La seconde vie des plastiques de laboratoire de l’IUEM

, ,

Les 4 et 5 novembre 2021, une équipe de six personnels et étudiants de l’IUEM a participé au Makeathon : un marathon créatif organisé à l’UBO Open Factory, dans le cadre du programme européen Sea-EU et du dispositif « Campus Innovant et Durable ».

L’équipe a travaillé autour d’une problématique commune sur la valorisation des plastiques de laboratoire non-souillés : “Comment appliquer les principes bien connus de réduction, réutilisation et recyclage aux laboratoires de l’IUEM ?” À travers le développement de deux prototypes, l’équipe a prouvé que tubes, flacons, cônes et pipettes recèlent encore bien des usages possibles après leur passage au laboratoire.

Objectif du marathon : Transformer les plastiques de laboratoire en objets durables et désirables !

MODUL’LAB :  De la boîte de cônes au mini mur végétal de bureau

Le but de ce premier projet est de pouvoir créer un objet pratique et modulable à partir de la réutilisation brute des boites de cônes. Les grilles colorées de supports de cônes sont assemblées les unes aux autres afin de créer des blocs, tel un jeu de construction. L’assemblage final peut être réalisé par le futur propriétaire de l’objet pour répondre à ses envies. Ainsi, il pourra choisir la forme et les couleurs de son mur végétal. Les boîtes quant à elles serviront de réceptacles pour le maintien, voire, la croissance des plantes.

La version de ce prototype pourra être agrandie pour déployer ce concept de mur végétal pour l’extérieur. Un projet de « lampe végétale » alliant bois, boîtes de cônes, plantes et lumière a également été développé durant le marathon.

Ce travail pourra être présenté dans les campus universitaires, voire les écoles où d’autres éléments pourront être réemployés pour construire ces modules.

Lab’Oucle : La transformation de la matière pour la création de nouveaux objets

L’objectif principal du second prototype proposé lors de ce marathon repose sur la transformation de la matière. En effet, l’idée est de collecter différents items de laboratoire (tubes, boîtes de cônes, bouchons…) et de les transformer en nouveaux objets utiles au laboratoire. Ce processus de revalorisation se décompose en deux étapes :

  • Au laboratoire : Mise en place de points de collecte pour ces différents items plastiques rigides non-contaminés
  • À l’UBO Open Factory : Les items récoltés sont, dans un premier temps, broyés en copeaux, puis fondus à l’aide d’une presse. On obtient alors une plaque de plastique recyclé. L’objet désiré est dessiné sur ordinateur à l’aide d’un logiciel 3D et les différentes pièces sont ensuite découpées dans la plaque de plastique par une fraiseuse, puis assemblées.

Dans le cadre du marathon, un portoir de tubes coniques de 50 mL a été réalisé à partir de plastique recyclé.

Ainsi, à partir de « déchets » de laboratoire et grâce à un traitement minimal, un nouvel objet, utile pour les activités de laboratoire, a été produit. Lab’oucle est bouclée. À terme, ce processus permettra de limiter l’achat d’items plastiques neufs et démontre une liberté d’actions dans leurs créations : supports de tubes, de pipettes, de cahier de laboratoire, tabourets de labo…

La suite

Une réflexion est en cours sur l’organisation de la collecte, du tri et de la transformation des plastiques de laboratoire. Les prototypes doivent également être finalisés pour envisager un large déploiement. Des expérimentations de transformation sont à venir !

Pour échanger sur la valorisation des plastiques de laboratoire, visualiser concrètement les prototypes créés et découvrir les autres mesures de recyclage des plastiques de laboratoire déployées à l’institut dans le cadre du projet Preventing Plastic Pollution, un temps d’échanges est prévu le 13 décembre à 13h15 en Amphi A. Venez nombreux !

Crédits photos

Kevin Quessette / CNRS

Mallorie Bodériou / CNRS

 

Contacts

Mallorie Bodériou / CNRS

Kevin Quessette / CNRS

Antoine Bideau  / UBO

Lucie Toussaint / Ifremer

Éric Machu, Chercheur IRD au LOPS sur les liens Environnement et ressources marines

, ,

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait des études de physique et ai obtenu ma thèse en 2000 à l’Université Paul Sabatier à Toulouse avant de m’orienter vers la thématique couplée physique-biologie. J’ai travaillé sur les premières données issues du capteur de couleur de l’eau (chrophylle a) SeaWiFS dans la région du Courant des Aiguilles, qui se situe au niveau de l’océan Indien et qui tire son nom du cap sud-africain des Aiguilles. J’ai étudié le couplage physique-biogéochimie, le lien entre la dynamique et la production de phytoplancton en Afrique du Sud. J’ai aussi analysé les processus physiques responsables de l’enrichissement des eaux de surface à partir de la télédétection et de la modélisation.

