Le manque d’accès aux données marines : un barrage à une gestion plus saine des océans

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À l’ère du numérique, alors que les bases de données océaniques sont continuellement enrichies, les écosystèmes marins s’appauvrissent et se dégradent de manière alarmante. Dans le contexte des changements globaux, ce type de données devrait nous permettre une meilleure gestion de notre consommation des ressources océaniques, afin de les préserver. Pourtant, nombre de ces informations sont difficilement accessibles et/ou peu partagées ; cet état de fait gêne la bonne compréhension des différentes modifications physiques, écologiques et sociales en cause dans ces changements écosystémiques évolutifs et rapides. Ceux-ci impliquent de constantes réévaluations et mises à jour des données océaniques. On observe cependant un progrès significatif dans la communication et la transparence de ces données. D’intéressantes alternatives pourraient venir l’enrichir.

À ce jour, d’innombrables observations satellites de la Terre sont répertoriées par les dispositifs de télédétection (ex. programmes Landsat et Sentinel), des milliers de scientifiques collectent des milliers de données sur le terrain ; un grand nombre de plateformes en résulte, offrant un accès et un partage à ces ressources en ligne.

Trop souvent, un manque évident de structuration et/ou de standardisation nuit au partage en ligne des données ; celles-ci peuvent, par exemple, être collectées par des étudiants ou des chercheurs non-académiques. Malgré des incertitudes de mesures souvent inconnues voire douteuses, de nombreuses informations importantes sont contenues au sein de ces données « désordonnées ». Comment les combiner au mieux avec celles des chercheurs académiques, et ainsi en valoriser l’ensemble ? Les bases de données actuelles pourraient s’enrichir d’une quantité conséquente de ressources ignorées ou non partagées (cf. fig. 1).

Fig. 1 : Situation actuelle (à gauche) et souhaitée (à droite) dans le contexte de la disponibilité et du partage des données océaniques. Les débits d’eau représentent la quantité de données relative à chaque source.

Trois obstacles très concrets, expliquant les difficultés d’accès aux données océaniques, peuvent ainsi être identifiés : leur mise en ligne, leur accessibilité et la navigation sur les plateformes dédiées. Le téléchargement des ressources vers le Cloud (stockage à distance) correspond à leur transfert dans une grande base de données numériques où elles peuvent être partagées. Se posent alors des contraintes (cf. fig. 2) de recherche et localisation des bases de données thématiquement proches et regroupant des informations de même nature que celles à déposer, de leurs sources d’origine et du respect des exigences de formatage.

Dans certains cas, les données océaniques ne sont pas numériques et par conséquent, pas répertoriées (informations relevées dans des carnets de bord par ex.). De même un propriétaire n’a pas forcément conscience de l’utilité de ses données pour la communauté ; c’est typiquement le cas des publications de photos sur les réseaux sociaux : les Smartphones peuvent en effet être considérés comme des outils d’enregistrement des changements d’état des mangroves ou des herbiers marins en Indonésie par ex.

Fig. 2: Paramètres de la production et du partage des données. (1) mesures sur le terrain, (2) instruments de traitements de données détenus par les producteurs uniquement, (3) ensemble de données dispersées, (4) données locales non partagées en dehors d’une institution, (5) données potentiellement intéressantes pour des utilisateurs extérieurs à l’institution, (6) barrage aux partages des données, (7) articles produits à partir de données stagnantes, (8) utilisation impossible de données aux formats inadaptés, (9) non-renseignement de la source de données mises en ligne, (10) montagnes de disciplines différentes auxquelles pourraient s’appliquer un même type de données.

Une fois téléchargées sur le Cloud, se pose le problème de l’accès à ces données. Celles-ci sont souvent classées par disciplines, régions océaniques et sous différents formats. Les liens entre ces ressources sont donc fragiles et facilement rompus. De plus, les utilisateurs ne sont pas toujours informés des mises à jour du fait de l’impossibilité de communiquer avec les producteurs de données. Enfin, la navigation se complique à mesure que le volume et la diversité des ressources augmentent. Les données océaniques, réparties sur différentes plateformes, sont peu évidentes à évaluer (qualité/précision de mesure) et à dater (données anciennes/récentes). Néanmoins et même si l’outil de recherche Google propose un accès assez simple à des données récentes, un système de navigation qui offrirait une combinaison optimale de toutes ces données, allègerait le coût de la Recherche en sciences marines sur le long terme et à large échelle géographique.

La plupart des solutions à ces problèmes existent déjà mais sont exploitées partiellement ou appliquées à d’autres domaines que l’Océanographie. S’en inspirer permet d’envisager une combinaison de différentes approches pour accéder à un maximum de ressources. Le procédé « d’optimisation combinatoire » consiste, dans ce cadre, à coupler les technologies de navigation à l’utilisation de réseaux sociaux (cf. fig. 3)

Fig. 3 : Combinaison de diverses solutions (représentée par le moulin), cette combinaison fournirait une plateforme de découverte et d’accès aux données, ainsi que de nombreux outils et applications.

Pour exemples : l’utilisation d’un « grand livre » (registre) facilite la lecture de paramètres mesurés et classés, issu du domaine comptable, il concourt à la traçabilité des sources et à la transparence des données. Le registre le plus simple est le DOI (identificateur d’objet numérique), déjà appliqué à de nombreuses ressources en sciences. Les DOI certifient la provenance et sont associés aux données source. Par ailleurs, l’utilisation d’un blockchain (chaîne de blocs) permet la traçabilité et assure la sécurité du partage des données, jusqu’alors son principal domaine d’application est celui de la cryptomonnaie. Il permet un enregistrement ponctuel des modifications des données ainsi qu’une gestion de données combinées dans un cadre interdisciplinaire. Enfin, l’utilisation d’un extracteur et transcripteur automatique tire parti de l’intelligence artificielle, pour un traitement rapide d’une grande quantité d’informations, il réduit aussi les coûts et efforts associés au téléchargement et à la navigation (ex. : NPL / Natural Language Processing).

De nouveaux appels au partage volontaire de données pourraient enfin venir compléter l’utilisation des outils mentionnés précédemment. Des revues scientifiques reconnues soutiendraient la collecte d’une grande quantité de données pour leur valorisation. Un index de citation existe déjà pour les articles scientifiques et l’ensemble des données répertoriées, via le service d’information universitaire du Web of Science (WOS). La présence systématique d’un index pourrait désigner la source des données océaniques ayant donné lieu à une publication dans les revues scientifiques, en vue d’un regroupement de ces données.

Certaines communautés numériques utilisent également des monnaies non officielles dans diverses régions, pour favoriser les dépenses locales. Une monnaie communautaire numérique (DCC /Digital Community Currency) pourrait donc être créée afin de soutenir les fournisseurs de données océaniques en fonction de la quantité, la qualité et la transparence des ressources partagées. Cette monnaie serait en outre échangée contre d’autres ressources en ligne. Un tel procédé augmenterait la visibilité de jeux de données conséquents et soutiendrait le financement de campagnes scientifiques. Les agences gouvernementales pourraient aussi en bénéficier pour faire face aux catastrophes naturelles et des réseaux sociaux spécialisés dans les échanges entre chercheurs profiteraient également de ces partages. Une combinaison de ce type de réseaux avec les plateformes de données en ligne (ODCM/Ocean Data Combinatorial Machine) permettrait notamment une gestion des mises à jour en plus de nouvelles collaborations entre chercheurs.

