La fonte inéluctable des glaces de mer rend nécessaire d’en estimer l’épaisseur. C’est possible, il suffit pour cela de mesurer les vagues…
La couverture de glace au niveau des pôles a beaucoup diminué depuis 1979, année des premières observations satellitaires, le réchauffement direct de notre atmosphère et les différents phénomènes physiques associés (modification des courants, intensification des événements climatiques extrêmes…) en sont les principaux responsables. Ainsi dans les régions polaires, les interactions entre les vagues et la glace sont de plus en plus importantes. En Arctique, l’étendue des glaces ayant considérablement diminué, la surface d’océan en eau libre a augmenté permettant aux vagues de se déployer. En Antarctique, les vagues ont un effet stabilisateur, elles viennent compresser la glace et lui opposent ainsi une résistance à l’éloignement vers l’équateur et des eaux plus chaudes où elle fondrait.
Quand les vagues arrivent à hauteur d’un objet flottant, il les réfléchit et/ou les amortit, tout comme la quantité de mouvement qu’elles transportent. Cela produit une force horizontale sur l’objet (ici la glace de mer) qui peut amener son déplacement ou sa déformation. La compression entraîne l’épaississement des couches de glace flottantes sous forme d’empilements verticaux des morceaux de glace présents dans la zone de transition entre l’océan et la banquise (cf. fig. 1), c’est la Zone Marginale de Glace (ZMG). Les morceaux de glace, formant initialement une seule couche morcelée à la surface de la mer, peuvent se retrouver compressés jusqu’à se soulever pour s’empiler sur d’autres. C’est le mouvement incessant des vagues qui favorise ce soulèvement en modifiant constamment les espacements et hauteurs des glaces flottantes. A partir d’un certain point, la force exercée par les vagues devient insuffisante pour compresser d’avantage la glace qui arrête alors d’épaissir.
L’étude présentée ici s’appuie sur la capacité de calculer la variation du mouvement de la glace à la surface de l’océan lorsqu’elle est soumise aux contraintes qui s’opposent à sa déformation : les contraintes externes sur la glace (les vagues, le vent, les courants) et la contrainte interne à la glace. Prenons l’exemple d’une boule de neige : la contrainte externe lui est imposée par nos mains qui tassent la neige tandis que la résistance de la neige au tassement, constitue la contrainte interne. L’opposition de ces deux contraintes, permet d’obtenir une boule de neige compacte, de taille constante pour une quantité de neige donnée.
Fig. 1 : Agrégation et compactage des morceaux de glace par les vagues (provenant de la gauche) vers la banquise (à droite)
Lorsque la glace ne bouge plus, on dit que le système glace-océan-atmosphère est à l’équilibre. Les contraintes externes et internes s’égalisent (la boule de neige est constituée et ne se tasse plus). Connaître la valeur de l’une des deux contraintes, c’est connaître la valeur de l’autre, on peut donc estimer les contraintes internes par des mesures extérieures (via un satellite par ex.), or comme on sait relier mathématiquement les contraintes internes à l’épaisseur de la glace, on peut alors déterminer celle-ci à partir de mesures océanographiques !
Des expériences ont ainsi été réalisées dans le parc national du Bic, véritable laboratoire naturel au long de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent (Canada). Durant l’hiver et malgré une couverture de glace presque totale, une partie du fleuve reste cependant libre de glace par l’apport en eaux plus chaudes, provenant de l’océan Atlantique. Lors d’épisodes venteux, des vagues s’y forment (ce serait impossible si toute la surface du fleuve était gelée) permettant ainsi l’étude d’une ZMG. Des mesures comparatives de courant, de vent et d’épaisseur de glace ont donc pu y être effectuées. Des bouées équipées de capteurs de mouvements et placées en différents points toujours plus éloignés du bord, ont permis d’effectuer des mesures de vagues (cf. fig. 2a) ; ce positionnement permet d’évaluer l’atténuation progressive des vagues par la glace. On observe ainsi (cf. fig. 2b) que l’énergie des vagues, mesurée pour chaque bouée, diminue à mesure qu’on s’éloigne de la zone d’eau à l’air libre, en suivant une loi de décroissance exponentielle.
En pratique, cette atténuation peut être ici associée à trois phénomènes : la réflexion des vagues sur la glace et vers le large, la dissipation de l’énergie des vagues par la turbulence (remous occasionnés par la rencontre entre les vagues et la glace) ou encore la friction entre morceaux de glace. Le premier phénomène reste négligeable car les morceaux de glaces sont de petites tailles vis-à-vis de la longueur des vagues (ce n’est pas toujours le cas). Le second n’a pas pu être mesuré durant les missions de terrain (mais compte tenu d’autres observations, il peut ne pas être négligeable). Ainsi, si l’atténuation examinée ici tient compte uniquement de la friction des glaces (troisième phénomène), il faut souligner que le résultat final est probablement sous-évalué, car l’effet de turbulence n’a pas été pris en considération.
Fig. 2a : Zone d’étude avec le parcours réalisé par les bouées lors d’une des séries de mesures. L’échelle de couleur indique le temps associé à la position de chaque bouée.
Fig. 2b : Atténuation de l’énergie E des vagues en fonction de la distance Xice au bord de glace. Plus la couleur est foncée, plus la bouée considérée se situe loin du bord.
Les mesures d’épaisseur ont été réalisées via des trous percés dans la glace, on y a introduit un bâton terminé d’un crochet afin de ne pas dépasser la surface inférieure du glaçon. Les mesures de vent et de courant ont montré que leur effet sur la glace reste négligeable comparé à celui des vagues. De ce fait, la mesure de l’atténuation des vagues permet directement d’estimer l’évolution de la contrainte externe des vagues sur la glace et celle de l’épaisseur de glace en fonction de la distance au bord de glace (cf. fig. 3). Cette épaisseur croît rapidement jusqu’à atteindre une valeur maximale constante, concomitante à la disparition totale des vagues. La modélisation de l’évolution d’épaisseur de la glace correspond bien aux mesures effectuées sur le terrain. La disparité des mesures individuelles est due à la forte variabilité de l’état de surface de la glace.
