enjeux des parcours pour la suite de l’évènement. Les ressources des abysses, le devenir des espaces polaires ou encore l’état des écosystèmes remarquables tropicaux ont été autant de problématiques abordées.

Ateliers et conférences

Les enseignants ont ensuite été répartis en trois parcours : « Au cœur des abysses », « D’un pôle à l’autre » et « Sous les tropiques » et ont approfondi leurs connaissances sur les thèmes spécifiques des ateliers. Des interventions sur les coraux profonds, les robots sous-marins, le programme Deep-Argo, le support logistique français en Antarctique, les enjeux scientifiques et économiques de l’Arctique, l’endémisme de la faune en Antarctique, le réseau de surveillance des herbiers tropicaux ou encore le blanchissement des coraux ont permis aux enseignants d’actualiser leurs connaissances des sciences marines. Ces conférences étaient également un excellent moyen pour les participants d’échanger de façon informelle avec les scientifiques venus présenter leurs sujets.

Nouveauté pour cette édition

Des ateliers de médiation scientifique relatifs aux parcours choisis ont été proposés aux enseignants. Ainsi, une mise en situation d’une campagne océanographique pluridisciplinaire, un jeu de rôle proposant une gestion collective d’un territoire polaire et une étude de cas sur la gestion écocitoyenne, raisonnée et durable pour la préservation des écosystèmes tropicaux en se basant sur le modèle des Aires Marines Éducatives ont permis aux participants d’assimiler les connaissances des conférences et de les contextualiser.

La dernière journée qui s’est déroulée à Océanopolis fut dédiée à la transposition pédagogique (comment réinvestir les connaissances acquises lors de l’évènement) et à la présentation des ressources pédagogiques d’Océanopolis. Ce fut également l’occasion pour les participants de faire un retour d’expérience sur l’édition de Mer et Éducation.
L’université d’été s’est clôturée sur l’annonce de la thématique de l’édition 2022 de Mer et Éducation qui sera : Océan et numérique.
A l’année prochaine !

 

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Sébastien Hervé / UBO

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Riwalenn Ruault / UBO

Quentin Millière / UBO

18ème rentrée des Masters des sciences de la mer et du littoral (SML) à l’IUEM

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Mercredi 1er septembre, les étudiants de 1ère année de master admis dans les Masters SML seront accueillis à l’IUEM par le directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui abordera les missions de l’IUEM, son cadre ainsi que son histoire et son évolution. Le responsable des Masters, Guillaume Roullet, présentera la formation sous un angle général. Durant cette journée, les étudiants échangeront avec différents intervenants qui leur apporteront de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années d’études.

Histoire des Masters

Les sciences de l’environnement ne peuvent s’appréhender que selon une démarche transversale et pluridisciplinaire. Cette approche se justifie d’autant plus pour les espaces marins et littoraux qui sont aujourd’hui au coeur d’enjeux fondamentaux pour l’humanité : le changement climatique, la gestion et la protection des ressources vivantes et minérales des océans, les énergies marines renouvelables, le développement des transports internationaux ou la gestion des risques naturels et technologiques. Les questions soulevées nécessitent un travail commun entre enseignants et chercheurs des sciences expérimentales (écologues, géochimistes, biologistes, physiciens et géologues) et des sciences de l’homme et de la société (géographes, juristes, économistes). La mer et le littoral font aussi l’objet d’une intense actualité politique et institutionnelle.
Cette démarche transversale a conduit à la création en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur d’un domaine de formation « Sciences de la Mer et du Littoral », unique en France, au sein duquel s’est développé un Master pluri- et trans-disciplinaire. Après 17 années d’existence, ces Masters, qui sont implantés au coeur d’un pôle scientifique en sciences marines de dimension internationale, ont déjà montré leur puissant effet structurant et leur attractivité. Ils permettent de réunir les conditions pédagogiques du développement d’une expertise française dans le domaine des sciences de l’environnement marin et côtier.