Des enseignes internationales comme Amazon ont déjà résolu, à des fins commerciales, des problèmes similaires concernant la gestion et la compilation des données. Cette entreprise utilise des agencements spécifiques pour stocker ses articles dans d’énormes entrepôts, leur accessibilité est optimisée en permanence. La transparence est également assurée sur l’origine, la composition, la fabrication de nombreux produits et des interactions directes sont prévues avec les clients. Ce type d’exemple rend envisageable, le regroupement des données marines, leur accessibilité ainsi que des échanges entre producteurs et utilisateurs. Une transposition durable au domaine océanique permettrait la création de bases de données universelles pour une gestion plus saine des Océans. Coordonner des actions efficaces pour atténuer le déclin des écosystèmes marins passe par une meilleure gestion de nos données océaniques, collaboration et partage maximal restent donc essentiels.

Médiation scientifique

Assurée par Pierre Fourrier, doctorant de l’École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université de Bretagne Occidentale), en 1ère année de thèse en Chimie Organique Marine au Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR), à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM).

L’article

Pendleton, L. H., Beyer, H., Grose, S. O., Hoegh-Guldberg, O., Karcher, D. B., Kennedy, E., Llewellyn, L., Nys C., Shapiro, A., Jain, R., Kuc, K., Leatherland, T., O’Hainnin, K., Olmedo, G., Seow, L., Tarsel, M. (2019). Disrupting data sharing for a healthier ocean. ICES Journal of Marine Science, 76(6), 1415-1423. https://doi.org/10.1093/icesjms/fsz068

Les auteurs

Cet article est issu d’une collaboration internationale entre des chercheurs du World Wildlife Fund (WWF) (Washington, USA) ; du Nicholas Institute for Environmental Policy (Duke University, USA) ; du Global Change Institute (University of Queensland, Australie) ; de l’Ifremer (IUEM, UBO, Plouzané) de l’unité de recherche AMURE ; de la Conservation Science Unit (WWF, Indonésie) ; de l’Australian Institute of Marine Science (Townsville, Australie) ; et de l’IBM Corporation, Corporate Citizen & Corporate Affairs (New-York, USA).

La revue

« The ICES Journal of Marine Science » publie des articles originaux, des essais d’opinions (« Food for Thought »), des projets pour l’avenir (« Quo Vadimus ») et des revues critiques qui contribuent à notre compréhension scientifique des systèmes marins.

Contacts

Auteurs : consulter l’annuaire de l’IUEM

Bibliothèque La Pérouse : Suivi éditorial, rédaction, corrections et mise en page : Fanny Barbier

Service Communication et médiation scientifique : communication.iuem@univ-brest.fr

 

Adélie Pomade, Enseignant-chercheur en droit à AMURE

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai soutenu ma thèse à l’Université d’Orléans en 2009 sur la société civile et le droit de l’environnement. Dans cette recherche, j’ai apprécié de quelle manière la société civile participe en pratique à l’élaboration et à l’application du droit de l’environnement, et j’ai tiré les conséquences théoriques de cette analyse en proposant de revisiter les théories des sources du droit et de la validité des normes juridiques. Après ma thèse, j’ai continué à approfondir le rôle de la société civile et les jeux d’acteurs qu’elle implique, toujours en droit de l’environnement, mais au prisme de thématiques différentes : agriculture, forêt, biotechnologies, climat…

Pour cela, j’ai fait 2 post-docs en France : à l’Université de Lyon 3 et à l’Université de Rennes 1 (agriculture, activités minières), et 2 en Belgique à l’Université Catholique de Louvain et à l’Université Saint Louis de Bruxelles (forêt, instruments basés sur le marché de la biodiversité). Je suis ensuite partie 2 ans au Brésil à l’université Fédérale de Rio Grande Do Sul (FURG) en qualité de professeur invité, où j’ai exploré la relation entre les peuples autochtones, la biodiversité et le droit de l’environnement.

Mission d’observation de la biodiversité pendant la saison sèche, dans une réserve protégée du Pantanal (Centre-ouest du Brésil)

J’ai aussi coordonné des projets de recherche consacrés aux biotechnologies, nanotechnologies, ou encore à la pêche.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Parmi les différentes thématiques que je n’avais pas encore réellement explorées, il y avait le milieu marin.  Il constituait pour moi un nouveau laboratoire d’observation des relations Humains-environnement au prisme du droit. C’est aussi l’interdisciplinarité en termes de potentiel de travail qui m’a fait venir à l’IUEM en septembre 2018, car depuis quelques années je m’intéresse au « savoir travailler ensemble ». Cela rejoint très bien mes champs d’expertise en tant que juriste environnementaliste : spécialiste des jeux d’acteurs et de normes en droit de l’environnement d’une part, et méthodologie de l’interdisciplinarité d’autre part.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Côté enseignement, j’interviens dans le Master 1 du Master SML. Je fais les TD inter-SML en droit de l’environnement. L’objectif est de permettre aux étudiants qui ne sont pas juristes de s’approprier la manière dont réfléchit un juriste. J’ai construis la pédagogie de ce cours autour de jeux de rôles et de travail en équipe. C’est très stimulant. A la rentrée prochaine, j’enseignerai également le droit de l’environnement aux étudiants de M2 du Master Droit des activités maritimes.

Par ailleurs, je suis responsable scientifique de l’unité d’enseignement Sciences et société. Avec Riwalenn Ruault, qui s’occupe plus particulièrement du volet pédagogique, nous nous attelons actuellement à développer une plus grande visibilité du remarquable travail accompli par les étudiants de M2 et les doctorants qui les encadrent. A suivre !

Concernant la recherche, elle se construit autour de 3 dynamiques : juridique, méthodologique et interdisciplinaire.

Pour la partie juridique, je travaille sur l’introduction de la notion de scénario en droit. L’objectif est de déterminer quelles normes seront les plus effectives et efficaces à l’issue d’un processus décisionnel ; cela invite à envisager un degré de prospective en droit. Par exemple, nous sommes au sein d’une Aire marine protégée (AMP) avec énormément de fréquentations touristiques nautiques. Des décisions sont prises pour réguler cette fréquentation et sont concrétisées par une norme juridique dont le contenu et la forme feront qu’elle sera appliquée ou non. Pour être sûr que la norme soit appliquée, il faut arriver à anticiper la réception et le bénéfice de cette norme par les destinataires ; une sorte de logique gagnant-gagnant.

En méthodologie, je travaille sur le « comment travailler ensemble » pour mettre sous tension sciences humaines et sociales et sciences du vivant. En effet, nous parlons beaucoup du travail en interdisciplinarité, mais en pratique cela est souvent chaotique. J’essaie donc d’accompagner cette dynamique en dégageant des moyens de faciliter les échanges. Dans ce cadre, je suis intervenue dans le séminaire du LEMAR indisciplinés, et un ouvrage a été publié aux Presses universitaires de Rennes (PUR). Dans la continuité, une journée d’études a été organisée à l’Institut de l’ouest : Droit et Europe (IODE) à Rennes 1. Le fascicule de restitution de l’atelier va être édité par AMURE à l’automne.

