Mesurer la glace ? pas de quoi en faire des vagues

La fonte inéluctable des glaces de mer rend nécessaire d’en estimer l’épaisseur. C’est possible, il suffit pour cela de mesurer les vagues…

La couverture de glace au niveau des pôles a beaucoup diminué depuis 1979, année des premières observations satellitaires, le réchauffement direct de notre atmosphère et les différents phénomènes physiques associés (modification des courants, intensification des événements climatiques extrêmes…) en sont les principaux responsables. Ainsi dans les régions polaires, les interactions entre les vagues et la glace sont de plus en plus importantes. En Arctique, l’étendue des glaces ayant considérablement diminué, la surface d’océan en eau libre a augmenté permettant aux vagues de se déployer. En Antarctique, les vagues ont un effet stabilisateur, elles viennent compresser la glace et lui opposent ainsi  une résistance à l’éloignement vers l’équateur et des eaux plus chaudes où elle fondrait.

Quand les vagues arrivent à hauteur d’un objet flottant, il les réfléchit et/ou les amortit, tout comme la quantité de mouvement qu’elles transportent. Cela produit une force horizontale sur l’objet (ici la glace de mer) qui peut amener son déplacement ou sa déformation. La compression entraîne l’épaississement des couches de glace flottantes sous forme d’empilements verticaux des morceaux de glace présents dans la zone de transition entre l’océan et la banquise (cf. fig. 1), c’est la Zone Marginale de Glace (ZMG). Les morceaux de glace, formant initialement une seule couche morcelée à la surface de la mer, peuvent se retrouver compressés jusqu’à se soulever pour s’empiler sur d’autres.  C’est le mouvement incessant des vagues qui favorise ce soulèvement en modifiant constamment les espacements et hauteurs des glaces flottantes. A partir d’un certain point, la force exercée par les vagues devient insuffisante pour compresser d’avantage la glace qui arrête alors d’épaissir.

L’étude présentée ici s’appuie sur la capacité de calculer la variation du mouvement de la glace à la surface de l’océan lorsqu’elle est soumise aux contraintes qui s’opposent à sa déformation : les contraintes externes sur la glace (les vagues, le vent, les courants) et la contrainte interne à la glace. Prenons l’exemple d’une boule de neige : la contrainte externe lui est imposée par nos mains qui tassent la neige tandis que la résistance de la neige au tassement, constitue la contrainte interne. L’opposition de ces deux contraintes, permet d’obtenir une boule de neige compacte, de taille constante pour une quantité de neige donnée.

Fig. 1 : Agrégation et compactage des morceaux de glace par les vagues (provenant de la gauche) vers la banquise (à droite)

Lorsque la glace ne bouge plus, on dit que le système glace-océan-atmosphère est à l’équilibre. Les contraintes externes et internes s’égalisent (la boule de neige est constituée et ne se tasse plus). Connaître la valeur de l’une des deux contraintes, c’est connaître la valeur de l’autre, on peut donc estimer les contraintes internes par des mesures extérieures (via un satellite par ex.), or comme on sait relier mathématiquement les contraintes internes à l’épaisseur de la glace, on peut alors déterminer celle-ci à partir de mesures océanographiques !

Des expériences ont ainsi été réalisées dans le parc national du Bic, véritable laboratoire naturel au long de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent (Canada). Durant l’hiver et malgré une couverture de glace presque totale, une partie du fleuve reste cependant libre de glace  par l’apport en eaux plus chaudes, provenant de l’océan Atlantique. Lors d’épisodes venteux, des vagues s’y forment (ce serait impossible si toute la surface du fleuve était gelée) permettant ainsi l’étude d’une ZMG. Des mesures comparatives de courant, de vent et d’épaisseur de glace ont donc pu y être effectuées. Des bouées équipées de capteurs de mouvements et placées en différents points toujours plus éloignés du bord, ont permis d’effectuer des mesures de vagues (cf. fig. 2a) ; ce positionnement permet d’évaluer l’atténuation progressive des vagues par la glace. On observe ainsi (cf. fig. 2b) que l’énergie des vagues, mesurée pour chaque bouée, diminue à mesure qu’on s’éloigne de la zone d’eau à l’air libre, en suivant une loi de décroissance exponentielle.

En pratique, cette atténuation peut être ici associée à trois phénomènes : la réflexion des vagues sur la glace et vers le large, la dissipation de l’énergie des vagues par la turbulence (remous occasionnés par la rencontre entre les vagues et la glace) ou encore la friction entre morceaux de glace. Le premier phénomène reste négligeable car les morceaux de glaces sont de petites tailles vis-à-vis de la longueur des vagues (ce n’est pas toujours le cas). Le second n’a pas pu être mesuré durant les missions de terrain (mais compte tenu d’autres observations, il peut ne pas être négligeable). Ainsi, si l’atténuation examinée ici tient compte uniquement de la friction des glaces (troisième phénomène), il faut souligner que le résultat final est probablement sous-évalué, car l’effet de turbulence n’a pas été pris en considération.