Organisation et objectifs

Les Masters SML regroupent sous un même domaine 8 mentions parmi lesquelles 13 parcours : biologie des organismes marins, écosystèmes marins, sciences halieutiques et aquacoles (co accrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / master international en biotechnologies marines (co accrédité avec l’UBS Lorient) / chimie de l’environnement marin / droit, mer et environnement / agriculture, mer et environnement (co accrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / expertise et gestion de l’environnement littoral / géophysique marine, hydrodynamique navale (co accrédité avec l’ENSTA Bretagne), physique de l’océan et climat / géosciences océan, ingénierie et gestion des ressources côtières et littorales (co accrédité avec l’UBS Vannes).
Les parcours en sciences humaines privilégient une approche fondée sur les interactions avec l’homme au niveau marin et côtier, tandis que les sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques visent plutôt la compréhension du «système mer» dans tous ses aspects. Les parcours en physique et biotechnologies sont internationaux et l’enseignement se fait en langue anglaise.
Un grand nombre d’unités d’enseignement (UE) sont communes à au moins 2 mentions des Masters, et certaines sont suivies par les étudiants du master international IMBRSea de l’université de Gand. Dans ce cas, les cours sont également dispensés en anglais. Cette formation a pour objectif de former des chercheurs et des cadres capables d’appréhender les problématiques scientifiques actuelles et d’apporter des réponses adaptées aux problèmes posés en relation avec le domaine marin, océanique et les littoraux.
Les actions de formation en Master sont également au coeur du projet de l’Ecole Universitaire de Recherche (EUR) ISblue. Cette dernière a pour objectif de mieux intégrer et coordonner la stratégie d’enseignement et de recherche des partenaires, de rendre l’offre de formation plus attractive au niveau international, de renforcer l’interdisciplinarité, l’innovation pédagogique et l’approche pédagogique par compétences, ainsi que de développer les synergies entre le monde académique et le secteur socio-économique. A cet effet, beaucoup d’étudiants partent en stage à l’étranger, avec le soutien financier, notamment, du volet formation de cette École Universitaire de Recherche.

La vie associative est très développée au sein des masters puisque 4 associations d’étudiants sont recensées : Patel (Protection et aménagement du territoire et de l’environnement littoral) rattachée à la mention expertise et gestion de l’environnement littoral, Sea-ti-Zen historiquement pour la biologie mais désormais pour toutes les mentions, Tethys pour les géosciences et Sea-lex pour les juristes.

Rentrée 2021 : Quelques chiffres

Environ 270 étudiants sont inscrits pour cette année universitaire marquant une augmentation de près de 10 % des effectifs, qui oscillaient entre 175 et 200 étudiants depuis la création des masters SML en 2004.

Le rayonnement du master au niveau national et international est important. Ainsi, chaque année, environ 10 % des étudiants inscrits sont internationaux et la plupart des mentions reçoivent des étudiants européens ERASMUS.

Cette année, ils proviennent de 17 pays différents. Parmi les étudiants français, entre 30 et 50 % selon les années, proviennent d’établissements extérieurs à l’UBO. Le suivi professionnel des étudiants des masters montre une insertion professionnelle supérieure à 75 % dans les 2 années qui suivent l’obtention du diplôme et un pourcentage important de diplômés (50 % environ) en poursuite d’étude (doctorat) pour les 4 mentions en sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques marines.

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Sébastien Hervé / UBO

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Guillaume Roullet / UBO

 

Retour sur l’École d’été « Mer et Journalisme 2021 »

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Ecole d’été « Mer et Journalisme 2021 » : de l’océan des extrêmes et des crises au développement durable

La troisième école d’été « Mer et Journalisme », co-organisée par l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue, l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille (ESJL), l’Institut France Québec Maritime (IFQM), le Club de la Presse de Bretagne (CPB), et Océanopolis s’est tenue les 24 et 25 août à l’IUEM, en présentiel et en distanciel. Les journalistes étaient originaires du Grand Ouest de la France, de Guyane, de Belgique et du Québec, les media représentés étant The Conversation France, Ouest-France, Le Télégramme, Radio Evasion, Radio-Canada, Radiotélévision Belge Francophone RTBF, et des free-lances, soit au total 23 participants. Pour des raisons spécifiques, 3 journalistes africains (Sud Quotidien, Sénégal, Radio communautaire Banyo FM, Cameroun, et Radio Okapi, République Démocratique du Congo) n’ont pu participer en visioconférence mais ont gardé le contact.

