Mesurer la glace ? pas de quoi en faire des vagues

La fonte inéluctable des glaces de mer rend nécessaire d’en estimer l’épaisseur. C’est possible, il suffit pour cela de mesurer les vagues…

La couverture de glace au niveau des pôles a beaucoup diminué depuis 1979, année des premières observations satellitaires, le réchauffement direct de notre atmosphère et les différents phénomènes physiques associés (modification des courants, intensification des événements climatiques extrêmes…) en sont les principaux responsables. Ainsi dans les régions polaires, les interactions entre les vagues et la glace sont de plus en plus importantes. En Arctique, l’étendue des glaces ayant considérablement diminué, la surface d’océan en eau libre a augmenté permettant aux vagues de se déployer. En Antarctique, les vagues ont un effet stabilisateur, elles viennent compresser la glace et lui opposent ainsi  une résistance à l’éloignement vers l’équateur et des eaux plus chaudes où elle fondrait.

Quand les vagues arrivent à hauteur d’un objet flottant, il les réfléchit et/ou les amortit, tout comme la quantité de mouvement qu’elles transportent. Cela produit une force horizontale sur l’objet (ici la glace de mer) qui peut amener son déplacement ou sa déformation. La compression entraîne l’épaississement des couches de glace flottantes sous forme d’empilements verticaux des morceaux de glace présents dans la zone de transition entre l’océan et la banquise (cf. fig. 1), c’est la Zone Marginale de Glace (ZMG). Les morceaux de glace, formant initialement une seule couche morcelée à la surface de la mer, peuvent se retrouver compressés jusqu’à se soulever pour s’empiler sur d’autres.  C’est le mouvement incessant des vagues qui favorise ce soulèvement en modifiant constamment les espacements et hauteurs des glaces flottantes. A partir d’un certain point, la force exercée par les vagues devient insuffisante pour compresser d’avantage la glace qui arrête alors d’épaissir.

L’étude présentée ici s’appuie sur la capacité de calculer la variation du mouvement de la glace à la surface de l’océan lorsqu’elle est soumise aux contraintes qui s’opposent à sa déformation : les contraintes externes sur la glace (les vagues, le vent, les courants) et la contrainte interne à la glace. Prenons l’exemple d’une boule de neige : la contrainte externe lui est imposée par nos mains qui tassent la neige tandis que la résistance de la neige au tassement, constitue la contrainte interne. L’opposition de ces deux contraintes, permet d’obtenir une boule de neige compacte, de taille constante pour une quantité de neige donnée.

Fig. 1 : Agrégation et compactage des morceaux de glace par les vagues (provenant de la gauche) vers la banquise (à droite)

Lorsque la glace ne bouge plus, on dit que le système glace-océan-atmosphère est à l’équilibre. Les contraintes externes et internes s’égalisent (la boule de neige est constituée et ne se tasse plus). Connaître la valeur de l’une des deux contraintes, c’est connaître la valeur de l’autre, on peut donc estimer les contraintes internes par des mesures extérieures (via un satellite par ex.), or comme on sait relier mathématiquement les contraintes internes à l’épaisseur de la glace, on peut alors déterminer celle-ci à partir de mesures océanographiques !

Des expériences ont ainsi été réalisées dans le parc national du Bic, véritable laboratoire naturel au long de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent (Canada). Durant l’hiver et malgré une couverture de glace presque totale, une partie du fleuve reste cependant libre de glace  par l’apport en eaux plus chaudes, provenant de l’océan Atlantique. Lors d’épisodes venteux, des vagues s’y forment (ce serait impossible si toute la surface du fleuve était gelée) permettant ainsi l’étude d’une ZMG. Des mesures comparatives de courant, de vent et d’épaisseur de glace ont donc pu y être effectuées. Des bouées équipées de capteurs de mouvements et placées en différents points toujours plus éloignés du bord, ont permis d’effectuer des mesures de vagues (cf. fig. 2a) ; ce positionnement permet d’évaluer l’atténuation progressive des vagues par la glace. On observe ainsi (cf. fig. 2b) que l’énergie des vagues, mesurée pour chaque bouée, diminue à mesure qu’on s’éloigne de la zone d’eau à l’air libre, en suivant une loi de décroissance exponentielle.

En pratique, cette atténuation peut être ici associée à trois phénomènes : la réflexion des vagues sur la glace et vers le large, la dissipation de l’énergie des vagues par la turbulence (remous occasionnés par la rencontre entre les vagues et la glace) ou encore la friction entre morceaux de glace. Le premier phénomène reste négligeable car les morceaux de glaces sont de petites tailles vis-à-vis de la longueur des vagues (ce n’est pas toujours le cas). Le second n’a pas pu être mesuré durant les missions de terrain (mais compte tenu d’autres observations, il peut ne pas être négligeable). Ainsi, si l’atténuation examinée ici tient compte uniquement de la friction des glaces (troisième phénomène), il faut souligner que le résultat final est probablement sous-évalué, car l’effet de turbulence n’a pas été pris en considération.