Après la thèse, j’ai fait un postdoc au Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (CERFACS) à Toulouse pendant 2 ans. J’ai travaillé sur l’assimilation de données dans un cadre de prévision climatique saisonnière, l’assimilation permettant de contraindre la trajectoire des simulations numériques à rester proche des observations. Ensuite, je suis parti faire un postdoc en Afrique du Sud dans l’équipe Éco-Up, unité de recherche IRD qui avait pour thématique de recherche les écosystèmes d’upwelling. En 2004, j’ai intégré cette unité basée à Sète en tant que chargé de recherche IRD après avoir réussi le concours externe. Mon projet était d’étudier la variabilité de l’environnement sur les stocks de petits poissons pélagiques (sardine, anchois notamment). Cette unité avait un projet d’étude comparée des principaux systèmes d’upwelling et j’ai été affecté à l’Institut National de Recherche Halieutique au Maroc.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

En 2008, l’unité a été restructurée en raison de la création des Unités mixtes de recherche (UMR). J’ai été affecté au LPO, ancien LOPS, car les physiciens avaient choisi de venir à Brest. Vu que mon amie était en Norvège, je suis parti en disponibilité à l’Université d’Oslo pendant 2 ans.  Après, j’ai acheté un bateau puis ai navigué pendant 8 mois. J’ai même vécu sur mon bateau pendant 2 ans à Brest. Je suis arrivé à l’IUEM en 2010 et n’avais pas pleinement conscience de l’importance de l’Institut quant à la qualité des recherches qui y sont menées.

Que fais-tu à l’IUEM ?

En 2010, je suis venu donner un 1er cours de physique à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal. Je travaillais dans le cadre du laboratoire mixte international ÉCLAIRS 1 sur l’Étude du climat en Afrique de l’Ouest » créé en 2012 en partenariat entre des laboratoires français et sénégalais. Je passais environ 6 mois de l’année entre le Maroc, le Sénégal et l’Afrique du Sud.

En 2014, je suis parti pendant 6 ans au Sénégal. J’étais le seul océanographe affecté sur place et j’ai donc animé la thématique océan du LMI ECLAIRS, formé des étudiants de niveau Master, des thésards et j’ai monté des projets de recherche. L’objectif de nos implications au Sénégal est notamment de pérenniser les capacités d’observation de leur environnement marin. Il y a aussi une forte demande de formations professionnalisantes. Ainsi, je réserve mon énergie aux étudiants du Sud. Il est très gratifiant d’amener des étudiants jusqu’à la thèse.

Ma thématique de recherche est toujours la même, à savoir comment l’environnement impacte la ressource, mais c’est l’outil qui a changé puisque l’observation est venue remplacer la modélisation. Au début, faute de financement, les premières mesures ont été réalisées en instrumentant mon voilier avec lequel j’ai fait la traversée Brest-Dakar. Je coordonne afin de donner un nouvel éclairage sur la zone et de dynamiser la recherche de partenariat.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Lors d’un vol, j’ai voulu faire passer une malle avec de l’instrumentation pour une valeur de plus de 50 000 euros et suis resté bloqué 3 heures à l’aéroport.

Sur le terrain, accompagné de Yoann Thomas, nous avons demandé de cuisiner une partie des arches (coques) collectées. En mangeant mon assiette, je suis tombé sur une perle parfaitement ronde que j’ai fait monter sur une bague pour un cadeau …

Le laboratoire dans lequel je suis à Dakar est contributeur du prix Nobel du GIEC. Le directeur a souhaité venir en France pour une soutenance mais son visa lui a été refusé. Furieux, j’ai publié un article de blog sur Mediapart et l’ambassade de France l’a contacté pour lui demander qui avait écrit cet article qui était remonté au travers de média sénégalais. Il n’a rien dit et m’a couvert.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Probablement des instants fugaces lors de missions d’observation en mer. Je suis resté marqué par ma première campagne vers les îles du Prince Edouard au Sud de l’Afrique du Sud. La région du Siné Saloum au Sénégal est également source de grandes contemplations. J’avoue aussi que les soutenances des étudiants sont vraiment des moments très émouvants pour moi.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La mer sous toutes ses formes, la confrontation des cultures.

As-tu une devise ?

Petit à petit l’oiseau fait son nid en wolof ?

Danke danke moy niakh golo ci niaye ?

Crédit photos

IRD

Contact

Éric Machu / IRD

À l’IUEM, la réduction et le recyclage des plastiques sont lancés !

, ,

Depuis le mois de septembre, l’IUEM s’est transformé en site pilote expérimental en faveur de la réduction et du recyclage des plastiques. Initiées par le projet Interreg Preventing Plastic Pollution, des actions très concrètes visant à réduire la production de déchets plastiques et à améliorer leur fin de vie par le recyclage se sont mises en place à l’Institut.