Fig. 3 : Evolution de l’épaisseur de glace ζ divisée par l’épaisseur de glace à l’équilibre ζeq en fonction de la distance au bord de glace χ. La ligne noire désigne le modèle mathématique, les ronds les mesures par bouée, les croix les mesures directes de l’épaisseur, les carrés et le losange jaunes les moyennes des croix.
Ces résultats sont encourageants pour la communauté scientifique. En effet contrairement aux mesures des vagues observées toujours plus précisément via les données satellitaires, les estimations d’épaisseur de glace restent très difficiles à réaliser dans des conditions identiques. Grâce à cette découverte, l’estimation par satellite de l’épaisseur des glaces à partir des mesures de vagues devient envisageable (au moins dans des conditions similaires à celles présentées dans cette étude).
Médiation scientifique:
Assurée par Luc Barast, doctorant de l‘École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université Bretagne – Loire), en 1ère année de thèse dans l’équipe SIAM au sein du Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale (LOPS) à l’Ifremer.
L’article
Marginal ice zone thickness and extent due to wave radiation stress.
Ce travail résulte d’une collaboration entre Peter Sutherland, (Ifremer, Univ. Brest, CNRS, IRD, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, IUEM, Brest, France) et Dany Dumont (Institut des Sciences de la Mer de Rimouski, Université du Québec à Rimouski, Rimouski, Quebec, Canada) autour du projet BicWin, à propos de l’étude des phénomènes physiques et océanographiques des ZMG à partir du laboratoire naturel que constitue le parc du Bic.
La revue
« Journal of Physical Oceanography » est une revue publiée par l’American Meteorological Society. Elle traite de la physique des océans et des processus ayant lieux à leurs frontières. Les articles qui y sont publiés sont tout aussi bien basés sur de la théorie, des mesures de terrain ou par satellite, ou encore sur des résultats numériques.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2019/05/canada-saint-laurent-glace-e1557127209316.jpg8431500cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2019-05-06 10:00:322024-07-02 16:05:38Mesurer la glace ? pas de quoi en faire des vagues
Jeudi 30 avril 2026 – 13h>14h30 – IUEM Amphi D – et en ligne – Entrée libre
Avec Sterenn LUCAS, maître de conférences en économie à Agrocampus-Ouest
Market Dynamics and Species Diversity in Processed Fishery and Aquaculture Products in Europe
Abstract : The seafood market has been exposed to dramatic changes in recent decades as global landings have stagnated while aquaculture production has increased rapidly. In many countries, the retail sector has also changed significantly as retail chains have become the dominating outlets. Despite these significant changes, the knowledge about the dynamics of these processes is highly limited. One of the most important factors in these dynamics is how many and which types of new products are introduced. In this study, we use the Global New Product Database (GNPD) of Mintel that contains 43,411 new products in 25 countries to investigate new product launches in the European Union from 2000 to 2025. The first insight is that new product launches are highly concentrated as four species were present in 55.45% of products launched: salmon, tuna, shrimp and cod. Moreover, the ten most important species accounted for 77.27% of the launches. The market tends to be more concentrate on the top ten species, with the share of products containing these species increasing throughout all the period from 62.54% of products launched in 2000 to 79.54% in 2025. Hence, most of the market dynamics occur for only a few species, helping explain the increased concentration of consumption to only a few species. We conducted a trend analysis based on OLS linear regression to examine changes in species diversity over 26 years, both in aggregate and for the main species and production methods. The results show an increasing concentration of product launches for the ten main species, with the strongest growth observed for salmon and shrimp. Additionally, the proportion of aquaculture-based processed products is growing faster than the market as a whole, while the proportion of wild products is significantly decreasing. »
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Version FR: « Dynamique du marché et diversité des espèces dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture transformés en Europe » S. Lucas et F. Asche
Le marché des produits de la mer a connu des changements radicaux au cours des dernières décennies, les débarquements mondiaux ayant stagné tandis que la production aquacole a connu une croissance rapide. Dans de nombreux pays, le secteur de la vente au détail a également considérablement évolué, les grandes et moyennes surfaces étant devenues les principaux canaux de vente. Malgré ces changements majeurs, les connaissances sur la dynamique de ces processus restent très limitées. L’un des facteurs les plus importants de cette dynamique est le nombre et le type de nouveaux produits lancés sur le marché. Dans cette étude, nous utilisons la base de données Global New Product Database (GNPD) de Mintel, recensant 43 411 produits dans 25 pays, afin d’analyser les lancements de nouveaux produits dans l’Union européenne entre 2000 et 2025. Le premier constat est que les lancements de nouveaux produits sont très concentrés, quatre espèces étant présentes dans 55,45 % des produits lancés : le saumon, le thon, la crevette et le cabillaud. De plus, les dix espèces les plus importantes représentaient 77,27 % des lancements sur la période. Le marché tend à se concentrer davantage sur les dix principales espèces, la part des produits contenant ces espèces augmentant tout au long de la période, passant de 62,54 % des produits lancés en 2000 à 79,54 % en 2025. Par conséquent, l’essentiel de la dynamique du marché concerne seulement quelques espèces, ce qui contribue à expliquer la concentration accrue de la consommation sur un nombre restreint d’espèces. Nous avons réalisé une analyse des tendances à l’aide d’une régression linéaire par la méthode des moindres carrés ordinaires (OLS) afin d’étudier l’évolution de la diversité des espèces sur 26 ans, tant au niveau global que pour les principales espèces et les principaux modes de production. Les résultats montrent une concentration croissante des lancements de produits pour les dix principales espèces, la croissance la plus forte étant observée pour le saumon et la crevette. De plus, la part des produits transformés issus de l’aquaculture augmente plus rapidement que l’ensemble du marché, tandis que celle des produits sauvages diminue de manière significative. »
Bio : Sterenn Lucas a un doctorant en économie de l’environnement de l’Université de Nantes, France, sur les déterminants de la consommation verte appliqué aux produits de la mer. Depuis janvier 2013, elle est maître de conférences en Economie à Agrocampus-Ouest. Ses recherches portent sur l’économie de l’environnement, le comportement des consommateurs (données d’enquête et données scannées), économétries, économie des pêches et marché des produits de la mer. Elle a prit part à différents projets de recherche comme PrimeFish (H2020-635761) ou Idealg (ANR).