Fig. 2a : Zone d’étude avec le parcours réalisé par les bouées lors d’une des séries de mesures. L’échelle de couleur indique le temps associé à la position de chaque bouée.

Fig. 2b : Atténuation de l’énergie E des vagues en fonction de la distance Xice au bord de glace. Plus la couleur est foncée, plus la bouée considérée se situe loin du bord.

Les mesures d’épaisseur ont été réalisées via des trous percés dans la glace, on y a introduit un bâton terminé d’un crochet afin de ne pas dépasser la surface inférieure du glaçon. Les mesures de vent et de courant ont montré que leur effet sur la glace reste négligeable comparé à celui des vagues. De ce fait, la mesure de l’atténuation des vagues permet directement d’estimer l’évolution de la contrainte externe des vagues sur la glace et celle de l’épaisseur de glace en fonction de la distance au bord de glace (cf. fig. 3).  Cette épaisseur croît rapidement jusqu’à atteindre une valeur maximale constante, concomitante à la disparition totale des vagues. La modélisation de l’évolution d’épaisseur de la glace correspond bien aux mesures effectuées sur le terrain. La disparité des mesures individuelles est due à la forte variabilité de l’état de surface de la glace.

Fig. 3 : Evolution de l’épaisseur de glace ζ divisée par l’épaisseur de glace à l’équilibre ζeq en fonction de la distance au bord de glace χ. La ligne noire désigne le modèle mathématique, les ronds  les mesures par bouée, les croix les mesures directes de l’épaisseur, les carrés et le losange jaunes les moyennes des croix.

Ces résultats sont encourageants pour la communauté scientifique. En effet contrairement aux mesures des vagues observées toujours plus précisément via les données satellitaires, les estimations d’épaisseur de glace restent très difficiles à réaliser dans des conditions identiques. Grâce à cette découverte, l’estimation par satellite de l’épaisseur des glaces à partir des mesures de vagues devient envisageable (au moins dans des conditions similaires à celles présentées dans cette étude).

Médiation scientifique:

Assurée par Luc Barast, doctorant de lÉcole Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université Bretagne – Loire), en 1ère année de thèse dans l’équipe SIAM au sein du Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale (LOPS) à l’Ifremer.

L’article

Marginal ice zone thickness and extent due to wave radiation stress.

https://doi.org/10.1175/JPO-D-17-0167.1

Les auteurs

Ce travail résulte d’une collaboration entre Peter Sutherland, (Ifremer, Univ. Brest, CNRS, IRD, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, IUEM, Brest, France) et Dany Dumont (Institut des Sciences de la Mer de Rimouski, Université du Québec à Rimouski, Rimouski, Quebec, Canada) autour du projet BicWin, à propos de l’étude des phénomènes physiques et océanographiques des ZMG à partir du laboratoire naturel que constitue le parc du Bic.

La revue

« Journal of Physical Oceanography » est une revue publiée par l’American Meteorological Society. Elle traite de la physique des océans et des processus ayant lieux à leurs frontières. Les articles qui y sont publiés sont tout aussi bien basés sur de la théorie, des mesures de terrain ou par satellite, ou encore sur des résultats numériques.

Pour en savoir plus
https://www.quebecscience.qc.ca/sciences/les-10-decouvertes-de-2018/mesurer-force-vagues-canot-a-glace/

Contacts

Auteurs : consulter l’annuaire de l’IUEM

Bibliothèque La Pérouse : Suivi éditorial, rédaction, corrections et mise en page : Fanny Barbier

Service Communication et médiation scientifique : communication.iuem@univ-brest.fr

Lia Siegelman du LEMAR Lauréate de la bourse L’Oréal-UNESCO 2019

Lia a reçu la Bourse France L’Oréal-UNESCO « Pour les Femmes et la Science » mardi 8 octobre 2019 au Muséum national d’histoire naturelle à Paris.

Pourquoi cette récompense honorifique ?