Des ilots de tri pour les déchets du flux « boisson »

Douze ilots de tri des déchets ont été installés et répartis dans les trois bâtiments de l’IUEM afin de capter trois types de déchets, générés par le flux « boisson », qui sont ainsi soustraits du flux des déchets « tout-venant » : les bouteilles en plastiques, les canettes en métal et les gobelets en carton. Ces déchets sont collectés et sur-triés par l’entreprise ELISE, qui dispose du label « Entreprise Adaptée » et emploie 80% de travailleurs en situation de handicap. Ils seront envoyés pour traitement vers des filières de recyclage françaises.

Des fontaines à eau et des gourdes durables pour éliminer les bouteilles en plastique

Pour proposer une alternative durable aux bouteilles d’eau en plastique, trois fontaines à eau reliées au réseau et disposant d’un système de filtration, sont maintenant disponibles pour tous. Cette action s’est couplée à une distribution de gourdes en verre aux personnels de l’IUEM, à l’occasion de la journée mondiale de l’océan, pour inciter à abandonner définitivement l’utilisation de bouteilles en plastique. Des mugs lavables en remplacement des gobelets à usage unique ont également été mis à disposition des agents.

Des collecteurs de mégots pour les recycler en mobilier urbain

Afin de répondre aux attentes des agents et usagers sur le nombre et la localisation des collecteurs de mégots aux abords de l’IUEM, sept nouveaux cendriers ont été positionnés sur des points stratégiques (entrée/sortie des bâtiments) afin d’inciter au maximum le dépôt des mégots dans ces contenants. Les mégots ainsi collectés seront ensuite acheminés à Bourg-Blanc (29) pour être dépollués puis recyclés en mobilier urbain par la société MéGo!

Et bien d’autres choses à venir…

La réduction et le recyclage des plastiques s’engagent aussi au sein des unités de recherche. Une dizaine de salles de laboratoires pilotes répartis entre le LGO, le LMEE et le LEMAR, expérimentent actuellement le tri et le recyclage des plastiques souples, des tubes de laboratoire et des gants avant d’envisager une extension à l’ensemble de l’IUEM à partir de début 2022.

Récemment, un travail en faveur de l’élaboration d’une charte « Evénement sans plastique » pour toutes les manifestations internes mais aussi celles faisant appel à un prestataire extérieur a également été lancé. La réduction et le recyclage des plastiques à l’IUEM ne fait donc que commencer !

Pour plus d’informations sur le projet PPP, c’est ici.

Retrouvez également une vidéo de présentation du projet sur la chaîne YouTube du LEMAR

Crédit photos

Sébastien Hervé / UBO

Contacts

Mallorie Bodériou / CNRS

Ika Paul-Pont / CNRS

 

Synthèse de la conférence en ligne SILICAMICS 3

, ,

Objectifs et participants à l’événement scientifique

La conférence en ligne SILICAMICS 3, intitulée “Biogéochimie et génomique de la silicification et des silicifères”, a été accueillie par le Second Institute of Oceanography (SIO), à Hangzhou, en Chine.
Elle s’est tenue du 12 au 15 octobre 2021 et visait à développer une approche intégrative qui inclut la chimie, la biogéochimie, la biochimie, la physiologie et la génomique pour mieux comprendre la biosilicification et les silicificateurs dans les océans passés, contemporains et futurs.
Cinquante scientifiques y ont participé, originaires des États-Unis (Massachusetts Institute of technology (MIT) à Boston, Université de Californie à Santa Barbara, University of Southern Alabama, University of Toronto, Yale University), de Chine (Ocean University of China à Qingdao, SIO, University Tianjin, Xiamen University), et d’Europe (École Normale Supérieure Paris-Saclay, Université d’Aix-Marseille, Université de Brest, Université de Bristol, CEAB-CSIC à Blanes (Espagne), Geomar à Kiel, Université du Littoral Côte d’Opale à Wimereux, Université Lund (Suède), Marche Polytechnic University (Italie), et Sorbonne Université).
Une introduction générale à la conférence a été faite par Janusz Petkowski (MIT, Boston, USA) qui a exploré le potentiel du silicium comme élément constitutif de la vie dans différents environnements planétaires. Sept orateurs invités se sont exprimés pour présenter les différentes sessions : Patrick J. Frings (Geomar, Kiel, Allemagne) pour la session “past ocean Silicium cycle”, Natalia Llopis Monferrer (IUEM) et Manuel Maldonado (CEAB-CSIC, Blanes) pour la session “silicificateurs pélagiques et benthiques”, Paul Tréguer (IUEM) pour la session “cycle du Si dans l’océan moderne “, Katharine Hendry (Université de Bristol, UK) pour la session “isotopes du silicium”, Su Mei Liu (OUC, Qingdao, Chine) pour la session “océan côtier” et Charlotte Nef (ENS, Paris, France) pour la session ” génomique et physiologie “. Au total, 28 communications ont été présentées par les participants.