Brest accueillera les 18 et 19 juin 2026 l’atelier Polar Argo, un événement scientifique international consacré à l’observation des océans polaires. La rencontre se tiendra sur le campus de Plouzané (IUEM/PNBI), dans un format hybride permettant une participation en présentiel comme à distance.
Argo, c’est quoi ?
Le réseau Argo est un système mondial d’observation des océans composé de milliers de flotteurs autonomes dérivant sous la surface de la mer. Ces petits robots sous-marins plongent, remontent et transmettent des données sur la température, la salinité et les courants océaniques — des informations essentielles pour comprendre le climat de notre planète. Depuis 2001, les flotteurs Argo polaires ont prouvé leur capacité à collecter des données de grande qualité jusque sous les plates-formes glaciaires, y compris dans des zones recouvertes de glace de façon saisonnière.
Les océans arctiques et les mers polaires jouent un rôle crucial dans la régulation du climat mondial : ils influencent directement les échanges de chaleur, les flux d’eau douce et la montée du niveau des mers à l’échelle planétaire. Pourtant, malgré des progrès récents significatifs, ces régions demeurent les zones les moins bien surveillées de l’océan mondial.
Plusieurs défis restent à relever : assurer un financement durable pour étendre le réseau Polar Argo, combler les lacunes d’observation dans les zones les plus reculées, et améliorer la capacité à localiser les flotteurs lorsqu’ils évoluent sous la banquise.
Un événement au cœur du projet OneArgo
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet OneArgo, qui vise à déployer à grande échelle des flotteurs dans l’océan Arctique et les mers marginales polaires à hautes latitudes. Les participants passeront en revue les dernières avancées scientifiques issues des données Argo dans les deux hémisphères, et exploreront les synergies avec d’autres outils d’observation : satellites, modèles climatiques et autres systèmes de surveillance océanique. Des questions plus techniques seront également abordées : conception des flotteurs adaptés aux conditions polaires extrêmes, logiciels embarqués et protocoles de gestion des données collectées.
Les inscriptions et les soumissions de résumés sont ouvertes sur le site d’Euro-Argo.
L’événement est ouvert aux chercheurs, ingénieurs et acteurs du domaine de l’observation océanique.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/04/Polar-Argo-Main.jpg4211210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-04-08 16:39:292026-04-08 16:40:03Polar Argo : Un atelier international sur l’océanographie polaire à Brest en juin 2026
Les 18 et 19 mai 2026, à la Faculté des Sciences Humaines et sociales Victor Ségalen à Brest, auront lieu les Journées Rade-Iroise, organisées par la ZABrI. Ces deux journées de présentations et d’atelier ont été conçues à destination des élus du territoire, gestionnaires de l’environnement, représentants de groupements professionnels, services de l’état, associations et scientifiques.
La Zone Atelier Brest-Iroise (ZABrI) est un dispositif à l’interface science-société qui étudie, depuis 2012, le socio-écosystème côtier de la mer d’Iroise, de la rade de Brest et de ses bassins versants. Cet environnement exceptionnel bénéficie d’une riche biodiversité qui est malheureusement menacée. Mais le territoire rassemble aussi un ensemble d’acteurs engagés au quotidien pour son développement, sa soutenabilité et sa valorisation.
La ZABrI, en fédérant des chercheurs de disciplines et d’institutions différentes ainsi que de nombreux partenaires locaux (gestionnaires, élus, groupements professionnels, acteurs de la médiation scientifique…) croise les regards pour co-construire des questionnements permettant de mieux appréhender les enjeux socio-environnementaux présents et futurs.
Dans la perspective de nourrir à la fois les politiques publiques locales et les recherches menées par les membres de la ZABrI conjointement avec les acteurs du territoire, ces deux journées auront pour objectif de questionner les synergies existantes et en devenir entre les acteurs évoluant dans le contexte d’interface Terre-Mer.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/04/JRI-Main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-04-08 15:43:302026-04-10 10:11:02Journées Rade-Iroise : Panorama des projets et initiatives locales pour renouer ensemble les liens entre Terre et Mer
Après une première édition en 2022, l’Atlas de la réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise bénéficie d’une réédition.
Cet ouvrage est issu d’un important travail collectif, mené sous la direction de Pierre STÉPHAN et Cyril TISSOT, sous l’égide du CNRS et de l’IUEM. Il a réuni une soixantaine de contributeurs.trices, agents des parcs naturels, universitaires, scientifiques et spécialistes issus des laboratoires du CNRS mais aussi d’Océanopolis, d’associations naturalistes comme Bretagne Vivante, du SHOM, de l’Office français de la biodiversité…
Abondamment illustré, il s’adresse au grand public et dresse un état des connaissances récentes dans tous les domaines, suivant une démarche pluridisciplinaire. Il est composé en 5 grandes parties : Histoire géologique et dynamiques sédimentaires ; Habitats marins et terrestres remarquables ; La masse d’eau : structure et dynamique ; Espèces emblématiques ; Activités humaines.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/03/Reedition-atlas-biodiv-iroise.jpg4211210Adeline Maulpoixhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngAdeline Maulpoix2026-03-25 11:29:332026-03-25 14:44:51Réédition de l' »Atlas de la réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise »
Chaque année l’EDSML organise dans le cadre de ses missions les journées de l’école doctorale, moment d’échanges scientifiques entre doctorant.es et la communauté scientifique.
Mercredi 25 et jeudi 26 mars prochains, les doctorant·es de 3ème année présentent leurs travaux à l’ensemble de la communauté scientifique.
Cette présentation peut prendre la forme d’une communication orale de type ma thèse en 180’, ma thèse en capsule ou d’un poster.
Les présentations sont ouvertes à toutes et tous dans l‘Amphi du PNBI de Plouzané.
