Sally Close, Enseignante-chercheuse en océanographie physique au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait ma thèse sur la variabilité des masses d’eau dans l’océan Austral à partir des observations des données Argo et des capteurs sur les éléphants de mer au National Oceanography Centre (NOC) à Southampton. J’ai étudié les impacts du changement climatique dans cette région. J’ai eu l’occasion de participer à une campagne en Antarctique pendant ma thèse. Ensuite, j’ai réalisé un postdoc en Belgique à l’Université catholique de Louvain pendant deux ans. Je travaillais sur la glace de mer en Antarctique pour comprendre sa variabilité décennale : Quelles sont les sensibilités à long terme de la glace de mer. Mon 2ème postdoc, de trois ans ½, s’est déroulé à Paris  au LOCEAN à l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) à Sorbonne Université (anciennement UPMC). J’ai examiné les glaces de mer en Arctique à l’aide d’observations. Il s’agissait de décrire l’impact de l’atmosphère sur la variabilité récente de la glace de mer. Ensuite, j’ai effectué un 3ème postdoc à l’Institut des géosciences de l’environnement (IGE) de Grenoble dans l’équipe MEOM au cours duquel j’ai un peu changé de sujet de recherche. Nous analysions un ensemble de 50 simulations, en changeant uniquement les conditions initiales du modèle, ce qui permet une meilleure vision des états possibles depuis les 50 dernières années. Ainsi, ces modèles permettent de mieux interpréter les observations pour comprendre les impacts du changement climatique, par exemple.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Suite à un concours de maître de conférences, j’ai intégré le LOPS, et donc naturellement l’IUEM.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Côté enseignement, je participe à la formation des M1 et M2 en océanographie physique au sein du Master Marine Sciences sur une variété de sujets : analyse des données jusqu’à la circulation générale de l’océan. En M2, j’interviens aussi en particulier sur le parcours de sciences de données océaniques, il s’agit d’une coopération entre l’UBO, l’IMT Atlantique et l’ENSTA Bretagne.

J’enseigne aussi en licence, surtout en L1, dans le département de physique de l’UBO.

Côté recherche, je suis dans la continuité de ce que je faisais à Grenoble. Je participe actuellement à un projet qui s’appelle IMHOTEP dont le but est de mieux comprendre les impacts de la variabilité interannuelle des débits fluviaux et de la fonte du Groenland sur la circulation océanique. Je travaille sur des estimations statistiques qui devraient nous permettre de mieux interpréter les simulations qui ont été produites dans le cadre du projet. Une partie de la variabilité océanique est aléatoire : mon objectif est de mieux décrire puis d’atténuer l’amplitude de cette partie pour pouvoir mieux détecter l’influence des changements d’eau douce dans ces simulations.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

La campagne à laquelle j’ai participé pendant ma thèse était dans le passage de Drake. C’est une région où il y a souvent des tempêtes, parfois assez violentes. Un jour, on a appris qu’il y avait une dépression atmosphérique impressionnante à l’approche. Finalement, quand elle est arrivée, la pression a tellement chuté que l’enregistreur de pression n’a pas pu le supporter : le stylo a sauté en arrivant au fond du tambour. Mais la tempête n’a pas été particulièrement remarquable finalement !

Quel ton plus beau souvenir de boulot ?

Mes premières expériences d’enseignement. Je me souviens que dans le cadre d’un TD en 2ème ou 3ème année de thèse, j’ai été ravie de me sentir utile.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La randonnée.

As-tu une devise ?

« What’s for you won’t go by you », Dicton du nord de l’Angleterre.

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Gurvan Cloarec

Sally Close / UBO

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Sally Close / UBO

 

 

 

De déchet à ressource : la transformation des plastiques de laboratoire

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Dans le cadre de l’action de recyclage des déchets plastiques de laboratoire initiée à l’IUEM grâce au projet Interreg Preventing Plastic Pollution, deux temps forts ouverts à tous les personnels de l’IUEM étaient organisés mercredi 22 juin pour découvrir l’UBO Open Factory, lieu de transformation des plastiques de laboratoire.

Le matin, onze agents de l’IUEM se sont retrouvés à l’UBO Open Factory pour une découverte du Fablab. Yves Quéré, directeur, a présenté l’ensemble des activités de l’UBO Open Factory tels que le Maquettelab, l’Oceanlab et le Handilab. En plus de la découverte des machines et des espaces de travail, les échanges ont porté sur les notions d’intelligence collective, de coopération et d’engagement au sein d’un projet. Un accent tout particulier a été mis sur la découverte du processus de transformation des plastiques de laboratoire de l’IUEM avec une démonstration de l’injection de plastiques dans des moules réalisés au Fablab en impression 3D.

L’atelier de l’après-midi a réuni huit enfants de personnels de l’IUEM, de 10 à 14 ans, autour de la fabrication d’une enceinte Bluetooth personnalisable, conçue à partir de chutes de bois et de déchets plastiques en provenance des laboratoires de l’IUEM. Accompagnés par Tomo Murovec et Adamou Amadou Souley, fablab managers, les enfants ont personnalisé leurs enceintes sur Inkscape, découvert la gravure laser et assemblé les pièces en bois et en plastique recyclé. Ces différentes étapes ont permis à chacun de réaliser sa propre enceinte à partir de déchets, transformés en véritables ressources de création !

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Mallorie Bodériou / CNRS

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Mallorie Bodériou / CNRS

Ika Paul-Pont / CNRS

Yves Quéré (UOF)

Tomo Murovec (UOF)

 

 

 

31kg de déchets ramassés sur le Technopôle lors de la Clean Walk

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Jeudi 9 juin 2022, à l’occasion de la journée mondiale de l’océan, l’association étudiante Sea Ti Zen, soutenue par ISblue, la PepSE et l’équipe du projet Interreg Preventing Plastic Pollution, a organisé un ramassage de déchets sur le Technopôle.

L’appel lancé par Sea Ti Zen a mobilisé 26 personnes, étudiants et personnels du Technopôle. Après une heure de ramassage en quadrillant l’ensemble du Technopôle, ce sont 31 kg de déchets qui ont été collectés par les volontaires. Du plastique, du verre, du carton, une vingtaine de masques et près de 500 mégots de cigarette ont notamment été ramassés.

Puis les déchets ont été triés en suivant un protocole européen (type OSPAR) pour les catégoriser et mieux comprendre leurs origines. Cette action contribue à l’un des objectifs du projet Interreg Preventing Plastic Pollution, qui est de retirer 200 tonnes de plastiques du milieu naturel. Ce tri commun fut l’occasion d’aborder l’impact de la pollution plastique sur le milieu aquatique. Ce moment s’est conclu par un temps convivial au Pôle Numérique Brest-Iroise.

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Mallorie Bodériou / CNRS

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Mallorie Bodériou / CNRS

 

Early career researchers at the UN Ocean Conference

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A part of the early career researchers team with the Secretary-General’s Special Envoy for the Ocean, Peter Thomson

 

Call for action One Ocean Summit University

The University of Brest (UBO) mobilized its partner networks to initiate a joint contribution of early career researchers for the One Ocean Summit in Brest (February 2022).

A group of more than sixty PhD students and postdoctoral researchers from various nationalities and disciplines have been working together to put forward a common view of the challenges and opportunities for research and research training in marine sciences. Their common goal is to present this call for action at the United Nations Conference on the Ocean, to be held in Lisbon from 27 June to 1 July 2022.

I- Secure an equitable and integrated ocean governance 

I.1.    Reinforce integrated governance horizontally (between all stakeholders) and vertically (between the local, regional and international levels)

Ocean governance must integrate fairly all relevant stakeholders and sectors, such as NGOs, government agencies, international institutions and communities. It must be well-designed to ensure effective communication and action between and within the local, regional and international levels, with planning integrating a long-term vision and concrete short-term actions.

  • Align tools, treaties and institutions to secure coherence in ocean governance and management;
  • Encourage polycentric governance to ensure the participation of civil society, public and private stakeholders;
  • Apply participatory modeling and the use of workshops and dialogues among stakeholders to boost interaction and foster integrated approaches at different levels.

 I.2.  Integrate research into ocean governance by strengthening the science-policy-society interface

A strong science-policy-society interface is needed to support evidence-based approaches to ocean governance and thus achieve the Sustainable Development Goal (SDG) 14 and its targets.

  • Create an International Panel on Ocean Change to strengthen interaction between scientists and decision-makers and establish evidence-based policy action plans based on the precautionary principle. Ensure that scientific evidence is openly available and up-to-date for decision-makers and society;
  • Define what the good environmental status of the ocean should be, based on scientific knowledge;
  • Encourage the use of social sciences to raise awareness of ocean policies and accompany their social acceptability.

 I.3.  Implement transboundary programs to overcome fragmented ocean governance and foster collaboration at the ocean-basin level

Collaboration between countries sharing the same ocean basins is key to ensure effective governance and develop a more integrated view of maritime issues. At the ocean-basin level, joint efforts must be implemented through transboundary programs.

  • Enhance capacity building and technical support between countries sharing the same ocean basin. This should include a common funding tool to boost measures against pollution and for climate change adaptation, particularly in small island developing States and the least developed countries;
  • Create a shared space for networking and communicating between national and regional agencies at the ocean-basin level;
  • Pool transboundary monitoring resources to ensure compliance with maritime laws;
  • Enable public involvement and participation of all stakeholders, including youth and local communities, in maritime and ocean policies at the ocean-basin level.

II- Improve ocean management to ensure resilience

 II.1.  Increase the protection of marine ecosystems and restore degraded ones

Protecting and restoring oceanic ecosystems is critical for preserving biodiversity, reducing climate change impacts and ensuring the provision of ecosystem services. Marine Protected Areas (MPAs) are a key tool to protect and restore the ocean but should not be the only one considered. A major challenge to ocean management is to both improve approaches to biodiversity conservation and implement effective restoration strategies.