Perspectives

En ce qui concerne les programmes futurs sur le cycle de la silice et les silicificateurs, il a été proposé de s’appuyer sur le programme BioGeoSCAPES à venir pour favoriser les synergies entre les différentes études dans les années à venir, plus particulièrement  pour résoudre les lacunes de connaissances qui ont été identifiées au cours des différentes sessions. Les participants juniors à la conférence ont également décidé de renforcer les liens entre eux, notamment par des webinaires périodiques.

La soumission d’articles pour un numéro spécial de ” Frontiers in Marine Sciences ” est encouragée.
Date limite juin 2022 : Brivaela Moriceau, Paul Tréguer, lihuaran@sio.org.cn

La prochaine conférence SILICAMICS devrait se tenir en Europe en octobre 2023.

Crédit photo

Laurent Chauvaud / CNRS

Contact

Paul Tréguer / UBO

 

 

Les feux de forêt australiens ont déclenché une prolifération massive d’algues dans l’océan Austral

, ,

Les nuages de fumée et de cendres des incendies sauvages qui ont ravagé l’Australie en 2019 et 2020 ont déclenché des efflorescences algales dans l’océan Austral à des milliers de kilomètres à l’est selon une nouvelle étude dirigée par l’Université de Duke et réalisée par une équipe internationale de scientifiques dont Nicolas Cassar, chercheur associé au Laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR) à l’IUEM.

Une étude inédite

Cette étude, publiée le 15 septembre dans la revue Nature, est la première à établir un lien concluant entre une réaction marine à grande échelle et la fertilisation par des aérosols de fer pyrogènes – ou fabriqués par le feu – provenant d’un incendie de forêt. Elle montre que de minuscules particules de fer en aérosol, présentes dans la fumée et les cendres transportées par le vent, ont fertilisé l’eau lorsqu’elles y sont tombées, fournissant des nutriments qui ont alimenté des efflorescences à une échelle sans précédent dans cette région.

Cette découverte soulève de nouvelles questions fascinantes sur le rôle que peuvent jouer les incendies de forêt dans la croissance d’algues marines microscopiques appelées phytoplancton, qui absorbent par photosynthèse de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’atmosphère terrestre et constituent la base du réseau alimentaire océanique.

Augmentation de la photosynthèse

“Nos résultats fournissent des preuves solides que le fer pyrogène provenant des incendies de forêt peut fertiliser les océans, ce qui pourrait entraîner une augmentation significative de l’absorption du carbone par le phytoplancton”, a déclaré Nicolas Cassar, professeur de biogéochimie à la Nicholas School of the Environment de Duke.

Les efflorescences d’algues déclenchées par les incendies de forêt en Australie étaient si intenses et étendues que l’augmentation de la photosynthèse qui s’en est suivie a pu compenser temporairement une partie importante des émissions de CO2 dues aux incendies, a-t-il ajouté. Mais on ne sait toujours pas quelle proportion du carbone absorbé par cet événement, ou par les proliférations d’algues déclenchées par d’autres incendies, reste stockée en toute sécurité dans l’océan et quelle proportion est libérée dans l’atmosphère. Déterminer cela est le prochain défi, a déclaré Nicolas.

Catastrophes naturelles à l’échelle mondiale

Les grands incendies de forêt, comme ceux qui ont dévasté une partie de l’Australie entre 2019 et 2020 et ceux qui font actuellement rage dans l’ouest des États-Unis, en Sibérie, en Amazonie, en Méditerranée et ailleurs, devraient se produire de plus en plus fréquemment avec le changement climatique, a noté Weiyi Tang, chercheur postdoctoral en géosciences à l’université de Princeton, qui a codirigé l’étude en tant que candidat au doctorat dans le laboratoire de Nicolas Cassar à Duke.

“Ces incendies représentent un impact inattendu et jusqu’ici peu documenté du changement climatique sur l’environnement marin, avec des rétroactions potentielles sur notre climat mondial”, a déclaré Tang.

Les aérosols pyrogènes sont produits lorsque des arbres, des broussailles et d’autres formes de biomasse sont brûlés. Les particules d’aérosol sont suffisamment légères pour être transportées par la fumée et les cendres d’un incendie pendant des mois, souvent sur de longues distances.

Si la nouvelle étude s’est concentrée sur l’impact des incendies dans l’océan Austral, d’autres régions, notamment le Pacifique Nord et les zones proches de l’équateur où des eaux plus profondes et plus froides remontent à la surface, “devraient également être sensibles aux apports de fer provenant des aérosols d’incendies”, a déclaré Joan Llort, chercheur postdoctoral en biogéochimie marine au Barcelona Supercomputing Center, qui a codirigé l’étude en tant que chercheur à l’Institute of Marine and Antarctic Studies de l’université de Tasmanie.

