Sally Close, Enseignante-chercheuse en océanographie physique au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait ma thèse sur la variabilité des masses d’eau dans l’océan Austral à partir des observations des données Argo et des capteurs sur les éléphants de mer au National Oceanography Centre (NOC) à Southampton. J’ai étudié les impacts du changement climatique dans cette région. J’ai eu l’occasion de participer à une campagne en Antarctique pendant ma thèse. Ensuite, j’ai réalisé un postdoc en Belgique à l’Université catholique de Louvain pendant deux ans. Je travaillais sur la glace de mer en Antarctique pour comprendre sa variabilité décennale : Quelles sont les sensibilités à long terme de la glace de mer. Mon 2ème postdoc, de trois ans ½, s’est déroulé à Paris  au LOCEAN à l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) à Sorbonne Université (anciennement UPMC). J’ai examiné les glaces de mer en Arctique à l’aide d’observations. Il s’agissait de décrire l’impact de l’atmosphère sur la variabilité récente de la glace de mer. Ensuite, j’ai effectué un 3ème postdoc à l’Institut des géosciences de l’environnement (IGE) de Grenoble dans l’équipe MEOM au cours duquel j’ai un peu changé de sujet de recherche. Nous analysions un ensemble de 50 simulations, en changeant uniquement les conditions initiales du modèle, ce qui permet une meilleure vision des états possibles depuis les 50 dernières années. Ainsi, ces modèles permettent de mieux interpréter les observations pour comprendre les impacts du changement climatique, par exemple.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Suite à un concours de maître de conférences, j’ai intégré le LOPS, et donc naturellement l’IUEM.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Côté enseignement, je participe à la formation des M1 et M2 en océanographie physique au sein du Master Marine Sciences sur une variété de sujets : analyse des données jusqu’à la circulation générale de l’océan. En M2, j’interviens aussi en particulier sur le parcours de sciences de données océaniques, il s’agit d’une coopération entre l’UBO, l’IMT Atlantique et l’ENSTA Bretagne.

J’enseigne aussi en licence, surtout en L1, dans le département de physique de l’UBO.

Côté recherche, je suis dans la continuité de ce que je faisais à Grenoble. Je participe actuellement à un projet qui s’appelle IMHOTEP dont le but est de mieux comprendre les impacts de la variabilité interannuelle des débits fluviaux et de la fonte du Groenland sur la circulation océanique. Je travaille sur des estimations statistiques qui devraient nous permettre de mieux interpréter les simulations qui ont été produites dans le cadre du projet. Une partie de la variabilité océanique est aléatoire : mon objectif est de mieux décrire puis d’atténuer l’amplitude de cette partie pour pouvoir mieux détecter l’influence des changements d’eau douce dans ces simulations.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

La campagne à laquelle j’ai participé pendant ma thèse était dans le passage de Drake. C’est une région où il y a souvent des tempêtes, parfois assez violentes. Un jour, on a appris qu’il y avait une dépression atmosphérique impressionnante à l’approche. Finalement, quand elle est arrivée, la pression a tellement chuté que l’enregistreur de pression n’a pas pu le supporter : le stylo a sauté en arrivant au fond du tambour. Mais la tempête n’a pas été particulièrement remarquable finalement !

Quel ton plus beau souvenir de boulot ?

Mes premières expériences d’enseignement. Je me souviens que dans le cadre d’un TD en 2ème ou 3ème année de thèse, j’ai été ravie de me sentir utile.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La randonnée.

As-tu une devise ?

« What’s for you won’t go by you », Dicton du nord de l’Angleterre.

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Gurvan Cloarec

Sally Close / UBO

Contact

Sally Close / UBO

 

 

 

De déchet à ressource : la transformation des plastiques de laboratoire

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Dans le cadre de l’action de recyclage des déchets plastiques de laboratoire initiée à l’IUEM grâce au projet Interreg Preventing Plastic Pollution, deux temps forts ouverts à tous les personnels de l’IUEM étaient organisés mercredi 22 juin pour découvrir l’UBO Open Factory, lieu de transformation des plastiques de laboratoire.