  • Protect at least 30% of the ocean by 2030 with a high level of protection and sustainably manage the remaining 70% to ensure resilient marine ecosystems;
  • Define protection according to internationally-agreed, evidence-based criteria (e.g. MPA guide);
  • Increase the number, size and protection levels of MPAS: only high levels of protection will enable MPAs to be effective;
  • Allocate sufficient funds for effective governance and management of MPAs (including for coercive measures and rewarding best practices) to ensure the achievement of their conservation goals and objectives, while considering their respective socio-environmental contexts;
  • Secure the conservation and restoration of all ecosystem types (including corridors) in all ocean basins, and not only in remote areas;
  • In international waters, use an ambitious High Seas Treaty (BBNJ) to allow the creation of large-scale and mobile MPAs;
  • In polar regions, which are particularly  under threat, i) agree on an international definition of the state of the poles, based on the pre-industrial era in terms of physical boundaries and biodiversity status; ii) speed up MPA designation: in the Southern Ocean, implement the MPAs envisioned by the Convention on the Conservation of Antarctic Marine Living Resources (CCAMLR); in the Arctic, create MPAs and ensure that legislation applies to all states equally; iii)  restrict exploitation such as fishing, seabed mining and tourism.

 II.2.  Design adaptive and integrated marine spatial plans to sustainably manage the ocean

In the context of increasingly busy ocean spaces (offshore aquaculture, increase in shipping and trade, marine energy production, increasing coastal populations, mass tourism), integrated spatial management is crucial.

  • Implement adaptive marine spatial planning using ecosystem-based approaches, allowing dynamic management tools (e.g. mobile MPAs), integrating the land-sea interface (e.g. to address land-based pollution), adapting to climate-related impacts and considering all human-environment interactions in a holistic way;
  • Promote synergies between activities and territories such as integrating marine renewable energy development with fishery activities while considering the acceptance of coastal communities;
  • Secure transparent integrated impact assessments (considering cumulative impacts) and monitoring strategies;
  • Allocate sufficient funding to accelerate the transition towards the use of non-destructive practices;
  • Establish tourist carrying capacities in sensitive areas (e.g. MPAs) and manage holistically the overall flow of tourists in coastal areas;
  • Implement eco-friendly practices for boating activities (including leisure boats and cruise ships) such as ecological moorings, speed limits (i.e. no-noise zones) and limitations on cruise numbers;
  • Safeguard cultural heritage and recreational uses within the expanding blue economy.

 

III. Guarantee a sustainable and fair Blue Economy

 III.1.  Ensure the resilience and equitable sharing of ecosystem services

The ocean is facing multiple anthropogenic pressures threatening the sustainability of its use as a source of food and health for current and future generations. It is therefore necessary not to over-exploit marine resources and endanger their survival for the next generations.

  • Develop ecosystem approaches to fishery management and integrated multi-trophic aquaculture systems to secure food provisioning;
  • Promote the recycling of seafood by-products and the consumption of new food resources such as algae to release pressure on heavily exploited stocks and ensure access to products with high nutritional values;
  • Define and publicize eco-scores for all seafood products based on their environmental impacts.

 III.2.  Make the protection of the environment a systematic criterion for awarding funds in the maritime sector

International and national legislations must be aligned with ocean protection. Forthcoming projects supported by public and private funds must satisfy precisely defined environmental and social criteria at all levels (international, regional, national and subnational).

  • Particular attention must be paid to ensure that social equity and ecological issues are not ignored in the face of economic priorities and to secure fair and equitable sharing of the benefits of the exploitation of marine resources (the ocean as a common good);
  • Redirect financial flows from harmful subsidies to incentives to protect marine ecosystems;
  • Establish financial compensation for damage: enforce the “you harm, you pay” principle by local stakeholders, sanction harmful practices through green taxes whose receipts are re-injected into restoration activities;
  • Make corporate responsibility legally binding to prevent the misuse of  ocean resources;
  • Scale up blue investments, with consideration of both biodiversity and climate change, and ensure sufficient funding for assessment, management and monitoring;
  • Use innovative finance tools (e.g. public-private partnerships following sustainability guidelines, carbon markets);
  • Strengthen the capacity of ocean managers and finance partners so they can work together.

 III.3.   Reshape ocean tourism

Marine tourism is an important part of the blue economy and changes must be made to ensure that it encourages more environmentally-friendly activities.

  • Promote the sustainable and responsible management of marinas with a common environmental policy and through an eco-label;
  • Implement local measures to tackle marine pollution from tourism;
  • Raise awareness of ocean protection and marine life welfare, including its exploitation for entertainment, among tourists;
  • Support organizations that offer ecotourism training;
  • Increase awareness of tourists by encouraging marine resorts to offer sustainable activities (e.g. promoting beach cleanups as a tourist activity) and assigning a travel score reflecting their comprehensive carbon footprint.

 

IV- Strengthen ocean science and literacy for a sustainable ocean future

 IV.1.  Support transdisciplinary and holistic research and embrace a collaborative, diverse and open science

In order to achieve the targets of  SDG 14, it is imperative to increase scientific knowledge and the capacity for both fundamental and applied research. The generation and sharing of local knowledge by local and indigenous populations, NGOs and other marine stakeholders is also paramount to provide solutions to local and global issues.

  • Encourage transdisciplinarity in ocean sciences and integrate evidence from different fields of ocean sciences and marine knowledge holders;
  • Increase funding for marine sciences and distribute financial resources equitably across disciplines and geographies for the development of integrated solutions in favor of ocean protection and societal adaptation;
  • Ensure sustainable research practices which respect the ocean (eco-friendly marine vessels, prohibition of single-use plastic, carbon budgeting);
  • Facilitate the mobility and exchanges of scientists, including Early Career Researchers and local marine actors;
  • Invest in new generations of marine researchers, including improving the quality of life of Ph.D. students and post-doctoral researchers;
  • Increase the number of available permanent positions in research to sustain long-term research projects, for a better understanding of the ocean in a changing world;
  • Better manage, integrate, centralize and exploit ocean data that have been collected at different levels and times to improve understanding of the ocean in response to changes;
  • Develop new data management and analysis tools to facilitate ocean monitoring and surveillance.

 IV.2.  Make the ocean an integral part of an environmental education program

Educational structures are a powerful tool to promote ocean literacy and raise awareness of anthropogenic pressures and threats. To ensure the legacy of SDG 14, an environmental curriculum including the ocean should be implemented in schools to enhance children’s connection to the marine environment.

  • Create an environmental curriculum including the ocean in national educational programs, in line with local socio-environmental contexts, and support its implementation across countries, including small island developing States and the least developed countries:
  • Enhance children’s familiarity of the marine environment by setting up projects related to the ocean for each level, structured around science-based interactive and in-person experiences, to build connections with the ocean and appreciate the services it provides;
  • Transform societies into sustainable socio-ecosystems to preserve resilient ecosystem services and cultural heritage for all generations.

 

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Eva Ternon / UPMC

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Romain Le Moal / UBO

 

Pascal Le Floc’h, Enseignant-chercheur en économie maritime à AMURE

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai soutenu ma thèse en 1998 à Agrocampus-Ouest à Rennes (anciennement ENSAR). Le sujet portait sur l’économie de l’innovation dans les pêches maritimes. J’ai travaillé sur 3 cas d’études : la pêcherie de l’anchois au Pays basque français sur la bolinche ou senne tournante ; les chalutiers dragueurs de la coquille Saint Jacques de Saint Brieuc ; les chalutiers de fonds de Concarneau.

Dans ce travail de thèse, l’innovation consistait à décomposer l’unité de production (le navire de pêche en 3 trajectoires technologiques : les apparaux de pêche (engins de pêche et les moyens hydrauliques de mise à l’eau et de relevage) ; les moyens électroniques de navigation, d’information et de détection ; les moyens de conditionnement et de transformation du poisson à bord des navires.

Ensuite, j’ai fait un an de contrat à l’UBO en partenariat avec Ifremer, qui consistait à mener une enquête économique de 162 patrons pêcheurs de Douarnenez à Quiberon. Elle couplait à une consultation de Bertrand Le Gallic qui, de son côté, a réalisé une centaine d’entretiens en Bretagne Nord. Ces 2 enquêtes complémentaires ont été une étape décisive pour les études socio-économiques du SIH (Système d’informations halieutiques de l’Ifremer). J’ai été recruté à AMURE (anciennement CEDEM) en 2000 à l’UBO à l’IUT de Quimper en tant que Maître de Conférences. Au moment où je me suis installé à Quimper s’est noué un partenariat entre l’UBO, la fédération bretonne de la coopération maritime et le comité régional des pêches maritimes de Bretagne dont l’objet était l’animation scientifique de l’observatoire économique régional des pêches. L’Ifremer va rejoindre ce partenariat au début des années 2000. Cet observatoire a pris fin en 2015.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

En 2008, c’est la fin du CEDEM et la création d’AMURE ; c’est donc naturellement que j’ai intégré l’IUEM.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Côté enseignement, il se fait à l’IUT de Quimper, principalement en DUT techniques de commercialisation. J’interviens également dans le master E2AME à l’IUEM en économie des filières halieutiques et aussi auprès des halieutes à Agrocampus.

Du côté de mes recherches, elles portent essentiellement sur la performance économique des flottilles de pêche jusqu’au début des années 2010. Ensuite, mes activités de pêche se sont diversifiées en ouvrant l’analyse des flottilles de pêche dans une approche territoriale sur le continuum Terre-mer.

Un 1er exemple concerne les relations pêche et tourisme : On a étudié le fonctionnement d’Haliotika au Guilvinec sur le port de pêche, le projet Atlant’îles à Saint-Pierre-et-Miquelon ; 2ème exemple de diversification : les travaux sur les énergies renouvelables en mer (ERM) où nous avons étudié la vulnérabilité des pêcheurs face aux éoliennes en mer ; Autre exemple de diversification, l’économie circulaire et la valorisation des produits de la mer où j’ai notamment dirigé la thèse de Raphaela Le Gouvello. La plus récente piste de diversification est une approche pluridisciplinaire en économie de l’innovation : l’histoire contemporaine et les humanités numériques soutenues par la MSHB. On s’intéresse ici à l’histoire des frigorifiques jumeaux de Lorient et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Je coordonne aussi le programme COPECO (coronavirus pêche et conchyliculture) soutenu par Ifremer.