Ce prix prestigieux lui a été remis pour ses travaux de thèse sur l’effet des fronts océaniques de fine échelle (< 10 km) sur le climat. Des données in-situ récoltées sur des éléphants de mer instrumentés dans l’océan austral ainsi que des données satellites d’altimètres ont été utilisées. L’originalité de la première partie de sa thèse est liée au fait d’avoir combiné ces données, de nature très différente. Lia a démontré que les fonds océaniques de fine échelle dans l’intérieur de l’océan étaient associés à des flux de chaleur importants dirigés vers le haut, c’est-à-dire  vers la surface. Dans les modèles de climat actuels, la dynamique des fronts de fine échelle n’est pas prise en compte en raison de la résolution basse de ces modèles et elle a trouvé qu’ils sont pourtant importants dans les océans car associés à des flux de chaleur importants.  Ainsi, elle a démontré que ces fronts altèrent considérablement la capacité de l’océan à absorber de la chaleur.

Cette bourse permettra à Lia de séjourner au NASA Jet Propulsion Laboratory, à Pasadena en Californie, où elle pourra analyser la simulation numérique de l’océan global grâce à leur supercalculateur à très haute résolution, unique au monde, en complément de données satellites. L’objectif principal est de mieux comprendre l’impact de ces fronts sur le système océan-atmosphère, et plus particulièrement d’étendre ses résultats à tous les océans et à toutes les saisons. Lia inscrit ainsi ses travaux de recherche dans le cadre de la future mission spatiale franco-américaine NASA-CNES, « Surface de l’eau et topographie de l’océan » (ʺSurface Water and Ocean Topographyʺ, SWOT), dont le lancement est prévu en 2021.

Qu’est-ce que la Bourse France L’Oréal-UNESCO « Pour les Femmes et la Science » ?

Depuis 2007, les Bourses France L’Oréal-UNESCO « Pour les Femmes et la Science » visent à révéler et à récompenser de jeunes chercheuses talentueuses dans les sciences formelles, les sciences du vivant et de l’environnement, les sciences de la matière, les sciences de l’ingénieur et technologiques et de promouvoir la participation des jeunes femmes dans la science. Depuis la création de ce programme, 230 d’entre elles ont déjà bénéficié d’une telle bourse.

Ce programme a pour objectif de reconnaitre et de récompenser des femmes scientifiques sur tous les continents. Chaque année, les Prix L’Oréal-UNESCO distinguent des chercheuses émérites qui, par leurs travaux remarquables, ont participé au progrès de la science. Le programme identifie également des jeunes femmes scientifiques à fort potentiel afin de leur attribuer des bourses de recherche.

Les bourses sont remises par la Fondation L’Oréal et s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat avec la Commission Nationale française pour l’UNESCO et l’Académie des sciences.

En 2019, la Fondation L’Oréal remettra 35 bourses, d’un montant unitaire de 15 000 euros pour chaque doctorante et 20 000 euros pour chaque post-doctorante. Au moins cinq de ces bourses seront dédiées à des chercheuses effectuant leurs travaux dans les DOM-TOM.

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Lia Siegelman

Jean-Charles Caslot pour la Fondation L’Oréal

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Lia Siegelman

Cyril Tissot, Chercheur CNRS en géomatique au LETG-Brest

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Avant d’arriver à l’IUEM, j’ai fait des études de géographie en géomatique appliquée aux dynamiques urbaines à l’université de Besançon, plus précisément sur les flux routiers et les flux touristiques de la licence au M1. Je suis arrivé en M2 à Brest. J’ai intégré le DEA de géomorphologie et aménagement des littoraux à l’IUEM (aujourd’hui mention EGEL). C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser aux problématiques à l’interface terre-mer. En thèse, j’ai travaillé sur la modélisation des émissions d’effluents d’élevage dans le Finistère. L’objectif était d’analyser la variabilité des épandages agricoles en relation avec la qualité des eaux côtières. Ensuite, j’ai fait un post-doc dans le cadre du programme environnement-vie et société (PEVS) du CNRS.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

La cadre de recherche pluridisciplinaire autour des sciences marines me plaisait beaucoup. Pour un géographe, cette proximité avec différentes disciplines académiques est un atout. Le dynamisme et l’excellente ambiance au sein de l’UMR LETG ont également été déterminants dans mon choix d’affectation. J’ai donc posé mes valises en 2004 suite à mon recrutement comme chargé de recherche au CNRS.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je travaille sur le développement de modèles abordant les interactions homme-environnement. Je m’intéresse en particulier à la simulation des changements d’intensité des activités anthropiques en relation avec la variabilité des conditions d’environnement. Les champs d’application sont très divers : interactions pêche-écosystèmes marins, modèle d’optimisation spatiale pour l’implantation d’infrastructures en mer (Energies marines renouvelables (EMR)), adaptation des agro-systèmes côtiers aux changements climatiques (viticulture). Mes terrains d’études se situent en Bretagne, en Europe (Angleterre, Roumanie, Allemagne, Espagne) et à l’international (principalement Nouvelle-Zélande et Argentine).