Du point de vue de la recherche interdisciplinaire, j’explore la manière et les voies mobilisées ou mobilisables par les sciences humaines et sociales pour saisir la science participative qui est principalement explorée par les sciences de la nature. Il s’agit vraiment d’établir une tension positive entre les unes et les autres. Dans ce contexte, j’ai déposé un projet H2020 SWAFs qui questionne les leviers de l’engagement citoyen à participer aux activités de science participative, au regard de différentes disciplines. Une journée d’étude sera organisée à l’IUEM à l’automne sur le sujet.

Préparations réalisées par des femmes d’une communauté autochtone de l’Etat du Pará (Nord du Brésil), lors d’entretiens relatifs aux usages traditionnels des plantes amazoniennes

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Oui ! Une belle aventure culturelle (de mon point de vue). C’est lorsque je donnais des cours à la FURG. Dans l’Etat du Rio grande do Sul, les hivers sont très froids et humides. A la FURG, les cours sont souvent dispensés le soir, à partir de 19h et jusqu’à 23h, pour permettre aux étudiants de travailler dans la journée. Les salles de cours ne sont pas chauffées en hiver. Lors de mon 1er cours j’avais une vingtaine d’étudiants dans la salle, installés sur deux rangées d’arc de cercle, emmitouflés dans leurs manteaux et pour la plupart dans leurs ponchos (en référence à la culture gaúcho du sud du Brésil). Quatre ou cinq étudiants avaient avec eux un thermos d’eau chaude et deux d’entre eux une cuia (calebasse) où ils y avaient préparé du chimarrão (qu’on connait sous le terme maté).  Pendant le cours, les étudiants pratiquent la « Roda de chimarrão », c’est-à-dire qu’ils boivent tour à tour à la cuia pour se réchauffer et alimentent le chimarrão en eau chaude. Il serait impensable de leur demander de mettre un terme à cette tradition !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Quand j’ai reçu la médaille Vermeil de l’Académie d’Agriculture de France en 2018 ! C’était très symbolique pour moi, car il s’agissait de la reconnaissance, par des non-juristes, de la valeur ajoutée et de l’intérêt de mes travaux en droit pour leur communauté scientifique (écologie, géographie, biologie, anthropologie…).

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Faire du bateau ! Je pratique le catamaran de sport depuis plus de dix ans. Au début c’était du loisir, et aujourd’hui, c’est en compétition, aussi bien en France qu’à l’international.

As-tu une devise ?

Ne jamais remettre à demain ce que je peux faire le jour même.

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Sylvain Chanteloup

Adélie Pomade / UBO

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Adélie Pomade

Blog Changement clim-éthique réalisé par Olivier Ragueneau, chercheur CNRS au LEMAR

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En cette période de confinement, e-mobilisés, chacun se demande comment il peut contribuer au commun et aux réflexions sur l’après Covid-19. Dans cette optique, Olivier Ragueneau a eu envie de partager un essai intitulé :

Changement clim-éthique. « Agir global, penser local » et autres retournements jubilatoires.

Olivier est océanographe de formation, biogéochimiste marin plus exactement. Pour des raisons que vous découvrirez dès le premier chapitre du manuscrit, il explicite les raisons d’une inflexion certaine dans sa trajectoire de recherche, qui date de l’année 2001, qui a mûri peu à peu et l’a emmené jusqu’à la COP 15 de Copenhague en 2009, pour y présenter l’idée de dette climatique. Depuis, il travaille de plus en plus en lien avec différentes disciplines des sciences humaines et sociales ainsi qu’avec la société civile organisée pour appréhender le fonctionnement et les trajectoires de ce qu’on appelle les socio-écosystèmes.

Son blog aborde les questions du changement climatique et des inégalités, que nous devrons traiter conjointement au lendemain de cette crise sanitaire, qui nous y invite déjà.

Il propose cet essai sous la forme d’une série de chapitres téléchargeables en ligne tous les trois jours, de façon à couvrir cette période de confinement, à 20h le mardi et le vendredi.

Voici le lien vers ce blog, où il explicite davantage sa démarche.

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Sébastien Hervé / UBO

 

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Olivier Ragueneau

 

Noé LAHAYE
, Physicien-Océanographe post-doctorant CNES au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai obtenu ma thèse au laboratoire de météorologie dynamique à Paris. Je travaillais globalement sur la dynamique des tourbillons dans l’océan et dans l’atmosphère. Ensuite, j’ai fait un premier post-doctorat aux USA à San Diego. Il portait sur les ondes internes, qui sont des perturbations en courants et densités qui se propagent dans l’océan. Nous nous intéressons à ces ondes internes parce qu’elles jouent un rôle important dans la circulation océanique et notamment dans le mélange de masses d’eau de densité différentes.

Après mon 1er post-doc, je suis rentré en France et je suis arrivé à Brest — à l’IUEM, donc ! —, pour faire un second post-doc avec Jonathan Gula et Guillaume Roullet au LOPS. Je me suis intéressé à la génération de ces ondes internes par les fonds marins et à leur impact sur les courants profonds. Dans le cadre de ce post-doc, j’ai eu l’occasion de participer à une mission de collaboration pluridisciplinaire au niveau d’un site hydrothermal profond, « Lucky Strike », au large des Açores sur la dorsale nord atlantique, pour essayer de comprendre l’impact des courants sur les écosystèmes.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

C’est l’IUEM qui m’a choisi !

J’ai découvert et compris ce qu’était l’IUEM au cours de mes deux années de post-doc. Mais je ne connaissais pas l’IUEM avant de venir à Brest, je savais juste que je venais au LOPS. Je suis stimulé par les aspects pluridisciplinaires qui sont renforcés à l’Institut et les interactions potentielles avec les biogéochimistes notamment.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je suis en post-doc, employé par le CNES pour travailler sur les ondes internes générées par la marée au sein du LOPS côté IFREMER, avec Aurélien Ponte qui est chercheur à Ifremer. Je travaille sur la modélisation de ces ondes et leur caractérisation à l’aide d’altimétrie par satellite. C’est un projet qui s’inscrit dans le contexte de la future mission spatiale SWOT (Surface Water and Ocean Topography), qui permettra de mesurer la signature dynamique des courants océaniques sur la déviation du niveau de la mer avec une couverture spatiale inédite. Nous parlons de révolution dans la communauté d’océanographie physique, et il y a beaucoup d’enjeux autour de la caractérisation de la signature des ondes de marée interne. Le but de mon travail est de mettre en place un modèle qui permette de reconstruire le champ d’ondes de marée interne à partir de ces données (entres autres) et de mieux caractériser leur cycle de vie : où sont elles générées, comment se propagent-elles, ou sont-elles dissipées, comment affectent-elles la circulation générale…

As-tu des anecdotes professionnelles ?

Je me suis déjà retrouvé dans une réunion où l’un des protagonistes n’a pas pu résister à la tentation d’une petite sieste. Nous étions trois…

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

C’est mon post-doc à San Diego. La plage était en bas du laboratoire. J’allais surfer le matin avant d’aller travailler ou le soir au coucher du soleil.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Le surf, la plongée et, surtout, la musique. Je joue de la batterie.