Je suis Directeur adjoint de l’unité depuis le 1er septembre 2021 avec Matthieu Leprince et José Perez. Nous « aidons » la Directrice d’unité Gaëlle Gueguen Hallouet.

Je m’occupe de l’animation scientifique, fonction qui n’existait pas lors de la précédente direction. Il s’agit de coordonner les 3 axes de recherche et le pôle Observation, données et méthodes.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

En novembre 2007 a eu lieu la crise du carburant à la pêche et pour calmer la colère des pêcheurs, Nicolas Sarkozy s’est arrêté au Guilvinec. J’ai été contacté par FR3 Bretagne. Le journaliste souhaitait que je m’y rende. Je refuse. Nouvel appel de la rédaction qui me propose d’aller dans leurs studios à Brest pour participer en direct au JT du soir.

2ème refus : j’explique que je suis sur Quimper et qu’avec les enseignements, il m’est impossible d’y être à 19h pile. 3ème appel : ils me proposent d’envoyer une équipe de techniciens à Quimper. Je me retrouve un peu coincé et 30 minutes avant le JT, vers 18h30, les techniciens arrivent dans le bureau du CEDEM que je partage avec Frédérique Alban. Ils commencent les essais 15 minutes avant et ne savent pas que je suis l’invité… Fred leur dit que c’est bien moi l’invité !

Quel ton plus beau souvenir de boulot ?

En 2015, j’ai effectué un congé recherche de 6 mois à l’UQAR à Rimouski. J’ai été très bien accueilli par les collègues québécois, notamment des sciences régionales. L’objectif de ce séjour était de rédiger un ouvrage sur les pêches maritimes françaises édité aux Presses universitaires de Rennes (PUR).

J’ai pu effectuer une 1ère mission à Saint-Pierre-et-Miquelon avec James Wilson. Je vais faire le bilan de l’IFQM sur le thème de la pêche et de l’aquaculture les 13 et 14 juin à Nantes lors des assises de la mer.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Je suis éducateur en aviron de mer et anime une école d’aviron tous les samedis à Douarnenez, à Tréboul.

As-tu une devise ?

« Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux ». Pascal le Floc’h.

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Pascal Le Floc’h / UBO

Olivier Guyader / Ifremer

Séverine Julien / UBO

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Pascal Le Floc’h / UBO

 

 

Retour sur le Transformation Lab SEA-EU : Faire travailler le monde universitaire avec et pour la société

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Dans le cadre des activités de l’université européenne SEA-EU en partenariat avec la Zone Atelier Brest Iroise, l’UBO a accueilli du 26 au 28 avril 2022, plusieurs chercheurs et chercheuses des six universités partenaires. Ce workshop avait pour objectif de comprendre comment les scientifiques travaillant pour l’université européenne des mers collaborent et s’engagent avec les acteurs locaux pour améliorer la résilience des zones côtières et la durabilité des socio-écosystèmes côtiers.

La première journée du Transformation Lab était consacrée à une série de présentations et discussions autour de divers projets qui fédèrent acteurs et chercheurs pour un avenir durable de leurs socio-écosystèmes.

Le deuxième jour, les participants ont pu découvrir les activités de co-recherches menées sur le territoire de la Zone Atelier Brest Iroise lors de différentes visites de terrain. Situé à l’interface terre-mer, ce territoire est particulièrement exposé au changement climatique et aux activités anthropiques côtières.

La première excursion a eu lieu à la Pointe de Dinan, à la rencontre de Sophie Coat, la conservatrice de la Réserve Géologique de Crozon.

Ils ont échangé sur le travail entre la Réserve et les scientifiques pour étudier l’érosion de la côte, notamment grâce à l’installation de capteurs qui permettent de mieux comprendre l’érosion des falaises rocheuses.  Les relevés réalisés par la Réserve sont régulièrement transmis aux chercheurs et chercheuses qui analysent alors les données recueillies. Cet échange de données aide la Réserve à adapter la gestion de ses sites.

Le groupe a ensuite visité la ferme du Parc Naturel Régional d’Armorique (PNRA) à Rosnoën, localisée en bordure de la rivière du Faou. En collaboration avec des scientifiques, l’Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion du bassin versant de l’Aulne (EPAGA) et la ferme ont travaillé sur un projet visant à préserver la qualité de l’eau de la rivière. Ils ont identifié les sources de pollution de la ferme et ont mis en place de nouvelles mesures de filtration des eaux polluées afin qu’elles ne viennent pas contaminer les eaux côtières et les exploitations ostréicoles voisines.

La troisième étape a amené les participants à l’écloserie du Tinduff pour échanger avec Florian Breton. Depuis 40 ans, cette écloserie élève des naissains de coquilles Saint-Jacques, une espèce devenue rare en baie de Brest. Leur activité vise à maintenir le stock de coquilles Saint-Jacques de manière durable, en contribuant notamment à la reproduction de l’ensemble du gisement de la rade de Brest. L’écloserie du Tinduff travaille en étroite collaboration avec des scientifiques et les professionnels de la pêche en rade de Brest, mais aussi avec les autres comités des pêches, de Granville à la Rochelle.

Cette première journée de visite s’est achevée par une présentation des activités du PNRA en Rade de Brest par Agathe Larzillière. Leurs missions visent à préserver et restaurer la faune et la flore, tout en interagissant avec les professionnels et les habitants de ce territoire. L’un des exemples présenté concernait la Spartine (Spartina alterniflora), une plante invasive d’origine exotique qui engendre un envasement important des fonds de rias et des petits chenaux, menaçant ainsi la biodiversité en Rade de Brest (benthos, poissons et oiseaux notamment), et impacte les activités des professionnels de la pêche. Le PNRA et l’IUEM travaillent ensemble afin de mieux comprendre les invasions biologiques, et pouvoir ainsi adapter les interventions sur le territoire.

La matinée du troisième jour a été consacrée à la découverte du Parc Naturel Marin d’Iroise (PNMI), commentée par le responsable du parc, Philippe Le Niliot. Il a expliqué les enjeux de la conservation de cet espace naturel tout en conciliant la protection de ce milieu ainsi que des espèces qu’il abrite et le développement des activités humaines sur les îles.

Après la visite du Musée de l’environnement insulaire, les participants ont partagé leurs expériences de transdisciplinarité en travaillant sur un questionnaire.

Ce workshop a permis de présenter plusieurs projets où scientifiques et acteurs locaux travaillent ensemble pour un même objectif : construire un avenir durable des zones côtières. Le partage de connaissances, de données, de bonnes pratiques et de méthodes de gestion sont indispensables pour atteindre cet objectif. Grâce au Transformation Lab, l’Université européenne de la Mer SEA-EU a fait un pas en avant pour engager et renforcer les liens avec les nombreux acteurs sociétaux qui les entourent.

Pour plus d’informations : drive.sea-eu@univ-brest.fr

Ce workshop a été financé par l’Union européenne, via le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 (accord de subvention n°101017454).

Crédit photos

Tiffen Riou /UBO

Agathe Larzillière

Contacts

Pierre Stephan – coordinateur ZABrI

Olivia Lahens – project officer (reSEArch-EU & BIENVENÜE)

 

 

Géraldine Sarthou, Biogéochimiste CNRS, Directrice du LEMAR

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai soutenu ma thèse en 1996 à Toulouse, au laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS). C’était les débuts des travaux sur le fer comme régulateur majeur de la productivité phytoplanctonique océanique. Cet élément est essentiel à la croissance des microorganismes et joue un rôle clé dans la pompe biologique de carbone. Je me suis donc attachée au cours de mon doctorat à étudier les concentrations de cet élément dans deux environnements contrastés en termes d’apports en fer : la mer Méditerranée et l’Océan Austral.

J’ai ensuite réalisé deux 2 post-doctorats à l’étranger : le 1er en Angleterre à l’université de Liverpool et le 2ème à Kiel (Allemagne) à Geomar. Au cours de ces post-doctorats, j’ai élargi mon expertise à d’autres métaux traces (en particulier le zinc) et au lien entre la matière organique dissoute et les métaux. J’ai en particulier travaillé sur des échantillons de sources hydrothermales au niveau du détroit de Bransfield dans l’Océan Austral. Je suis ensuite arrivée sur Brest à l’IUEM pour un dernier post-doctorat en 2000 avant d’être recrutée au CNRS en 2002 comme chargée de recherche.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

C’était l’opportunité de ce post doctorat. J’avais également envie de revenir en France et puis j’ai été attirée par la renommée des recherches menées à l’IUEM.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Côté recherche, je continue à travailler sur le cycle des métaux, leur spéciation et leurs liens avec le réseau trophique. Les objectifs sont de mieux quantifier leurs sources, leurs puits et leur devenir dans la colonne d’eau, ainsi que leur impact sur la pompe biologique de carbone. Dans mes recherches, je couple des observations et des expérimentations en laboratoire et je suis en interaction forte avec les modélisateurs. Depuis le début de ma thèse, j’ai embarqué sur de nombreuses campagnes océanographiques (15 au total, pendant 1 à 2 mois dans tous les océans de la planète sauf l’Arctique où je ne suis pas encore allée). J’ai été co-cheffe avec Pascale Lherminier de la mission GEOVIDE en 2014 dans l’océan Atlantique. Ce projet était la contribution française au programme international GEOTRACES dans l’Atlantique nord. Je suis fortement engagée dans ce programme international, pour lequel j’ai été membre du comité de pilotage international de 2011 à 2017 et je suis actuellement impliquée dans deux projets rattachés à ce programme (TONGA et SWINGS).