Le matin, onze agents de l’IUEM se sont retrouvés à l’UBO Open Factory pour une découverte du Fablab. Yves Quéré, directeur, a présenté l’ensemble des activités de l’UBO Open Factory tels que le Maquettelab, l’Oceanlab et le Handilab. En plus de la découverte des machines et des espaces de travail, les échanges ont porté sur les notions d’intelligence collective, de coopération et d’engagement au sein d’un projet. Un accent tout particulier a été mis sur la découverte du processus de transformation des plastiques de laboratoire de l’IUEM avec une démonstration de l’injection de plastiques dans des moules réalisés au Fablab en impression 3D.

L’atelier de l’après-midi a réuni huit enfants de personnels de l’IUEM, de 10 à 14 ans, autour de la fabrication d’une enceinte Bluetooth personnalisable, conçue à partir de chutes de bois et de déchets plastiques en provenance des laboratoires de l’IUEM. Accompagnés par Tomo Murovec et Adamou Amadou Souley, fablab managers, les enfants ont personnalisé leurs enceintes sur Inkscape, découvert la gravure laser et assemblé les pièces en bois et en plastique recyclé. Ces différentes étapes ont permis à chacun de réaliser sa propre enceinte à partir de déchets, transformés en véritables ressources de création !

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Mallorie Bodériou / CNRS

Contacts

Mallorie Bodériou / CNRS

Ika Paul-Pont / CNRS

Yves Quéré (UOF)

Tomo Murovec (UOF)

 

 

 

31kg de déchets ramassés sur le Technopôle lors de la Clean Walk

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Jeudi 9 juin 2022, à l’occasion de la journée mondiale de l’océan, l’association étudiante Sea Ti Zen, soutenue par ISblue, la PepSE et l’équipe du projet Interreg Preventing Plastic Pollution, a organisé un ramassage de déchets sur le Technopôle.

L’appel lancé par Sea Ti Zen a mobilisé 26 personnes, étudiants et personnels du Technopôle. Après une heure de ramassage en quadrillant l’ensemble du Technopôle, ce sont 31 kg de déchets qui ont été collectés par les volontaires. Du plastique, du verre, du carton, une vingtaine de masques et près de 500 mégots de cigarette ont notamment été ramassés.

Puis les déchets ont été triés en suivant un protocole européen (type OSPAR) pour les catégoriser et mieux comprendre leurs origines. Cette action contribue à l’un des objectifs du projet Interreg Preventing Plastic Pollution, qui est de retirer 200 tonnes de plastiques du milieu naturel. Ce tri commun fut l’occasion d’aborder l’impact de la pollution plastique sur le milieu aquatique. Ce moment s’est conclu par un temps convivial au Pôle Numérique Brest-Iroise.

Crédit photos

Mallorie Bodériou / CNRS

Contact

Mallorie Bodériou / CNRS

 

Mer et journalisme-2022

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Participation en présentiel et en distanciel


Pour répondre aux besoins de formation exprimés depuis de nombreuses années par les journalistes sur les sciences et technologies marines, l’École Universitaire de Recherche ISblue propose une école d’été de 2 jours à Brest, au sein de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Cette formation destinée aux journalistes francophones des différents médias apporte un éclairage sur le thème général :

« Océans et climats »

L’école d’été Mer et Journalisme est coordonnée par Paul Tréguer et Pauline Letortu.

Pour vous inscrire c’est ici

Date limite d’inscription : le 20 août 2022

Une formation animée par :

Intervenants


Stéphane de Vendeuvre

Journaliste, Club de la Presse de Bretagne

Stefan LALONDE (GO, IUEM)

Martial CAROFF (IUEM)

Jérémie BOURDOULOUS (projet Geopark Armorique)

Noémie COURANT (projet Geopark Armorique)

Olivier ABALLAIN (ESJL)

Ingrid PEUZIAT (IUEM)

Francq LECOCQ (CIRED)

Jean JOUZEL (IPSL)

Anne-Marie TREGUIER (IUEM)

Stéphane BLAIN (Sorbonne Univ.)

Hélène PLANQUETTE (IUEM)

Catherine JEANDEL (LEGOS)

Fabien PERRAULT (IPEV)

Christophe CASSOU (CERFACS)

Conférence introductive

Stefan LALONDE (CNRS, Geo-Ocean)



Et si nous remontions dans le temps ?

L’influence anthropogénique sur les teneurs atmosphériques en dioxyde de carbone, et par conséquent, le climat, emmène l’humanité vers un futur mal connu. Par contre, les archives sédimentaires enregistrent des millions années, voire des milliards d’années, d’un fonctionnement du cycle du carbone et des conditions climatiques bien différentes d’aujourd’hui. Dans cette présentation, nous allons réviser le fonctionnement du cycle du carbone et les traces des climats du passé préservé dans les archives sédimentaires, avec un regard particulier sur les perturbations extrêmes comme celle que nous vivons aujourd’hui.