En complément, je dispense quelques cours dans le cadre du master EGEL en géomatique appliquée à des problématiques littorales, de l’école doctorale des sciences de la mer et du littoral (EDSML) en systèmes d’informations géographiques (SIG) et j’enseigne également dans le Mastère EMR à l’ENSTA-Bretagne.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

J’en ai au moins une pour chaque mission de terrain car il y a toujours des imprévus !  Il y a quelques années en Baie de Bourgneuf, nous faisions des relevés pour localiser avec précision les bancs ostréicoles et renseigner les densités d’élevages dans les parcs.

Dans cette zone l’envasement est très important et bien sûr, nous sommes retrouvés piégés à plusieurs reprises englués dans la crème de vase. Les ostréiculteurs présents sur place se sont certainement bien moqués de nous !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Difficile d’en évoquer un en particulier mais les missions de terrain sont vraiment les meilleurs moments. Fin 2018 j’ai notamment eu la chance d’aller dans les vignobles de Blenheim en Nouvelle Zélande (île du Sud). L’environnement y est incroyable, ce sont des vignobles littoraux extraordinaires.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Le sport (surf, vtt) pour me vider la tête et la musique pour me détendre.

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Ion Tillier

Hervé Quénol / CNRS

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Cyril Tissot / CNRS

 

 

Exposition de photos de Kevin Quessette du LGO

Cette exposition intitulée « Les Mots Obscurs, Des Petits Détails, Colorés, de la Salle Blanche & Ses Environs » sera présentée dans le hall niveau 2 de l’IUEM du 14 octobre au 12 novembre 2019. Le vernissage aura lieu le jeudi 17 octobre à 16h.

Il y a un peu plus de 7 ans, je posais pour la première fois de ma vie, les pieds dans un laboratoire de Géochimie.

J’entrais, « déguisé », dans une grande salle, froide, ventilée, et comme son nom l’indique, Blanche !

Arrivé le 1er Mai 2012, suite à une Noémi (chouette fille, non !) j’ai dû attendre le jour suivant, le 2 Mai, pour commencer.

J’ai appris sur le « tas », comme on dit. Philippe m’a donné mon cahier de laboratoire, et hop, j’ai sauté dans le train en marche.

Photographe à l’origine de mes métiers, j’ai vite été attiré par les formes et les couleurs qui se côtoient en Salle Blanche.

Et des couleurs, il y en a de belles. Mi Mai, je faisais avec mon téléphone, une très jolie photo, qui est actuellement exposée, avec cinq autres photos dans le hall du bâtiment de l’Amphi D. Suite à cette photo, plein d’autres ont suivi et sont encore à venir.

Je présenterai aussi le Jeu de 7 Familles de La Salle Blanche du LGO, que j’ai créé spécialement à l’occasion de ma participation,  l’an passé, à la Fête de la Science. Alors ? Pourquoi avoir choisi comme titre d’expo « Les Mots Obscurs »…

Déjà , le hublot jouait un rôle sur mesure… Le ‘O’, et puis, derrière cet ensemble de portes protectrices, il y a des produits chimiques…

Oh !!! Pas des tendres… Parfois même si dangereux, que certains utilisateurs en tremblent, mais je respecte.

C’est aussi grâce à ces acides, que les données scientifiques avancent…

Je profiterai de cette exposition pour remercier certaines personnes…

Kévin QUESSETTE.

Crédit photo et affiche

Kévin Quessette

Retour sur OceanObs’19 à Honolulu

Dans le cadre de sa série de conférences décennales, OceanObs’19 a regroupé à Honolulu du 16 au 20 septembre 2019 la communauté mondiale des observateurs des milieux océaniques, des scientifiques aux utilisateurs finaux.

Objectifs de la manifestation

Cette conférence décennale dont la première a eu lieu en France en 1999, a cherché à améliorer la réponse aux besoins scientifiques et sociétaux par un système intégré d’observation des océans, afin de mieux comprendre l’environnement marin, de surveiller le climat et d’informer sur les stratégies d’adaptation, ainsi que d’utiliser durablement des ressources océaniques. OceanObs’19 a poursuivi l’élaboration de stratégies visant à mettre en place un système pérenne d’observation multidisciplinaire et intégré de l’océan et à mieux relier les observateurs, les modélisateurs et les communautés d’utilisateurs. Les contributions (sous la forme d’articles blancs communautaires appelés « community white paper ») ont permis d’orienter l’élaboration de la stratégie tout au long de la conférence pour la prochaine décennie. La conférence et ces articles blancs s’articulent autour de 10 thèmes essentiels pour le bénéfice de la société qui étaient les suivants « Observing System Governance », « Data & Information Systems », « Observing Technologies & Networks », « Pollution & Human Health », « Hazards & Maritime Safety », « Blue Economy », « Discovery », « Ecosystem Health & Biodiversity », « Climate Variability & Change » et « Water, Food, & Energy Security ».