Et je m’intéresse un peu aux questions politiques et environnementales. Je viens au travail à vélo, je fais partie d’une AMAP…

 

 

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Noé Lahaye

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Suzanne Lutfalla

Fermeture de l’IUEM

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En raison de la crise sanitaire actuelle, l’IUEM est fermé à l’ensemble des étudiants et personnels depuis le lundi 16 mars et jusqu’à la fin de la période de confinement. Certains membres du personnel sont d’astreinte mais la plupart des agents, si leur activité professionnelle le permet, télétravaillent depuis cette date ou sont en Autorisation spéciale d’absence (ASA). La mise en œuvre du télétravail s’est faite rapidement et les plans de continuité d’activités (PCA) ont permis aussi la poursuite des activités nécessitant une présence physique. L’Institut est ainsi rentré dans un nouveau mode de fonctionnement. Les activités, et plus largement la vie scientifique, se poursuivent, sous des formes nouvelles et appropriées.
Une belle initiative a été mise en place le vendredi 20 mars. En effet, une action groupée a été organisée au sein de l’Institut pour faire un don des gants et des masques en stock dans nos laboratoires de recherche qui en utilisent afin de les mettre à disposition du personnel soignant du CHRU de Brest. Le matériel a été déposé dans le hall d’accueil et le directeur a ensuite organisé la collecte avec la personne référente au CHRU.

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Institut national des maladies infectieuses américain (NIAID)

De l’île d’Aix à Marseille : le circuit des étudiants du M2 EGEL

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Comme chaque année à la fin du premier semestre, les étudiants de 2ème année du Master SML mention EGEL (Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral), ont quitté leur salle de cours pour un périple pédagogique de deux semaines du 9 au 23 février 2020 sur les littoraux métropolitains organisé dans le cadre de leur association Patel.

Cette année, la première semaine s’est déroulée à l’île d’Aix dans le cadre de l’Unité d’enseignement « Aires marines protégées » coordonnée par Louis Brigand, enseignant au sein de cette formation pluridisciplinaire vouée à la connaissance et la gestion des littoraux et de la mer. Le principe de cette semaine est le suivant : après une semaine théorique de cours dispensés à l’IUEM par des experts de l’agence française pour la biodiversité (AFB) et le Parc naturel marin d’Iroise (PNMI), les étudiants répondent à deux ou trois problématiques présentées par des gestionnaires et des collectivités. L’objectif est de construire une réflexion structurée, rendre un rapport et faire une présentation publique des résultats dans la  semaine.

Le thème choisi par la directrice du Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, Madame Julie Bertrand, et le maire de l’île d’Aix, Alain Burnet, était en lien avec deux problématiques importantes pour l’île. La première portait sur les informations environnementales sur le parc marin à transmettre aux visiteurs durant leur acheminement vers l’île. Une enquête auprès d’une vingtaine de compagnies maritimes a permis de proposer des pistes originales de médiation et de communication.

La seconde était une enquête menée auprès d’habitants de l’île sur leur lien à la mer. Comment les Aixois vivent, utilisent la mer dans leur quotidien, et la perçoivent. Cette enquête anthropologique,  menée auprès d’un tiers des habitants a permis de dégager des pistes intéressantes de réflexion et aussi un débat public riche en échanges.

De l’avis de tous, cette semaine, dense et intense, fut une semaine riche et féconde. Rendez-vous est pris pour poursuivre l’année prochaine avec le parc marin et la commune sur de nouveaux thèmes de recherche.

La seconde semaine s’est prolongée par un périple de Montpellier à Marseille au cours duquel de nombreuses visites commentées par des acteurs locaux, entrepreneurs, associatifs, chercheurs, gestionnaires d’aires protégées, habitants autour de sites remarquables comme la Grande Motte, la Camargue, le port de Marseille, les Calanques… ont permis de découvrir cette portion du littoral méditerranéen.

Les étudiants, très investis et impliqués, ont rejoint Brest au terme de ces 15 jours riches en découvertes et bons moments pour enchaîner sur leurs stages de fin d’études.

Ce travail a donné lieu à trois rapports disponibles auprès de Louis Brigand.

M2 EGEL, 2020, Perceptions de la mer et du PNM-EGMP par les habitants de l’île d’Aix, 25 pages.

M2 EGEL, 2020, Étude de préfiguration – Compagnies maritimes et médiation sur les thématiques maritimes dans le périmètre du parc marin, 26 pages.

M2 EGEL, 2020, Rapport du voyage d’études Montpellier/Marseille, 49 pages.

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Loïck Le Roy

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Louis Brigand

 

 

Nereis Park VI

L’objectif de cet événement est de rassembler la communauté scientifique internationale des chercheurs travaillant sur les mécanismes de la bioturbation dans les environnements marins, d’eau douce et terrestres, sous toutes les latitudes (polaires, tropicales, tempérées), et prenant en compte différentes échelles de temps (du Précambrien au présent). Cet événement est organisé par l’association Nereis Park, une association internationale regroupant tous les scientifiques travaillant sur la bioturbation (http://www.nereispark.org/). Cette 6ème édition propose une école thématique internationale sur la Bioturbation avec des conférences et une formation de haut niveau dans le but de donner aux scientifiques et aux étudiants les dernières avancées conceptuelles et technologiques sur les processus de bioturbation. Elle portera sur l’étude des processus de bioturbation dans leur ensemble et leurs impacts sur le fonctionnement des écosystèmes, à différentes échelles spatiales et temporelles.

Ouverture de la pré-incription : 14 février 2020

(Nereispark2020 formulaire d’inscription)

Date limite de soumission des résumés : 12 avril 2020

5 sessions


Session 1: relations bioturbation-fonctionnement des écosystèmes



Conférencier invité : Pr. Murray Gingras | Univ. Alberta, USA

Dans cette session, le rôle de la bioturbation pour l’évolution des écosystèmes sera discuté avec un accent particulier sur les différents services écosystémiques fournis par la bioturbation dans les écosystèmes terrestres, d’eaux douce et marine dans le contexte du changement global. Les divers effets de la bioturbation seront abordés, notamment: l’érosion des sédiments, la stabilisation et le drainage, la biogéomorphologie, la libération de contaminants et de kystes, l’oxygénation et la bioremédiation des sédiments et des sols pollués, la dégradation et minéralisation de la matière organique. Pour la première fois, le fonctionnement des environnements passés et extrêmes (Précambrien, grottes quaternaires, mangroves, environnements polaires et profonds, lacs hyper-salins …) sera considéré.


Session 2: Intégration des processus de bioturbation dans les modèles et les fonctions de la biodiversité



Conférencier invité : Pr. Andrew M. Lohrer | NIWA, New Zealand

L’influence des activités de bioturbation sur les écosystèmes dépend de la diversité structurale et fonctionnelle benthique fortement liée aux variables environnementales. Cette session abordera les différentes approches (ex : diversité spécifique, fonctionnelle, traits biologiques…) utilisées pour évaluer les effets de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes à travers des études expérimentales et en milieu naturel. Ce sera le point de départ d’une session de forums ouverts autour de deux questions:

  • Comment intégrer le rôle des caractéristiques individuelles des espèces sur les processus benthiques à l’échelle de la communauté?
  • Comment représenter les effets des communautés benthiques au niveau de l’écosystème?