Conférences thématiques

Franck LECOCQ | AgroParisTech, CIRED, co-auteur des ouvrages récents du GIEC


Atténuation du changement climatique

Cette conférence interactive présentera les principaux résultats du 6ème rapport du groupe III du GIEC, paru le 4 avril 2022, sur les options de lutte contre le changement climatique.

Ingrid PEUZIAT | UBO, LETG


Développement durable et nautisme

Le milieu du XXe siècle marque le début de la démocratisation du nautisme et parallèlement de nombreux ports de plaisance sont créés, souvent ex-nihilo, artificialisant ainsi les littoraux. Peu à peu ces ports sont devenus de véritables outils d’aménagement pour le développement des territoires et le nautisme une activité essentielle à l’économie littorale dans de nombreuses régions côtières. Mais aujourd’hui, les acteurs du nautisme doivent faire face à une multitude d’enjeux liés au vieillissement des plaisanciers, aux changements de pratiques, au développement d’un nautisme écoresponsable (éconavigation, enjeux énergétiques, recyclage des bateaux hors d’usage…). Cette conférence présentera les grands défis de la transition écologique du nautisme, et plus particulièrement de la plaisance, mais également les solutions mises en œuvre par les acteurs de la filière et les gestionnaires des espaces côtiers.

Stéphane BLAIN | Sorbonne Univ.


L’océan puits et source de CO2

L’océan est un puits de carbone qui absorbe environ un quart des émissions de carbone anthropique atténuant ainsi l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère et ses conséquences sur le climat. Pourquoi n’en absorbe-t-il pas plus ou pas moins ? Quel va être le devenir de ce puits ? Le dernier rapport du GIEC montre clairement que l’objectif de 2°C à la fin du siècle ne sera pas atteint sans la capture d’une partie du CO2 que nous avons déjà émis. L’océan a-t-il un rôle à jouer dans ce contexte ? Au travers d’une réflexion simple sur les échelles de temps qui sont en jeu, l’objectif du séminaire est d’apporter quelques éléments de discussion sur ces questions.

Focus

COP vs. GIEC


Pourquoi les conclusions des rapports du GIEC ne passent que partiellement dans les COP ? Conséquences ?

Animateur : Franck LECOCQ  (AgroParisTech, CIRED)

Intervenants : Jean Jouzel (IPSL), Christophe Cassou (CNRS, CERFACS), et Anne-Marie Tréguier (CNRS, ISblue)

3 Ateliers interactifs

Scientifiques et journalistes: comment travailler ensemble (au bénéfice des citoyens) ?


L’atelier «Scientifiques et journalistes: comment travailler ensemble (au bénéfice des citoyens) ?» se propose d’aborder les différences entre les démarches journalistique et scientifique. Objectif : faire appel à l’expertise scientifique de façon plus pertinente, en s’appuyant sur l’expérience réussie du site The Conversation. Une boîte à outils sera proposée : Comment lire efficacement une publication scientifique sans être expert soi-même ? Comment qualifier/choisir les bonnes sources ? Comment travailler ses angles ?

Animateur : Olivier ABALLAIN  (École supérieure de journalisme de Lille)

Et si nous remontions le temps ?


À la suite de la conférence sur les variations climatiques au cours des ères géologiques, nous continuerons à scruter l’histoire du Globe terrestre. Après une courte introduction sur les Sciences de la Terre en général et le façonnement des paysages, un focus sera fait sur l’ancienne chaîne de montagnes hercynienne, datant d’environ 300 millions d’années, dont les reliefs fortement érodés forment l’ossature de nombreux massifs anciens, tel le Massif armoricain. Il y aura enfin une présentation du futur Geopark Armorique, en cours de labellisation UNESCO, dans un cadre d’échanges interactifs.

Pour appuyer le débat, plusieurs documents seront diffusés, dont des extraits du film documentaire de France TV réalisé par Michael Pitiot France: le fabuleux voyage et des courtes vidéos sur le Massif armoricain.