Implication des scientifiques de l’IUEM

L’IUEM et l’Ifremer étaient présents à cette manifestation, particulièrement les agents du LOPS (Pascale Lherminier, Nicolas Kolodziejczyk, Guillaume Charria, Jérôme Paillet) mais aussi du Lemar (Patrice Brehmer) et avec une forte contribution à distance de Fabrice Ardhuin du LOPS. US Imago (Unité propre IRD sur le campus de Plouzané) était aussi présente. Elle est liée de manière indirecte au LOPS, au Lemar et à l’IUEM. Un poster décrivant l’IUEM a été présenté à la conférence et l’IRD, tutelle de l’IUEM, était l’un des sponsors officiels. Les principaux thèmes soutenus par les agents de l’IUEM dans leurs articles blancs (déjà 240 000 vues) ont porté sur les contributions des navires aux systèmes d’observation ; l’infrastructure de recherche JERICO ; l’observation en France de l’océan côtier et du littoral, ainsi que sur le rapport coût efficacité des capteurs biogéochimiques mais aussi de capteurs utilisés en biologie marine.  Enfin, les agents de l’IUEM ont aussi présenté d’autres contributions notamment le projet européen H2020 Trialtlas et ont participé aux animations du Hall d’expositions notamment sur le stand de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).

Les scientifiques ont fait remarquer aux organisateurs la faible participation des pays Africains et des pays dits du Sud en général. Le renforcement de leur capacité d’expertise sur les milieux océaniques devrait être une priorité pour la décennie a venir, entrant ainsi une cohérence avec la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030). Gageons que l’IUEM et ses partenaires auront à cœur de contribuer à cette noble mission.

Crédit photos

Pascale Lherminier / Ifremer

Patrice Brehmer / IRD

Festival RESSAC du 16 au 22 novembre 2019 à Brest

La 1ère édition du Festival REchercheS en Sciences Arts et Création (RESSAC) gratuit et ouvert à tous se déroulera du 16 au 22 novembre 2019 au sein de différents lieux de Brest et de Plouzané.

Au terme d’une année de travail, les étudiants et enseignants de l’université, ainsi que des lycées et des écoles d’arts partenaires, se sont joints aux artistes, scientifiques et personnels associés pour proposer au public différentes œuvres (spectacles vivants, expositions, créations sonores, marches littéraires…)

Le mercredi 20 novembre 2019 se déroulera en partie à l’IUEM, au Pôle numérique Brest-Iroise et à la Bibliothèque La Pérouse (BLP). L’occasion sera offerte de découvrir Vincent Blouch et la compagnie UBO pour un spectacle de danse ,d’assister au vernissage de l’exposition de Gaétan Robillard à 12h dans le hall de l’IUEM niveau 0, La Vague dans la matrice, réalisée avec des chercheurs du LOPS et l’équipe de France Energies Marines. Les visiteurs pourront également participer à une marche littéraire d’Antoine Choplin le matin même, ou encore être aux côtés de Maire-Michèle Lucas pour une étrange visite guidée de la BLP.

La programmation complète du festival sera très prochainement en ligne.

Cet événement, labellisé 80 ans du CNRS est organisé par l’Université de Bretagne Occidentale. Il s’inscrit dans un ensemble de projets porté par la chargée de Mission UBO « Arts et Sciences » Christine Paillard du LEMAR avec le soutien du service culturel, du service communication et de Natalia Leclerc,  vice-présidente Culture et Développement durable.

Pour en savoir plus sur le site des 80 ans du CNRS 

Contacts

Christine Paillard

Emmanuelle Dilasser

Des nouvelles de l’initiative ELD au Niger !

L’ELD (Economics of Land Degradation) est une initiative de reforestation de l’Afrique, principalement au Niger et au Sénégal.

La semaine du 18 au 25 juillet 2019 a été très productive à Niamey pour l’équipe ELD d’AMURE, Emmanuelle Quillérou et Laure Zakrewski. Les quatre groupes de travail ont finalisé leurs analyses financières et économiques des options de restauration des terres.

Dans l’ensemble, les analyses coûts-bénéfices démontrent que la restauration des terres peut être rentable pour les utilisateurs des terres au Niger. Cependant, la majorité des projets de développement international mis en place échouent à long terme, et les populations ne s’approprient pas les pratiques de gestion durable sur leurs parcelles. Les problèmes qui limitent l’adoption des options de restauration durable des terres ne sont ni financiers ni économiques… Mauvaise conception des ouvrages ? Difficulté de mise en œuvre des projets ? Problèmes de gouvernance ? Les obstacles différent-ils d’un site d’étude à un autre ?