La remise des prix du jury et des prix du public se déroulera le jeudi 26 mars à 12h00.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/EDSML-main.jpg10801920Laure De Montbronhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngLaure De Montbron2026-03-23 15:41:392026-03-23 15:41:39Les journées de l’école doctorale EDSML – 25 et 26 mars 2026
CoastAppli est une application de sciences participatives pour le suivi de l’érosion côtière et de la submersion marine qui a été créée à la suite du projet OSIRISC (vers un ObServatoire Intégré des RISques Côtiers d’érosion submersion). CoastAppli est construite de manière interdisciplinaire, tant au point de vue scientifique que pédagogique. Faciliter le renseignement des indicateurs grâce à une application permet l’adhésion de plus de gestionnaires, et l’intégration des usagers du littoral dans la collecte de données.
Pour réaliser les suivis, une dizaine de protocoles standardisés sont mis à disposition. En plus des suivis photographiques, la particularité de CoastAppli est son outil de mesure simple : le corps ! Ainsi, le doigt ou la taille servent d’unités de référence sur le terrain.
Les données obtenues sont collectées et analysées pour aider à mieux comprendre les aléas côtiers.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/02/Coastappli-appstore-Main.jpg4231210Adeline Maulpoixhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngAdeline Maulpoix2026-03-09 09:54:442026-03-09 11:14:22CoastAppli disponible sur le Playstore
Du 10 au 14 mars 2026, Brest accueillera la 4ᵉ édition du festival RESSAC, le rendez-vous arts et sciences de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO). Pendant cinq jours, plus de 30 événements inviteront le public à explorer les liens entre création artistique et recherche scientifique.
Pour cette édition 2026, le festival s’articule autour de quatre grandes thématiques : Post-Pétrole, Data, Gloires & infortunes du vagin, Maths élastiques ! Ces axes interrogent les transitions écologiques, numériques, sociétales et scientifiques qui traversent nos sociétés. Le public est invité à explorer ces questions à travers des formats variés : conférences performées, ciné-concerts scientifiques, installations artistiques, théâtre participatif ou encore performances chorégraphiques inspirées de la recherche.
Parmi les événements proposés, le ciné-concert scientifique « Harmonyse, l’Harmonie des Abysses » proposera une immersion spectaculaire dans les profondeurs océaniques. Images sous-marines, données scientifiques et musique symphonique dialogueront pour raconter les processus géologiques des abysses et leur lien avec la vie marine. Ce projet associe des chercheurs du laboratoire Geo-Ocean menés par notre collègue Marcia Maia, avec l’orchestre universitaire de Brest. Une visioconférence avec des scientifiques embarqués sur le navire océanographique Pourquoi pas ? de l’Ifremer permettra également au public de découvrir les coulisses de la recherche en mer.
Le festival se déploiera dans toute la ville de Brest : les campus de l’UBO bien évidemment, mais aussi les Ateliers des Capucins, le Mac Orlan, les médiathèques, bibliothèques universitaires, la Maison de la Fontaine, la Tour Tanguy, le cinéma Les Studios…
Terrain de créativité géant, joyeux et foisonnant, Le festival RESSAC est aussi un laboratoire pour une culture inclusive et accessible. Labellisé Science avec et pour la société (SAPS), le festival s’inscrit dans l’engagement de l’UBO pour rendre la recherche accessible au plus grand nombre. Gratuit et ouvert à toutes et tous, RESSAC transforme chaque édition Brest en un véritable laboratoire d’idées où dialoguent art, science et société.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/03/Ressac2026-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-03-05 16:45:172026-03-05 16:47:03Festival RESSAC 2026, les arts et sciences investissent la ville de BREST du 10 au 14 mars.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/03/amure-ban-sem-deam-2026-scaled.jpg12802560Severine Julienhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSeverine Julien2026-03-03 15:42:572026-03-23 10:58:50Séminaire annuel du Master Droit des espaces et des activités maritimes
Entre septembre 2023 et mai 2025, deux missions de terrain – Habeem 1 et 2 – ont permis de prospecter plus de 170 sites, de l’estran jusqu’à 150 mètres de profondeur. Plongées scientifiques, prélèvements à la benne et à la drague, observations sur l’estran : cet important effort d’échantillonnage, mené sur deux saisons, a mobilisé chercheurs et experts locaux. Résultat : près de 50 habitats marins identifiés, décrits et organisés au sein d’une typologie cohérente.
Comment définir un habitat marin ? Il s’agit d’une zone caractérisée par des conditions physiques (profondeur, hydrodynamisme, nature du substrat, géomorphologie) et biologiques (espèces dominantes ou structurantes). Chaque habitat fait l’objet d’une fiche descriptive illustrée, détaillant ses caractéristiques physiques et les espèces associées. Au total, plus de 300 espèces ont déjà été recensées. Un important travail photographique, notamment réalisé par Erwan Amice, met en lumière la beauté et la complexité des fonds marins de l’archipel.
Au-delà de l’inventaire, cette typologie constitue un précieux outil pour l’action. Elle fournit un langage commun de référence, facilitant la cartographie des habitats, les études d’impact, l’identification d’habitats déterminants pour les ZNIEFF marines ou encore la mise en place de mesures de protection et de restauration. Elle offre également une photographie de l’existant à un instant donné, précieuse dans un contexte de changements environnementaux rapides.
Ce projet illustre l’importance des collaborations scientifiques au service des territoires. En structurant les connaissances sur les habitats marins de Saint-Pierre-et-Miquelon, le LEMAR et ses partenaires contribuent concrètement à une meilleure compréhension et à une gestion durable de ce patrimoine naturel exceptionnel.
Andres S., Pinsivy L., Amice E., Grall J. & Chauvaud L., 2025. Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre et Miquelon. V.1. PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), LEMAR (CNRS), Paris, 149 p.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/02/habitats-benthiques-SPM-main.jpg4211210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-02-17 11:42:042026-02-17 11:42:04Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre et Miquelon
En 2026, le projet Science Comes to Town met la science au cœur de la ville à Brest, Kiel et Split, avec plus de 1 000 événements ouverts à toutes et tous pour rapprocher le monde de la recherche et la société.