Animateur : Martial CAROFF  (UBO, Geo-Ocean)

Intervenants : Jérémie BOURDOULOUS (directeur du patrimoine naturel au Parc naturel régional d’Armorique (PNRA)) et Noémie COURANT (coordinatrice du Geopark Armorique au PNRA).

Comment les scientifiques étudient‐ils les interactions océan‐climat ?


Lors de la mission océanographique SWINGS (pour South West Indian Geotraces Section) Hélène Planquette, Catherine Jeandel et toute leur équipe ont mené une mission d’exploration et de mesures dans l’océan austral. A bord du Marion Dufresne, de janvier à mars 2021, 48 scientifiques spécialisés dans les domaines de la chimie, biologie, physique, climatologie ont collecté des milliers d’échantillons, de la surface jusqu’aux abysses, depuis l’île de la Réunion jusqu’aux îles subantarctiques Marion, Prince Edward, Crozet, Kerguelen, Mc Donald et Heard. Leur principal objectif est de comprendre comment cette région océanique participe à la soustraction de CO2 atmosphérique et plus spécifiquement, comment les différents éléments chimiques essentiels au développement de la vie y sont apportés, transformés et transportés par les courants.
Cet atelier sera spécialement consacré à la recherche effectuée sur le bateau : ses objectifs, ses outils, la solidarité et la démarche qui accompagnent cette expédition depuis sa conception jusqu’à l’exploitation des résultats. Pour sensibiliser ces recherches à un public plus large, les dispositifs de communication et médiation qui ont été mis en place (site web, articles, liens presse, lien avec scolaires, documentaire à bord…) pourront être aussi discutés lors de cet atelier. Les échanges seront ponctués par des extraits du documentaire tourné par Sibylle d’Orgeval.

Animatrice : Hélène PLANQUETTE  (CNRS, LEMAR)

Intervenants : Catherine Jeandel (CNRS, LEGOS), Fabien Pérault (CNRS, IPEV), Christophe Cassou (CNRS, CERFACS), Stéphane Blain (Sorbonne Univ.)

Frais d’inscription


En présentiel : 450 €

En distanciel : 350 €

Québec : via IFQM


Financements


L’action de formation est éligible à la formation continue :

  • En tant que salarié, vous pouvez compléter une demande de financement auprès de votre employeur. Il est également possible de solliciter l’AFDAS (opérateurs de compétences dont relève la presse écrite et les agences de presse).
  • Enfin, si vous faites le choix de déduire les frais réels, les dépenses de formation professionnelle engagées ont le caractère de frais professionnels.

Pour votre information,  cette formation ne peut pas être prise en charge par le Compte Personnel de Formation (CPF).

N’hésitez pas à contacter Anaëlle LE ROUX pour toutes demandes de renseignements.

En savoir plus


Date limite d’inscription : 20 août 2022

Plus d’informations et inscriptions sur sciencesconf.org

 


Télécharger le programme PDF ici


Partenaires


Alexis Bazire, Maître de conférences en microbiologie au LBCM

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai réalisé une thèse de microbiologie au laboratoire de Biotechnologie et Chimie Marines (LBCM) qui portait sur l’étude d’une bactérie potentiellement pathogène : Pseudomonas aeruginosa. L’objectif était de mieux comprendre comment ces bactéries interagissent au niveau moléculaire, avec pour objectif de court-circuiter leur communication et ainsi diminuer leur virulence. Trouver des molécules capables de couper la communication, c’est affaiblir l’adversaire et ce sont potentiellement des alternatives à l’utilisation massive d’antibiotiques.

Je suis ensuite parti en postdoc au Danemark à l’Université Technique du Danemark (DTU) située à Lyngby (ça se prononce Lunegbu), une petite ville à une dizaine de kilomètres au nord de Copenhague. La vie y était assez paisible, les danois ont une autre conception de la vie et du travail que les français. J’y ai appris à étudier la capacité des bactéries à former des communautés nommées biofilm, j’utilisais essentiellement la microscopie confocale à balayage laser. Ces compétences m’ont permis d’être recruté en 2007 en tant que maître de conférences au LBCM, puisque le laboratoire développait depuis peu sa thématique autour des biofilms.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Avant mon arrivée à l’IUEM, j’étais déjà en poste au LBCM puisque c’est le laboratoire dans son intégralité qui a d’abord été associé à l’IUEM en 2012 puis intégré en 2017. Ce fut une volonté commune de notre laboratoire mais évidente d’un point de vue personnel puisque je travaille sur de nombreux modèles bactériens d’origine marine.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Étant maître de conférences, je suis un peu multi taches, une sorte de couteau suisse.