Wiebke Ziebis

Session 3 : Interactions micro et macro-organismes impliquées dans les cycles biogéochimiques



Conférencière invitée : Dr. Wiebke Ziebis | Univ. Southern Carolina, USA

Les activités de bioturbation modifient la diversité microbienne et les processus microbiens impliqués dans la dégradation et le recyclage de la matière organique des sédiments. Ces derniers ont une influence, à plus grande échelle, sur les flux et bilans biogéochimiques (carbone, azote, soufre, phosphore, silice, fer). La qualité de la matière organique (réfractaire versus labile) et les variables environnementales influencent en parallèle ces activités microbiennes. Cette session se concentrera sur sur les interactions entre les micro-organismes (par exemple les procaryotes, les bactéries électriques « cable bacteria », les archae, les eucaryotes et les réseaux de co-occurrence) et les macro-organismes impliqués dans la biogéochimie des sédiments.


Session 4 : Nouvelles approches d’analyse, d’observation et de modélisation pour les études de bioturbation



Conférencière invitée : Dr. Simone Pennafirme | Univ. Federal do Fluminense, Brazil

Cette session portera sur les différents outils permettant de prendre en compte l’hétérogénéité des écosystèmes:

  • Capteurs optiques et infrarouges 1D et 2D pour mesurer la micro-hétérogénéité des solutés dans les eaux interstitielles (oxygène, manganèse, soufre, CO2, pH…)
  • Flux biogéochimiques aux interfaces sédiment-eau et sédiment-air
  • Télédétection pour visualiser la microtopographie et la diversité benthique à la surface des sédiments
  • Imagerie tomographique pour visualiser en 3D les structures biologiques dans les sédiments et les sols
  • Modèles mécanistiques et stochastiques pour simuler les processus biogéochimiques associés au comportement des animaux.

Nous examinerons également les limites potentielles de ces outils et comment elles peuvent être surmontées pour une configuration expérimentale ou étude de terrain spécifique.

Robert Aller

Session 5 : Transfert d’échelles



Conférencier invité : Pr. Robert C. Aller | Stony Brook University, USA

A partir des résultats des études présentées pendant les conférences et des conclusions des ateliers précédents, cette session se concentrera sur le changement d’échelle (transfert d’échelle) en faisant référence à:

  • l’importance d’un processus de bioturbation spécifique dans les modèles diagénétiques,
  • la représentation des espèces ou des traits fonctionnels dans la communauté;
  • le passage d’expériences contrôlées à des études in situ intégrant l’écosystème dans son ensemble
  • extrapolation des résultats d’une étude locale au niveau de l’écosystème en tenant compte de sa variabilité spatiale et temporelle.


Objectif de l’école thématique BIOTURBATION



Cette formation pluridisciplinaire proposera des outils différents et complémentaires à chaque session (cours sous formes de plénière et études de cas sous forme de courtes interventions orales, travaux pratiques sur le terrain et en laboratoire, session de forum ouvert, tables rondes ..) pour comprendre le rôle de la bioturbation dans le fonctionnement actuel et passé des écosystèmes, et savoir comment l’intégrer dans les modèles d’écosystème, dans les projets d’ingénierie écologique, de restauration et de gestion des écosystèmes. Ces rencontres scientifiques et pédagogiques, en mélangeant les disciplines, permettront ainsi de constituer un réseau de compétences pour pouvoir faire émerger des approches innovantes pour répondre à des questions d’ordre fondamental et méthodologique. Cet événement s’adresse à tout scientifique (chercheur, étudiant, ingénieur) ainsi qu’à tout gestionnaire en sciences de l’environnement.

Comité scientifique international

Dr. Stefano Cannicci (Hong Kong University, China)

Dr. Suzanne Dufour (Memorial University, Canada)

Dr. Stefan Forster (University of Rostock, Germany)

Dr. Franck Gilbert (CNRS | ECOLAB, France)

Dr. Boris Jansen (Amsterdam University, Netherlands)

Dr. Pascal Jouquet (IRD | iEES, France)

Dr. Florian Mermillod-Blondin (CNRS | LEHNA, France)

Dr. Emma Michaud (CNRS | LEMAR, France)

Dr. Thomas Stieglitz (IRD | CEREGE, France)

Dr. Daniella Zeppilli (Ifremer | PDG-REM-EEP-LEP, France)

Comité local d’organisation

Dr. Emma Michaud (CNRS | LEMAR)

Dr. Gerard Thouzeau (CNRS | LEMAR)

Dr. Olivier Gauthier (Brest University | LEMAR)

Dr. Jill Sutton (Brest University | LEMAR)

Dr. Stefan Lalonde (CNRS | LGO)

Emilie Grosstefan (CNRS | IUEM)

Sébastien Hervé (Brest University | IUEM, LEMAR)

Nadine Reniers (CNRS |IUEM)

Nathalie Le Mentec (Brest University | IUEM, LEMAR)

Avec le soutien de

Hébergement

L’événement se tiendra en Bretagne (France) à Logonna-Daoulas du 23 au 28 août 2020 dans le centre de séminaires « Moulin Mer ». Cette installation offre un espace pour les sessions et les ateliers, les repas et l’hébergement, le tout à un seul endroit, y compris l’accès aux salles éducatives et aux sites d’échantillonnage dans les environnements marins, d’eaux douces et terrestres. Pour votre conjoint, il donne également accès à de belles promenades le long des plages, de la forêt et des lieux d’activités telles que le volley-ball, le badminton, la voile et la pêche. Le site est situé entre Brest et Quimper (à 8min de l’autoroute). Le site est situé entre Brest et Quimper (à 8mn de la voie express). Brest est la ville la plus proche avec une gare (TGV) et un aéroport  proposant quelques vols internationaux et un large choix de vols via Paris (Orly ou Charles de Gaulle).

Appel à contributions


Chacune des cinq sessions est composée de conférences invitées, d’un ensemble (limité) de présentations orales (sélectionnées parmi les résumés), d’une session d’affiches, de tables rondes et de cours pratiques et théoriques spécifiques.

Le comité scientifique de cet événement invite les participants à soumettre un résumé en anglais à l’une des sessions suivantes:

  • Session 1: Relations bioturbation-écosystème
  • Session 2: Intégration des processus de bioturbation dans les modèles de biodiversité et leurs fonctions
  • Session 3: Interactions micro / macro-organismes dans les cycles biogéochimiques
  • Session 4: Nouvelles approches d’analyse, d’observation et de modélisation pour les études de bioturbation
  • Session 5: Transfert d’échelles

La préférence pour l’oral / l’affiche et le choix de la session thématique sont des options indiquées sur le formulaire de soumission de résumé. Les motivations pour participer à l’école thématique doivent être ajoutées au formulaire de pré-inscription.

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Date limite de soumission: 12 Avril 2020

Inscriptions


Toute personne inscrite assistera à l’ensemble de l’évènement sur toute la semaine. L’école thématique « Bioturbation » est limitée à 70 participants. Pour participer, remplissez directement le formulaire de pré-inscription (pre-registration form) qui comprend un formulaire de soumission de résumé (avec des détails sur la présentation du résumé) et une section sur les motivations et les attentes pour participer à l’école thématique.

Les résumés seront sélectionnés par le comité scientifique international. Une fois votre résumé sélectionné, vous pouvez remplir le formulaire d’inscription final qui comprend les détails du paiement. Votre inscription sera officielle dès réception du paiement des frais d’inscription.

