14 millions d’euros pour lutter contre la pollution plastique dans les zones sensibles

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Preventing Plastic Pollution (PPP)

La zone de la Manche fait l’objet d’un projet de 3 ans, actuellement en cours de lancement et mené par l’Université Queen Mary de Londres, visant à éliminer et à prévenir la pollution par les matières plastiques dans des zones sensibles en Angleterre et en France.

Preventing Plastic Pollution (PPP) développera un modèle permettant de réunir des données sur la quantité et les sources possibles de pollution plastique, et ce dans sept sites pilotes : la rade de Brest, la Baie de Douarnenez, la Baie des Veys, la zone de Medway, les fleuves du Tamar et du Great Ouse, et le port de Poole.

Les spécialistes évalueront le taux de plastiques polluants qui s’introduisent dans les bassins versants, et ils identifieront les zones sensibles de la pollution. Ils détermineront la rentabilité et la durabilité des approches innovantes actuelles et créeront un portefeuille de méthodes d’élimination pour prévenir et gérer la pollution.

Le projet, d’un montant de 14 millions d’euros, a été approuvé par le Programme France (Manche) Angleterre, qui a engagé 9,9 millions d’euros de financement via le Fonds Européen de Développement Régional. Carolyn Reid, la Directrice du Programme Interreg France (Manche) Angleterre, déclare : « La pollution plastique constitue une énorme problématique environnementale, et nous sommes déterminés à rassembler des spécialistes des deux côtés de la Manche et à les soutenir dans la création de projets pour lutter contre celle-ci. »

Le CNRS partenaire du projet avec le LEMAR

Le CNRS est l’un des 17 partenaires de ce projet. Les scientifiques du LEMAR effectueront notamment des campagnes d’échantillonnage des microplastiques dans la rade de Brest et la baie de Douarnenez tout au long du projet dans le but d’évaluer les niveaux et l’évolution temporelle de cette contamination. Ces travaux participeront à l’évaluation de l’efficacité des mesures de réduction des déchets plastiques mises en place dans le projet PPP. Le laboratoire de Physiologie des Invertébrés de l’Ifremer, en partenariat avec le CNRS au sein du LEMAR, travaillera de plus sur la toxicité de ces microplastiques sur les organismes marins, en particulier sur l’huître creuse.

« Ce projet est une formidable opportunité de fédérer l’ensemble des acteurs locaux autour de la rade de Brest et de la baie de Douarnenez sur lesquelles nous allons suivre les niveaux de contamination par les déchets plastiques » Ika Paul-Pont, en charge du partenariat CNRS.

Réduction des déchets à l’IUEM et médiation scientifique

En complément de la démarche scientifique portée par ces deux organismes de recherche, deux volets supplémentaires seront déployés durant le projet. Le premier portera sur la mise en place de démarches écoresponsables visant à réduire drastiquement la production de déchets plastiques dans les bureaux et usages quotidiens, contribuant ainsi à l’Agenda 2030 de la France, à l’échelle de l’IUEM. Le deuxième volet concernera la réalisation d’actions de médiation scientifique, via l’organisation d’évènements grands publics et d’interventions dans les écoles en partenariat avec Océanopolis, afin de sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de cette pollution.

Le projet PPP organisera aussi 160 événements communautaires de nettoyage des rivières, et il collaborera avec les industries de l’agriculture, de la pêche et maritimes pour trouver des moyens de capturer et d’éliminer les déchets plastiques de leurs activités.

Pour en savoir plus

Contacts

Jayne MANN
Emily COOPER

Crédit photo

Iwan JONES

Nereis Park VI

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L’objectif de cet événement est de rassembler la communauté scientifique internationale des chercheurs travaillant sur les mécanismes de la bioturbation dans les environnements marins, d’eau douce et terrestres, sous toutes les latitudes (polaires, tropicales, tempérées), et prenant en compte différentes échelles de temps (du Précambrien au présent). Cet événement est organisé par l’association Nereis Park, une association internationale regroupant tous les scientifiques travaillant sur la bioturbation (http://www.nereispark.org/). Cette 6ème édition propose une école thématique internationale sur la Bioturbation avec des conférences et une formation de haut niveau dans le but de donner aux scientifiques et aux étudiants les dernières avancées conceptuelles et technologiques sur les processus de bioturbation. Elle portera sur l’étude des processus de bioturbation dans leur ensemble et leurs impacts sur le fonctionnement des écosystèmes, à différentes échelles spatiales et temporelles.

Ouverture de la pré-incription : 14 février 2020

(Nereispark2020 formulaire d’inscription)

Date limite de soumission des résumés : 12 avril 2020

5 sessions


Session 1: relations bioturbation-fonctionnement des écosystèmes



Conférencier invité : Pr. Murray Gingras | Univ. Alberta, USA

Dans cette session, le rôle de la bioturbation pour l’évolution des écosystèmes sera discuté avec un accent particulier sur les différents services écosystémiques fournis par la bioturbation dans les écosystèmes terrestres, d’eaux douce et marine dans le contexte du changement global. Les divers effets de la bioturbation seront abordés, notamment: l’érosion des sédiments, la stabilisation et le drainage, la biogéomorphologie, la libération de contaminants et de kystes, l’oxygénation et la bioremédiation des sédiments et des sols pollués, la dégradation et minéralisation de la matière organique. Pour la première fois, le fonctionnement des environnements passés et extrêmes (Précambrien, grottes quaternaires, mangroves, environnements polaires et profonds, lacs hyper-salins …) sera considéré.