Fig. 2a : Zone d’étude avec le parcours réalisé par les bouées lors d’une des séries de mesures. L’échelle de couleur indique le temps associé à la position de chaque bouée.

Fig. 2b : Atténuation de l’énergie E des vagues en fonction de la distance Xice au bord de glace. Plus la couleur est foncée, plus la bouée considérée se situe loin du bord.

Les mesures d’épaisseur ont été réalisées via des trous percés dans la glace, on y a introduit un bâton terminé d’un crochet afin de ne pas dépasser la surface inférieure du glaçon. Les mesures de vent et de courant ont montré que leur effet sur la glace reste négligeable comparé à celui des vagues. De ce fait, la mesure de l’atténuation des vagues permet directement d’estimer l’évolution de la contrainte externe des vagues sur la glace et celle de l’épaisseur de glace en fonction de la distance au bord de glace (cf. fig. 3).  Cette épaisseur croît rapidement jusqu’à atteindre une valeur maximale constante, concomitante à la disparition totale des vagues. La modélisation de l’évolution d’épaisseur de la glace correspond bien aux mesures effectuées sur le terrain. La disparité des mesures individuelles est due à la forte variabilité de l’état de surface de la glace.

Fig. 3 : Evolution de l’épaisseur de glace ζ divisée par l’épaisseur de glace à l’équilibre ζeq en fonction de la distance au bord de glace χ. La ligne noire désigne le modèle mathématique, les ronds  les mesures par bouée, les croix les mesures directes de l’épaisseur, les carrés et le losange jaunes les moyennes des croix.

Ces résultats sont encourageants pour la communauté scientifique. En effet contrairement aux mesures des vagues observées toujours plus précisément via les données satellitaires, les estimations d’épaisseur de glace restent très difficiles à réaliser dans des conditions identiques. Grâce à cette découverte, l’estimation par satellite de l’épaisseur des glaces à partir des mesures de vagues devient envisageable (au moins dans des conditions similaires à celles présentées dans cette étude).

Médiation scientifique:

Assurée par Luc Barast, doctorant de lÉcole Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université Bretagne – Loire), en 1ère année de thèse dans l’équipe SIAM au sein du Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale (LOPS) à l’Ifremer.

L’article

Marginal ice zone thickness and extent due to wave radiation stress.

https://doi.org/10.1175/JPO-D-17-0167.1

Les auteurs

Ce travail résulte d’une collaboration entre Peter Sutherland, (Ifremer, Univ. Brest, CNRS, IRD, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, IUEM, Brest, France) et Dany Dumont (Institut des Sciences de la Mer de Rimouski, Université du Québec à Rimouski, Rimouski, Quebec, Canada) autour du projet BicWin, à propos de l’étude des phénomènes physiques et océanographiques des ZMG à partir du laboratoire naturel que constitue le parc du Bic.

La revue

« Journal of Physical Oceanography » est une revue publiée par l’American Meteorological Society. Elle traite de la physique des océans et des processus ayant lieux à leurs frontières. Les articles qui y sont publiés sont tout aussi bien basés sur de la théorie, des mesures de terrain ou par satellite, ou encore sur des résultats numériques.

Pour en savoir plus
https://www.quebecscience.qc.ca/sciences/les-10-decouvertes-de-2018/mesurer-force-vagues-canot-a-glace/

Contacts

Auteurs : consulter l’annuaire de l’IUEM

Bibliothèque La Pérouse : Suivi éditorial, rédaction, corrections et mise en page : Fanny Barbier

Service Communication et médiation scientifique : communication.iuem@univ-brest.fr

Inauguration de la nouvelle cafétéria de l’IUEM

Venez nombreux inaugurer la nouvelle cafétéria de l’IUEM avec votre pique-nique et en toute convivialité le jeudi 29 août 2019 entre 11h30 et 14h ! Après un petit discours inaugural, les boissons seront offertes par l’Institut. L’événement se déroulera au sein de cet espace remis au goût du jour ainsi que dans le patio.

La rénovation de ce lieu a pu se faire sous l’impulsion de membres de l’Institut qui ont soumis un projet à l’appel « Qualité de Vie au Travail » du CNRS en 2018. Le projet lauréat intitulé « EQUIPAGE : EQUIPes-PartAGE » a été porté par Anne-Sophie Podeur, Riwalenn Ruault, Margot Sauvadet et Dominique Simon. Corinne Floc’h-Laizet, Justine Roddier et Patricia Merny ont rejoint le groupe pour la phase de mise en oeuvre.

Le projet a été inscrit dans 3 catégories : management du travail, cohésion d’équipes et modalités de mise en oeuvre de l’organisation du travail ; ce lieu commun concerne les deux dernières.

Son objectif est d’améliorer la qualité de vie au travail par la cohésion des équipes et le partage des informations notamment par l’installation d’un lieu de co-travail ouvert, central et chaleureux accessible à toutes et à tous.