Nicolas Cassar et Richard Matear, de l’agence scientifique nationale australienne CSIRO, étaient les auteurs associés de l’étude, qui a été menée par des chercheurs de l’université de Tasmanie, de Duke, du Centre de supercalcul de Barcelone, du programme Océans et atmosphère du CSIRO et du laboratoire marin de Plymouth.

Les scientifiques ont eu recours à des observations par satellite, à des flotteurs océaniques robotisés, à la modélisation du transport atmosphérique et à des mesures de la chimie atmosphérique pour suivre la propagation des aérosols de fer pyrogène provenant des feux de forêt australiens et mesurer leur impact sur la productivité marine.

CITATION : “Widespread Phytoplankton Blooms Triggered by 2019-20 Australian Wildfires”, Weiyi Tang, Joan Llort, Jakob Weis, Morgane M. G. Perron, Sara Basart, Zuchuan Li, Shubha Sathyendranath, Thomas Jackson, Estrella Sanz Rodriguez, Bernadette C. Proemse, Andrew R. Bowie, Christina Schallenberg, Peter G. Strutton, Richard Matear et Nicolas Cassar. Nature, 15 septembre 2021. DOI: 10.1038/s41586-021-03805-8

Inspiré de la traduction du communiqué de presse de Duke University.

Crédit photo

Courtesy of Japan’s National Institute of Information and Communication Technology

Contact

Nicolas Cassar / Duke University

Keep Calm and COP On!

, ,

Venez vivre et recréer la COP Climat à Plouzané ! Dans le cadre de la COP26 qui se tiendra à Glasgow, diverses actions vous sont proposées du 2 au 16 novembre 2021. Au programme : l’Agora Glaz dans le hall de l’IUEM du 2 au 10 novembre et  “ISblue COP” le 16 novembre au PNBI. Lire la suite

Annie Cudennec, Professeure de droit public à AMURE

, ,

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai préparé ma thèse de doctorat en droit sur la politique européenne des pêches à l’UBO au Centre de droit et d’économie de la mer (CEDEM), l’ancêtre d’AMURE. Nous étions aux prémisses de cette politique, ce qui était vraiment enthousiasmant. Plus précisément,  mes recherches portaient sur l’organisation des marchés au niveau européen. Les décisions prises à Bruxelles formaient alors un nouveau mode de gouvernance et j’ai pu analyser dans la cadre de ma thèse les difficultés de la France à s’adapter aux décisions prises par l’Union européenne. J’ai travaillé avec des pêcheurs locaux qui, à l’époque, avaient parfois du mal à comprendre ce mode de fonctionnement. Faire des recherches sur la gouvernance européenne des pêches était d’autant plus stimulant que  par la suite, la politique commune de la pêche a dû intégrer les exigences de la protection de l’environnement : il a été  passionnant d’analyser cette évolution. Après ma thèse, j’ai été recrutée à l’UBO et j’ai pu continuer mes recherches au CEDEM, recherches qui se sont notamment concrétisées par la chaire européenne Jean Monnet en droit européen de la mer.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai rejoint l’IUEM naturellement quand le CEDEM a intégré l’IUEM dès sa création en 1997.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je travaille toujours sur l’Union européenne et sur son droit. Ce qui m’intéresse, c’est la gouvernance de l’UE, tout particulièrement son rôle joué au niveau international. Je publie plus particulièrement sur cette thématique. J’analyse dans quelle mesure l’UE constitue un levier pour mieux préserver l’environnement marin mais aussi quels sont les freins à son action. La chaire Jean Monnet a été un bon moyen pour développer des recherches, mettre en place des actions (organisation d’un grand colloque sur la mer…) et renforcer la visibilité des travaux menés par les juristes d’AMURE. Cette visibilité se concrétise aussi aujourd’hui avec la publication – depuis maintenant une dizaine d’années – par les juristes d’AMURE, d’une chronique maritime dans la Revue de l’Union européenne.

Côté pédagogie, j‘enseigne quasiment à tous les niveaux, qu’il s’agisse de donner aux étudiants les bases du droit de l’UE (en L2, à Brest et à Quimper) ou de les initier au droit européen de la mer dans le cadre du Master Droit des activités maritimes. J’enseigne aussi le droit international de la mer en M1 comme en M2.

Je donne également des cours à l’extérieur, pour des organismes français (cette année l’Office français de la biodiversité (OFB)) ou internationaux (depuis près d’une dizaine d’années pour le Tribunal international du droit de la mer à Hambourg).

De plus, j’encadre des doctorants sur des sujets liés au droit européen de la mer comme la politique européenne arctique, la politique maritime européenne intégrée, la sécurité maritime, ou encore le label européen des produits de la mer (thèse co-encadrée avec Betty Queffelec).