Session 2: Intégration des processus de bioturbation dans les modèles et les fonctions de la biodiversité



Conférencier invité : Pr. Andrew M. Lohrer | NIWA, New Zealand

L’influence des activités de bioturbation sur les écosystèmes dépend de la diversité structurale et fonctionnelle benthique fortement liée aux variables environnementales. Cette session abordera les différentes approches (ex : diversité spécifique, fonctionnelle, traits biologiques…) utilisées pour évaluer les effets de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes à travers des études expérimentales et en milieu naturel. Ce sera le point de départ d’une session de forums ouverts autour de deux questions:

  • Comment intégrer le rôle des caractéristiques individuelles des espèces sur les processus benthiques à l’échelle de la communauté?
  • Comment représenter les effets des communautés benthiques au niveau de l’écosystème?

Wiebke Ziebis

Session 3 : Interactions micro et macro-organismes impliquées dans les cycles biogéochimiques



Conférencière invitée : Dr. Wiebke Ziebis | Univ. Southern Carolina, USA

Les activités de bioturbation modifient la diversité microbienne et les processus microbiens impliqués dans la dégradation et le recyclage de la matière organique des sédiments. Ces derniers ont une influence, à plus grande échelle, sur les flux et bilans biogéochimiques (carbone, azote, soufre, phosphore, silice, fer). La qualité de la matière organique (réfractaire versus labile) et les variables environnementales influencent en parallèle ces activités microbiennes. Cette session se concentrera sur sur les interactions entre les micro-organismes (par exemple les procaryotes, les bactéries électriques « cable bacteria », les archae, les eucaryotes et les réseaux de co-occurrence) et les macro-organismes impliqués dans la biogéochimie des sédiments.


Session 4 : Nouvelles approches d’analyse, d’observation et de modélisation pour les études de bioturbation



Conférencière invitée : Dr. Simone Pennafirme | Univ. Federal do Fluminense, Brazil

Cette session portera sur les différents outils permettant de prendre en compte l’hétérogénéité des écosystèmes:

  • Capteurs optiques et infrarouges 1D et 2D pour mesurer la micro-hétérogénéité des solutés dans les eaux interstitielles (oxygène, manganèse, soufre, CO2, pH…)
  • Flux biogéochimiques aux interfaces sédiment-eau et sédiment-air
  • Télédétection pour visualiser la microtopographie et la diversité benthique à la surface des sédiments
  • Imagerie tomographique pour visualiser en 3D les structures biologiques dans les sédiments et les sols
  • Modèles mécanistiques et stochastiques pour simuler les processus biogéochimiques associés au comportement des animaux.

Nous examinerons également les limites potentielles de ces outils et comment elles peuvent être surmontées pour une configuration expérimentale ou étude de terrain spécifique.

Robert Aller

Session 5 : Transfert d’échelles



Conférencier invité : Pr. Robert C. Aller | Stony Brook University, USA

A partir des résultats des études présentées pendant les conférences et des conclusions des ateliers précédents, cette session se concentrera sur le changement d’échelle (transfert d’échelle) en faisant référence à:

  • l’importance d’un processus de bioturbation spécifique dans les modèles diagénétiques,
  • la représentation des espèces ou des traits fonctionnels dans la communauté;
  • le passage d’expériences contrôlées à des études in situ intégrant l’écosystème dans son ensemble
  • extrapolation des résultats d’une étude locale au niveau de l’écosystème en tenant compte de sa variabilité spatiale et temporelle.


Objectif de l’école thématique BIOTURBATION



Cette formation pluridisciplinaire proposera des outils différents et complémentaires à chaque session (cours sous formes de plénière et études de cas sous forme de courtes interventions orales, travaux pratiques sur le terrain et en laboratoire, session de forum ouvert, tables rondes ..) pour comprendre le rôle de la bioturbation dans le fonctionnement actuel et passé des écosystèmes, et savoir comment l’intégrer dans les modèles d’écosystème, dans les projets d’ingénierie écologique, de restauration et de gestion des écosystèmes. Ces rencontres scientifiques et pédagogiques, en mélangeant les disciplines, permettront ainsi de constituer un réseau de compétences pour pouvoir faire émerger des approches innovantes pour répondre à des questions d’ordre fondamental et méthodologique. Cet événement s’adresse à tout scientifique (chercheur, étudiant, ingénieur) ainsi qu’à tout gestionnaire en sciences de l’environnement.