Ainsi, du nouveau mobilier, une nouvelle décoration et de nouvelles machines à boissons utilisant des gobelets en papier recyclable ou des contenants personnels ont pu être installés grâce à ce financement du CNRS. Le service menuiserie de l’UBO a également contribué au projet par la réalisation de tablettes et d’un comptoir sur mesure. Un écran tactile permettra d’avoir accès au site internet de l’Institut et au trombinoscope des personnels.

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Patricia Merny / CNRS

Mourad Kertous, Maître de conférences en économie de l’environnement au laboratoire AMURE

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Après l’obtention de mon baccalauréat scientifique à Béjaïa en Algérie, je souhaitais poursuivre des études en médecine mais j’ai finalement préféré m’orienter vers l’économie et la finance pour différentes raisons et contraintes. C’est dans cette perspective que j’ai réussi le concours d’accès au magistère en économie de développement de l’Université de Béjaïa suite à l’obtention de ma licence. C’est là que j’ai découvert les problématiques liées à l’environnement, notamment la valorisation et la gestion de l’eau plus particulièrement  dans les pays en développement. Cette passion, m’a poussé à vouloir me spécialiser beaucoup plus dans ce domaine. Ainsi, je me suis renseigné sur le Master en économie des ressources marines et environnement littoral (ARMEL) dispensé à l’époque à l’UBO que j’ai finalement intégré en 2005. Ensuite, j’ai fait un doctorat à l’Université de  Rouen. Mon thème de recherche s’articulait autour de l’analyse de demande en eau potable dans les pays en développement.

Dans la foulée, j’ai travaillé de 2012 à 2015 à l’Université du Havre, avant d’intégrer l’IUT de Rouen où je donnais des cours en économie et statistique.  C’est plus tard en 2017 que je suis arrivé à Brest.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai toujours eu un attachement pour la ville de Brest. Cela est sûrement dû au fait que c’est un territoire auquel je m’identifie. Ayant toujours vécu près de la mer, vivre ici me permet de ne pas être dépaysé et de garder un rapport étroit avec l’océan. Voilà pourquoi, en 2017, dès que j’ai eu vent de l’ouverture de trois postes à l’Université de Bretagne Occidentale, dont un en économétrie qui m’a beaucoup intéressé (car il s’agit de mon cœur de métier), je n’ai pas hésité à postuler. Les thématiques diverses et variées liées aux sciences de la mer et du littoral qui sont abordées au sein de l’Institut ont également beaucoup motivé mon choix d’intégrer l’IUEM. Je suis en effet très intéressé par tout ce qui est en lien avec l’érosion côtière, les migrations climatiques dans les pays en développement.

Que fais-tu à l’IUEM ?

A l’IUEM, mes activités s’articulent autour de deux principaux  volets ; d’abord l’enseignement puis la recherche.

J’interviens au niveau du master SML sur la mention  E2AME (Economie Appliquée Agriculture, Mer et Environnement) et suis d’ailleurs chargé des relations internationales de cette mention. A cela, s’ajoutent mes interventions en Licences Economie et AES à l’UBO. Les principaux cours que je donne sont sur les disciplines suivantes :

  • Bases de données
  • Economie de l’environnement
  • Statistique
  • Mathématiques
  • Microéconomie

Concernant la partie recherche, je collabore avec Denis Bailly sur le projet INTERREG ALICE qui traite de l’aide à l’aménagement et à la gestion des paysages côtiers. Dans ce cadre, ma mission est d’effectuer des enquêtes sur la perception que se font les résidents du Couesnon des options d’aménagement identifiées par les gestionnaires et à une évaluation des consentements à payer par le biais des résultats de cette enquête.

Je travaille aussi avec des collègues d’Amure et de l’ENIB sur un projet d’adaptation de  la technologie de l’intelligence artificielle (SVM) à des problématiques économiques autour de la thématique de l’Eau.

Par ailleurs, nous organisons en 2021 un colloque sur la mondialisation, le développement et la vulnérabilité des espaces maritimes côtiers. L’objectif est de faire connaître aux chercheurs des pays en développement les problématiques de nos laboratoires mais également de trouver des partenaires afin de développer des projets de coopération avec les pays du sud.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Lors d’un cours de statistique à l’Université du Havre, je vois un étudiant arriver à dix minutes de la fin du cours. Je le laisse s’installer et quelques minutes plus tard, il commence à prendre des notes et à un moment donné il me pose la question de savoir, s’il s’agissait bien d’un cours de civilisation romaine…

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Mon recrutement à Brest, reste mon meilleur souvenir professionnel jusqu’ici.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La lutte contre la pauvreté, l’environnement et le sport.

As-tu une devise?

« I have a dream! » Martin Luther King Jr.