Toutes ces questions seront soulevées dans les rapports des quatre groupes, actuellement en cours de finalisation. Les résultats et recommandations qui en découlent seront présentés lors d’un atelier en novembre prochain.

Pour en savoir plus

Pour rappel : AMURE est responsable de la coordination et de l’appui scientifique des différentes équipes ainsi que de la rédaction de rapports de synthèse, un pour chacun de ces pays. La pluridisciplinarité, la disponibilité et surtout la motivation des experts locaux permettent d’élaborer des études ELD aussi pertinentes qu’enrichissantes !

#ReGreenAfrica #ReGreenNiger #ELDSolutions #SDG15 #ReGreeningAfrica

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Le fleuve Niger © Emmanuelle Quillérou / UBO

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Emmanuelle Quillérou

Laure Zakrewski

Evenement GLOSS (Global Ocean Social Sciences) à Brest les 5 et 6 novembre 2019

Ocean University Initiative (OUI) pilotée par le laboratoire AMURE prend les devants et propose un événement original les 5 et 6 novembre 2019. OUI propose aux chercheurs en sciences sociales de partager leurs points de vue sur les priorités de recherche à mener dans la conception de la prochaine décennie de l’océan pour le développement durable, telle qu’elle est proclamée par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. La manifestation est labellisée « Décennie des océans » par la COI-UNESCO.

A qui s’adresse l’événement ?

Tous les chercheurs en sciences sociales, y compris les doctorants, souhaitant contribuer à la préparation de la Décennie de l’océan.

Comment va-t-il se dérouler ?

Les deux journées seront organisées en sessions plénières sur différentes thématiques. Elles seront introduites par des témoignages de personnalités et les participants pourront ensuite présenter ou assister à des présentations de recherches en 3 minutes chrono. Les sessions se poursuivront par des temps de réflexion collectifs (par groupe, sur le mur dédié…). Chaque participant sera invité à participer à ces ateliers de discussion, animés par un modérateur et un secrétaire, sur différentes questions préalablement définies par le comité scientifique. L’objectif de la conférence est de valoriser ces discussions entre chercheurs en sciences sociales en action pour un océan plus durable d’ici 2030.

Pour consulter le programme provisoire c’est par ici ! Restez connectés, nous actualisons les informations !

Où aura-t-il lieu ?

Il se déroulera au centre des congrès du Quartz à Brest.

Pssst ! Nous prévoyons une surprise aux participants à la soirée réseau le mardi soir !

Le nombre de places est limité. Inscrivez-vous maintenant ! La clôture des inscriptions est fixée au 30 septembre.

Pour en savoir plus

#OnePlanetOneocean

#GLOSS

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Erwan Amice / CNRS

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Charline Guillou / UBO

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Charline Guillou / UBO

16ème rentrée du master des sciences de la mer et du littoral (SML)

Lundi 2 septembre, les étudiants admis au Master SML ont été accueillis à l’IUEM par le directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui a abordé les missions de l’IUEM, son cadre ainsi que son histoire et son évolution. Le responsable du Master, Guillaume Roullet, a présenté la formation sous un angle général. Durant cette journée, les étudiants ont échangé avec différents intervenants qui leur ont apporté de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années d’études.

Histoire du master

Les sciences de l’environnement ne peuvent s’appréhender que selon une démarche transversale et pluridisciplinaire. Cette approche se justifie d’autant plus pour les espaces marins et littoraux qui sont aujourd’hui au coeur d’enjeux fondamentaux pour l’humanité : le changement climatique, la gestion et la protection des ressources vivantes et minérales des océans, les énergies marines renouvelables, le développement des transports internationaux, ou la gestion des risques naturels et technologiques. Les questions soulevées nécessitent un travail commun entre enseignants et chercheurs des sciences expérimentales (écologues, géochimistes, biologistes, physiciens et géologues) et des sciences de l’homme et de la société (géographes, juristes, économistes). La mer et le littoral font aussi l’objet d’une intense actualité politique et institutionnelle.
Cette démarche transversale a conduit à la création en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur d’un domaine de formation « Sciences de la Mer et du Littoral », unique en France, au sein duquel s’est développé un Master pluri- et trans-disciplinaire. Après 15 années d’existence, ce Master, qui est implanté au coeur d’un pôle scientifique en sciences marines de dimension internationale, a déjà montré son puissant effet structurant et son attractivité. Il permet de réunir les conditions pédagogiques du développement d’une expertise française dans le domaine des sciences de l’environnement marin et côtier.