Depuis janvier 2022, je suis directrice du LEMAR, l’un des plus gros laboratoires de l’IUEM (avec plus de 130 permanents, une soixantaine de doctorants et une trentaine de post-doctorants/CDD). Ce qui m’a attiré dans cette fonction, c’est de travailler pour le collectif, de fédérer les personnes autour d’un projet commun et de mettre du sens et de la convivialité dans notre travail.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Pendant GEOVIDE, nous avons eu un problème de treuil. Le câble s’est déroulé à toute vitesse dans la colonne d’eau et quand nous avons réussi à remonter la rosette, c’était un vrai sac de nœuds !

Toujours au cours d’une mission, cette fois-ci dans l’Océan Austral, je travaillais avec une collègue dans le container propre qui était sur le pont arrière du navire et, via un appel sur la VHF, il nous a été formellement interdit de sortir du container jusqu’à la fin de la tempête qui a duré plusieurs heures ! C’était particulièrement stressant car nous étions bien secouées et le container faisait des bruits qui n’étaient pas très rassurants.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Avoir plongé depuis le pont d’un navire océanographique néerlandais (le Pelagia) en plein Océan Atlantique Tropical, puis avoir nagé tout autour du bateau : Une sensation de liberté totale même si les zodiaques étaient à l’eau pour sécuriser et vérifier que nos amis les requins n’approchaient pas.

Avoir navigué à bord du Pourquoi Pas ? proche d’un iceberg en Mer du Labrador ou à bord du Marion Dufresne au milieu des icebergs de l’Océan  Antarctique.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Sport (badminton, volleyball, et un peu de footing aussi depuis le 1er confinement), lecture, balades sur les sentiers côtiers et voyages.

As-tu une devise ?

« Ne pas se décourager et garder espoir » Géraldine Sarthou.

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Marie Cheize

Géraldine Sarthou / CNRS

Contact

Géraldine Sarthou / CNRS

 

Camp de terrain des étudiants en biologie/Écosystèmes marins

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Les étudiants du master de Sciences biologiques marines (SBM), spécialité Écosystèmes Marins, se sont rendus du 19 au 24 avril à Brignogan-Plages pour participer à un camp de terrain dans le cadre de l’Unité d’enseignement Observatoire, encadrés par Olivier Gauthier, Jacques Grall et Gauthier Schaal. L’objectif était de caractériser la variabilité spatiale et temporelle de la composition des communautés de la macrofaune benthique et de l’ichtyofaune démersale (ensemble des poissons d’un écosystème aquatique à proximité immédiate du benthos), et d’identifier les principales variables environnementales au sein de l’Anse de Pontusval.

Ce stage de terrain, organisé chaque année depuis 2018 (à l’exception de 2020), a pour objectif de constituer un suivi temporel spatialisé de l’évolution d’un écosystème côtier sous contraintes anthropiques. Au programme de ces 6 jours intenses, s’étirant souvent assez tard dans la nuit :

  • Définition du plan d’échantillonnage
  • Échantillonnage de la macrofaune benthique et des poissons démersaux
  • Tri et identification des 75 prélèvements réalisés (122 espèces et > 4000 individus identifiés)
  • Analyse des données et préparation de la restitution lors d’un oral d’une heure organisé 3 jours après le camp de terrain

L’occasion pour nos écologues benthiques en herbe de se confronter à nombre de problèmes concrets ou beaucoup plus conceptuels, inhérents à la réalisation d’un projet de recherche en écologie de terrain.

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Gauthier Schaal / UBO

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Gauthier Schaal / UBO

EPC 2023 | European phycological Congress

Après Zagreb en 2019, nous avons le plaisir de vous inviter à Brest (Bretagne, France) pour le 8ème Congrès Phycologique Européen “Opportunités scientifiques pour une révolution globale dans le domaine des Algues” au nom de la Fédération des Sociétés Européennes de Phycologie et de la Société Phycologique de France. La France a une longue et fière tradition de recherche phycologique et possède une flore algale très diversifiée. La Bretagne est un hotspot mondial pour la diversité des macroalgues avec environ 700 espèces et a historiquement développé une industrie florissante à partir des macroalgues qui maintient toujours son leadership en Europe. La région accueille également d’importants instituts de recherche dédiés à la recherche sur les microalgues et à l’océanographie.

La série des congrès phycologiques européens a débuté à Cologne (Allemagne) en 1996 et a depuis poursuivi la tradition de réunir, tous les quatre ans, des phycologues du monde entier. Son objectif principal est de fournir un forum de discussion sur les derniers développements scientifiques, technologiques et sociétaux de la recherche phycologique. L’EPC8 comprend des présentations plénières, une série de symposiums regroupés en 6 thèmes, des communications et des posters couvrant un large éventail de sujets tels que la diversité des algues, l’écologie, la génomique, la biologie cellulaire, la phycologie appliquée et la perception des algues par la société. Afin d’encourager les liens entre les communautés, chaque symposium abordera, dans la mesure du possible, les micro- et macroalgues des écosystèmes marins, d’eaux douces et terrestres. Nous sommes ravis de vous accueillir à Brest en Août 2023 pour l’EPC8!

Au nom des comités d’organisation, Solène Connan et Philippe Potin

Ouverture des inscriptions et de la soumission des résumés : Septembre 2022

Fin des inscriptions anticipées : Février 2023

Orateurs principaux :


Karin Rengefors

Aquatic Ecology
Department of Biology
Lund University, Suède


Christophe Destombe

Biologie évolutive et écologie des algues
International research laboratory IRL3614
Station Biologique de Roscoff
Sorbonne Université, France

Angela_Falciatore_EPC2023

Angela Falciatore

Biologie du chloroplaste et perception de la lumière chez les microalgues
Institut de Biologie Physico-Chimique
UMR7141 CNRS-Sorbonne Université
Paris, France


Thomas Wernberg

UWA Oceans Institute & School of Biological Sciences, Indian Ocean Marine Research Centre M470, The University of Western Australia, Australie

Norwegian Institute of Marine Research, His, Norvège

6 sessions

SESSION 1

DIVERSITE ALGALE ET EVOLUTION


Les études sur la biodiversité comprennent une série d’approches, dont la génétique des populations, la biogéographie, la détection et l’identification des espèces, et la déduction des processus évolutifs qui façonnent cette diversité. Ces dernières années, les technologies -omiques, telles que le métabarcoding et le séquençage du génome entier, ont révolutionné la recherche sur la biodiversité et l’écologie, permettant de tester des hypothèses impensables il y a à peine dix ans.


La taxonomie et la systématique sont plus actuelles que jamais. Les nouvelles technologies d’étude de la biodiversité ont accéléré le rythme auquel les espèces d’algues nouvelles pour la science sont découvertes et décrites. Le métabarcoding de l’ADN a révélé la diversité réelle des diverses lignées d’algues. Les nouvelles technologies d’imagerie révèlent toutes ces nouvelles espèces dans leurs moindres détails, et le barcoding de l’ADN facilite leur identification et les distingue les unes des autres. Il n’est pas surprenant que les diverses technologies soient désormais intégrées à notre boîte à outils taxonomique moderne, et que les résultats obtenus fassent partie intégrante des descriptions modernes des espèces. L’incorporation de nouvelles approches en taxonomie crée également des défis. Par exemple, les descriptions d’espèces basées sur les séquences de codes-barres d’ADN et les détails ultrastructuraux sont en contradiction avec les premières descriptions d’espèces basées uniquement sur les caractéristiques observables à l’œil nu et à faible grossissement en microscopie optique, bien que le séquençage de minuscules morceaux de spécimens de macroalgues soit aujourd’hui une pratique courante pour résoudre les problèmes taxonomiques. D’une manière générale, les technologies classiques et modernes génèrent une grande quantité d’informations grâce auxquelles la diversité peut être captée en espèces biologiquement significatives. Nous vous invitons à présenter des contributions montrant comment des études combinant diverses méthodes contribuent à l’exploration et à la description de la diversité des algues, ainsi qu’à l’identification, la caractérisation et la délimitation des espèces et des populations.

Animateurs :

  • Maxim Kulikovskiy : Institute of Plant Physiology, Russian Academy of Sciences, Moscow, Russie
  • Fabio RindiDipartimento di Scienze della Vita e dell’Ambiente Università Politecnica delle Marche, Ancona, Italie

Conférenciers :

  • Patrick Kociolek : Museum of Natural History and Department of Ecology and Evolutionary Biology, University of Colorado, Boulder, USA
  • Frederik Leliaert : Herbarium and Library Department, Botanic Garden Meise, Meise, Belgique

De nouvelles méthodologies, telles que le métabarcoding par séquençage à haut débit, révolutionnent les études sur la biodiversité. Les données du métabarcoding peuvent révéler la biodiversité et la composition des communautés d’algues à des échelles spatio-temporelles différentes de ce qui était possible auparavant. Ces données peuvent révéler la différenciation génétique des populations intraspécifiques et mettre au jour une biodiversité cachée. Les ensembles de données de référence nécessaires à l’identification des haplotypes du métabarcode sont en train de se constituer rapidement. Cependant, les algorithmes permettant de traduire les lectures du métabarcode en espèces biologiquement significatives sont encore en cours de développement. Des contributions sont attendues sur les développements dans la découverte de la diversité des espèces, de la structure des populations et des schémas biogéographiques et saisonniers, avec des méthodes classiques et à haut débit. Les sujets peuvent également inclure la déduction des modèles de distribution, ainsi que le suivi et la modélisation de ces modèles dans l’espace et le temps.