J’y suis donc chercheur, avec, comme je le disais, une activité autour de l’étude des biofilms des bactéries pathogènes marines ou non et la recherche de molécules d’origine marine limitant la virulence. Je participe à plusieurs projets, notamment avec des collègues du LEMAR, comme Sylvain PETEK et Gwenaëlle LE BLAY avec lesquels nous co-encadrons une thèse et collaborerons prochainement sur un Flagship ISblue récemment acquis. Toujours sur le volet de la limitation des biofilms de pathogènes, je collabore avec l’entreprise MARINE AKWA qui développe des probiotiques pour l’aquaculture. Et sur un volet plus fondamental, je participe de façon continue mais plus ou moins assidument, depuis presque 20 ans maintenant, à une collaboration avec un laboratoire d’Évreux sur les mécanismes de virulence de P. aeruginosa. Ce sont des personnes que j’apprécie, avec qui il est facile de travailler en confiance et qui sont devenues plus que des collègues depuis toutes ces années.

J’y enseigne, à l’UBS sur le site de Lorient, de la Licence 1 au Master 2, je dirais même en Licence -1 puisque j’organise un cycle préparatoire aux études de santé destiné aux élèves de terminale souhaitant se diriger vers des études médicales. Nos promotions d’étudiants restent raisonnables, même si en L1 ça devient très chargé ; ce qui permet une proximité assez agréable avec les étudiants, on arrive encore à associer des noms et des visages.

Et enfin, au niveau administratif, je suis directeur adjoint du LBCM, directeur des études de 2 parcours de L3, correspondant de la Licence accès Santé UBS/UBO, et coordinateur du thème 4 ISblue. Ça fait beaucoup de paperasses et de mails…

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Deux me viennent à l’esprit, la première qui au final n’est pas très drôle mais qui témoigne de l’engagement dans ce métier. Je devais faire un suivi expérimental avec des points toutes les 4 heures, je n’habitais pas très loin du laboratoire, donc je mettais mon réveil à sonner pour me lever et faisais l’aller-retour rapidement. Lors d’un point à 4h du matin, j’ai eu une petite frayeur en croisant mon directeur de thèse qui lui venait finaliser la rédaction d’un article ! On s’est amusé de la situation, car on était presque en pyjama, mais cela ne m’a finalement pas dégoûté du métier.

La seconde, j’étais en postdoc au Danemark, dans un avion en direction d’un gros congrès au Québec et assis près d’un homme avec qui je discutais de tout et de rien. Je me doutais bien qu’il allait aussi au congrès car l’avion ressemblait à un charter de chercheurs danois. Je n’étais pas vraiment bilingue et il faut avouer que les danois mâchent un peu leurs mots, je n’avais donc pas compris son nom. Ce n’est que lorsque j’ai assisté au congrès que j’ai compris que c’était le principal chairman du congrès, un chercheur dont j’avais lu tous les papiers mais que je n’avais jamais rencontré auparavant ! De souvenirs, je n’avais pas dû lui raconter trop de bêtises…. Comme quoi, les congrès servent aussi à rencontrer les gens et pas qu’à se balader vers de parfois chouettes destinations.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Des souvenirs, j’en ai beaucoup en 20 ans. De façon générale, je trouve fabuleux de définir sur le papier une série d’expériences pour tester des hypothèses et que les résultats obtenus soient exactement ceux prévus. J’ai également un excellent souvenir de ma soutenance d’HDR, car on y est plus détendu que lors de la soutenance de thèse, et c’est une superbe occasion d’inviter des collègues reconnus et pour lesquels on a plus l’habitude de lire les papiers que de discuter avec.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Je suis un passionné de Football, depuis tout petit. J’ai commencé à suivre le FC Lorient depuis mon arrivée ici, et j’aime bien chambrer les collègues Brestois lorsque le derby nous revient. Je pratique le dimanche matin mais là l’objectif c’est plutôt de s’amuser avec les copains et se retrouver pour la troisième mi-temps qui dure presque plus que le match lui-même.

J’aime également pratiquer la pêche au Bar, j’y vois essentiellement une balade en mer, les plus agréables sont celles du lever du jour, quand il fait encore bien frais. C’est souvent un jeu du chat et de la souris, il faut titiller le poisson pour qu’il attaque le leurre, cela m’amuse beaucoup. Pour les connaisseurs et les préservateurs de la ressource, je pratique le « catch and release ».