Les frais de conférence couvrent le prix total de l’hébergement, de la nourriture, des pause-café et du transport de l’aéroport ou de la gare jusqu’au lieu de la conférence, aux salles de conférence et d’enseignement de l’école thématique. Choisissez une option parmi les arrangements suivants (prix par personne):

Frais d’inscription :

Gratuit pour le personnel CNRS

  • [1] Chambre simple = 500 €
  • [2] Chambre double partagée (deux lits) = 420 €
  • [3] Etudiant (chambre double ou triple partagée, deux ou trois lits) = 370 €

Les chambres simples sont très peu nombreuses dans la résidence «Moulin Mer», et afin d’accueillir autant de participants que possible, la plupart des participants devront partager une chambre. Lorsque vous sélectionnez l’option « chambre partagée », veuillez indiquer le nom du participant avec lequel vous aimeriez être colocataire.

Pour plus d’informations, contactez-nous par courriel.

Dates limites


Ouverture de la pré-inscription d’ouverture: 14 février 2020
Date limite de soumission des résumés : 12 avril 2020
Les auteurs sont informés de la sélection des résumés et du programme: 27 avril 2020
Insciption: 28 avril –  1 juin 2020

Mer et Journalisme 2020


Participation en présentiel (en respectant les gestes-barrière) ou en distanciel (téléconférence)


Face aux besoins de formation exprimés depuis de nombreuses années par les journalistes sur les sciences et technologies marines, l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue propose une école d’été de 2 jours à Brest, au sein de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Cette formation destinée aux journalistes francophones des différents médias apporte un éclairage sur le thème général : « l’océan : perturbations humaines et développement durable ».

L’école d’été Mer et Journalisme est coordonnée par Paul Tréguer, Pauline Letortu et Aurélie Penaud.

Pour vous inscrire : https://merjournalisme.sciencesconf.org

Date limite d’inscription : le 5 juillet 2020

Une formation parrainée par

…et animée par

Intervenants

Stefan Lalonde (IUEM)
Aurélie Penaud (IUEM)
Ika Paul-Pont (IUEM)
Arnaud Huvet (Ifremer)
Eric Foulquier (IUEM)
Vianney Pichereau (IUEM)
Philippe Goulletquer (Ifremer)
Yann Hervé de Roeck (France Energies Marines)
Antoine Rabain (Geckosphère)
Gonéri Le Cozannet (BRGM)

Conférence introductive



Stefan Lalonde



La planète Océan : le cycle de carbone à l’échelle des temps géologiques


La terre a aujourd’hui 4,5 milliards d’années et les traces de son évolution peuvent se retrouver dans des sédiments vieux de plus de 3,8 milliards d’années. Pour la plupart de l’histoire de notre planète, l’atmosphère était quasiment dénuée d’oxygène et la concentration en dioxyde de carbone était de 10 à 100 fois plus élevée qu’aujourd’hui. L’évolution de la composition des océans et de l’atmosphère au cours des milliards d’années est intimement liée au développement de la biosphère primitive et au contrôle biologique du cycle du carbone. Dans cette présentation nous allons découvrir comment fonctionne le cycle du carbone, les différentes méthodes pour étudier sa dynamique, et comment les archives sédimentaires montrent son évolution depuis l’environnement inhospitalier de la Terre primitive vers le milieu clément que l’on connait aujourd’hui.

Conférences thématiques


Eric Foulquier


Transport maritime, changement climatique, et développement durable


Les impacts sur les écosystèmes littoraux liés aux circulations marchandes par voie de mer sont logiquement proportionnels à l’intensification des échanges. La crise climatique met le transport maritime face à la question de son empreinte écologique. La transition écologique du secteur du shipping est un vaste défi, aux multiples enjeux, qui appelle des changements profonds, pour ne pas dire radicaux. La nécessaire écologisation des activités maritimes et portuaires constitue une somme d’opportunités, en termes de développement de nouvelles technologies, et de perspectives de nouveaux usages des espaces maritimes et littoraux. Les coûts économiques et culturels de cette transition portent le risque de la fabrique de nouvelles inégalités environnementales.


Philippe Goulletquer


Biotechnologies bleues : nouvelles frontières, nouvelles sources d’innovations ? !


La préservation de la biodiversité marine, dégradée par de multiples pressions d’origine anthropique, est une priorité à l’échelle mondiale comme l’indique l’agenda international de 2020 avec notamment la Conférence internationale sur la préservation des océans, le Congrès mondial de l’IUCN, la COP 15 (CDB) Kunming en Chine et le début de la décennie pour les sciences océaniques pour le développement durable des Nations Unies.

Si la préservation de la biodiversité marine est indispensable au maintien des services actuellement produits par l’environnement, elle reste source de découvertes et d’innovations pour l’avenir. A ce jour, seuls 10% de cette biodiversité est clairement identifiée pour un total de 250 à 280000 espèces décrites.

Une fois les caractéristiques particulières du milieu marin explicitées, la conférence présentera au moyen de différents exemples comment les ressources marines vont contribuer à notre futur dans les différents domaines que sont notamment la santé (médical et paramédical), cosmétique, chimie et nutrition.

Dans un contexte de changement global et de pressions sur les océans, les potentialités de ces ressources nécessitent de s’inscrire dans le cadre du développement durable.


Ika Paul-Pont


L’océan perturbé par les déchets plastiques


Les impacts des déchets plastiques sur l’écosystème marin sont nombreux et complexes. Ils peuvent être séparés en deux grands aspects : (1) le transport d’espèces puisque les plastiques constituent en mer un nouvel habitat pour de nombreuses espèces qui vont pouvoir les transporter sur de grandes échelles d’espace et de temps ; (2) les impacts physiologiques chez les espèces soit pré-ingestion par piégeage ou obstruction des voies respiratoires ou digestives, soit post-ingestion puisque même un simple transit de microplastiques dans le tube digestif induit de grandes modifications : perturbation de l’entrée d’énergie via l’alimentation, source directe de stress cellulaire, conséquences sur les grandes fonctions physiologiques que sont la croissance, la défense et la reproduction


Antoine Rabain


Panorama des énergies marines renouvelables – Enjeux et perspectives de développement en France et à l’international


Dans l’éventail des solutions contribuant à la nécessaire transition énergétique, les énergies marines renouvelables (EMR, prises au sens large, comprenant l’éolien en mer posé et flottant, l’hydrolien et le marémoteur, le houlomoteur, l’énergie thermique des mers ainsi que l’énergie osmotique) affichent un potentiel considérable et varié, ce qui permet de jouer de complémentarités en réponse aux questionnements sur l’intermittence et le stockage, ainsi qu’une proximité avec une population mondiale dont la fraction littorale ne cesse de croître. Les différents niveaux de maturité technologique des EMR, qui se traduisent essentiellement par des barrières techniques à franchir et une compétitivité économique à renforcer, supposent encore des efforts de R&D importants à déployer. L’objectif : envisager à terme une valorisation aussi durable que significative des ressources marines, en surmontant le défi de l’exploitation en mer de systèmes complexes sur des cycles longs (> 20 ans). Pour certaines filières, on distingue des conditions physiques et économiques d’ores et déjà favorables à leur usage, laissant présager un déploiement important de ces technologies nouvelles à court et moyen termes. Cette tendance lourde au développement progressif, voire accéléré, des EMR dans le monde s’avère d’autant plus pertinente et convaincante que les questions d’intégration environnementale et d’acceptabilité sociétale sont aujourd’hui traitées plus en amont qu’autrefois : un nouveau cadre d’exigence qui doit accompagner dorénavant l’introduction de toute nouvelle technologie.