Animateurs :

  • Uwe John : Ecological chemistry department, Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne
  • Sophie Steinhagen : University of Gothenburg, Department of Marine Sciences, Strömstad, Suède

Conférenciers :

  • Luka Šupraha : Section for Aquatic Biology and Toxicology, Department of Biosciences, University of Oslo, Norvège | Norwegian Institute for Water Research, Oslo, Norvège
  • Petra Nowak : Aquatic Ecology, University of Rostock, Rostock, Allemagne

Les modèles et théories des processus évolutifs sont de plus en plus appliqués en phycologie. Les génomes de nombreuses espèces deviennent disponibles, ce qui permet de déduire l’histoire de l’évolution à partir de génomes entiers plutôt que de quelques marqueurs. Ces résultats mettent en lumière les transitions majeures, l’acquisition de nouveaux caractères et d’autres innovations dans l’histoire de l’évolution des lignées. Des phylogénies bien résolues, combinées à des données morphologiques, physiologiques ou écologiques, aident à répondre aux questions évolutives liées à la diversification et à l’évolution des phénotypes. L’évolution fonctionne également ici et maintenant et la comparaison des génomes entre les individus d’une même population ou de populations différentes peut révéler une adaptation en cours. Nous sollicitons des contributions qui combinent les ressources génomiques et autres avec les avancées technologiques pour explorer les histoires de l’évolution, ainsi que des plans expérimentaux pour tester les hypothèses sur l’évolution en action. Nous accueillerons également des contributions sur l’histoire de l’évolution profonde des principaux phylums d’algues et sur la façon dont ils ont été créés.

Animateurs :

Conférenciers :

  • Bojian Zhong : College of Life Sciences, Nanjing Normal University, Chine
  • Elias Marek : Department of Biology and Ecology, University of Ostrava, Ostrava, République tchèque

(C) Erwan AMICE | CNRS

SESSION 2

BIOLOGIE CELLULAIRE ET BIOLOGIE DU SYSTÈME ALGUE


Outre l’environnement abiotique, le biote intime des algues affecte la croissance, le développement et la reproduction sexuelle des algues, et ce, de manière souvent surprenante. Ces interactions peuvent désormais être étudiées dans tous leurs détails grâce à l’incorporation d’analyses du métabolome, du transcriptome et du génome, ainsi que d’évaluations épigénétiques, même pour des cellules uniques. L’ultrastructure et la composition des cellules d’algues figurent également en bonne place dans ces études.


De nombreuses micro- et macroalgues entretiennent des relations étroites avec d’autres espèces, y compris d’autres eucaryotes, des bactéries et des virus. Ces relations peuvent être symbiotiques, mutualistes ou simplement parasitaires. Dans de nombreuses relations symbiotiques, les partenaires influencent la forme et la physiologie/métabolisme de l’autre à tel point qu’ils semblent avoir développé une forme de vie à part entière. Certaines algues ne peuvent même pas croître et se développer sans leur microbiome. Les parasites et les virus sont capables de contrôler la prolifération du phytoplancton. De nombreuses algues rouges entretiennent des relations complexes avec les aldépho-parasites. Les contributions peuvent inclure – mais ne sont pas limitées à – des évaluations de la diversité de ces relations, des études fonctionnelles sur les interactions, et des avancées conceptuelles sur, par exemple, la façon dont ces interactions sont établies, maintenues et perturbées, comment elles évoluent ensemble, et comment leurs génomes, transcriptomes et métabolomes s’adaptent aux relations durables. Ce symposium invite également des contributions au domaine en évolution de la recherche sur l’holobiome des algues et son impact sur le fonctionnement des espèces.

Animateurs :

  • Johan Decelle : CNRS Laboratoire Physiologie Cellulaire & Végétale , CEA-Grenoble, France
  • Aschwin H. Engelen : Biogeographical Ecology and Evolution, UAlg, Faro, Portugal

Conférenciers :

  • Suhelen Egan : School of Biological, Earth and Environmental Sciences, UNSW Sydney, Australie
  • Shady A. Amin : Department of Biology, New York University Abu Dhabi, UAE

Les algues présentent une fascinante diversité de cycles de vie, souvent associés à des stades haploïdes et diploïdes morphologiquement et fonctionnellement distincts. Les transitions entre ces stades peuvent être déclenchées par des facteurs environnementaux, y compris le microbiome, ainsi que par des facteurs endogènes et externes. Pour de nombreuses lignées d’algues, les gènes régissant ces processus et leurs modes de fonctionnement sont encore largement inconnus. Actuellement, les approches analytiques combinant les données du génome, les données de la transcriptomique, de l’omique cellulaire, de l’épigénétique et de la protéomique, offrent de nouvelles perspectives pour l’étude de la régulation de la reproduction sexuelle et de la transition entre les étapes du cycle de vie des algues. En outre, l’épigénétique est un sujet émergent qui peut aider à mieux comprendre l’adaptation rapide de la phénologie au sein et entre les stades du cycle de vie dans un environnement changeant. Les contributions à ce symposium sont invitées à porter sur – mais sans s’y limiter – les différents types de cycles de vie, leur différenciation morphologique et/ou physiologique entre les étapes du cycle de vie, les conditions qui déclenchent ou contrecarrent la reproduction, la machinerie génomique derrière la reproduction et l’histoire évolutive de la complexité des cycles de vie chez les algues. En outre, nous invitons les contributions des études mettant en évidence la façon dont les générations alternées peuvent transférer des informations d’un stade à l’autre, par exemple via l’épigénétique ou via des effets transgénérationnels généraux.

Animateurs :

  • Mariella FerranteStazione Zoologica Anton Dohrn, Naples, Italie
  • Agnieszka P. Lipinska : Department of Algal Development and Evolution, Max Planck Institute for Biology, Tübingen, Allemagne

Conférenciers :

  • Kenny Bogaert : Phycology Research Group, UGent, Ghent, Belgique
  • Gust Bilcke : Protistology and Aquatic Ecology Group, UGent, Ghent, Belgique

Les algues sont un assemblage diversifié d’organismes qui appartiennent à plusieurs lignées phylogénétiquement indépendantes. Les algues sont adaptées à de nombreux habitats différents, ont différents niveaux trophiques et présentent des variations dans le Bauplan allant de minuscules cellules à des syncytia unicellulaires et des organismes multicellulaires complexes composés de différents types de cellules. Il n’est pas surprenant que la structure cellulaire interne soit tout aussi diversifiée et que divers traits uniques d’importance taxonomique aient été décrits. Nous vous invitons à présenter des contributions axées sur la description des structures des cellules d’algues et de leurs compartiments subcellulaires, leur composition biochimique et leur fonction, ainsi que la manière dont ces caractéristiques sont héritées ou réassemblées dans la génération suivante de cellules. Les contributions sur la reconstruction de l’histoire évolutive des structures cellulaires sont également les bienvenues, tout comme les contributions de techniques de microscopie avancées dévoilant des détails ultrastructuraux.

Animateurs :

  • Zoë A. Popper : Botany and The Ryan Institute, School of Natural Sciences, National University of Ireland, Galway, Irlande
  • Nils Kröger : B CUBE, Technische Universität Dresden, Allemagne

Conférenciers :

  • Klaus Herburger : Institute of Biological Sciences, University of Rostock, Allemagne
  • Assaf Gal : Department of Plant and Environmental Sciences, Weizmann Institute of Science, Rehovot, Israël

Les espèces modèles d’algues sont souvent les premières sur lesquelles les nouvelles technologies développées en dehors de la communauté phycologique sont appliquées avant de trouver leur place dans le courant dominant de la phycologie. Les nouvelles applications de la génomique permettent désormais d’étudier leur complexité et leur fonctionnement dans les moindres détails, y compris leurs horloges circadiennes internes, leurs réponses aux signaux externes ou leurs interactions avec d’autres micro-organismes. Des outils sophistiqués d’édition de l’ADN sont désormais disponibles pour évaluer, par exemple, le fonctionnement des gènes. En outre, la génomique s’est miniaturisée, puisqu’il est désormais possible d’obtenir des instantanés du transcriptome de cellules uniques en action, ce qui permet d’étudier les processus dans leurs moindres détails et en succession rapide. Des contributions sont attendues sur les différentes approches utilisées pour élucider la complexité génomique des algues modèles, afin de répondre aux questions fondamentales sur le fonctionnement des cellules et des thalles d’algues, sur la régulation de leurs activités métaboliques et sur leur réponse aux déclencheurs environnementaux et endogènes. Les contributions sur de nouveaux modèles d’algues sont également les bienvenues, surtout si ces modèles permettent de tester des hypothèses qui ne peuvent être abordées avec les modèles existants.

Animateurs :

  • Maria Mittag : Matthias Schleiden Institute of Genetics, Bioinformatics and Molecular Botany, Friedrich Schiller University, Jena, Allemagne
  • Claire Gachon : UMR 7245 – Molécules de Communication et Adaptation des Micro-organismes – Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France

Conférenciers :

  • Sigrid Neuhauser : Institute of Microbiology, Innsbruck, Autriche
  • Thomas Mock : School of Environmental Sciences, Uni. East Anglia, Norwich, Royaume Uni

(C) Cécile KLEIN | UBO

SESSION 3

ALGUES ET PRODUCTION PRIMAIRE


La photosynthèse et la respiration des algues, ainsi que l’exsudation, l’absorption et la séquestration de la matière organique, représentent des processus physiologiques et écologiques clés dans le cycle global du carbone, tant dans les systèmes d’eau douce que dans les systèmes marins. Ces processus sont spécifiques aux espèces et influencés par des interactions complexes avec des facteurs environnementaux. Les progrès de nos connaissances sur les microalgues et les macroalgues nous permettront de mieux comprendre le rôle clé que jouent ces organismes dans la lutte contre le changement climatique.


Ce symposium aborde les mécanismes de la photosynthèse, y compris la photo-biologie et la fixation du carbone, ainsi que le stockage du carbone et la respiration. Les nouvelles technologies, les méthodologies in situ et ex situ et les approches de modélisation ouvrent de nouvelles voies pour étudier et quantifier la façon dont les algues fixent, stockent et respirent le carbone. Les progrès dans notre compréhension de ces processus fondamentaux devraient non seulement améliorer notre compréhension de l’écologie des algues et de la productivité nette des écosystèmes, mais aussi conduire à des améliorations pratiques dans la culture de masse des algues à des fins commerciales. Des contributions sont attendues sur tous les aspects de la photosynthèse, l’amélioration des techniques de mesure in situ et ex situ, les mécanismes physiologiques et moléculaires de la photosynthèse, ses contrôles environnementaux, la relation entre la production d’oxygène photosynthétique et la fixation du carbone et la façon dont cela peut être lié au cycle du carbone (voir ci-dessous) ou aux avancées biotechnologiques. Étant donné que l’acidification des océans affecte ces processus, les contributions dans ce domaine sont également les bienvenues.