Comité scientifique international

Dr. Stefano Cannicci (Hong Kong University, China)

Dr. Suzanne Dufour (Memorial University, Canada)

Dr. Stefan Forster (University of Rostock, Germany)

Dr. Franck Gilbert (CNRS | ECOLAB, France)

Dr. Boris Jansen (Amsterdam University, Netherlands)

Dr. Pascal Jouquet (IRD | iEES, France)

Dr. Florian Mermillod-Blondin (CNRS | LEHNA, France)

Dr. Emma Michaud (CNRS | LEMAR, France)

Dr. Thomas Stieglitz (IRD | CEREGE, France)

Dr. Daniella Zeppilli (Ifremer | PDG-REM-EEP-LEP, France)

Comité local d’organisation

Dr. Emma Michaud (CNRS | LEMAR)

Dr. Gerard Thouzeau (CNRS | LEMAR)

Dr. Olivier Gauthier (Brest University | LEMAR)

Dr. Jill Sutton (Brest University | LEMAR)

Dr. Stefan Lalonde (CNRS | LGO)

Emilie Grosstefan (CNRS | IUEM)

Sébastien Hervé (Brest University | IUEM, LEMAR)

Nadine Reniers (CNRS |IUEM)

Nathalie Le Mentec (Brest University | IUEM, LEMAR)

Avec le soutien de

Hébergement

L’événement se tiendra en Bretagne (France) à Logonna-Daoulas du 23 au 28 août 2020 dans le centre de séminaires « Moulin Mer ». Cette installation offre un espace pour les sessions et les ateliers, les repas et l’hébergement, le tout à un seul endroit, y compris l’accès aux salles éducatives et aux sites d’échantillonnage dans les environnements marins, d’eaux douces et terrestres. Pour votre conjoint, il donne également accès à de belles promenades le long des plages, de la forêt et des lieux d’activités telles que le volley-ball, le badminton, la voile et la pêche. Le site est situé entre Brest et Quimper (à 8min de l’autoroute). Le site est situé entre Brest et Quimper (à 8mn de la voie express). Brest est la ville la plus proche avec une gare (TGV) et un aéroport  proposant quelques vols internationaux et un large choix de vols via Paris (Orly ou Charles de Gaulle).

Appel à contributions


Chacune des cinq sessions est composée de conférences invitées, d’un ensemble (limité) de présentations orales (sélectionnées parmi les résumés), d’une session d’affiches, de tables rondes et de cours pratiques et théoriques spécifiques.

Le comité scientifique de cet événement invite les participants à soumettre un résumé en anglais à l’une des sessions suivantes:

  • Session 1: Relations bioturbation-écosystème
  • Session 2: Intégration des processus de bioturbation dans les modèles de biodiversité et leurs fonctions
  • Session 3: Interactions micro / macro-organismes dans les cycles biogéochimiques
  • Session 4: Nouvelles approches d’analyse, d’observation et de modélisation pour les études de bioturbation
  • Session 5: Transfert d’échelles

La préférence pour l’oral / l’affiche et le choix de la session thématique sont des options indiquées sur le formulaire de soumission de résumé. Les motivations pour participer à l’école thématique doivent être ajoutées au formulaire de pré-inscription.

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Date limite de soumission: 12 Avril 2020

Inscriptions


Toute personne inscrite assistera à l’ensemble de l’évènement sur toute la semaine. L’école thématique « Bioturbation » est limitée à 70 participants. Pour participer, remplissez directement le formulaire de pré-inscription (pre-registration form) qui comprend un formulaire de soumission de résumé (avec des détails sur la présentation du résumé) et une section sur les motivations et les attentes pour participer à l’école thématique.

Les résumés seront sélectionnés par le comité scientifique international. Une fois votre résumé sélectionné, vous pouvez remplir le formulaire d’inscription final qui comprend les détails du paiement. Votre inscription sera officielle dès réception du paiement des frais d’inscription.

Les frais de conférence couvrent le prix total de l’hébergement, de la nourriture, des pause-café et du transport de l’aéroport ou de la gare jusqu’au lieu de la conférence, aux salles de conférence et d’enseignement de l’école thématique. Choisissez une option parmi les arrangements suivants (prix par personne):

Frais d’inscription :

Gratuit pour le personnel CNRS

  • [1] Chambre simple = 500 €
  • [2] Chambre double partagée (deux lits) = 420 €
  • [3] Etudiant (chambre double ou triple partagée, deux ou trois lits) = 370 €

Les chambres simples sont très peu nombreuses dans la résidence «Moulin Mer», et afin d’accueillir autant de participants que possible, la plupart des participants devront partager une chambre. Lorsque vous sélectionnez l’option « chambre partagée », veuillez indiquer le nom du participant avec lequel vous aimeriez être colocataire.

Pour plus d’informations, contactez-nous par courriel.