Organisation et objectifs

Le Master SML regroupe sous un même domaine 8 mentions parmi lesquelles 13 parcours : biologie des organismes marins, écosystèmes marins, sciences halieutiques et aquacoles (coaccrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / master international en biotechnologies marines (coaccrédité avec l’UBS Lorient) / chimie de l’environnement marin / droit, mer et environnement / agriculture, mer et environnement (coaccrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / expertise et gestion de l’environnement littoral / géophysique marine, hydrodynamique navale (coaccrédité avec l’ENSTA Bretagne), physique de l’océan et climat / géosciences océan, ingénierie et gestion des ressources côtières et littorales (coaccrédité avec l’UBS Vannes).
Les parcours en sciences humaines privilégient une approche fondée sur les interactions avec l’homme au niveau marin et côtier, tandis que les sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques visent plutôt la compréhension du «système mer» dans tous ses aspects. Les parcours en physique et biotechnologies sont internationaux et l’enseignement se fait en langue anglaise.
Un grand nombre d’unités d’enseignement (UE) sont communes à au moins 2 mentions du Master, et certaines sont suivies par les étudiants du master international IMBRSea de l’université de Gand où les cours sont également dispensés en anglais. Cette formation a pour objectif d’instruire des chercheurs et des cadres capables d’appréhender les problématiques scientifiques actuelles et d’apporter des réponses adaptées aux problèmes posés en relation avec le domaine marin, océanique et les littoraux.
Les actions de formation en Master sont également au coeur du projet de l’Ecole Universitaire de Recherche (EUR) ISblue. Cette dernière a pour objectif de mieux intégrer et coordonner la stratégie d’enseignement et de recherche des partenaires, de rendre l’offre de formation plus attractive au niveau international, de renforcer l’interdisciplinarité, l’innovation pédagogique et l’approche pédagogique par compétences, ainsi que de développer les synergies entre le monde académique et le secteur socio-économique. Ainsi, beaucoup d’étudiants partent en stage à l’étranger, avec le soutien financier, notamment, du volet formation de cette École Universitaire de Recherche.

La vie associative est très développée au sein du master puisque 4 associations d’étudiants sont recensées : Patel (Protection et aménagement du territoire et de l’environnement littoral) rattachée à la mention expertise et gestion de l’environnement littoral, Sea-ti-Zen historiquement pour la biologie mais désormais pour toutes les mentions, Tethys pour les géosciences et Sea-lex pour les juristes.

Rentrée 2019 : quelques chiffres

Environ 270 étudiants sont inscrits pour cette année universitaire marquant une augmentation de près de 10 % des effectifs, qui oscillaient entre 175 et 200 étudiants depuis la création du master SML en 2004.

Le rayonnement du master au niveau national et international est important. Ainsi, chaque année, environ 15 % des étudiants inscrits sont internationaux et la plupart des mentions reçoivent des étudiants européens ERASMUS.

Cette année, ils proviennent de 16 pays différents. Parmi les étudiants français, entre 30 et 50 % selon les années, proviennent d’établissements extérieurs à l’UBO. Le suivi professionnel des étudiants du master montre une insertion professionnelle supérieure à 75 % dans les 2 années qui suivent l’obtention du diplôme et un pourcentage important de diplômés (50 % environ) en poursuite d’étude (doctorat) pour les 4 mentions en sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques marines.

Pour en savoir plus sur le master

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Sébastien Hervé / UBO

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Guillaume Roullet

Colloque Îles 2019

La semaine du 14 au 19 octobre 2019, à Brest au Quartz, sera consacrée aux îles du monde. Les journées des 17 et 18 octobre seront accessibles au public. Le samedi 19, des excursions thématiques seront organisées sur les îles d’Ouessant, de Molène et de Sein. Les îles, territoires de la mémoire, mais aussi espaces en devenir, constituent des espaces spécifiques qui interrogent les scientifiques de toutes disciplines, inspirent les artistes et mobilisent les collectivités. Trente années après le colloque international de 1989 « Territoires et sociétés insulaires » organisé par l’UBO et l’UNESCO, il s’agit de mesurer les changements intervenus durant cette période et de s’interroger sur les devenirs des territoires insulaires en associant étroitement scientifiques, acteurs professionnels et associatifs des îles, collectivités locales et territoriales ainsi que le monde des arts et du spectacle.
La date limite d’inscription est le 28 septembre.