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Souvenirs de colloques internationaux, des cultures différentes rencontrées lors des cours assurés à l’étranger…

En France, lorsque le cours est programmé à une certaine heure, les étudiants s’inquiètent (ou se réjouissent…) si l’on tarde à arriver. Je me souviens qu’à Fortaleza, une collègue devait venir me chercher à mon hôtel à 9h30 car j’avais un cours programmé à 10h. Elle est finalement arrivée à 9h55… L’accueil à l’université a été des plus chaleureux, j’ai été accueillie par le président qui m’a offert un délicieux café brésilien, suivi d’un jus d’açai ; avant que le doyen ne me fasse visiter la faculté. J’étais un peu inquiète tout de même en consultant ma montre et craignais de trouver un amphi vide, lorsque j’y suis enfin entrée… aux alentours de 11 heures 30. Mais non, les étudiants étaient tous là et m’attendaient tranquillement en sirotant, eux aussi, café et jus de fruit. La conférence de 2h s’est transformée en une discussion passionnante qui s’est prolongée jusqu’à 15h.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Peut-être la soutenance de la première thèse que j’ai dirigée, celle de Betty Queffelec, ma première doctorante, sur le thème de la diversité biologique marine, outil de recomposition du droit international de la nature. L’on se dit alors que la relève est assurée.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La mer bien sûr, autrement qu’à travers les textes !  J’aime naviguer depuis que je suis toute petite. Plus récemment, j’ai aussi découvert la montagne. Il y a beaucoup de points communs entre ces natures à priori si éloignées, en premier lieu la beauté de milieux souvent encore préservés mais si fragiles.

Crédit photos

B. Cudennec

Contact

Annie Cudennec / UBO

Projet de formation ISblue AISMERALDA

, ,

Projet de formation ISblue AISMERALDA  : Ateliers Immersifs Sous-Marins et Réalité Augmentée Littoral, Dorsales, Autres

Il existe une grande richesse et diversité de données collectées en mer (zones littorales et côtières, pentes continentales, plaines abyssales, dorsales océaniques). Le projet AISMERALDA vise à s’appuyer sur un environnement immersif (3D et réalité virtuelle) non seulement pour valoriser la qualité de ces données, mais aussi pour les utiliser plus efficacement pour la formation (d’abord au niveau master).

Cette nouvelle initiative portée par ISblue a déjà permis de fédérer un consortium composé de représentants des partenaires d’ISblue et d’enseignants-chercheurs de disciplines diverses convaincus de l’intérêt de développer cette approche. Elle vient également renforcer les collaborations déjà existantes avec le Centre Européen de Réalité Virtuelle (CERV) de l’ENIB.

Suite à la co-construction menée ces 6 derniers mois entre les participants du projet, 3 environnements emblématiques ont été définis : la zone “Dorsale”, la zone “Marge Continentale” et la zone “Brest-Iroise”. Ces ateliers correspondant à des milieux ou des échelles de temps peu accessibles par l’être humain, l’intérêt de la réalité virtuelle pour les étudiants sera d’identifier plus facilement et par eux-mêmes différentes caractéristiques ou différents processus (biologiques, physiques, chimiques, géographiques…) liés à ces environnements en s’extrayant du support habituel en 2D. Par ailleurs, ces environnements offrent des possibilités d’ouverture à d’autres disciplines (enjeux des variations climatiques, prévention des risques…) et à de nouvelles problématiques.

Présentation publique Mercredi 13 Octobre à 13h00/14h00

– Amphi Pôle Iroise du PNBI –

Ce temps d’échanges du mercredi 13 octobre, animé par Maxime KERNEC (ingénieur recruté pour ce projet), vise à présenter les premières explorations, montrer l’intérêt de la réalité virtuelle pour la formation et les démarches à venir (types de données utilisées, scénario pédagogique, matériel…).

Au plaisir de vous voir nombreux.ses !

Crédit illustration 3D

Maxime Kernec / UBO

Contact

Maxime Kernec / UBO

 

 

Retour sur l’Université d’été Mer et Éducation 2021 « Océan : Explorer sans limites ? »

, ,

Thématique de l’événement

La 7ème édition de l’Université d’été Mer et Éducation portée en étroite collaboration par L’École universitaire de recherche (EUR) ISblue, l’UBO, Ifremer, Océanopolis et l’Académie de Rennes s’est tenue du 23 au 26 août à l’IUEM. Cet évènement a réuni 28 professeurs de collèges et lycées de toute le France et de Belgique, enseignant aussi bien la SVT et les mathématiques que l’art plastique et le français.
Les participants ont suivi cette formation pluridisciplinaire de 4 jours autour de la thématique « Océan : explorer sans limites ? ». La première journée a permis d’introduire les grands enjeux des parcours pour la suite de l’évènement. Les ressources des abysses, le devenir des espaces polaires ou encore l’état des écosystèmes remarquables tropicaux ont été autant de problématiques abordées.