Dates limites


Ouverture de la pré-inscription d’ouverture: 14 février 2020
Date limite de soumission des résumés : 12 avril 2020
Les auteurs sont informés de la sélection des résumés et du programme: 27 avril 2020
Insciption: 28 avril –  1 juin 2020

Sylvain PETEK, Chercheur IRD en chimie des substances naturelles marines au LEMAR

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait une thèse en chimie de synthèse organique, sur la conception de molécules à visée antibactérienne (pour faire simple) que j’ai obtenue en 2003 à Nancy. Ensuite, j’ai poursuivi par un postdoc à Gif-sur-Yvette à l’Institut de chimie des substances naturelles (ICSN) pendant 2 ans, dans l’équipe de Christiane Poupat et Alain Ahond. J’ai d’abord travaillé sur la synthèse d’analogues de la girolline (molécule extraite de Cymbastela cantharella, une éponge de Nouvelle-Calédonie) aux propriétés anticancéreuses et anti-plasmodiales (Plasmodium, parasites responsables du  paludisme). J’ai ensuite pris part à l’étude d’une autre éponge de Nouvelle-Calédonie, Homophymia sp., pour contribuer à l’isolement et à l’identification des homophymines (peptides cycliques, composés d’acides aminés « atypiques »), aux propriétés anti-VIH.

Pendant mon postdoc, j’ai eu l’opportunité de suivre une formation CNRS pour passer mon Certificat d’Aptitude à l’Hyperbarie (CAH), me permettant ainsi d’utiliser la plongée dans le cadre professionnel. Cette année-là, elle était organisée à la Station biologique de Roscoff et m’a permis de faire connaissance avec des plongeurs de l’IUEM (Gérard Thouzeau, Erwan Amice, Jonathan Fly Ste Marie…) que je retrouverai 10 ans plus tard.

Pendant ma dernière année à l’ICSN, j’ai passé plusieurs concours d’universités (MCF) et d’organismes de recherche (IR et CR). J’ai ainsi été recruté à l’IRD en 2006 sur un poste de chercheur en chimie des substances naturelles marines affecté en Nouvelle-Calédonie, pour mener, avec ma collègue Cécile Debitus, différents programmes dans le Pacifique Sud (Nouvelle-Calédonie, Iles Salomon et Fidji), principalement focalisés sur les spongiaires. Après 4 ans passés sur le « Caillou », je l’ai rejoint en Polynésie de 2010 à 2014. J’ai continué à travailler sur la même thématique pour d’une part contribuer à une meilleure connaissance de la biodiversité marine polynésienne, et d’autre part explorer des pistes de valorisation de ces organismes en santé humaine et/ou en aquaculture, avec nos collaborateurs. Pendant cette période, nous avons  notamment exploré les 5 archipels (répartis sur une surface équivalente à celle de l’Europe), pour réaliser  un inventaire le plus exhaustif possible des éponges de Polynésie. Cela représente 8 campagnes océanographiques, quelques 200 espèces inventoriées, dont 30% seraient endémiques.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Après 4 années en Polynésie, mon expatriation arrivant à son terme et mon unité d’alors (EIO) n’ayant pas d’implantation en métropole, il me fallait intégrer un laboratoire dans le domaine marin, ayant pour tutelle l’IRD, dans le cadre duquel j’allais pouvoir poursuivre mes travaux. Etant donné les thématiques de recherche du LEMAR et les collaborations que j’avais déjà eues par le passé avec certains chercheurs du laboratoire, le choix s’est fait tout naturellement.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Côté recherche, je continue mes travaux, principalement sur les éponges du Pacifique Sud. Ces études pluridisciplinaires, à l’interface entre la biologie marine, la chimie des substances naturelles, l’écologie chimique et la santé peuvent s’avérer très longues. En parallèle, avec Valérie Stiger, Solène Connan et  Mayalen Zubia (ex-Biodimar, maintenant MCF en Polynésie), je participe à l’étude des macroalgues polynésiennes.

Cela passe par la participation ou l’organisation de campagnes océanographiques, l’échantillonnage en plongée, le traitement et les analyses chimiques des organismes, les tests biologiques en collaboration avec d’autres équipes et la gestion de notre « banque » d’échantillons d’organismes marins (poudres lyophilisées et extraits) qui sont ici en collection.

Au travers de nos travaux, l’objectif est de répondre à des problématiques locales, que ce soit pour améliorer les connaissances de la biodiversité et sa conservation, contribuer au développement de nouvelles filières économiques durables, ou la découverte de nouvelles solutions en santé humaine et animale. Concernant la Polynésie par exemple, nos travaux se focalisent notamment sur la recherche de solutions contre le diabète, le mélanome et les pathologies de l’aquaculture tropicale (collab. Ifremer du Pacifique). Concernant les données acquises sur la biodiversité des spongiaires, afin de les rendre accessibles facilement à tout un chacun, nous avons développé et mis en ligne un guide des éponges de Polynésie ouvert au public.

Tous ces travaux réalisés avec de nombreux partenaires, génèrent énormément de données, de diverses natures, sur une échelle de temps parfois longue. Avec Adrien Cheype, un collègue informaticien de Nouméa, nous avons développé Cantharella, un outil sous licence libre, dédié aux travaux sur les substances naturelles, pour faciliter la pérennisation, l’exploitation et le partage des données entre collaborateurs d’un projet, mais également avec les collectivités d’où proviennent les organismes étudiés dans le cadre des démarches APA (Accès et partage des avantages). En ce qui me concerne, j’administre l’instance de l’IRD.