Financée par la Commission européenne, l’initiative aborde des enjeux majeurs tels que la protection de l’océan, la formation des jeunes talents ou la santé. À Brest, elle est coordonnée par Brest Métropole, Océanopolis, le Technopôle Brest-Iroise, l’Université de Bretagne Occidentale et l’Alliance SEA-EU, en lien avec de nombreux partenaires locaux.
Les équipes, chercheurs et chercheuses de l’IUEM y contribuent activement à travers plusieurs actions et temps forts, notamment via les activités de formation ISblue et la participation à des événements de culture scientifique tout au long de l’année.
11/03/2026, 20h30, Ateliers des Capucins – Harmonyse, l’harmonie des Abysses, une expérience immersive mêlant science et musique. Porté par Marcia Maia et des collègues chercheur·es des laboratoires Geo-Ocean et BEEP, ce ciné-concert propose une plongée artistique au cœur des abysses océaniques. Sur écran géant, des images sous-marines dialogueront avec une œuvre symphonique originale interprétée par l’Orchestre universitaire de Brest.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/02/science-comes-to-town-main-3.png4211210Laure De Montbronhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngLaure De Montbron2026-02-16 17:51:412026-02-16 18:11:09Science Comes To Town : découvrez le programme !
Mesurer la glace ? pas de quoi en faire des vagues
Actualité archiveLa fonte inéluctable des glaces de mer rend nécessaire d’en estimer l’épaisseur. C’est possible, il suffit pour cela de mesurer les vagues…
La couverture de glace au niveau des pôles a beaucoup diminué depuis 1979, année des premières observations satellitaires, le réchauffement direct de notre atmosphère et les différents phénomènes physiques associés (modification des courants, intensification des événements climatiques extrêmes…) en sont les principaux responsables. Ainsi dans les régions polaires, les interactions entre les vagues et la glace sont de plus en plus importantes. En Arctique, l’étendue des glaces ayant considérablement diminué, la surface d’océan en eau libre a augmenté permettant aux vagues de se déployer. En Antarctique, les vagues ont un effet stabilisateur, elles viennent compresser la glace et lui opposent ainsi une résistance à l’éloignement vers l’équateur et des eaux plus chaudes où elle fondrait.
Quand les vagues arrivent à hauteur d’un objet flottant, il les réfléchit et/ou les amortit, tout comme la quantité de mouvement qu’elles transportent. Cela produit une force horizontale sur l’objet (ici la glace de mer) qui peut amener son déplacement ou sa déformation. La compression entraîne l’épaississement des couches de glace flottantes sous forme d’empilements verticaux des morceaux de glace présents dans la zone de transition entre l’océan et la banquise (cf. fig. 1), c’est la Zone Marginale de Glace (ZMG). Les morceaux de glace, formant initialement une seule couche morcelée à la surface de la mer, peuvent se retrouver compressés jusqu’à se soulever pour s’empiler sur d’autres. C’est le mouvement incessant des vagues qui favorise ce soulèvement en modifiant constamment les espacements et hauteurs des glaces flottantes. A partir d’un certain point, la force exercée par les vagues devient insuffisante pour compresser d’avantage la glace qui arrête alors d’épaissir.
L’étude présentée ici s’appuie sur la capacité de calculer la variation du mouvement de la glace à la surface de l’océan lorsqu’elle est soumise aux contraintes qui s’opposent à sa déformation : les contraintes externes sur la glace (les vagues, le vent, les courants) et la contrainte interne à la glace. Prenons l’exemple d’une boule de neige : la contrainte externe lui est imposée par nos mains qui tassent la neige tandis que la résistance de la neige au tassement, constitue la contrainte interne. L’opposition de ces deux contraintes, permet d’obtenir une boule de neige compacte, de taille constante pour une quantité de neige donnée.
Fig. 1 : Agrégation et compactage des morceaux de glace par les vagues (provenant de la gauche) vers la banquise (à droite)
Lorsque la glace ne bouge plus, on dit que le système glace-océan-atmosphère est à l’équilibre. Les contraintes externes et internes s’égalisent (la boule de neige est constituée et ne se tasse plus). Connaître la valeur de l’une des deux contraintes, c’est connaître la valeur de l’autre, on peut donc estimer les contraintes internes par des mesures extérieures (via un satellite par ex.), or comme on sait relier mathématiquement les contraintes internes à l’épaisseur de la glace, on peut alors déterminer celle-ci à partir de mesures océanographiques !
Des expériences ont ainsi été réalisées dans le parc national du Bic, véritable laboratoire naturel au long de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent (Canada). Durant l’hiver et malgré une couverture de glace presque totale, une partie du fleuve reste cependant libre de glace par l’apport en eaux plus chaudes, provenant de l’océan Atlantique. Lors d’épisodes venteux, des vagues s’y forment (ce serait impossible si toute la surface du fleuve était gelée) permettant ainsi l’étude d’une ZMG. Des mesures comparatives de courant, de vent et d’épaisseur de glace ont donc pu y être effectuées. Des bouées équipées de capteurs de mouvements et placées en différents points toujours plus éloignés du bord, ont permis d’effectuer des mesures de vagues (cf. fig. 2a) ; ce positionnement permet d’évaluer l’atténuation progressive des vagues par la glace. On observe ainsi (cf. fig. 2b) que l’énergie des vagues, mesurée pour chaque bouée, diminue à mesure qu’on s’éloigne de la zone d’eau à l’air libre, en suivant une loi de décroissance exponentielle.
En pratique, cette atténuation peut être ici associée à trois phénomènes : la réflexion des vagues sur la glace et vers le large, la dissipation de l’énergie des vagues par la turbulence (remous occasionnés par la rencontre entre les vagues et la glace) ou encore la friction entre morceaux de glace. Le premier phénomène reste négligeable car les morceaux de glaces sont de petites tailles vis-à-vis de la longueur des vagues (ce n’est pas toujours le cas). Le second n’a pas pu être mesuré durant les missions de terrain (mais compte tenu d’autres observations, il peut ne pas être négligeable). Ainsi, si l’atténuation examinée ici tient compte uniquement de la friction des glaces (troisième phénomène), il faut souligner que le résultat final est probablement sous-évalué, car l’effet de turbulence n’a pas été pris en considération.