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Abdelhhak Nassiri / UBO

Séverine Julien / UBO

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Mourad Kertous / UBO

La Mer XXL, une exposition grandeur nature

L’Université de Bretagne Occidentale  participera à la grande exposition « La Mer XXL » qui se déroule au parc des expositions de Nantes du 29 juin au 10 juillet 2019 . Le service communication de l’UBO a organisé à cet effet une présence institutionnelle. De ce fait, l’IUEM s’insérera dans ce cadre en y diffusant des éléments de communication et d’attractivité. Les sept laboratoires de recherche de l’IUEM ainsi que le LIA BeBEST ont grandement participé à l’organisation de cet évènement. D’ailleurs Guillaume Maze du Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale (LOPS) y animera également une conférence le vendredi 5 juillet 2019 de 10h à 11h.

L’exposition

Hors normes et dédiée exclusivement aux océans, cette exposition est inédite en France. Elle accueillera plus de 100 000 visiteurs dans le cadre exceptionnel du parc de la Beaujoire de Nantes. Inspirée des expositions universelles du début du XXe siècle, elle propose un événement vivant, spectaculaire et instructif mêlant industrie, arts, technologie, gigantisme, immersion… Des centaines de professionnels du monde maritime se mettront au service du public et feront marcher petits et grands sur les pas d’un Nemo du XXIe siècle.

L’organisation s’est proposée selon sept thématiques :

  • Mer, source d’énergie
  • La mer qui nous rend heureux
  • La mer qui nous nourrit
  • La mer qui nous fait rêver
  • La mer qui nous soigne
  • La mer à préserver
  • La mer qui nous fait vivre

«Les espèces marines vivantes présentées lors de l’exposition seront maintenues dans des conditions répondant à leurs besoins en termes de température, de qualité de l’eau et d’alimentation, cela sous la responsabilité des structures les présentant. L’organisation a fait le choix de ne pas accueillir d’animaux aquatiques qui ne se trouveraient pas dans des conditions adaptées proches de leurs milieux naturel.»

L’UBO à la mer XXL

Lors de cette exposition, l’UBO  invite les visiteurs à découvrir ses activités et ses recherches en lien avec la Mer. Une fresque géante sera ainsi installée sur le pavillon de « Tout commence en Finistère ».

L’objectif est d’aborder l’Océan et son histoire mais aussi de faire une projection et d’envisager l’avenir qui devrait lui être réservé. Les illustrations suivantes sauront retracer tout le processus.

Plus d’informations sur cet évènement.

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La Mer XXL

Jérôme Ammann / CNRS

Jonathan Gula / UBO

Erwan Amice / CNRS

Sébastien Hervé / UBO

Benjamin Arbellot / Cesim santé

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Caroline Vilatte

Justine Doré (LEMAR), distinguée à la conférence internationale de sclérochronologie

En deuxième année de doctorat en Ecologie Marine au Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR), Justine Doré a reçu le prix de la troisième meilleure présentation orale soutenue par un doctorant lors de la cinquième conférence internationale de Sclérochronologie qui s’est déroulée du 16 au 20 Juin 2019 à Split en Croatie. Cette conférence avait pour objectif de réunir tous les chercheurs, doctorants et post-doctorants travaillant sur un sujet commun : l’étude des pièces calcifiées biogéniques (la sclérochronologie).

Sa thèse

Sous la supervision de Julien Thébault  et de Gwénaëlle Chaillou, sa thèse est aussi intégrée dans le LIA BeBEST, Laboratoire Franco-Québecois de recherche et de développement technologique en écologie benthique. Dans le cadre de ses recherches Justine Doré s’attache à relier les variations passées d’éléments traces (Baryum, Magnésium, Strontium…) incorporés dans des coquilles de bivalves subpolaires (Notamment à Saint-Pierre et Miquelon ainsi que dans l’estuaire du Saint-Laurent au Québec) aux variations temporelles de la production primaire. Le but poursuivi est de pouvoir enrichir et augmenter les connaissances sur l’évolution passée du phytoplancton au cours du temps. S’intéresser au phytoplancton, qui est la base de la chaine alimentaire marine et la principale source d’oxygène mondiale, permet de mieux appréhender les potentiels changements biologiques dus au changement climatique.

C’est dans cette perspective que son travail consiste à utiliser les coquilles de bivalves comme archives de l’environnement. Comme les arbres, les coquilles possèdent des marques (annuelles, saisonnière, journalière, ….) d’arrêt de croissance (stries pour les coquilles et cernes pour les arbres) pouvant nous renseigner sur le temps écoulé. Ainsi, il est possible d’attribuer un âge précis à une coquille. Cette étude est appelée Sclérochronologie. Les coquilles de bivalves sont les boîtes noires des océans. Chaque variation de l’environnement est enregistrée sous forme de concentrations différentes en éléments traces qui, une fois décortiquées, donnent des informations cruciales sur la température, la salinité ou encore la production primaire. Elle utilise donc la sclérochronologie pour relier ces variations environnementales au temps.