Concernant l’APA, dès lors que l’on échantillonne des organismes à des fins de recherche, voire de valorisation, ces démarches sont à mettre en œuvre. Ce qui relevait initialement de l’éthique, visant à un retour (scientifique, monétaire ou non…) juste et équitable des résultats de la recherche, vers les collectivités d’où proviennent les organismes étudiés, est devenu réglementaire, suite à la ratification du protocole de Nagoya en 2014 et sa traduction dans la loi française en 2016.

Du point de vue enseignement, j’interviens quelques heures dans le Master SML, parcours biologie des organismes marins en écologie chimique en M1 et en valorisation des organismes marins en M2.

Je suis membre élu au CA de l’IUEM (collège B) et au conseil de laboratoire du LEMAR. Je suis également co-animateur de l’axe Sud du LEMAR.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Ça n’est pas vraiment une anecdote, mais plutôt un fait marquant en ce qui me concerne. C’est le souvenir de ma première campagne embarquée en 2007, à bord de l’Alis (N/O de l’IRD), pour une campagne de bioprospection dans l’archipel des îles Fidji. Un peu comme la concrétisation des aventures de l’équipe Cousteau, que je suivais assidument plus jeune et qui m’avaient conduit à la pratique de la plongée.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Là encore ça n’est pas vraiment un souvenir en particulier, ça serait plutôt l’opportunité d’aller explorer des endroits où peu de personnes sont allées, la découverte d’une nature sauvage et parfois inconnue, de paysages, d’environnements et de cultures très différentes…

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La photo en général, qu’elle soit sous-marine ou pas, qui vient comme un prolongement naturel de mon attrait pour la nature, la découverte de nouvelles cultures, de nouveaux paysages.

As-tu une devise ?

J’en ai plusieurs en fait, l’une d’elles vient des Shadoks et trouve un écho particulier en recherche : « En essayant continuellement on finit par réussir, donc plus ça rate, plus on a de chances que ça marche ».

Crédits photos

Sylvain Petek / IRD

Eric Folcher

Raymond Proner

Fabrice Charleux

Contact

Sylvain Petek

L’exposition Myctophidae à l’IUEM

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L’exposition MYCTOPHIDAE, voyage en eau profonde, réalisée dans le cadre du Festival RESSAC en 2019, sera dans le hall niveau 2 de l’Institut jusqu’au 3 mars 2020. Le vernissage a eu lieu le jeudi 23 janvier à 16h au coeur de l’exposition.

Les océans ? Une immensité, une richesse et une des clés du fonctionnement de la vie sur notre planète. Et pourtant les mystères sont encore nombreux. Dans ce monde partiellement connu, les poissons lanternes ou myctophidae, sont très abondants de l’équateur jusqu’aux zones les plus froides, de la surface jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Qui sont-ils, à quoi ressemblent-ils, que font-ils là ?

Comment dévoiler l’énigme de ce milieu impossible à observer de nos yeux ?

Menés par Gildas Roudaut, des scientifiques (IRD, CNRS, MNHN, CPS) ont dialogué avec une classe de terminale STD2A du Lycée Vauban de Brest.

De ces échanges, sont nés une exposition, MYCTOPHIDAE, mise en forme à l’IUEM, et une revue, La Lanterne, créées avec le soutien de l’UBO et de l’IRD dans le cadre du Festival RESSAC.

L’exposition est également consultable au format PDF (basse résolution), sur cette page.

La revue La Lanterne est, quant-à-elle, disponible au téléchargement, ici-même.

Crédits

Rédaction et relecture : Gildas Roudaut, Jérémie Habasque, Anne Lebourges-Dhaussy, Cindy Dupoux, Élodie Vourey, Anna Conchon, Cédric Cotté, Antoine Choplin, Yves Cherel, Sébastien Hervé
Graphisme et mise en page : Sébastien Hervé assisté de Fred Grunchec et Pauline Ferrec
Remerciements : La Mission culture scientifique et technologique de l’IRD, Christine Paillard et Emmanuelle Dilasser.

 

Colloque sur le transport maritime et la protection de la biodiversité

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Les 12 et 13 décembre 2019 s’est déroulé à l’IUEM un colloque international sur un sujet
encore peu traité dans le domaine des sciences de la mer et du littoral portant sur le transport
maritime et la biodiversité.

Objectifs du colloque

En effet, activité économique majeure de la mondialisation, le transport maritime porte
des atteintes à la biodiversité et lui fait subir des risques. Alors que les écosystèmes se
dégradent de manière critique, il est urgent d’approfondir l’étude des conséquences du
transport maritime sur la biodiversité et de rechercher comment contribuer à leur limitation.

Le droit de la mer, le droit maritime et le droit de l’environnement définissent le cadre
des activités maritimes de transport et les conditions de la protection du milieu marin.
La pertinence de ce système, incluant la prévention et la réparation des atteintes à
l’environnement, doit être interrogée et évaluée au regard des enjeux de protection de la biodiversité.
Ce colloque a contribué à l’étude du droit encadrant les rapports entre le transport maritime et la biodiversité, en enrichissant la réflexion par le dialogue avec les sciences économiques et la
biologie.