Fig. 2a : Zone d’étude avec le parcours réalisé par les bouées lors d’une des séries de mesures. L’échelle de couleur indique le temps associé à la position de chaque bouée.
Fig. 2b : Atténuation de l’énergie E des vagues en fonction de la distance Xice au bord de glace. Plus la couleur est foncée, plus la bouée considérée se situe loin du bord.
Les mesures d’épaisseur ont été réalisées via des trous percés dans la glace, on y a introduit un bâton terminé d’un crochet afin de ne pas dépasser la surface inférieure du glaçon. Les mesures de vent et de courant ont montré que leur effet sur la glace reste négligeable comparé à celui des vagues. De ce fait, la mesure de l’atténuation des vagues permet directement d’estimer l’évolution de la contrainte externe des vagues sur la glace et celle de l’épaisseur de glace en fonction de la distance au bord de glace (cf. fig. 3). Cette épaisseur croît rapidement jusqu’à atteindre une valeur maximale constante, concomitante à la disparition totale des vagues. La modélisation de l’évolution d’épaisseur de la glace correspond bien aux mesures effectuées sur le terrain. La disparité des mesures individuelles est due à la forte variabilité de l’état de surface de la glace.
Fig. 3 : Evolution de l’épaisseur de glace ζ divisée par l’épaisseur de glace à l’équilibre ζeq en fonction de la distance au bord de glace χ. La ligne noire désigne le modèle mathématique, les ronds les mesures par bouée, les croix les mesures directes de l’épaisseur, les carrés et le losange jaunes les moyennes des croix.
Ces résultats sont encourageants pour la communauté scientifique. En effet contrairement aux mesures des vagues observées toujours plus précisément via les données satellitaires, les estimations d’épaisseur de glace restent très difficiles à réaliser dans des conditions identiques. Grâce à cette découverte, l’estimation par satellite de l’épaisseur des glaces à partir des mesures de vagues devient envisageable (au moins dans des conditions similaires à celles présentées dans cette étude).
Médiation scientifique:
Assurée par Luc Barast, doctorant de l‘École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université Bretagne – Loire), en 1ère année de thèse dans l’équipe SIAM au sein du Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale (LOPS) à l’Ifremer.
L’article
Marginal ice zone thickness and extent due to wave radiation stress.
https://doi.org/10.1175/JPO-D-17-0167.1
Les auteurs
Ce travail résulte d’une collaboration entre Peter Sutherland, (Ifremer, Univ. Brest, CNRS, IRD, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, IUEM, Brest, France) et Dany Dumont (Institut des Sciences de la Mer de Rimouski, Université du Québec à Rimouski, Rimouski, Quebec, Canada) autour du projet BicWin, à propos de l’étude des phénomènes physiques et océanographiques des ZMG à partir du laboratoire naturel que constitue le parc du Bic.
La revue
« Journal of Physical Oceanography » est une revue publiée par l’American Meteorological Society. Elle traite de la physique des océans et des processus ayant lieux à leurs frontières. Les articles qui y sont publiés sont tout aussi bien basés sur de la théorie, des mesures de terrain ou par satellite, ou encore sur des résultats numériques.
Pour en savoir plus
https://www.quebecscience.qc.ca/sciences/les-10-decouvertes-de-2018/mesurer-force-vagues-canot-a-glace/
Contacts
Auteurs : consulter l’annuaire de l’IUEM
Bibliothèque La Pérouse : Suivi éditorial, rédaction, corrections et mise en page : Fanny Barbier
Service Communication et médiation scientifique : communication.iuem@univ-brest.fr
Séminaire Océan et Sociétés #13
actualité-a-la-une, actualitésJeudi 30 avril 2026 – 13h>14h30 – IUEM Amphi D – et en ligne – Entrée libre
Bio : Sterenn Lucas a un doctorant en économie de l’environnement de l’Université de Nantes, France, sur les déterminants de la consommation verte appliqué aux produits de la mer. Depuis janvier 2013, elle est maître de conférences en Economie à Agrocampus-Ouest. Ses recherches portent sur l’économie de l’environnement, le comportement des consommateurs (données d’enquête et données scannées), économétries, économie des pêches et marché des produits de la mer. Elle a prit part à différents projets de recherche comme PrimeFish (H2020-635761) ou Idealg (ANR).
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Polar Argo : Un atelier international sur l’océanographie polaire à Brest en juin 2026
actualité-a-la-une, actualités, EvenementBrest accueillera les 18 et 19 juin 2026 l’atelier Polar Argo, un événement scientifique international consacré à l’observation des océans polaires. La rencontre se tiendra sur le campus de Plouzané (IUEM/PNBI), dans un format hybride permettant une participation en présentiel comme à distance.
Argo, c’est quoi ?
Le réseau Argo est un système mondial d’observation des océans composé de milliers de flotteurs autonomes dérivant sous la surface de la mer. Ces petits robots sous-marins plongent, remontent et transmettent des données sur la température, la salinité et les courants océaniques — des informations essentielles pour comprendre le climat de notre planète. Depuis 2001, les flotteurs Argo polaires ont prouvé leur capacité à collecter des données de grande qualité jusque sous les plates-formes glaciaires, y compris dans des zones recouvertes de glace de façon saisonnière.
Les océans arctiques et les mers polaires jouent un rôle crucial dans la régulation du climat mondial : ils influencent directement les échanges de chaleur, les flux d’eau douce et la montée du niveau des mers à l’échelle planétaire. Pourtant, malgré des progrès récents significatifs, ces régions demeurent les zones les moins bien surveillées de l’océan mondial.
Plusieurs défis restent à relever : assurer un financement durable pour étendre le réseau Polar Argo, combler les lacunes d’observation dans les zones les plus reculées, et améliorer la capacité à localiser les flotteurs lorsqu’ils évoluent sous la banquise.