L’objet de la présentation orale

Lors de sa présentation, la doctorante a mis en avant l’utilisation d’un traceur environnemental de la dynamique phytoplanctonique, le baryum. Cet élément très peu étudié a été présenté comme variant de la même manière entre différents individus (Arctica islandica) au niveau de Saint-Pierre et Miquelon (archipel français dans l’Atlantique Nord-Ouest).

Cette spécificité a démontré l’utilité du Baryum dans la datation (âger les individus les uns par rapport aux autres) mais a permis aussi de retracer les variations passées du Baryum de 1893 à 2016 et donc potentiellement de la production primaire de l’Atlantique Nord.

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Mišo Pavičić/Institute of Oceanography and Fisheries, Split, Croatie

Julien Thébault / UBO

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Justine Doré

Retour sur la première assemblée du Conseil Scientifique International d’ISblue

L’évènement s’est tenu les 13 et 14 juin au sein de nos locaux. L’objectif était de sensibiliser les acteurs d’ISblue sur les stratégies de formation, de recherche et d’innovation.

À propos d’ISblue

Dans un contexte global de réchauffement climatique et de fragilité des écosystèmes, ISblue « The Interdisciplinary Graduate School for the Blue planet », a pour vocation de relever les défis environnementaux auxquels sont confrontées les zones océaniques et côtières. Cette Graduate School « à la française » figure parmi les Ecoles Universitaires de Recherche (EUR) financées dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Unique EUR en France consacrée aux sciences et technologies de la mer, elle s’inscrit dans une approche interdisciplinaire fédérant des formations dans toutes les disciplines de la Mer et du littoral, y compris les sciences humaines et sociales et en doctorat. ISblue s’inscrit également dans une collaboration étroite avec les organismes de recherche, avec une forte dimension internationale et des liens étroits avec les acteurs économiques. Neuf partenaires institutionnels et quinze unités de recherche coopèrent avec la même ambition de répondre aux problématiques planétaires liées à l’océan. En marchant sur les traces de son prédécesseur, le LabexMER, ce projet innovant confirme le leadership de l’enseignement supérieur de l’ouest breton et lui donne les moyens d’amplifier son rayonnement international.

Le Conseil Scientifique International

Il comprend treize professeurs et chercheurs de dix pays répartis sur quatre continents (Europe, Asie, Amérique du Nord, Amérique du Sud). Une grande diversité de disciplines y est représentée : physique climatique et océanographique, géosciences marines, droit environnemental, informatique, économie environnementale, management des écosystèmes, sciences géo-spatiales, énergies renouvelables, recherche et expérimentation maritime, ingénierie côtière…

Légende : 11 des 13 membres du conseil scientifique international étaient présents lors de cette première assemblée.

Pendant les journées ds 13 et 14 juin 2019, ISblue, ses partenaires et ses formations (masters et doctorats) ont été présentés aux membres du conseil. Un expert du Pôle Mer Bretagne Atlantique a également pris part aux échanges afin d’appréhender l’environnement socio-économique du projet. Des ateliers articulés autour des cinq thèmes de recherche ISblue ont été proposés aux participants :

  • La régulation du climat par l’Océan
  • Les interactions entre la Terre et l’Océan
  • La durabilité des systèmes côtiers
  • L’Océan vivant et les services écosystémiques
  • Les systèmes d’observation à long terme

Cette première réunion a offert un regard extérieur sur les objectifs d’ISblue et le démarrage de l’EUR. Le CSI produira d’ailleurs un rapport qui alimentera la réflexion pour construire le plan d’action de la première phase de ISblue, à l’automne.

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Sébastien Hervé / UBO

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Fanny Place

 

Sortie de l’ouvrage « Une maison sous les dunes, Beg ar Loued, île de Molène, Finistère »

«UNE MAISON SOUS LES DUNES. BEG AR LOUED, ÎLE MOLÈNE, FINISTÈRE. Identité et adaptation des groupes humains en mer d’Iroise entre les IIIe et IIe millénaires avant notre ère» est le titre complet de cet ouvrage.  Il est dirigé par Yvan Pailler, archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), personnel accueilli au Laboboratoire environnement, télédétection et géomatique-Brest (LETG-Brest) et Clément Nicolas Post-doctorant au laboratoire Trajectoires à Nanterre. A l’occasion de la sortie de ce livre, l’Université de Bretagne Occidentale, l’IUEM et le Parc Naturel Marin d’Iroise (PNMI) organisent un événement au sein de l’IUEM le jeudi 11 juillet pour le présenter au grand public.