La vie sur Terre et son évolution

S’agissant de l’apparition de la vie et de son évolution, avec Franck Selsis, astrophysicien du CNRS à Bordeaux, les participants se sont d’abord envolés vers l’univers pour pouvoir répondre à la question : des océans existent-ils dans la galaxie ? la réponse est clairement oui. Certains sont situés dans des zones « habitables », en prenant l’eau sous forme liquide comme critère d’habitabilité. Quant à la question implicite « la vie (basée sur le carbone) existe-t-elle dans d’autres exoplanètes ? », nous avons vu comment la recherche s’organise pour y répondre. Suite aux conférences d’Anne Godfroy (Ifremer, Brest) et de Marcel Babin (Université Laval, Québec, Canada), nous réalisons qu’après la naissance de la vie sur la planète Terre/Océan il y a plusieurs milliards d’années, en se diversifiant en une multitude d’espèces, les êtres vivants ont été capables de s’adapter à des environnements aussi différents que les milieux hydrothermaux profonds sous-marins (chauds, sans dioxygène, acides…) et les océans polaires (froids, voire englacés). La conférence de Virginie Guiraudon (Sciences Po, Paris) nous a rappelé que l’espèce humaine a toujours migré et que la mise en place récente de différents accords en Europe dans les années 1990 modifie les migrations. Soumise à des pressions de diverses natures (économique, sociale, politique, ou climatique), des hommes font le choix de quitter leur environnement d’origine pour migrer vers d’autres plus attractifs, les océans servant souvent de vecteurs de migration. Dans la très large perspective historique que la conférencière a brossée, il apparait que la période actuelle, caractérisée par d’importants mouvements de peuples d’Afrique ou du Moyen-Orient vers l’Europe, notamment via la Méditerranée, a été précédée par de nombreux déplacements d’Européens à travers l’océan Atlantique, à destination de l’Amérique du Nord et du Sud.

Légende : Anne-Marie Tréguier, directrice de l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue ouvre la 3ème école d’été Mer et Journalisme 2021

Changement climatique et ressources biologiques

S’agissant des impacts du changement climatique sur l’océan et de l’exploitation des ressources biologiques marines, Valérie Masson-Delmotte (LSCE, Paris), coprésidente du groupe de travail n°1 du GIEC, a montré aux journalistes comment utiliser les documents mis à leur disposition par le GIEC, et a rappelé le rôle majeur joué par l’océan dans la régulation du climat ainsi que les impacts du changement en cours sur l’océan et pour les écosystèmes marins. Philippe Cury (représentant de l’IRD à Bruxelles) a démontré que la pression anthropique sur les ressources biologiques marines doit fortement diminuer pour rendre possible un développement durable. Dans cette perspective, la mise en oeuvre d’une approche écosystémique des pêches, qui a déjà révélé son efficacité dans plusieurs écosystèmes marins du sud de l’Afrique et au Québec, devrait être considérée. Il faut définitivement penser le futur des pêches dans un contexte global.

Ateliers journalistes-scientifiques

Ces conférences étaient suivies d’ateliers animés par Jennifer Gallé (The Conversation France), Stéphane de Vendeuvre (CPB), Karine Alain (CNRS, IUEM), Brivaela Moriceau (CNRS, IUEM), Maria José Fernandez Vicente (UFR Lettres, UBO), Yvanne Bouvet (UFR Lettres, UBO), et François Le Loc’h (IRD, IUEM). Au cours de ces ateliers traitant des milieux côtiers devenus anoxiques (sans dioxygène) du fait d’une trop forte pression anthropique, des impacts du changement climatique sur l’océan polaire austral, des migrations humaines, et de la mise en oeuvre d’une approche écosystémique des pêches, les journalistes, en interaction avec des scientifiques, ont pu élaborer la trame d’articles ou d’interviews à venir sur ces différents sujets et accroître leurs réseaux de contacts.

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