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Alexis Bazire / UBS

Laure Taupin / UBS

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Alexis Bazire / UBS

 

One Ocean Summit

Brest accueillera du 9 au 11 février 2022 le premier “One Ocean Summit”, sommet international consacré à la préservation de l’océan.

Il réunira les scientifiques, les acteurs économiques, les acteurs régionaux et les Nations Unies en vue de prendre des engagements pour renforcer la gouvernance internationale de l’océan. Le sommet officiel se tiendra aux Ateliers des Capucins et plusieurs autre lieux seront accessibles au grand public pour offrir un décryptage des enjeux du sommet.

PROGRAMME OFFICIEL

“Organisés les 9 et 10 février, en amont du segment politique du Sommet prévu le 11 février, les ateliers, forums, et événements constituent un symposium créatif pour amplifier les plans d’action pour l’océan, renouer avec l’espoir et l’ambition en mobilisant tous les principaux acteurs : scientifiques, praticiens, acteurs multilatéraux, responsables gouvernementaux, commissaires européens, gouvernements locaux, en veillant à la parité, à la diversité géographique et à l’inclusion des jeunes.

Ce grand débat international sur l’Océan permet de partager les connaissances et de croiser les approches, notamment en intégrant le changement climatique, afin de mieux anticiper les crises océaniques ainsi que les transformations technologiques, scientifiques et environnementales. Chaque atelier propose, sous la forme d’un « Call for action », des solutions pour agir concrètement face aux grands défis maritimes.

Les ateliers et les forums se tiennent simultanément en anglais et en français et sont organisés dans un format hybride (en présentiel et vidéo). Ils sont co-présidés par un président international et un président du pays hôte. Un modérateur facilite le dialogue entre les intervenants et avec le public. Un rapporteur prépare un bref compte rendu ou lit une recommandation à destination des leaders qui s’engagent au One Ocean Summit. D’une durée d’une heure trente, les ateliers et les forums sont accessibles, après inscription en ligne.”

Inscriptions sur le site officiel

ANIMATIONS GRAND PUBLIC

De nombreuses organisations brestoises se mobilisent pour offrir à tous les citoyens des animations et des décryptages autour des thématiques abordées au sommet et accessibles au plus grand nombre.

  • Dans les locaux de l’UBO
  • Le Pavillon du One One Summit par Océanopolis 
    • Dans le pavillon événementiel et l’auditorium : des mini-conférences, projections, décryptages…
    • Dans les jardins : une exposition autour des photos des étudiants des universités marines françaises et québécoises de l’Institut France Québéc maritime.
  • Une exposition intitulée “Amer”, proposée par le collectif Argos dévoile huit reportages effectués au Gabon, au Sénégal ou encore en Alaska, qui révèlent les ravages causés par l’homme sur les océans. A retrouver Promenade du Moulin Blanc.
  • Des visites à bord du bâtiment La Garonne, amarré à l’éperon 3 du port de commerce, et des rencontres avec des scientifiques et des marins, pour l’événement One ocean : Invisible life.
  • Des visites théâtralisées au musée national de la Marine : (les 8 et 10 février, à 18 h 30) autour d’événements qui ont fait l’histoire maritime de Brest, et toujours “400 ans d’histoire maritime à Brest”, l’exposition permanente de l’établissement.
  • S-100 : un nouveau standard pour la sécurité de la navigation et la protection des océans. Ateliers organisés en amont du segment politique du sommet One Ocean Summit du 11 février, ils visent à mobiliser la communauté maritime pour relever les défis de la protection des océans grâce à des transformations technologiques, scientifiques et environnementales.