L’ouvrage : une monographie retraçant des fouilles sur plus de 8 ans

Fouillé de 2003 à 2011, le site de Beg ar Loued au sud de l’île de Molène (Finistère) a livré les vestiges de deux maisons en pierres sèches superposées et occupées de 2150 à 1750 avant notre ère. À cette période, le plateau Molénais, déjà insulaire depuis le Néolithique ancien, se présentait dans une forme assez proche de l’actuel, exception faite des estrans qui étaient beaucoup plus vastes. Le site se trouvait alors à une centaine de mètres du trait de côte. L’étude du site a permis de mieux comprendre le mode de vie de cette société insulaire. Celle-ci pratiquait l’agriculture et l’élevage, complétés par la pêche sur estran, la collecte des patelles et, dans une moindre mesure, la chasse aux oiseaux migrateurs. La culture matérielle montre que ce groupe exploitait les ressources locales : argile, cordons de galets et affleurements rocheux. Ce tableau d’une société autarcique se doit pourtant d’être nuancé, car l’architecture des bâtiments, les formes céramiques, la technologie lithique et la métallurgie sont autant d’indices montrant que cette société n’était pas à l’écart des circuits d’échanges et qu’elle était en phase avec les changements et les innovations culturels identifiés sur le proche continent. Dès lors, se pose la question de la navigation et de la nature des liens qu’entretenait cette société insulaire avec le continent ou avec les îles Britanniques.

Légende : Vestige des deux maisons en pierres sèches

Un événement à l’occasion de la sortie de cet ouvrage colossal

Préfacé par Pierre PETREQUIN, Directeur de recherche émérite CNRS, spécialiste du Néolithique, l’ouvrage compte plus de 730 pages et plus de 470 illustrations. Paru en mai 2019 chez l’éditeur Sidestone Press, (Leiden, Hollande), il est disponible sur le site de Sidestone Press et consultable gratuitement en ligne.
Le programme de l’après-midi du 11 juillet est le suivant :

  • 15h00 : Une conférence dans l’amphi D de l’IUEM ouverte à toutes et tous sur l’archéologie des îles dans une vision méditerranéenne intitulée « Premières navigations en Méditerranée : une histoire d’îles. Derniers chasseurs et premiers néolithiques de Chypre à la Corse » animée par Jean-Denis VIGNE, directeur de recherche au CNRS, du laboratoire Archéozoologie et Archéobotanique (AASPE, CNRS/MNHN)
  •  17h00 : Une présentation de l’ouvrage dans le hall niveau 2.

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La Marine nationale

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Yvan Pailler

Symposium annuel de l’International Master of Science in Marine Biological Ressources (IMBRSea)

Cette deuxième édition de ce symposium annuel international se tiendra du 24 au 28 juin 2019 au sein de nos locaux et au Pôle Numérique Brest Iroise. L’événement est organisé pour les étudiants du programme de Master conjoint sur les ressources biologiques marines (IMBRSea) co-porté par l’Université de Bretagne Occidentale, l’Université de Gand et le consortium IMBRSea avec le soutien de l’école de recherche ISblue.

Le programme IMBRSea

Le programme IMBRSea est cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union Européenne et fonctionne en étroite collaboration avec le Centre européen de ressources biologiques marines (EMBRC). IMBRSea est un programme de Master commun organisé par les dix grandes universités européennes spécialisées dans le domaine des sciences marines qui suivent :

  • Université de Gand
  • Sorbonne Université
  • Université de l’Algarve
  • Université d’Oviedo
  • Institut de technologie de Galway-Mayo
  • Université du Pays Basque
  • Université polytechnique des Marches
  • Université de Bergen
  • Université de Bretagne Occidentale
  • Université Côte d’Azur

Il couvre un large éventail de sujets liés à l’utilisation durable des ressources biologiques marines. En mettant l’accent sur ce domaine, ce programme établit un lien entre la biologie des organismes marins, les études environnementales et les sujets de politique et de planification marines.

Ateliers

Les ateliers se feront sous forme de séminaires avec des présentations qui s’articuleront autour de diverses thématiques. De courtes formations sont également prévues. Ces sessions permettront d’ailleurs de développer des compétences disciplinaires ou transversales. Des visites d’installations et de plateformes scientifiques spécifiques seront organisées. Des étudiants  présenteront leurs mémoires lors de ce symposium.

Les ateliers seront animés en anglais, langue d’apprentissage de l’IMBRSea.

Le programme complet est disponible ici.

IMBRSea 2019 annual symposium Video realized by Sébastien Hervé / UBO

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IMBRSea

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Olivier Gauthier

 

Exposition Arctic Blues

Cette exposition présentée par le Laboratoire international associé BeBEST et FOVEARTS en collaboration avec le Museum national d’Histoire naturelle est visible du samedi 22 juin 2019 au dimanche 22 septembre 2019 aux ateliers des capucins de Brest.

Elle est le résultat du travail d’une équipe pluridisciplinaire qui a prouvé au cours des missions sa capacité à apprendre, à se connaître et à construire ensemble malgré les différences et les enjeux de chacun. Une équipe scientifique de biologistes marins, B.B.Polar, réunissant des chercheurs français (CNRS) dont Laurent Chauvaud directeur de recherche en biologie marine au LEMAR et Erwan Amice plongeur & photographe sous-marin au sein du même labo; ainsi que des chercheurs québécois (UQAR, ISMER) travaille en régions arctiques (Spitzberg, Groenland, baie d’Hudson) sur les indicateurs des variations climatiques enregistrés dans les coquilles de bivalves. Elle formule des hypothèses sur l’importance de la glace de mer sur la structure et le fonctionnement des organismes vivants sur ces fonds marins.