Ateliers et conférences

Les enseignants ont ensuite été répartis en trois parcours : « Au cœur des abysses », « D’un pôle à l’autre » et « Sous les tropiques » et ont approfondi leurs connaissances sur les thèmes spécifiques des ateliers. Des interventions sur les coraux profonds, les robots sous-marins, le programme Deep-Argo, le support logistique français en Antarctique, les enjeux scientifiques et économiques de l’Arctique, l’endémisme de la faune en Antarctique, le réseau de surveillance des herbiers tropicaux ou encore le blanchissement des coraux ont permis aux enseignants d’actualiser leurs connaissances des sciences marines. Ces conférences étaient également un excellent moyen pour les participants d’échanger de façon informelle avec les scientifiques venus présenter leurs sujets.

Nouveauté pour cette édition

Des ateliers de médiation scientifique relatifs aux parcours choisis ont été proposés aux enseignants. Ainsi, une mise en situation d’une campagne océanographique pluridisciplinaire, un jeu de rôle proposant une gestion collective d’un territoire polaire et une étude de cas sur la gestion écocitoyenne, raisonnée et durable pour la préservation des écosystèmes tropicaux en se basant sur le modèle des Aires Marines Éducatives ont permis aux participants d’assimiler les connaissances des conférences et de les contextualiser.

La dernière journée qui s’est déroulée à Océanopolis fut dédiée à la transposition pédagogique (comment réinvestir les connaissances acquises lors de l’évènement) et à la présentation des ressources pédagogiques d’Océanopolis. Ce fut également l’occasion pour les participants de faire un retour d’expérience sur l’édition de Mer et Éducation.
L’université d’été s’est clôturée sur l’annonce de la thématique de l’édition 2022 de Mer et Éducation qui sera : Océan et numérique.
A l’année prochaine !

 

Crédit photos

Sébastien Hervé / UBO

Contacts

Riwalenn Ruault / UBO

Quentin Millière / UBO

Christophe Lambert, ingénieur de recherche CNRS au LEMAR

, ,

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai obtenu un DEA à l’UBO avant d’enchaîner sur une année de spécialisation en halieutique à l’Agro Rennes (aujourd’hui Agrocampus Ouest). Ensuite, j’ai commencé à travailler comme responsable commercial dans une pisciculture du sud de la Bretagne, pendant 4 ans.  Je commercialisais la production de truites arc en ciel et dirigeais l’atelier de transformation (frais, surgelés, produits dérivés…). Puis la société a connu des difficultés et j’ai subi un licenciement économique. Comme j’avais déjà travaillé au sein du laboratoire de Daniel Prieur et de Michel Glémarec, je leur ai proposé d’y revenir pour faire une thèse. Les ASSEDIC (aujourd’hui Pôle Emploi) et l’État assuraient le maintien de mes indemnités de chômage pendant un an, renouvelable deux fois, pour peu que je suive une formation diplômante. Finalement, c’est Jean-Louis Nicolas (LPI, Ifremer, Brest) qui m’a proposé un sujet de thèse sur les maladies bactériennes (vibriose) des larves de coquilles St Jacques. J’ai ensuite fait un post-doc d’un an à Bergen en Norvège au sein de l’Havforskningsinstituttet (un peu l’équivalent d’Ifremer en Norvège) et en collaboration avec une structure d’élevage de coquilles St Jacques. Ce contrat était financé par une bourse européenne « Marie Curie ». Mon travail consistait cette fois-ci à isoler des bactéries “probiotiques” capables de réduire l’impact des souches pathogènes pour les larves de coquilles. Un dossier de dépôt de brevet a même été rédigé, en norvégien, à partir de mes travaux, mais, à ma connaissance, il n’a jamais été valorisé.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Je suis rentré au LEMAR début 2000 en CDD dans l’équipe de Christine Paillard, Michel Auffret et Philippe Soudant pour travailler dans le cadre du programme MOREST sur les mortalités estivales de l’huître creuse Crassostrea gigas. Les 10 années suivantes ont vu s’échelonner les contrats sur projet de recherche, contrats ATER, et m’ont permis de développer l’activité cytométrie en flux, naissante à mon arrivée au laboratoire. Après quelques années, la direction du laboratoire a proposé avec insistance au CNRS la création d’un poste d’ingénieur de recherche pour pérenniser cette activité croissante, insistance qui a fini par payer. Une mobilité interne a d’abord été ouverte mais, heureusement pour moi, n’a pas trouvé de candidat adéquat. Un concours a donc été ouvert en externe et j’ai obtenu le poste fin 2010 avec la responsabilité de la plateforme de cytométrie du LEMAR.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Aujourd’hui ma principale mission est d’animer et de gérer la plateforme CYTOMER, où l’on fait principalement de la cytométrie en flux et de la microscopie à épifluorescence sur les organismes marins. La cytométrie en flux est une technique d’analyse de cellules en suspension dans un flux liquide. Les cellules sont excitées par un ou plusieurs faisceaux laser et émettent ou diffractent alors des signaux lumineux. Cette lumière est quantifiée et révèle les caractéristiques optiques des cellules. C’est une technique qualitative et quantitative qui peut traiter jusqu’à 10 000 événements par seconde et permet de dénombrer les cellules (entre 0,5 et 40 µm, du virus à l’ovocyte d’huître), de comparer leurs « morphologies », leurs contenus (pigments chlorophylliens, ADN, lipides…), leurs activités physiologiques (viabilité, production de radicaux libres, activités enzymatiques, potentiel membranaire mitochondrial…).