Gonéri Le Cozannet


Les communautés littorales face à la montée du niveau des océans et à l’érosion côtière


L’élévation du niveau de la mer observée actuellement est pour l’essentiel une conséquence du changement climatique lié aux émissions de gaz à effets de serre. Elle est causée par l’expansion thermique de l’océan, par la fonte des glaciers de montagne, des calottes de glace du Groenland et de l’Antarctique, et enfin par les échanges entre l’océan et les eaux continentales souterraines et de surface. Cette élévation présente des disparités régionales et locales, notamment en raison de la dynamique océanique et de la déformation du sol. S’il est pratiquement certain que l’élévation du niveau de la mer se poursuivra pendant des siècles, l’ampleur et la rapidité du phénomène demeurent incertaines. Cela implique que l’adaptation au changement climatique considère des scénarios très différents, allant d’une poursuite des tendances actuelles à des accélérations rapides dès le milieu du XXIème siècle. Les conséquences de l’élévation du niveau de la mer sont dans un premier temps des submersions marines plus fréquentes et plus intenses, dans un second temps la salinisation des estuaires, des sols, et des aquifères côtiers, et à plus long terme une modification de la dynamique sédimentaire favorisant l’érosion des côtes sableuses ainsi que la submersion permanente de zones basses. Les politiques publiques permettant de prévenir ces risques combinent trois types d’actions : (1) la limitation des émissions de gaz à effet de serre, afin de limiter les risques d’accélération rapide du niveau de la mer ; (2) l’adaptation aux effets de l’élévation du niveau de la mer qui ne peut plus être évitée ; (3) l’observation et la compréhension des phénomènes en cours afin de planifier au mieux l’adaptation côtière.

4 Ateliers interactifs

En complément de la formation donnée lors des conférences thématiques, quatre ateliers complémentaires seront proposés. Ils seront animés par un scientifique et un journaliste et réuniront autour d’une discussion deux à trois spécialistes qui interagiront avec vous.


Transport maritime, changement climatique, et développement durable


Animatrice scientifique

Gaëlle GUEGUEN-HALLOUËT : Professeure de droit public à l’Université de Bretagne occidentale (Brest) depuis 1999, Gaëlle Guéguen-Hallouët est directrice du master de droit des activités maritimes à Brest. Spécialiste du droit européen et de droit de la propriété publique, elle étudie depuis de nombreuses années le régime juridique des ports maritimes de commerce. Elle est l’auteur de nombreuses publications sur ce sujet. Elle dirige et a dirigé plusieurs thèses de droit portuaire.

Intervenants

Mériadec LE MOUILLOUR. Vice Président de l’Union des Ports de France. Directeur général de la CCI métropolitaine Bretagne Ouest depuis mars 2014, Meriadec Le Mouillour en était auparavant le directeur financier. Il a commencé sa carrière au sein du groupe Bouygues et a travaillé à différents projets à l’étranger au sein de Bouygues Offshore, entité depuis vendue à SAIPEM.

David ROULLEAU, Directeur de la Compagnie maritime Penn Ar Bed, groupe KEOLIS. Avant de travailler dans le maritime, M. Roulleau a exercé plusieurs fonctions de Direction dans le domaine des transports de voyageurs, en ville mais également dans les zones aéroportuaires.

Guillaume LE GRAND, Directeur de la Compagnie maritime TOWT, TransOceanic Wind Transport, basée à Douarnenez. La Compagnie assure du transport de marchandise à la voile depuis 2012 sur des navires patrimoniaux affrétés. Elle projette la construction d’un cargo à propulsion vélique.


Biotechnologies et développement durable


Organisation de l’Atelier

Les invités auront une dizaine de minutes pour se présenter et présenter leur activité ; le reste de l’atelier sera divisé en deux temps ; le premier sera dédié à une séance de questions réponses/discussion autour des enjeux scientifiques, économiques et sociétaux des biotechnologies bleues ; le second sera plus spécifiquement consacré aux enjeux en termes de développement durable dans ce secteur d’activité.

Animateur scientifique

Vianney Pichereau, professeur UBO

Intervenants

Nathalie Bourgougnon, professeure UBS, spécialisée dans l’extraction, la caractérisation et la valorisation de molécules d’origine marine (présence confirmée), et

Franck Zal, PDG de la société Hemarina qui produit un substitut d’hémoglobine à partir d’un ver marin, l’arénicole (actuellement au cœur de l’actualité avec le démarrage d’un essai clinique sur des patients Covid-19 ; présence à confirmer)

ou Charlotte Corporeau (Ifremer), sur l’utilisation d’organismes marins pour décrypter les mécanismes de maladies humaines.


Energies marines renouvelables et développement durable


Table-Ronde : « Quels apports de la R&D collaborative pour le secteur des énergies marines renouvelables ? »

Le secteur des énergies marines renouvelables se développe à la fois sur la base d’inventions technologiques (le secteur houlomoteur est le plus prolifique en la matière) et grâce à une R&D collaborative qui s’attaque aux problématiques collectivement rencontrées par les EMR pour devenir une filière compétitive. En effet, il existe d’autres sources d’énergies renouvelables, et la seule pertinence des EMR ne permet pas d’assurer leur déploiement rapide. Par conséquent, dans ce secteur qui doit gagner en maturité, la mise en commun des efforts de R&D permet d’épargner du temps et de l’argent. Comment ? En levant un à un les verrous technologiques liés à la tenue en mer des systèmes, à la maintenance des parcs et aux problématiques d’architecture et de raccordement électriques. Et ceci, tout en veillant à optimiser l’intégration environnementale à tous les niveaux. Plusieurs projets de R&D multi-partenaires ont déjà produit des résultats d’intérêt dont certains seront abordés dans cette table ronde.

Animateur scientifique

Yann-Hervé De Roeck, Directeur Général de France Energies Marines, l’Institut pour la Transition Énergétique dédié aux Énergies Marines Renouvelables

Intervenants

Jean-Philippe Pagot, EDF-en : directeur environnement maritime, expertises environnementales, sécurité maritime et système d’informations géographiques

Diane Dhomé, Sabella : ingénieure cheffe de projet, turbines hydroliennes pour exploiter l’énergie des courants marins


Les sociétés face à la montée du niveau des océans et à l’érosion côtière


Cet atelier traitera des thèmes :

  • aléas, enjeux et risques d’érosion côtière et submersion marine dans un contexte de changement climatique[1]
  • approche novatrice de la vulnérabilité systémique face aux risques côtiers en intégrant la gestion et les représentations, en sus des aléas et des enjeux[2]
  • Exemples de stratégies d’adaptation face à ces problématiques en Bretagne et dans le Pays Basque mais aussi à l’international.
Animateur scientifique

Paul Tréguer, océanographe (suppléant de Pauline Letortu)

Intervenants

Caroline Lummert: ancienne ingénieure en collectivité en charge de la gestion des risques côtiers au Pays Basque entre 2015 et 2020. Actuellement, elle est ingénieure d’études sur le projet européen AGEO au sein du laboratoire Géosciences Océan (IUEM) qui a pour objectif de développer des observatoires citoyens sur les risques naturels le long de la façade atlantique, basé sur le modèle des sciences participatives.