Animateurs :

  • Concepción Iñiguez Moreno : Department of Ecology, University of Málaga, Espagne
  • Giovanni Finazzi : Interdisciplinary Research Institute of Grenoble (IRIG), CEA Grenoble, France

Conférenciers :

  • Benjamin Bailleul : Laboratory of Chloroplast Biology and Light Sensing in Microalgae, Institut de Biologie Physico-Chimique, France
  • Yusuke Mastuda : Department of Bioscience, School of Biological and Environmental Sciences, Kwansei Gakuin University, Hyogo, Japon

La production primaire alimente la biosphère et anime le cycle global du carbone. Il est de plus en plus évident que non seulement le phytoplancton mais aussi les écosystèmes végétalisés contribuent considérablement à la fixation et à la séquestration à long terme du carbone. Pourtant, les connaissances sont encore très lacunaires, en particulier en ce qui concerne les forêts de macroalgues. On ne sait pas non plus comment le changement global modifiera le fonctionnement de ces écosystèmes, y compris leur capacité à piéger le carbone. Les contributions sont invitées à porter sur tous les aspects du cycle du carbone marin, en abordant le sort de la production primaire des algues et sa contribution au cycle du carbone. Cela inclut la production et le devenir des détritus et du carbone organique dissous provenant des macroalgues. Les contributions sur les changements dans la capacité des diverses communautés d’algues à fixer et à séquestrer le carbone dans le cadre de divers scénarios de changement climatique sont également les bienvenues.

Animateurs :

  • Karen Filbee-Dexter : Department of Biological Sciences, University of Western Australia, Australie | Institute for Marine Research, Norvège
  • Sebastian D. Rokitta : Alfred-Wegener-Institut, Helmholtz-Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne

Conférenciers :

  • Mar Fernandez-Mendez : Alfred-Wegener-Institut, Helmholtz-Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne
  • Albert Pessarrodona : Oceans Institute and Department of Biological Sciences, University of Western Australia, Crawley, Australie

(C) NASA GSFC

SESSION 4

ALGUES ET FONCTIONNEMENT DES ÉCOSYSTÈMES


Des recherches considérables sont consacrées à la résilience des écosystèmes dominés par les algues face au changement global et aux points de basculement au-delà desquels se produisent des changements soudains et radicaux dans la composition des espèces. Les écosystèmes des régions polaires sont particulièrement touchés, car c’est là que le changement global est le plus prononcé, et le repli vers des latitudes plus élevées n’est pas envisageable. Les technologies -omiques permettent d’obtenir des informations sans précédent sur le fonctionnement de communautés entières et sur leurs limites de résilience.


Le fonctionnement des algues dans leurs écosystèmes dépend entre autres de leur autécologie, de leur bouquet biochimique tel que leurs toxines ou substances dissuasives et de leurs interactions avec les autres organismes qui vivent avec elles ou qui les broutent. Et tout cela est affecté par des facteurs abiotiques externes primaires et secondaires. La compréhension de la complexité des interactions et des fonctionnalités des communautés d’algues et de leur résilience aux changements environnementaux est essentielle pour nous permettre de prévoir comment les écosystèmes se comporteront face au changement global et pour nous aider à concevoir les meilleures pratiques de gestion des écosystèmes afin d’en atténuer les effets. La capacité croissante à associer les différences fonctionnelles aux génotypes et aux fonctionnalités métaboliques améliore également notre compréhension de la diversité écotypique et phénotypique. Les contributions portant sur tous les aspects de l’écologie des algues sont les bienvenues pour mieux révéler la capacité des écosystèmes algaux à faire face à leur environnement biotique et abiotique, y compris les études explorant les interactions entre les espèces, par exemple, au moyen de plans expérimentaux uni- et multifactoriels. Les résultats d’études élucidant les relations entre la diversité fonctionnelle, métabolique et génétique et la résilience des populations aux changements environnementaux sont également particulièrement bienvenus.

Animateurs :

  • Florian Weinberger : Marine Ecology Division, GEOMAR Helmholtz-Centre for Ocean Research, Kiel, Allemagne
  • Petra Visser : Dept. Freshwater and Marine Ecology, IBED, University of Amsterdam, Pays Bas

Conférenciers :

  • Marine Vallet : Group Phytoplankton Community Interactions, Max Planck Institute for Chemical Ecology, Jena, Allemagne
  • Dedmer Van de Waal : Department of Aquatic Ecology, Netherlands Institute of Ecology (NIOO-KNAW), Wageningen, Pays Bas

Le changement climatique affecte les aires de répartition et l’abondance des algues dans les systèmes pélagiques et benthiques. Cela peut provoquer d’intenses efflorescences de micro- et macroalgues ou l’invasion d’espèces exotiques ou migratrices, deux phénomènes qui vont façonner les écosystèmes. Localement, mais aussi sur de vastes étendues géographiques, l’abondance, la phénologie et la zonation des algues évoluent. Ces changements n’affectent pas seulement la diversité locale des algues mais modifient également le fonctionnement des écosystèmes dont elles font partie intégrante. Les contributions à ce symposium peuvent inclure des études sur la biodiversité, les cycles de vie et la phénologie, la formation d’efflorescences et les espèces envahissantes, leur écologie, l’écophysiologie et les omiques dont les résultats aident à évaluer comment les changements environnementaux affectent les modèles de distribution des espèces et des communautés entières et comment les espèces ou les communautés font face aux changements. Les études sur les changements dans les aires de répartition des espèces formant la canopée et d’autres espèces clés, y compris les espèces formant des efflorescences, sont particulièrement bienvenues, tout comme les contributions sur la conservation et la restauration des populations locales ainsi que l’amélioration de leur résilience au changement.

Animateurs :

  • Gareth A. Pearson : Centre of Marine Sciences (CCMAR), Universidade do Algarve, Faro, Portugal
  • Anke KrempBiological Oceanography, Leibniz Institute for Baltic Sea Research Warnemuende, Rostock, Allemagne

Conférenciers :

  • Anita Narwani : Department of Aquatic Ecology, Eawag, Duebendorf, Suisse
  • Ester A. Serrão : Centre of Marine Sciences (CCMAR), Universidade do Algarve, Faro, Portugal

Les régions arctiques et antarctiques sont des environnements difficiles pour les algues, car elles reçoivent peu ou pas de lumière en hiver et une lumière presque continue en plein été sous des températures basses. Aujourd’hui, ce sont les régions polaires qui se réchauffent le plus rapidement. En conséquence, la diversité des algues, la productivité primaire et les modèles de distribution connaissent des changements sans précédent. Les systèmes côtiers et les fjords sont particulièrement touchés par l’augmentation du débit des eaux de fonte, ce qui entraîne une augmentation des chutes de salinité et des taux de sédimentation. En outre, ils doivent faire face à une extension de la période d’eau libre et à une libération de la limitation de la lumière. De nombreuses algues des habitats polaires sont adaptées aux basses températures et aux conditions polaires en général, mais ces adaptations sont en train de devenir un handicap face à des changements environnementaux sans précédent et à l’immigration d’espèces tempérées. Des contributions sont attendues sur tous les aspects mettant en évidence les conditions changeantes dans lesquelles se trouvent les algues polaires et leur capacité à faire face à ces changements sur terre, dans la glace de mer, le long des côtes et dans les eaux libres, leur résilience et/ou leur adaptabilité au changement, et leurs capacités concurrentielles face aux immigrants tempérés.

Animateurs :

  • Linda Nedbalová : Department of Ecology, Faculty of Science, Charles University, Prague, République tchèque
  • Johann Lavaud : LEMAR, Institut Universitaire Européen de la Mer, Université de Bretagne Occidentale, Plouzané, France

Conférenciers :

La métagénomique, la méta-transcriptomique et le métabarcoding fournissent des informations extrêmement détaillées sur la composition de communautés entières ainsi que sur les activités et les interactions de leurs membres. Des génomes et des transcriptomes de référence sont désormais produits à un rythme toujours plus rapide, ce qui permet de traduire les masses de lectures produites par les techniques de séquençage à haut débit de l’ADN ou de l’ARNm environnemental en biocomplexité et en bioactivité de communautés entières. Pour que cette traduction ait un sens, de nombreux défis doivent être relevés. Des contributions sont attendues sur les études méta-omiques visant à évaluer la composition et la complexité de communautés entières dans lesquelles les algues sont des acteurs clés et leur interaction avec l’environnement. Les contributions sur les moyens innovants d’étudier ces types de données afin de faire progresser la connaissance de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes sont particulièrement bienvenues.

Animateurs :

  • Flora J. Vincent : Plant and Environmental Sciences, Weizmann Institute of Science, Rehovot, Israël
  • Bente Edvardsen : Section for Aquatic Biology and Toxicology, University of Oslo, Norvège

Conférenciers :

  • Simon Dittami : CNRS/Sorbonne Université, Station Biologique de Roscoff, France
  • Chana Kranzler : The Mina and Everard Goodman Faculty of Life Sciences, Bar Ilan University, Ramat Gan, Israël

(C) Erwan AMICE | CNRS

SESSION 5

ALGUES ET LEURS APPLICATIONS EN BIOTECHNOLOGIE BLEUE


Les algues sont un trésor de molécules bioactives pour les applications en Biotechnologie Bleue. La première étape de ces applications est le choix d’organismes, voire de consortiums d’organismes, issus de populations naturelles ou fournis par des collections de cultures d’algues. Un nombre rapidement croissant d’entreprises utilisent des algues ou des composés d’algues dans divers secteurs, mais la mise à l’échelle des cultures d’algues pour une production rentable est souvent difficile.