Événements à venir

Conférence participative sur la haute mer

[En présentiel et en live sur YouTube] "La gouvernance de la haute mer et la protection de sa biodiversité : rendez-vous à New-York" est une conférence participative sous forme de débats mis en scène. Conférence participative et rencontre…

One Ocean Summit University

La ville de Brest a été choisie pour recevoir, du 9 au 11 février 2022, un sommet international dédié à la protection de l’océan : One Ocean Summit. Cet évènement, organisé dans le cadre de la présidence française de l’Union…

Le One Ocean Summit Archipel

Au sein des Ateliers des Capucins, le 9 et le 10 février, l’Etat, Brest métropole et le Campus mondial de la mer mettent en place le One Ocean Archipel. Cet espace, situé au cœur de l’événement One Ocean Summit, permettra notamment…

Le pavillon du One Ocean Summit

Ensemble, Océanopolis et 70.8 by Océanopolis, Centre national de culture scientifique dédié à l’Océan, s’engagent au quotidien pour expliquer le rôle fondamental de l’océan à la vie sur terre et sensibiliser aux enjeux et solutions…

Les pôles à l’IUEM

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Un groupe de travail pluridisciplinaire « polaire et subpolaire » a été mis en place à l’IUEM. Il est coordonné par Anne Choquet, Brivaëla Moriceau, Emmanuelle Quillerou, Laurent Chauvaud, Laurent Geoffroy, Lois Maignien, Paul Treguer, Sally Close et Serge Suanez, avec l’aide de Claudie Marec et Dominique Simon.

La grande majorité des unités de recherche de l’IUEM sont impliquées dans des programmes de recherches polaires et subpolaires, en coopération avec leurs partenaires au niveau national (Ifremer, MNHN, IPEV,…) et au niveau international. Cet effort s’inscrit déjà dans la longue tradition des recherches polaires de l’UBO, lancée dès les années 1970 par des recherches en géomorphologie du Spitzberg et en océanographie chimique du secteur indien de l’océan Austral.

La création d’un axe transverse polaire par l’IUEM répond à une double exigence :

1- Favoriser les synergies interdisciplinaires entre les différentes unités de recherche de l’institut et de ses partenaires.

2- Favoriser l’implication des chercheurs de l’IUEM et de ses partenaires dans les grands programmes nationaux et internationaux.

Vous pouvez rejoindre ou suivre ces travaux ici.

 

Crédit photo :

Claudie Marec / CNRS

Contacts :

Claudie Marec / CNRS

Dominique Simon / CNRS

Les journées des jeunes géomorphologues organisées par le LETG

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Du 23 au 25 juin 2021, le laboratoire Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique a organisé les  journées des jeunes géomorphologues (JJG 2021 – Brest) qui se sont tenues à l’IUEM. Cette manifestation a été organisée sous l’égide de l’association 1901 du Groupe français de géomorphologie (GFG), dont l’organe de publication est la revue Géomorphologie : relief, processus, environnement. Le GFG représente la France au sein de l’IAG (International Association of Geomorphologist), organe international de la géomorphologie dans le monde qui regroupe une soixantaine de pays. Cette manifestation était soutenue par le LETG, le laboratoire LETG-Brest, le CNRS, l’UBO, l’EUR ISblue, et la chaire ArMeRIE de l’UBO.

Objectifs et organisation de ces journées

Les journées des jeunes géomorphologues s’adressent à tous les jeunes chercheurs français et internationaux intéressés par la géomorphologie, les géosciences de l’environnement et les risques associés. Les doctorants (ou docteurs depuis moins de 2 ans), étaient invités à proposer une communication (orale ou poster) sur l’ensemble des thèmes intéressant la géomorphologie. Cette manifestation donnera lieu à un numéro spécial de la revue Géomorphologie : relief, processus, environnement, dans lequel les communicants sont invités à proposer un article.

L’organisation de ces journées a été assurée par Serge Suanez, Pierre Stéphan, Pauline Letortu, et Alain Hénaff du laboratoire LETG. La journée de communication a eu lieu le mercredi 23 juin dans l’amphi A de l’IUEM ; elle était suivie de deux jours d’excursion les 24 et 25 juin dans le nord Finistère et les Côtes d’Armor.

Durant la première  journée de sortie de terrain (24 juin), les problématiques de conservation du milieu naturel (Natura 2000), des aléas (érosion / submersion) et de suivis morphologiques et hydrodynamiques ont été abordées. Sur le site de Plouescat, la gestion et la conservation de la baie de Goulven, ainsi que la géo-archéologie côtière de l’allée couverte de Kernic ont, entre autres, été étudiées. Le vendredi 25, la sortie de terrain s’est effectuée sur le sillon de Talbert (Pleubian, Côte d’Armor).

Crédits photos

Erwan Le Cornec / GEOS AEL

Dominique Halleux / Conservatoire du Littoral

Denis Mercier / GFG

Contact

Serge Suanez / UBO