Je travaille avec l’ensemble des équipes du LEMAR puisque toutes peuvent avoir besoin à un moment ou un autre de ce que l’on propose grâce à cet outil commun. Je travaille sur des cellules immunitaires, des gamètes, issus de modèles variés (huître, palourde, coque, coquille St Jacques, moules, ormeaux…) mais aussi sur des micro-algues, toxiques ou pas, des bactéries, des virus, en culture ou prélevés du milieu naturel… Je suis aidé dans cette activité par Nelly Le Goïc, ingénieure d’études au CNRS, qui co-anime cet outil avec moi. CYTOMER est équipé aujourd’hui de quatre cytomètres en flux de paillasse, deux microscopes à épifluorescence dont l’un est de type pseudo-confocal 3D et un imageur laser en flux (type Flow-Cam). Un microscope électronique à balayage (MEB) de table en commun avec l’Observatoire viendra compléter la plateforme probablement fin 2021 début 2022. L’ensemble de ces outils analytiques de haute technologie représente un budget d’acquisition de près de 600 K€.

Pour animer cet outil commun, j’organise environ deux fois par an, des formations théoriques sur la cytométrie en flux et la microscopie à épifluorescence. Ces formations sont ouvertes à tout le monde (étudiants, doctorants, chercheurs et personnes extérieures). Je propose également cette formation dans le cadre du Master 2 Biologie des Organismes Marins à l’IUEM et de l’offre de formation continue de l’UBO. L’idée, c’est de rendre les gens le plus autonomes possible sur les machines et d’approfondir ensuite leur maîtrise par des formations pratiques individuelles, en fonction des besoins. Il m’arrive parfois aussi d’aller faire des formations à l’extérieur, en France bien sûr (Ifremer La Tremblade, Bouin ou Concarneau) mais aussi à l’étranger (Floride, Norvège ou Corée du Sud).

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter?

En décembre 2005, je suis allé, en compagnie de Philippe Soudant, en Corée du Sud (Jeju National University) dans le cadre d’un programme d’échange « STAR ».  A la fin de notre séjour sur l’île de Jeju, nous sommes passés par Seoul, pour rencontrer le Pr Hong (INHA University). Nous avons donné un séminaire pour présenter nos projets et travaux en cours, suivi d’un échange très feutré et courtois comme c’est la règle au « pays du matin calme ». Quelle n’a pas été notre surprise à la sortie de la salle de séminaire de nous voir remettre à chacun une enveloppe remplie de billets en remerciement de notre « prestation ». Dans mon souvenir, l’enveloppe contenait 100 000 Wons soit l’équivalent de 90 ou 100 € aujourd’hui ! Ce fut à la fois une première pour moi, et une dernière !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

C’est difficile de faire un classement mais je me souviens tout particulièrement d’une conférence PHYSIOMAR, organisée en Espagne, à Saint-Jacques de Compostelle. On avait l’argent seulement pour deux ou trois personnes avec le déplacement en avion et l’hébergement. Et au lieu de prendre les billets d’avion, on a loué un minibus et on est parti à neuf. Ça voulait dire 24 heures de voyage à l’aller, deux jours de voyage au retour et un hôtel bon marché, mais il y avait une super ambiance pour travailler et beaucoup de souvenirs au retour.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Ils sont multiples et variés mais par exemple, je roule dans une Méhari de 1984, que je sors surtout quand il fait beau. La Méhari c’est un châssis de 2CV avec un moteur de 2CV et une coque en plastique. Je fais partie d’un club de “deuchistes : Les Chevrons du Léon, basé à Landivisiau. On est une vingtaine de 2CV et Méhari et on essaye d’organiser une sortie par mois, à la belle saison.

Crédits photos

Sébastien Hervé / UBO

Jean-Philippe Béguel / UBO

Erwan Amice / CNRS

Nelly Le Goïc / CNRS

Contact

Christophe Lambert / CNRS