Les collections de cultures d’algues jouent un rôle fondamental dans la recherche, le développement technologique et l’innovation industrielle. Elles sont les dépositaires de myriades de souches de recherche, elles affinent les protocoles de maintien d’un éventail toujours plus large d’espèces, même les plus récalcitrantes, elles développent des méthodologies de cryoconservation pour garantir l’identité génétique à long terme des souches et, dans le cadre de partenariats public-privé, elles travaillent à la mise à l’échelle des cultures d’algues. Les collections de cultures peuvent même jouer le rôle de dépôts paneuropéens ou mondiaux pour les pools génétiques d’espèces en voie d’extinction ou d’espèces aquacoles. Les contributions sont les bienvenues sur le maintien d’espèces récalcitrantes, sur les nouvelles lignées de symbiotes, sur les microbiomes entiers, ainsi que sur la génération et le maintien de souches axéniques importantes pour les applications génomiques. En outre, des contributions sont sollicitées sur la cryoconservation ou les alternatives pour la conservation à long terme des souches.

Animateurs :

  • Filip Pniewski : Gdańsk University, Faculty of Oceanography and Geography, Culture Collection of Baltic Algae, Gdynia, Pologne
  • Peter Chaerle : Ghent University, Faculty of Sciences, Department of Biology, Protistology and Aquatic Ecology, BCCM/Diatoms Collection Gent, Belgique

Conférenciers :

  • Annick Wilmotte : BCCM/ULC Cyanobacteria Collection, InBios, Department of Life Sciences, University of Liège, Belgique
  • Ian Probert : Station Biologique de Roscoff, Centre de recherche et d’enseignement en biologie et écologie marines FR2424, Roscoff, France

Les algues sont une riche source de substances bioactives et d’autres composés et matériaux valorisables. Ces composés ont une variété de fonctions allant de la protection contre le stress, la signalisation, la défense contre les antagonistes, et la capture des nutriments, entre autres. Dans le même temps, les fonctions de nombreux composés d’algues ne sont toujours pas élucidées. Beaucoup de ces composés sont des molécules complexes, difficiles à produire autrement que par les algues. De nombreux produits d’origine algale trouvent aujourd’hui leur place dans les industries pharmaceutiques ou cosméceutiques. Toutefois, le chemin entre la découverte de substances algales valorisables et leurs applications commerciales est long, et seules quelques-unes d’entre elles se transforment en produits commerciaux. Des contributions sont attendues sur la découverte de nouveaux composés et substances bioactifs, en particulier dans les lignées d’algues peu explorées, l’extraction des composés, l’identification et la caractérisation de leur bioactivité, avec un accent sur les approches de leur production en utilisant la biotechnologie des algues.

Animateurs :

  • Abd El-Fatah Abomohra : New Energy and Environmental Laboratory (NEEL), Department of Environmental Engineering, SACE, Chengdu University, Chine
  • Alexei Solovchenko : Bioengineering Department, M.V. Lomonosov Moscow State University, Moscow, Russie

Conférenciers :

  • Dieter Hanelt : Department of Biology, Institute of Plant Science and Microbiology, Hamburg University, Allemagne
  • Inna Khozin-Goldberg : Microalgal Biotechnology Laboratory, French Associates Institute for Agriculture and Biotechnology, J. Blaunstein Institutes for Desert Research, Ben-Gurion University of the Negev, Israël

Ce symposium se concentre sur les nouvelles orientations des applications de Biotechnologie Bleue dans les algues. Les processus de production à l’échelle industrielle reposent souvent sur des souches de type sauvage produisant des substances d’intérêt dans les quantités requises dans leur contexte environnemental. Pourtant, les progrès des méthodologies de la génomique et de la sélection appliquée à l’amélioration de la production peuvent considérablement augmenter la rentabilité des processus de production. Les contributions peuvent porter sur des systèmes et des méthodologies permettant d’optimiser et d’augmenter la production de composés d’intérêt, ou de rendre les processus de production plus efficaces. Des contributions sont attendues sur l’exploration des voies de production ainsi que sur l’optimisation de ces voies et la mise à l’échelle de la production. Sont également attendues des contributions dans le domaine de la biologie synthétique, qui consiste à modeler les organismes en les transformant pour leur donner de nouvelles capacités ou de nouveaux produits pour la médecine, la fabrication et l’agriculture.

Animateurs :

  • Maria do Rosario Domingues : Lipidomics Laboratory, Mass Spectrometry Center, Department of Chemistry, University of Aveiro, Portugal
  • Joanna Kargul : Solar Fuels Laboratory, Centre For New Technologies, University of Warsaw, Pologne

Conférenciers :

  • Yagut Allahverdiyeva-Rinne : Molecular Plant Biology Unit, Department of Life Technologies, University of Turku, Finlande
  • Hugo Pereira : GreenCoLab – Associação Oceano Verde, University of Algarve, Faro, Portugal

Les scientifiques en début de carrière et les étudiants en phycologie perçoivent souvent les possibilités de carrière dans la recherche phycologique comme limitées, considérant leurs superviseurs scientifiques comme des modèles de carrière dans le monde universitaire. Cependant, il existe de nombreuses possibilités de carrières enrichissantes dans (en collaboration avec) le secteur privé. Les algues ont trouvé leur place dans de nombreux processus de production industrielle et dans l’aquaculture à grande échelle. Et là où les algues sont utilisées, les chercheurs sont recherchés pour résoudre les problèmes, optimiser et innover. Pourtant, malgré les nombreuses opportunités, certains problèmes font obstacle à de tels partenariats. Les contributions de projets de recherche en partenariat public-privé et leurs objectifs, de chercheurs travaillant en partenariat avec des entreprises ou travaillant dans des entreprises sont les bienvenues. L’accent n’est pas mis sur les méthodologies ou les résultats scientifiques, mais sur les expériences de travail dans le secteur privé. Quelles sont les attentes des entreprises vis-à-vis des scientifiques qui travaillent avec elles ou pour elles ? Qu’en est-il de la création de votre propre start-up ou spin-out ? Ce qui est nécessaire pour transformer des idées intelligentes en produits commercialisables.

Animateurs :

  • Annette Bruhn : Department of Ecoscience, Centre for Circular Bioeconomy, Aarhus University, Danemark
  • Stefan Kraan : The Seaweed Company, Irlande

Conférenciers :

(C) Interreg NWE ALG-AD

SESSION 6

ALGUES ET SOCIÉTÉ


L’intérêt pour les algues est croissant chez de nombreuses parties prenantes, y compris le grand public. Les algues sont de plus en plus perçues comme saines et jolies, mais les efflorescences d’espèces potentiellement nuisibles affectent la santé écologique et le bien-être humain. Le suivi de la diversité et de l’évolution de la composition des systèmes algaux fournit des données indispensables à la gouvernance locale pour faire des choix politiques éclairés. Les scientifiques et les enseignants doivent jouer leur rôle en sensibilisant le public à la manière dont les algues contribuent à répondre aux besoins brûlants de la société.


Le grand public montre un intérêt croissant pour les algues. Les algues sont aujourd’hui perçues comme quelque chose de positif, de sain, de valorisables, d’utile et parfois de beau, plutôt que comme un déchet à nettoyer avec une bonne dose d’eau de Javel. Les raisons de ce changement de mentalité sont multiples. Les algues ou leurs dérivés entrent dans la composition d’une gamme toujours plus large de produits, allant des cosméceutiques et des médicaments à l’alimentation humaine et animale. De ce fait, les algues contribuent à l’emploi, au développement économique et à la prospérité humaine, notamment dans les pays ou régions en développement. Les algues sont souvent d’une beauté stupéfiante et constituent une source d’inspiration pour les artistes. De nombreux scientifiques citoyens sont des experts en taxonomie des algues, contribuant ainsi à l’avancement des connaissances sur la biodiversité et la distribution des algues. Toutefois, cette image positive est facilement détruite par la présence d’algues dans l’actualité, par exemple les “algues tueuses” et les “efflorescences algales nuisibles”, sans tenir compte du fait que ces efflorescences résultent généralement de déséquilibres écosystémiques causés par l’homme. Les phycologues doivent traduire efficacement les connaissances scientifiques sur les algues auprès du grand public et transférer ces connaissances dans des applications pratiques. Ils doivent s’engager auprès des communautés locales afin d’encourager l’utilisation des algues, générant ainsi des emplois et augmentant le bien-être et la prospérité. Le transfert de ces connaissances sur les algues nécessite une combinaison de diverses disciplines, le développement d’un environnement de recherche inter- et transdisciplinaire avec des stratégies pour les pratiques sociétales. Ils doivent informer les décideurs politiques des services écosystémiques cruciaux fournis par les algues, afin de leur permettre de relever les défis environnementaux liés aux algues et à leurs écosystèmes. Les connaissances doivent être diffusées en utilisant les moyens électroniques disponibles qui se développent rapidement, mais en évitant les pièges d’une telle communication. Des contributions sont attendues sur les projets de diffusion et de sensibilisation du grand public, sur les services écosystémiques des algues, la co-gestion adaptative et la recherche sur la façon dont les algues peuvent atténuer l’impact du changement climatique sur les moyens de subsistance locaux ; les exercices impliquant les citoyens dans la diffusion des connaissances et/ou la participation à des recherches d’actualité sont les bienvenus.

Animateurs :

  • Nils Ekelund : Dept. Natural Sciences, Mathematics, Society, Faculty of Education and Society, Malmö University, Suède
  • Johanna Weggelaar : Algae Platform, Atelier Luma / Luma Arles, France

Conférenciers :

  • Fredrik Gröndahl : Dept. Sustainable development environmental science and engineering (SEED), School of Architecture and the built environment (ABE), Royal Institute of Technology, Stockholm, Suède
  • Alix Levain : UMR 6308 AMURE, CNRS, Plouzané, France

Nombre d’entre nous ont des engagements en matière d’enseignement et participent à l’enseignement des étudiants, à la formation des doctorants et à l’encadrement des postdoctorants en début de carrière. L’enseignement est également une partie essentielle de notre carrière professionnelle car il garantit que les futurs collègues prennent le relais. Les étudiants doivent s’informer sur les parcours professionnels, tant dans le monde universitaire que dans l’industrie et les entreprises (biotechnologie, agriculture, nouveaux produits, etc.). Les nouvelles technologies et la pandémie de COVID-19 ont bouleversé les modèles et les modes d’enseignement. Les contributions sont invitées à partager les expériences et les méthodes innovantes d’enseignement et de formation de tous les aspects des algues à un éventail de groupes cibles, y compris leurs applications pratiques. En outre, nous invitons les contributions qui illustrent les parcours de l’université à l’entreprise et les défis à relever entre l’idée et sa réalisation.