Alain Hénaff: enseignant-chercheur en géographie au laboratoire Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique (IUEM), il travaille sur la thématique des risques côtiers en partenariat étroit avec les gestionnaires. Il est à l’initiative de plusieurs grands projets de recherche sur ce thème (COCORISCO, OSIRISC) et d’un projet d’observatoire des risques côtiers en Bretagne.

[1] Un aléa est un évènement potentiellement dangereux, susceptible d’endommager. Les enjeux correspondent à ce que l’on risque de perdre, c’est-à-dire, les personnes, les activités et les biens qu’abrite un territoire exposé à l’aléa. Le risque résulte de la conjonction d’aléa(s) et d’enjeu(x).

[2] La vulnérabilité systémique exprime la fragilité d’un territoire dans son ensemble grâce à la combinaison de quatre composantes interdépendantes (aléas, enjeux, gestion et représentations). La gestion du risque regroupe les politiques publiques de protection, de prévention, de gestion de crise et leur application par les acteurs de la gouvernance sur le terrain. Les représentations rendent compte de la relation au risque des populations présentes sur le territoire concerné (sensibilité au risque, relation au lieu, préférences d’adaptation, compréhension et acceptabilité des politiques de gestion…).

Frais d’inscription


En présentiel : 450 €

En distanciel : 350 €

Québec: via IFQM et www.sciencesconf.org


Financements


L’action de formation est éligible à la formation continue :

  • En tant que salarié, vous pouvez compléter une demande de financement auprès de votre employeur. Il est également possible de solliciter l’AFDAS (opérateurs de compétences dont relève la presse écrite et les agences de presse).
  • Enfin, si vous faites le choix de déduire les frais réels, les dépenses de formation professionnelle engagées ont le caractère de frais professionnels.

Pour votre information,  cette formation ne peut pas être prise en charge par le Compte Personnel de Formation (CPF).

N’hésitez pas à contacter Anaëlle LE ROUX pour toutes demandes de renseignements : fc-mer@univ-brest.fr

En savoir plus


Date limite d’inscription : 5 juillet 2020

Plus d’informations et inscriptions sur scienceconf.org

 


Télécharger le programme PDF ici


Partenaires


Virginie Dupont, Enseignante-chercheure en chimie au LBCM à l’UBS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Jusqu’au DEA de chimie fine, j’étais à l’UBO. J’ai fait une thèse à l’Ecole nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC) à Nancy. Mon sujet portait sur la synthèse et l’analyse structurale des N-hydroxy peptides. Il s’agissait de faire de la synthèse de petits peptides de façon à remplacer la liaison amide biodégradable par un groupe plus résistant aux attaques enzymatiques. L’objectif était de favoriser certaines conformations de la molécule pour influencer les propriétés structurales des peptides afin d’intervenir sur la reconnaissance macromoléculaire de protéines. Le sujet était très fondamental. J’utilisais beaucoup la résonance magnétique nucléaire (RMN), la diffraction par les rayons X et la spectroscopie infrarouge pour des études  conformationnelles. Après un poste d’ATER à Nancy pendant un an, j’ai été recrutée sur un poste de Maître de conférence à l’UBO fléché UBS en 1994. A ce moment-là, il n’y  avait qu’un laboratoire d’analyse de l’eau, d’hygiène publique et industrielle et j’ai travaillé sur les phénomènes de métabolisation des rejets industriels et des lixiviats de déchets (jus des ordures ménagères) pendant un an. Puis j’ai intégré le LBCM (Laboratoire de Biologie et Chimie Moléculaire) en 1995. Entre 1996 et 2001, je suis partie à Nantes au laboratoire de synthèse organique (CEISAM) pour des raisons scientifiques et pour rapprochement de conjoint. Je suis ensuite revenue à l’UBS et j’ai intégré le laboratoire d’ingénierie des matériaux de Bretagne (LIMATB), qui est devenu l’Institut de recherche Dupuy de Lôme. J’ai aussi un peu travaillé avec les collègues du  LGO et j’ai réintégré le LBCM en 2015. Je suis professeure depuis 2018.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

En étant que chercheure associée au LBCM, j’ai intégré l’IUEM en même temps que le LBCM.  

Que fais-tu à l’IUEM ?

D’une part, je suis chercheure associée dans l’équipe de valorisation des ressources biologiques et des molécules marines. Mes compétences portent sur l’extraction de métabolites primaires et secondaires à activité biologique. Ce sont, par exemple, des molécules sécrétées par des algues (lipides ou sucres).

D’autre part, j’enseigne la chimie organique et l’analyse physico-chimique. Depuis 2012, j’assure entre 60 et 96 heures auprès des étudiants de licence et principalement en TP. En effet, de mon point de vue, c’est l’enseignement où les interactions avec les étudiants sont les plus importantes.

Parmi mes autres activités, j’ai été doyen de la fac de sciences de 2006 à 2012 et depuis 2012, je suis 1ère Vice-présidente en charge du conseil d’administration, des ressources humaines, des finances et du patrimoine. Entre 2016 et 2019, j’ai été Vice-présidente Cohésion à l’Université Bretagne Loire. Je suis aussi présidente de l’association nationale des Vices-présidents du conseil d’administration des universités depuis 2016 et candidate à la présidence de l’UBS de mars prochain !


 

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Un plaisir toujours renouvelé à enseigner, malgré les responsabilités et qui se nourrit des commentaires des étudiants : « Madame, surtout n’arrêtez pas ! »

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Cuisiner pour faire plaisir, faire du sport (course, natation) et découvrir de nouveaux horizons !

As-tu une devise ?

Une devise que je partage avec un brestois que l’UBO connaît bien : « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Et « Carpe diem ».

 

Crédit Photo

Olivier Pleyber

Contact

Virginie Dupont

Retour sur la Cleanwalk à l’IUEM du samedi 8 février 2020

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Samedi 8 Février 2020, l’association Sea Ti Zen a organisé une Cleanwalk à l’IUEM et ses alentours.

Sea Ti Zen est une association qui représente l’ensemble des étudiants du Master des sciences de la mer et du littoral (SML) de l’IUEM. Cette action avait pour objectif de faire prendre conscience de l’impact de l’IUEM sur le Technôpole Brest-Iroise et de l’importance de porter notre attention sur la gestion de nos déchets. L’évènement a rassemblé une quinzaine de personnes et a permis de nettoyer les abords de l’Institut.

Les travaux se déroulant actuellement sur le Technopôle constituent une part importante des déchets ramassés ainsi que des emballages d’un fast food bien connu… Le nettoyage a était suivi d’un buffet autour duquel chacun a pu donner son ressenti.

Une participante témoigne : « Je suis fière de ce que nous avons ramassé en moins de 2h mais déçue qu’il n’y ait pas eu plus de volontaires… On devrait tous se sentir concerné. Une opération à réitérer en espérant être de plus en plus nombreux. »

 

Crédit photo

Aurélie Mercier

Contact

Association Sea Ti Zen