Cet événement était organisé par le laboratoire de recherche AMURE. Ce colloque était parrainé par la
Société Française pour le Droit de l’Environnement (SFDE) et bénéficie du soutien de l’UBO, de la Faculté de droit économie gestion & AES, de l’IUEM, d’ISblue, du département du Finistère ainsi que de Brest Métropole. Le colloque a rempli les conditions pour être pris en compte au titre de l’obligation de formation continue des avocats.

Outre les différents experts français invités à s’exprimer sur la question, deux invités internationaux ont été reçus : le professeur Aldo Chircop de l’Université de Dalhousie, Halifax, de la Marine & Environmental Law Institute, et le professeur Khalifa Ababacar Kane de l’Université de Ziguinchor au Sénégal.

Crédit photo

Séverine Julien / UBO

Contact

Séverine Julien

 

L’UBO Open Factory (UOF), un outil ouvert à tous pour le développement et le prototypage de projet

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Une formation à l’impression 3D organisée par l’UBO Open Factory (UOF-site de Quimper*) le jeudi 12 et le vendredi 13 décembre 2019, a rassemblé 5 étudiants et 3 enseignants-chercheurs de l’ESIAB, ainsi que deux ingénieurs de l’IUT de Quimper et de l’UBS.

La première partie de la formation animée par Tomo Murovec (UOF) et Laurent Marchal (UOF) a porté sur l’apprentissage du logiciel de conception en 3D Fusion (AUTODESK). Puis Nicolas Decourcelle, MCF à l’ESIAB, a présenté des exemples de l’impression 3D alimentaire et de la bio-impression. Enfin, la dernière partie de la formation était dédiée à la conception et l’impression d’objets en 3D sur les imprimantes du site Quimpérois de l’UOF. A l’issue de la formation, chaque participant est reparti avec les objets qu’il avait lui-même conçus.

Manon Buscaglia, doctorante à l’EDSML et Fabienne Guérard du LEMAR participaient à cette formation pour appréhender les aspects concrets de l’impression 3D dans le but de faire par la suite des essais d’impression en 3D de matrices de collagènes marins pour l’ingénierie tissulaire. C’est l’un des thèmes explorés dans le cadre du projet européen INTERREG VB « BLUE HUMAN » dans lequel est partenaire le LEMAR (F. Guérard, G. Le Blay, C. Hellio, V. Stiger, M. Fauchon et M. Buscaglia). Ce projet de recherche porte sur les biomatériaux d’origine Marine (notamment le collagène) pour l’ingénierie tissulaire.

Outre les imprimantes 3D, comme tout FabLab, l’UOF dispose de machines servant au prototypage des projets sur lesquelles il est possible d’apprendre en toute sécurité : découpeuse/graveuse au Laser, fraiseuse, thermoformeuse, machine à commande numérique, etc.

Vous pouvez contacter l’UOF pour tout projet de réalisation d’un prototype pour vos manips de laboratoire par exemple. Et si vous avez un projet personnel, l’open Bidouille est ouvert à tous les étudiants et personnels de l’UBO tous les jeudis après-midi de 14h à 17h, sur rendez-vous.

Pour en savoir plus

Crédit photo

Tomo Murovec / UBO

Contact

Fabienne Guérard

Nadège Quintin, assistante ingénieure UBO en microbiologie et virologie au LM2E

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?
J’ai obtenu un DUT de microbiologie à l’IUT de Brest en 2000 et ai réalisé mon stage de fin d’études à Ifremer au laboratoire environnement profond. J’ai ensuite travaillé dans un laboratoire d’analyses. Après cette expérience, j’ai été recrutée à Laennec, hôpital de Quimper, où je faisais des analyses de recherche sur la tuberculose et des pathogènes liés aux liquides céphalorachidiens et pulmonaires. Malgré mon travail en CDI à l’hôpital, je gardais toujours en tête le souhait de faire de la recherche en microbiologie.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?
Mon intégration à l’IUEM s’est faite par un véritable concours de circonstances. Je travaillais encore à l’hôpital de Quimper lorsqu’un jour, la directrice de l’IUT où j’ai étudié, m’a appelé dans le cadre d’une enquête sur le suivi des anciens étudiants. Elle m’a parlé d’un CDD à l’IUEM et m’a proposé de postuler à Ifremer. En 2001, j’ai donc quitté mon CDI pour un CDD renouvelable. Ce contrat avait pour objectif de structurer et mettre en place la Souchothèque de Bretagne, qui est maintenant l’UBO CC (UBO Culture Collection). Mon CDD a été reconduit pendant 8 ans sur différents projets de recherche, toujours en rapport avec la microbiologie. En 2018, j’ai passé mon concours de fonctionnaire et ai obtenu un CDI.