Un événement au cœur du projet OneArgo
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet OneArgo, qui vise à déployer à grande échelle des flotteurs dans l’océan Arctique et les mers marginales polaires à hautes latitudes. Les participants passeront en revue les dernières avancées scientifiques issues des données Argo dans les deux hémisphères, et exploreront les synergies avec d’autres outils d’observation : satellites, modèles climatiques et autres systèmes de surveillance océanique. Des questions plus techniques seront également abordées : conception des flotteurs adaptés aux conditions polaires extrêmes, logiciels embarqués et protocoles de gestion des données collectées.
Journées Rade-Iroise : Panorama des projets et initiatives locales pour renouer ensemble les liens entre Terre et Mer
actualité-a-la-une, actualités, EvenementLes 18 et 19 mai 2026, à la Faculté des Sciences Humaines et sociales Victor Ségalen à Brest, auront lieu les Journées Rade-Iroise, organisées par la ZABrI. Ces deux journées de présentations et d’atelier ont été conçues à destination des élus du territoire, gestionnaires de l’environnement, représentants de groupements professionnels, services de l’état, associations et scientifiques.
La Zone Atelier Brest-Iroise (ZABrI) est un dispositif à l’interface science-société qui étudie, depuis 2012, le socio-écosystème côtier de la mer d’Iroise, de la rade de Brest et de ses bassins versants. Cet environnement exceptionnel bénéficie d’une riche biodiversité qui est malheureusement menacée. Mais le territoire rassemble aussi un ensemble d’acteurs engagés au quotidien pour son développement, sa soutenabilité et sa valorisation.
La ZABrI, en fédérant des chercheurs de disciplines et d’institutions différentes ainsi que de nombreux partenaires locaux (gestionnaires, élus, groupements professionnels, acteurs de la médiation scientifique…) croise les regards pour co-construire des questionnements permettant de mieux appréhender les enjeux socio-environnementaux présents et futurs.
Dans la perspective de nourrir à la fois les politiques publiques locales et les recherches menées par les membres de la ZABrI conjointement avec les acteurs du territoire, ces deux journées auront pour objectif de questionner les synergies existantes et en devenir entre les acteurs évoluant dans le contexte d’interface Terre-Mer.
Réédition de l' »Atlas de la réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise »
actualité-a-la-une, actualitésAprès une première édition en 2022, l’Atlas de la réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise bénéficie d’une réédition.
Cet ouvrage est issu d’un important travail collectif, mené sous la direction de Pierre STÉPHAN et Cyril TISSOT, sous l’égide du CNRS et de l’IUEM. Il a réuni une soixantaine de contributeurs.trices, agents des parcs naturels, universitaires, scientifiques et spécialistes issus des laboratoires du CNRS mais aussi d’Océanopolis, d’associations naturalistes comme Bretagne Vivante, du SHOM, de l’Office français de la biodiversité…
Abondamment illustré, il s’adresse au grand public et dresse un état des connaissances récentes dans tous les domaines, suivant une démarche pluridisciplinaire. Il est composé en 5 grandes parties : Histoire géologique et dynamiques sédimentaires ; Habitats marins et terrestres remarquables ; La masse d’eau : structure et dynamique ; Espèces emblématiques ; Activités humaines.
En savoir plus sur cet ouvrage
lundi 13 avril 2026
Les journées de l’école doctorale EDSML – 25 et 26 mars 2026
actualité-a-la-une, actualitésChaque année l’EDSML organise dans le cadre de ses missions les journées de l’école doctorale, moment d’échanges scientifiques entre doctorant.es et la communauté scientifique.
Mercredi 25 et jeudi 26 mars prochains, les doctorant·es de 3ème année présentent leurs travaux à l’ensemble de la communauté scientifique.
Cette présentation peut prendre la forme d’une communication orale de type ma thèse en 180’, ma thèse en capsule ou d’un poster.
Les présentations sont ouvertes à toutes et tous dans l‘Amphi du PNBI de Plouzané.
La remise des prix du jury et des prix du public se déroulera le jeudi 26 mars à 12h00.
Cliquer ici pour voir le programme de ces deux journées.
CoastAppli disponible sur le Playstore
actualité-a-la-une, actualitésCoastAppli est une application de sciences participatives pour le suivi de l’érosion côtière et de la submersion marine qui a été créée à la suite du projet OSIRISC (vers un ObServatoire Intégré des RISques Côtiers d’érosion submersion). CoastAppli est construite de manière interdisciplinaire, tant au point de vue scientifique que pédagogique. Faciliter le renseignement des indicateurs grâce à une application permet l’adhésion de plus de gestionnaires, et l’intégration des usagers du littoral dans la collecte de données.
Pour réaliser les suivis, une dizaine de protocoles standardisés sont mis à disposition. En plus des suivis photographiques, la particularité de CoastAppli est son outil de mesure simple : le corps ! Ainsi, le doigt ou la taille servent d’unités de référence sur le terrain.
Les données obtenues sont collectées et analysées pour aider à mieux comprendre les aléas côtiers.
En savoir plus sur CoastAppli
Retrouver l’application sur le PlayStore
lundi 13 avril 2026
Festival RESSAC 2026, les arts et sciences investissent la ville de BREST du 10 au 14 mars.
actualité-a-la-une, actualitésDu 10 au 14 mars 2026, Brest accueillera la 4ᵉ édition du festival RESSAC, le rendez-vous arts et sciences de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO). Pendant cinq jours, plus de 30 événements inviteront le public à explorer les liens entre création artistique et recherche scientifique.
Pour cette édition 2026, le festival s’articule autour de quatre grandes thématiques : Post-Pétrole, Data, Gloires & infortunes du vagin, Maths élastiques ! Ces axes interrogent les transitions écologiques, numériques, sociétales et scientifiques qui traversent nos sociétés. Le public est invité à explorer ces questions à travers des formats variés : conférences performées, ciné-concerts scientifiques, installations artistiques, théâtre participatif ou encore performances chorégraphiques inspirées de la recherche.