Cette semaine s’articule autour de plusieurs temps :

  • Des ateliers collaboratifs  » Vivre dans les îles  » à Ouessant  (sur invitation)
  • Un colloque scientifique pluridisciplinaire « Les îles à venir » à Brest
  • Des visites de terrain à Ouessant, Molène et Sein
  • Des rencontres artistiques et culturelles « Les îles, la science et la création artistique » ouvertes à tous sur Brest et Ouessant

Ce colloque interdisciplinaire s’adresse aux chercheurs (géographes, sociologues, économistes, écologues, environnementalistes, anthropologues, chercheurs en études littéraires et artistiques, notamment cinématographiques et audiovisuelles) et aux acteurs, dont les travaux et l’expérience professionnelle sont en lien avec la connaissance des sociétés et des communautés îliennes, des économies et des environnements maritimes et insulaires. L’histoire et la culture, indispensables pour comprendre la situation contemporaine, seront utilement mobilisées pour encourager des réflexions, dans tous les bassins maritimes du monde, sur le futur des petites îles, dans une perspective à la fois diachronique et prospective.

Les objectifs de cette semaine dédiée aux îles sont de pouvoir nourrir le développement de toutes et tous, de faciliter le partage d’expériences et de voir émerger de nouvelles initiatives et collaborations.

Cet événement est organisé par l’Université Bretagne occidentale, l’Association des Iles du Ponant et la Fondation de France.

Ces trois structures forment la cheville ouvrière de l’organisation de l’évènement qui associe par ailleurs de nombreux laboratoires, institutions et organismes partenaires du projet.

Cette année la Fondation de France fête également ses 50 ans et c’est à ce titre qu’Îles 2019 est labellisé « opération anniversaire de la Fondation de France».

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Florian Stéphant

Contacts

Louis Brigand / UBO

Virginie Evenou / UBO

Colloque Sea State Climate Change Initiative (CCI)

Cet événement organisé par le LOPS se tiendra du mardi 8 au mercredi 9 octobre 2019 à l’IUEM (Amphi A). Cette manifestation s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux états de mer, notamment ceux qui travaillent dans la recherche et l’industrie sur les observations, la modélisation et les applications en lien avec les états de mer. Ce colloque comprendra des exposés, des présentations et des discussions sur l’importance des états de mer dans les sciences du système Terre, sur les applications scientifiques et industrielles des bases de données d’états de mer et sur les exigences scientifiques associées à la Variable Climatique Essentielle (Essential Climate Variable, ECV) « états de mer ».

Qu’est-ce que le Climate Change Initiative ?

Depuis 2010, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et ses États membres se sont engagés à retraiter les archives à long terme d’observations spatiales de la Terre afin de fournir aux spécialistes du climat les bases de données les plus complètes, précises et cohérentes possibles sur les variables climatiques essentielles, comme l’exige la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ce programme international s’appelle le Climate Change Initiative.

Pourquoi avons-nous besoin d’informations précises sur les états de mer ?

Les états de mer dépendent des vagues de surface (mer de vent et houle) qui sont omniprésentes dans les océans et les mers. Ils ont un impact sur les flux d’énergie air-mer, le mélange des océans, l’étendue des glaces de mer et les évolutions morphologiques du littoral. Comprendre les états de mer et leurs variabilités est crucial non seulement pour l’étude du climat, mais aussi pour un grand nombre de questions sociales, économiques et écologiques, telles que la protection des côtes, la sécurité maritime, l’ingénierie offshore, la conception des navires, la planification spatiale marine et le développement des énergies marines renouvelables. Les modifications de la circulation atmosphérique causées par l’augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont susceptibles d’impacter la distribution mondiale des caractéristiques moyennes et extrêmes des états de mer. Pourtant, nos connaissances actuelles sur les conditions futures des états de mer (moyennes et extrêmes) sont encore très limitées par un manque d’observations cohérentes à long terme.

Depuis 2018, la variable « État de mer » a rejoint la liste des ECV établie par le Système Mondial d’Observation du Climat (SMOC). Le projet Sea State CCI s’appuie sur les résultats du projet GlobWave (2010-2014) et travaille actuellement au retraitement de 20 ans d’observations satellitaires, acquises par altimétrie radar et radars à synthèse d’ouverture (SAR), afin de générer la base de données globale la plus précise et cohérente possible des paramètres des états de mer. La génération des bases de données CCI, se base sur les exigences du SMOC et les besoins de la communauté d’utilisateurs de données climatiques. A ce titre, les “User Consultation Meetings” permettent de consulter régulièrement des utilisateurs de données climatiques afin d’intégrer leurs exigences dans les systèmes d’observation du climat.

La version 1.1 de la base de données Sea State CCI est disponible ici.

Pour en savoir plus

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Isak Combrinck

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Sébastien Hervé / UBO

Contact

Guillaume Dodet /Ifremer

Fabrice Ardhuin / CNRS