Animateurs :

  • Cecilia Maria Totti : Department of Life and Environmental Sciences, Università Politecnica delle Marche, Ancona, Italie
  • Conxi Rodríguez-Prieto : Faculty of Science, University of Girona, Espagne

Conférenciers :

  • Suzanne Fredericq : Department of Biology, University of Louisiana, Lafayette, USA
  • Morgan Vis : Department of Environmental and Plant Biology, Ohio University, Athens, USA

L’eutrophisation, la pollution, les obstructions côtières, la régulation des rivières, le réchauffement climatique et d’autres pressions d’origine humaine sur nos eaux douces, de transition et côtières, seules ou en combinaison, ont eu un impact énorme sur les ressources en eau et les écosystèmes algaux associés. Ces systèmes sont, en outre, menacés par une récolte ou une aquaculture non durable. Dans de nombreuses directives européennes, telles que la directive-cadre sur l’eau (ou DCE), les algues sont utilisées comme éléments de qualité ou indicateurs de la qualité de l’eau et de l’état écologique ; de nombreuses stratégies de gestion sont fondées sur la biodiversité des algues et leur abondance. En outre, ces dernières années, de nouvelles stratégies de conservation ont été développées pour contrer, par exemple, le déclin des forêts d’algues ou la dégradation des systèmes fluviaux d’eau douce. Les contributions sont sollicitées sur tous les aspects de la gestion et de la conservation de l’eau qui sont centrés sur les algues. Les nouvelles stratégies de conservation visant à atténuer la perte de biodiversité, d’espèces clés ou d’habitats sont particulièrement intéressantes. Des informations sur l’applicabilité pratique et les stratégies de mise à l’échelle sont nécessaires et les concepts d’aquaculture durable permettant de maintenir une bonne qualité de l’eau et de préserver la biodiversité sont les bienvenus.

Animateurs :

  • Erwan Ar Gall : LEMAR UMR6539, European Institute for Marine Studies (IUEM), University of Brest (UBO), Brittany, France
  • Sotiris Orfanidis : Fisheries Research Institute (ELGO-DIMITRA), Kavala, Grèce

Conférenciers :

  • Elvira Ramos Manzanos : IHCantabria – Instituto de Hidráulica Ambiental de la Universidad de Cantabria, Santander, Espagne
  • Matina Katsiapi : EYATH SA, Water Supply Division-Drinking Water Treatment Facility, Thessaloniki, Grèce | School of Biology, Aristotle University of Thessaloniki, Grèce

(C) CEVA

Comité scientifique présidé par

Comité local d’organisation


IUEM, SBR et Ifremer


Inka BARTSCH

Alfred Wegener Institute, Helmholtz Center for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne


Wiebe KOOISTRA

Stazione Zoologica Anton Dohrn, National Institute of Marine Biology, Ecology and Biotechnology, Italie

Responsables du comité : Philippe Potin & Solène Connan

Membres du comité : Erwan Ar Gall | Yacine Badis | Eva Bucciarelli | Jonas Collen | Mark Cock | Eric Deslandes | Christophe Destombe | Simon Dittami | Jacques Grall | Laure Guillou | Helene Hegaret | Claire Hellio | Cécile Klein | Martial Laurans | Johann Lavaud | Catherine Leblanc | Aude Leynaert | Gabriel Markov | Sylvain Petek | Philippe Pondaven | Ian Probert | Philippe Soudant | Nathalie Simon | Valérie Stiger-Pouvreau | Jill Sutton | Myriam Valéro

Comité scientifique présidé par


Inka BARTSCH

Alfred Wegener Institute, Allemagne


Wiebe KOOISTRA

Stazione Zoologica Anton Dohrn, National Institute of Marine Biology, Ecology and Biotechnology, Italie

Comité local d’organisation


IUEM, SBR et Ifremer


Responsables du comité : Philippe Potin & Solène Connan

Membres du comité : Erwan Ar Gall | Yacine Badis | Eva Bucciarelli | Jonas Collen | Mark Cock | Eric Deslandes | Christophe Destombe | Simon Dittami | Jacques Grall | Laure Guillou | Helene Hegaret | Claire Hellio | Cécile Klein | Martial Laurans | Johann Lavaud | Catherine Leblanc | Aude Leynaert | Gabriel Markov | Sylvain Petek | Philippe Pondaven | Ian Probert | Philippe Soudant | Nathalie Simon | Valérie Stiger-Pouvreau | Jill Sutton | Myriam Valéro

Venez nombreux profiter de la pointe bretonne

Le 8ème congrès européen sur les Algues se tiendra en Bretagne (France) à Brest du 20 au 26 août 2023 à Brest-Arena, centre sportif et culturel. Cette structure située à 10 min du centre-ville de Brest en tramway offre une salle plénière permettant d’accueillir 700 personnes ainsi que 3 autres salles de 200 places et les espaces de restauration et d’exposition. Brest est une métropole de 400 000 habitants, zone touristique autant que bassin de vie. De nombreux hôtels allant de 1 à 4 étoiles sont situés dans Brest avec des prix allant de 50 € à 150 € par nuit. Des chambres pour les étudiants sont également disponibles dans le centre de Brest à 10 min en tramway de Brest Arena. La ville et sa périphérie possèdent de nombreux équipements et points d’intérêt attractifs, tels que Océanopolis, les Ateliers des Capucins reliés au centre-ville par le premier téléphérique urbain de France, le Conservatoire botanique National de Brest. La ville a été récemment classée ” Ville d’art et d’histoire “. Innovante et ouverte sur le monde, Brest se distingue des autres villes françaises par ses liens avec le milieu marin, ainsi que par son secteur des sciences et technologies marines de pointe. C’est d’ailleurs du port de Brest que sont partis de grands explorateurs à la découverte de nouveaux mondes : La Pérouse, Kerguelen, Bougainville… Brest a une gare TGV en centre-ville et est doté d’un aéroport international proche du centre-ville, avec un service de navette et de tramway. L’aéroport international de Brest Bretagne propose quelques vols internationaux et un large choix de vols via Paris (Orly ou Charles de Gaulle).

  • (C) Martin Viezzer

  • (C) Mathieu Le Gall

  • ©Jean-Yves Guillaume

  • Frédéric Le Mouillour/Brest métropole océane

  • (C) Sébastien HERVE

Appel à contributions


Chacun des 6 thèmes comprend entre 2 et 4 symposiums composés de conférences invitées, d’un ensemble (limité) de présentations orales (sélectionnées parmi les résumés) et d’une session de posters. Le comité scientifique de cet événement invite les participants à soumettre un résumé en anglais à l’un des symposiums présentés ci-dessus. La préférence pour l’oral / le poster et le choix de la session thématique sont des options indiquées sur le formulaire de soumission de résumé.

Les détails sur la soumission des résumés seront bientôt disponibles. La soumission des résumés est possible jusqu’au 31 Mars 2023. Les soumissions seront évaluées par le comité scientifique et vous serez informés fin Mai 2023 si votre résumé a été accepté ou non et sous quel forme (oral ou poster).

Dates importantes


Ouverture des inscriptions et de soumission des résumés : Septembre 2022
Fin des inscriptions anticipées : Février 2023
Date limite de soumission des résumés : Mars 2023
Information sur la sélection des résumés : Mai 2023
Début du congrès : 20 Août 2023

Inscriptions


Pour participer, remplissez directement le formulaire de pré-inscription (ouverture en Septembre 2022) qui comprend un formulaire de soumission de résumé (avec des détails sur la présentation du résumé; Date limite de soumission: Mars 2023).
Les résumés seront sélectionnés par le comité scientifique international. Votre inscription sera officielle dès réception du paiement des frais d’inscription.
Les frais de conférence couvrent l’inscription au congrès, la nourriture, les pause-café et le transport de l’aéroport ou de la gare ainsi que les transports journaliers jusqu’au lieu de la conférence.

Inscription anticipée à tarif réduit (septembre 2022 – février 2023) :

[1] Membre de la FEPS = 400 €

[2] Non-membre de la FEPS = 480 €

[3] Étudiant = 250 €

[4] Accompagnant = 150 €

[5] Excursion de mi-congrès = 50/80 €

Inscription tardive (mars 2023 – juillet 2023) :

[1] Membre de la FEPS = 530 €

[2] Non-membre de la FEPS = 600 €

[3] Étudiant =380 €

[4] Accompagnant = 200 €

[5] Excursion de mi-congrès = 60/100 €

Inscription clôturée : 1er août 2023

Info Covid


Compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire, nous maintenons notre volonté de tenir ce congrès en présentiel afin de favoriser les échanges entre tous : chercheurs de référence, jeunes chercheurs et futurs chercheurs que sont les étudiants.

Si nécessaire, un schéma de vaccination complet sera demandé pour participer à la conférence. Les organisateurs du congrès proposeront des auto-tests antigéniques pendant le colloque. Les conférences, l’exposition des posters, les workshops, la restauration, les pauses café se dérouleront dans des conditions conformes aux règles sanitaires.

Toutefois, si la situation se dégrade, un format bimodal ne sera pas envisagé et vous en serez informé. L’événement sera alors annulé.

Les frais d’inscription seront remboursables en fonction du contexte Covid au moment de la conférence en août 2023.

Pour plus d’informations, envoyez un mail à : epc8@sciencesconf.org