Parmi les événements proposés, le ciné-concert scientifique « Harmonyse, l’Harmonie des Abysses » proposera une immersion spectaculaire dans les profondeurs océaniques. Images sous-marines, données scientifiques et musique symphonique dialogueront pour raconter les processus géologiques des abysses et leur lien avec la vie marine. Ce projet associe des chercheurs du laboratoire Geo-Ocean menés par notre collègue Marcia Maia, avec l’orchestre universitaire de Brest. Une visioconférence avec des scientifiques embarqués sur le navire océanographique Pourquoi pas ? de l’Ifremer permettra également au public de découvrir les coulisses de la recherche en mer.
Le festival se déploiera dans toute la ville de Brest : les campus de l’UBO bien évidemment, mais aussi les Ateliers des Capucins, le Mac Orlan, les médiathèques, bibliothèques universitaires, la Maison de la Fontaine, la Tour Tanguy, le cinéma Les Studios…
Terrain de créativité géant, joyeux et foisonnant, Le festival RESSAC est aussi un laboratoire pour une culture inclusive et accessible. Labellisé Science avec et pour la société (SAPS), le festival s’inscrit dans l’engagement de l’UBO pour rendre la recherche accessible au plus grand nombre. Gratuit et ouvert à toutes et tous, RESSAC transforme chaque édition Brest en un véritable laboratoire d’idées où dialoguent art, science et société.
Séminaire annuel du Master Droit des espaces et des activités maritimes
actualitésLe Master « Droit des espaces et des activités maritimes » (UBO/IUEM/AMURE) organise son séminaire annuel le vendredi 20 mars 2026 sur le thème :
« Le droit face aux violences en mer »
Entrée libre
PROGRAMME :
amure-PROGRAMME-sem-deam-2026Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre et Miquelon
actualité-a-la-une, actualitésNos collègues Jacques Grall, Laurent Chauvaud et Erwan Amice (IUEM/LEMAR) ont initié en 2023, une collaboration avec PatriNat (OFB-MNHN) afin de mieux connaître et décrire les habitats marins de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Deux ans plus tard, ce travail aboutit à la publication de la première Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Entre septembre 2023 et mai 2025, deux missions de terrain – Habeem 1 et 2 – ont permis de prospecter plus de 170 sites, de l’estran jusqu’à 150 mètres de profondeur. Plongées scientifiques, prélèvements à la benne et à la drague, observations sur l’estran : cet important effort d’échantillonnage, mené sur deux saisons, a mobilisé chercheurs et experts locaux. Résultat : près de 50 habitats marins identifiés, décrits et organisés au sein d’une typologie cohérente.
Comment définir un habitat marin ? Il s’agit d’une zone caractérisée par des conditions physiques (profondeur, hydrodynamisme, nature du substrat, géomorphologie) et biologiques (espèces dominantes ou structurantes). Chaque habitat fait l’objet d’une fiche descriptive illustrée, détaillant ses caractéristiques physiques et les espèces associées. Au total, plus de 300 espèces ont déjà été recensées. Un important travail photographique, notamment réalisé par Erwan Amice, met en lumière la beauté et la complexité des fonds marins de l’archipel.
Au-delà de l’inventaire, cette typologie constitue un précieux outil pour l’action. Elle fournit un langage commun de référence, facilitant la cartographie des habitats, les études d’impact, l’identification d’habitats déterminants pour les ZNIEFF marines ou encore la mise en place de mesures de protection et de restauration. Elle offre également une photographie de l’existant à un instant donné, précieuse dans un contexte de changements environnementaux rapides.
Ce projet illustre l’importance des collaborations scientifiques au service des territoires. En structurant les connaissances sur les habitats marins de Saint-Pierre-et-Miquelon, le LEMAR et ses partenaires contribuent concrètement à une meilleure compréhension et à une gestion durable de ce patrimoine naturel exceptionnel.
Référence :
Andres S., Pinsivy L., Amice E., Grall J. & Chauvaud L., 2025. Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre et Miquelon. V.1. PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), LEMAR (CNRS), Paris, 149 p.
Science Comes To Town : découvrez le programme !
actualité-a-la-une, actualités, EvenementEn 2026, le projet Science Comes to Town met la science au cœur de la ville à Brest, Kiel et Split, avec plus de 1 000 événements ouverts à toutes et tous pour rapprocher le monde de la recherche et la société.
Financée par la Commission européenne, l’initiative aborde des enjeux majeurs tels que la protection de l’océan, la formation des jeunes talents ou la santé. À Brest, elle est coordonnée par Brest Métropole, Océanopolis, le Technopôle Brest-Iroise, l’Université de Bretagne Occidentale et l’Alliance SEA-EU, en lien avec de nombreux partenaires locaux.
Les équipes, chercheurs et chercheuses de l’IUEM y contribuent activement à travers plusieurs actions et temps forts, notamment via les activités de formation ISblue et la participation à des événements de culture scientifique tout au long de l’année.
Au programme :
21/02/2026, 14h/18h, Espace Jaurès – SʼUnir : La science entre attraction et répulsion, avec la participation de Gauthier Schaal (Lemar)
11/03/2026, 20h30, Ateliers des Capucins – Harmonyse, l’harmonie des Abysses, une expérience immersive mêlant science et musique. Porté par Marcia Maia et des collègues chercheur·es des laboratoires Geo-Ocean et BEEP, ce ciné-concert propose une plongée artistique au cœur des abysses océaniques. Sur écran géant, des images sous-marines dialogueront avec une œuvre symphonique originale interprétée par l’Orchestre universitaire de Brest.
11/03/2026, 19h, Médiathèque des Capucins – Conférence Harmonyse, en direct depuis le navire océanographique « Pourquoi pas ? » de l’Ifremer, permettra au public de rencontrer l’équipe et de découvrir les coulisses de cette création.
Dans le cadre du Festival RESSAC, festival Art et Science de l’UBO et de Science Comes to Town, deux expositions sont proposées par les étudiants de l’IUEM grâce aux Projets Interdisciplinaires Mutualisés (PIM) soutenus par ISblue.
Retrouvez l’agenda complet de Science Comes to Town sur l’agenda de la ville de Brest.