Que fais-tu à l’IUEM ?
J’ai deux mi-temps. D’une part, je suis responsable de la collection de microorganismes marins (bactéries et archées) au sein de l’UBO CC. Ce travail consiste à collecter des microorganismes et à répertorier et maintenir une base de données. Cette collection renferme un patrimoine inestimable résultant de nombreuses campagnes océanographiques et de travaux de recherche. Pour partager au mieux cette ressource, l’UBO CC s’apprête à passer un audit afin d’obtenir la norme ISO 9001 et ainsi pouvoir faire partie des réseaux de centres de ressources biologiques.

D’autre part, je participe aux travaux de recherche au sein du LM2E. Mon travail de recherche se concentre depuis quelques années sur les virus de bactéries et archées issus des environnements extrêmes. J’étudie des échantillons des sources hydrothermales profondes qui sont récoltés lors de campagnes océanographiques à l’aide du Nautile ou du ROV. Je travaille avec Claire Geslin que j’assiste dans ses recherches.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?
En 2004, j’ai participé à la mission Biospeedo à bord de l’Atalante afin d’étudier le fonctionnement des communautés hydrothermales le long de la dorsale Sud Est Pacifique. J’ai passé 45 jours en mer et j’ai notamment eu la chance de plonger dans le Nautile à plus de 2800 mètres de profondeur. Cette expérience m’a aussi permis de confirmer que je n’ai absolument pas le pied marin.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?
Un de mes plus beaux souvenirs de boulot est la première fois où mon nom a figuré dans une publication scientifique. C’était un travail avec Olivier Nercessian sur la diversité des gènes fonctionnels des méthanogènes dans les environnements hydrothermaux des grands fonds.
Un autre beau souvenir est un jour de neige à l’IUEM. Peu de personnes avaient fait le trajet pour venir travailler car il y avait trop de neige. Pour passer le temps, nous avons fait de la luge à l’endroit où se trouve maintenant le nouveau parking.

 

Quelles sont tes centres d’intérêts ?
Je suis calcéologiste, c’est-à-dire que je suis collectionneuse de paires de chaussures. J’en possède beaucoup chez moi et j’en ai une grande variété qui sont originales.

J’apprécie aussi beaucoup mon travail, je fais un métier que je trouve passionnant et qui me permet d’évoluer et d’apprendre tous les jours. De plus, les techniques de recherche évoluent aussi très vite et c’est un aspect que j’affectionne beaucoup car il permet de rester dans l’air du temps.

 

Crédits photos

Geneviève Cohat

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Nadège Quintin

Ateliers sur les retombées économiques de la gestion durable des terres au Sénégal et au Niger (Initiative ELD)

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Ces ateliers de dissémination pour un dialogue science-politique sur les retombées économiques de la gestion durable des terres au Sénégal et au Niger (Initiative ELD, Economics of Land Degradation) se sont déroulés du 18 au 23 novembre à Dakar et du 25 au 30 novembre 2019 à Niamey.

L’équipe ELD d’AMURE (Emmanuelle Quillérou, Katia Frangoudes, et Laure Zakrewski) est de retour d’Afrique de l’ouest. Les 4 groupes au Sénégal et les 4 groupes au Niger ont à présent terminé leurs études, dont les résultats ont été présentés par les ambassadeurs ELD afin de servir de base à des échanges lors d’un atelier de dissémination et de dialogue science-politique.

Dans les deux pays, la plupart des options de gestion durable des terres (GDT) évaluées dans ces études de cas sont viables du point de vue financier (pour les producteurs) et de manière générale du point de vue économique (pour l‘ensemble de la société). L‘adoption à grande échelle des mesures de GDT ne semble donc pas être bloquée par des barrières financières ou économiques à l’adoption, de manière globale. Cependant, plusieurs barrières potentielles ont été identifiées afin de pouvoir servir de pistes d’investigations supplémentaires :

Les rapports finalisés des quatre groupes du Sénégal et du Niger, les 2 rapports de synthèse pour chaque pays, et les notes politiques associées seront très prochainement disponibles sur le site.

Les résultats scientifiques et pistes ont été discutés lors d’ateliers de disséminations dans les pays, organisés à l’interface science-politique. Ces ateliers clôturent le processus de développement des capacités à l’approche 6+1 de l’Initiative ELD au sein du cadre plus large du projet Regreening Africa. L’approche 6+1 est une méthodologie pour parvenir à une analyse coût-bénéfice (par exemple, déterminer si une pratique de gestion durable des terres est viable économiquement et/ou financièrement). Il y a 6 étapes pour arriver aux résultats de cette analyse, et le +1 correspond à l’action. Le Sénégal et le Niger sont les deux premiers pays à avoir finalisé ce processus, suivis de près par le Ghana. Le Sénégal et le Niger sont parmi les pays du projet qui ont établi le plus de cas d’études (4 par pays).

La suite des activités ELD menées depuis février 2018 au Sénégal et au Niger est à présent à l’initiative des groupes de travail ELD de ces pays. Souhaitons leurs des vents favorables !