L’exposition

Aujourd’hui, Art et Sciences, Recherche et Création, entretiennent des rapports étroits, des similitudes et des influences réciproques. Les chercheurs ont donc souhaité intégrer quatre artistes visuels à l’équipe. Ce projet de coproduction réunit un commissaire d’exposition et deux artistes de chaque territoire. L’objectif est aujourd’hui de restituer l’expérience humaine, artistique et scientifique des missions B.B. POLAR par le biais d’une grande exposition autour de la thématique de l’Océan arctique. Cette dernière mêlera les pratiques scientifiques et les créations artistiques afin de rendre compte de cette rencontre entre ces différents « métiers ». L’objectif est de montrer aussi au cœur de cette exposition comment se crée un « récit » individuel et collectif. La cohabitation au sein d’un même espace d’exposition de la création artistique et de la découverte scientifique entraînera des interactions, des interférences et des niveaux de lecture inédits. Dans le parcours de cette exposition, une tentative de démonstration de la sensibilité artistique intimement mêlée à des découvertes scientifiques peut permettre de rendre intelligibles les changements globaux que notre planète doit affronter aujourd’hui.

Son déroulement

Le parcours de l’exposition sera organisé en 3 espaces permettant au visiteur de revisiter ses connaissances et son propre imaginaire sur le pôle nord, déconstruire des malentendus pour finalement découvrir et mieux apprécier les réalités modernes de ce pôle. Dès son arrivé dans l’exposition, le visiteur entrera dans un espace dans lequel sera retracé l’histoire des découvertes des premiers explorateurs polaires et la symbolique populaire du « Pôle nord ». Puis il sera invité à dépasser ces références familières, à traverser les apparences, bouleverser ses croyances et découvrir une réalité consciente, vivante et débarrassée de tout poncif. A partir de cette base, les différentes étapes de la visite de l’exposition se succèderont sous forme de zones thématiques insérant les travaux des scientifiques et ceux des artistes.

Cette exposition fera la part belle aux résultats scientifiques de l’écologie, de la bio-géochimie mais également à des résultats propres, chez les mollusques benthiques et à la sclérochronologie. L’acmé de l’exposition est la zone représentant le monde polaire sous marin. Le visiteur “plongera” avec les scientifiques sous les eaux arctiques à la découverte d’un monde éclatant et surprenant. En immergeant de cette expérience au coeur de l’Océan arctique, le visiteur sera invité à réfléchir aux enjeux de cette zone vitale pour notre planète.

Crédit photos :

Erwan Amice/CNRS

Sandra Rocha

Lise Hascoët

Jean Gaumy/Magnum photos

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Laurent Chauvaud

La presse en parle :

Signature d’un partenariat sur la gestion des risques littoraux

L’évènement s’est déroulé le jeudi 23 mai de 9 h 30 à 12 h 00 à la Maison communale de Guissény. Il a été suivi d’une conférence de presse en présence d’Armelle Huruguen, vice-présidente du Conseil départemental du Finistère, Yves-Marie Paulet, vice-président Mer à l’Université Bretagne Occidentale et Philippe Joscht, directeur du Centre d’Études et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement (Eau Mer Fleuves).

Le Littoral finistérien

Le Finistère dispose d’un littoral de 1200 km lui conférant le plus grand linéaire côtier de France. Ces territoires littoraux hébergent des espaces naturels d’une biodiversité remarquable, des milieux diversifiés, avec leurs plages et leurs falaises. Ainsi, ils exercent une forte attractivité démographique, économique et touristique. Cette situation rend le Finistère particulièrement exposé aux risques d’érosion comme de submersion. Ainsi, près de 10 % du littoral finistérien est en érosion et plus de 9 500 personnes sont exposées à un risque de submersion marine.

Ensemble contre l’érosion côtière

Pour accompagner les collectivités littorales sur cette compétence, l’UBO, le Cerema et le Conseil départemental s’associent pour leur apporter des appuis méthodologiques, scientifiques et techniques sur la gestion des risques littoraux d’érosion et de submersion, à travers trois grandes missions : l’observation du littoral, la gestion du trait de côte et le suivi des évolutions de la vulnérabilité face à ces risques.

Quelques chiffres clés afin de comprendre la situation :

  • 10 % du trait de côte finistérien recule contre 19 % en France.
  • 13 % du littoral finistérien est artificialisé.
  • 5 % du linéaire côtier est en engraissement.
  • En France, 850 000 personnes vivent en zones basses et 41 % d’entre-elles vivent sur le littoral atlantique.
  • En Finistère, plus de 9 500 personnes sont directement exposées à un risque de submersion
  • À Brest, depuis la fin du XIXe siècle, le niveau moyen des océans a progressé de l’ordre de 20 à 25 cm.

L’impact de l’action de l’homme dans l’évolution du littoral :

  • Les actions anthropiques (extraction, aménagements côtiers…) ont eu pour conséquence de déstabiliser les transferts naturels.
  • Les ressources en sable ne se reconstituent pas et doivent être considérées comme limitées.
  • L’urbanisation croissante du littoral a eu pour conséquence d’augmenter le nombre d’enjeux (habitations, voiries, réseaux) et conduit les territoires littoraux à se retrouver à l’intersection d’un littoral en recul et d’enjeux qui s’accumulent.
  • Les solutions qui fixent durablement le trait de côte ont parfois été efficaces mais ont souvent pour conséquence d’aggraver l’érosion à l’extrémité des aménagements et de déplacer le problème sur une autre zone.

Objectifs du partenariat

Ce partenariat permettra aux collectivités finistériennes de bénéficier d’un accompagnement scientifique et technique relatif à la gestion intégrée du trait de côte dont les objectifs seraient les suivants :

  • Contribuer à l’acquisition de données relatives à l’observation des risques côtiers et à la diffusion de ces données à l’échelle du département.
  • Apporter un appui aux collectivités pour la définition et la réalisation de leurs projets d’aménagement du littoral.
  • Accompagner les collectivités littorales finistériennes dans la construction d’une vision prospective de leur territoire pour anticiper les phénomènes d’évolution du trait de côte.
  • Fédérer les acteurs du département ayant un intérêt pour le suivi de la vulnérabilité du littoral.
  • Réaliser des actions de vulgarisation et de sensibilisation sur les enjeux départementaux et les solutions de gestion de l’érosion littorale.

Il est à noter que ce partenariat n’a pas vocation à entreprendre des missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès des collectivités ; ces dernières entrant dans le champ concurrentiel.

La convention de partenariat fera l’objet d’une présentation et d’une signature officielle entre les trois structures concernées, représentées par Nathalie SARRABEZOLLES Présidente du Conseil départemental du Finistère, Matthieu GALLOU, Président de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) et de Philippe JOSCHT, Directeur du Cerema Eau Mer Fleuves.

Contact

Yves-Marie Paulet

Crédit photos :

Manuelle Philippe/Amure

L’exposition « Pêcheurs d’Iroise » est actuellement à l’IUEM

« Pêcheurs d’Iroise » est exposé au sein de nos locaux jusqu’au mardi 9 juillet.

Cette vaste installation contemporaine de 600m² est une mise en espace du regard photographique de Nedjma Berder associé à la parole recueillie par le Parc naturel marin d’Iroise et plus précisément Marie Hascoët. Elle vous invite à une immersion sensible et intime dans l’univers des travailleurs de la mer. Le visiteur découvre à travers une multiplicité de regards sur le quotidien des pêcheurs de la mer d’Iroise une fresque humaine saisissante. Elle est composée de diptyques où le portrait fait écho à une scène de vie et à la voix, recueillie par les agents du parc marin

Genèse de l’expo

Du sud de la chaussée de Sein au nord de l’île d’Ouessant, s’étend sur 3500 km² le Parc naturel marin d’Iroise, une aire marine protégée riche d’une biodiversité exceptionnelle et d’une activité humaine ancestrale, dont la pêche professionnelle. Cette zone est largement fréquentée par des marins pêcheurs. En effet, cette profession est fortement ancrée dans le patrimoine culturel maritime finistérien, voire breton de manière générale. Si fortement ancrée, que l’on pense bien la connaître et qu’on en cultive même quelques à priori et certains clichés. Dès lors, l’idée de définir ce qu’est un marin pêcheur en mer d’Iroise a germé.

De ce fait, opérateur et photographe Nedjma Berder est pendant plus d’un an allé à la rencontre des hommes et des femmes qui pêchent, ou ont pêché, dans le périmètre du parc marin pour capter un regard, un environnement, une vie… Ainsi, fut conçu le livre qui a débouché sur la création de l’exposition.

Le livre

« Pêcheurs d’Iroise » c’est d’abord un livre co-réalisé par le Parc naturel marin d’Iroise et Nedjma Berder, en partenariat avec le Comité départemental des pêches du Finistère. Depuis 2015, le Parc naturel marin d’Iroise recueille les témoignages de pêcheurs professionnels à partir d’entrevues réalisées par les agents du parc et le Comité départemental des pêches du Finistère. C’est ainsi qu’une combinaison avec le reportage photographique réalisé par Nedjma Berder a été possible. Ces paroles de pêcheurs et de sublimes photographies sont dès lors, réunies dans l’ouvrage « Pêcheurs d’Iroise », paru aux éditions Ouest France.

Venez nombreux découvrir l’exposition.

Crédit photos : 

Cécile Nassalang/CNRS

Contact

Marie Hascoët