#ReGreenAfrica #ReGreenNiger #ReGreenSenegal #ELDSolutions #SDG15 #ReGreeningAfrica #sciencepolicy

Crédits photo et légende

Pirogue sur le Niger

Emmanuelle Quillérou

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Emmanuelle Quillérou

Katia Frangoudes

Laure Zakrewski

 

Atelier RESOMAR

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Cette année, la thématique de l’atelier RESOMAR était la Turbidité. Organisé par Ifremer et l’IUEM, il s’est déroulé le 26 novembre sur le site d’Ifremer et le 27 Novembre 2019 à l’IUEM.Objectifs

  • Partager, au sein de la communauté COAST-HF voire au delà, les outils et protocoles mis en œuvre afin de mesurer à haute fréquence et sur le long terme la turbidité optique et la concentration en Matières en suspension (MES) en zone côtière
  • Libre échange autour des retours d’expérience associée à la mesure de turbidité

Au cours de cet atelier, différents thèmes ont été abordés : types de capteurs, métrologie, mise en œuvre, calibration, analyse, validation et qualité de la mesure, accessibilité.

Finalité

  • Warning sur la mesure de turbidité et son caractère non « universel/générique » : quelle conséquence à l’échelle du réseau ?
  • Peut-on aller vers une méthodologie partagée au sein du réseau ?
  • L’objectif est de produire un document de synthèse sur les pratiques actuelles et les pistes d’harmonisation possible, voire un article méthodologique issu des ateliers pratiques en fonction des résultats obtenus.

Agenda de l’atelier

Cet atelier se décompose en séances pratiques et en séances d’échanges. Les ateliers pratiques ont tourné autour de la mesure de turbidité, vis-à-vis de standards ou de suspensions naturelles, en inter-comparant un maximum de capteurs mis en œuvre dans le réseau.

Crédit photos

Sébastien Hervé / UBO

Peggy Rimmelin-Maury / CNRS

Retour sur les unités d’enseignements transversales

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Les unités d’enseignements (UE) transversales ont eu lieu cette année du mois de septembre à novembre. Les semaines passées ont fleuri aux quatre coins de l’Institut des affiches comme « La belle pêche », « OSS 118 Occupy Sea Space », ou « Maman j’ai raté la transition écologique » et bien d’autres encore. Ce n’était pas une journée d’intégration pour les étudiants mais la conclusion de 7 semaines de réflexion et de recherche sur l’interdisciplinarité du Master Sciences de la Mer et du Littoral.

Ces unités d’enseignements transversales ont lieu sur les deux années de Master. Lors de la première année, l’UE se nomme « Enjeux et Problématique ». Cet enseignement a pour objectif pédagogique de développer la coopération entre les pairs (étudiants à étudiants) tant par la transmission de leurs savoirs que par la découverte d’approches méthodologiques différentes de celles de leur spécialisation, en pluridisciplinarité.

Changement de formule cette année

Cette année, une nouvelle formule a débuté avec un fonctionnement par ateliers disciplinaires. Répartis dans des groupes de 12 à 20 étudiants de 5 spécialités du Master, les étudiants ont travaillé sur des problématiques centrées autour des risques côtiers (identification, gestion, prévention des risques liés aux changements climatiques), chacun apportant son regard méthodologique sur cette problématique commune. L’étudiant devait assister à quatre ateliers (dont trois extérieurs à sa discipline de formation), dans lesquels les enseignants donnaient la vision de leur champ d’expertise sur le sujet et la plus-value que pouvait apporter une collaboration interdisciplinaire dans leur contexte professionnel.

Cette transformation de l’UE a été une réussite autant pour les étudiants qui ont adhéré à cette formation, que pour les intervenants qui ont enrichi les échanges autour de ces sujets. Cet enseignement sera reconduit pour les années suivantes avec l’intégration potentielle de l’ensemble des mentions du Master SML.

Pour leur deuxième année de Master, l’UE se nomme « Sciences et Société ». De nombreux objectifs pédagogiques sont associés à cet enseignement : l’exploration de controverses socio-scientifiques, la problématisation d’un sujet, l’interdisciplinarité mais aussi des objectifs de pédagogie par projet.

Pour ce faire, les étudiants sont répartis en groupes de travail (toutes les disciplines des SML sont identifiées dans les groupes) suivants les sujets présentés par les doctorants. Deux mois d’exploration du sujet en équipes interdisciplinaires autonomes encadrée par le doctorant s’en suivent.

Cette année 6 équipes ont été constituées du côté de l’IUEM et 2 pour le parcours STPE-IGRECL (Vannes). Pour conclure, cette réflexion et ces deux mois d’interdisciplinarité, un après-midi de restitution sous forme d’ateliers d’1h30 a été organisé le 19 novembre dernier. Cette restitution organisée à destination des étudiants de M1 mais aussi des membres du jury (enseignants, chercheurs, scientifiques, responsables de communication, guides scientifiques…) était ouverte à tous les curieux de la pluridisciplinarité. Pour le plaisir des yeux, de nombreux décors ont été réalisés cette année afin d’illustrer leur travail de recherches, en voici quelques images.

Crédit photos

Riwalenn Ruault

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Riwalenn Ruault