Les feux de forêt australiens ont déclenché une prolifération massive d’algues dans l’océan Austral

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Les nuages de fumée et de cendres des incendies sauvages qui ont ravagé l’Australie en 2019 et 2020 ont déclenché des efflorescences algales dans l’océan Austral à des milliers de kilomètres à l’est selon une nouvelle étude dirigée par l’Université de Duke et réalisée par une équipe internationale de scientifiques dont Nicolas Cassar, chercheur associé au Laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR) à l’IUEM.

Une étude inédite

Cette étude, publiée le 15 septembre dans la revue Nature, est la première à établir un lien concluant entre une réaction marine à grande échelle et la fertilisation par des aérosols de fer pyrogènes – ou fabriqués par le feu – provenant d’un incendie de forêt. Elle montre que de minuscules particules de fer en aérosol, présentes dans la fumée et les cendres transportées par le vent, ont fertilisé l’eau lorsqu’elles y sont tombées, fournissant des nutriments qui ont alimenté des efflorescences à une échelle sans précédent dans cette région.

Cette découverte soulève de nouvelles questions fascinantes sur le rôle que peuvent jouer les incendies de forêt dans la croissance d’algues marines microscopiques appelées phytoplancton, qui absorbent par photosynthèse de grandes quantités de dioxyde de carbone de l’atmosphère terrestre et constituent la base du réseau alimentaire océanique.

Augmentation de la photosynthèse

“Nos résultats fournissent des preuves solides que le fer pyrogène provenant des incendies de forêt peut fertiliser les océans, ce qui pourrait entraîner une augmentation significative de l’absorption du carbone par le phytoplancton”, a déclaré Nicolas Cassar, professeur de biogéochimie à la Nicholas School of the Environment de Duke.

Les efflorescences d’algues déclenchées par les incendies de forêt en Australie étaient si intenses et étendues que l’augmentation de la photosynthèse qui s’en est suivie a pu compenser temporairement une partie importante des émissions de CO2 dues aux incendies, a-t-il ajouté. Mais on ne sait toujours pas quelle proportion du carbone absorbé par cet événement, ou par les proliférations d’algues déclenchées par d’autres incendies, reste stockée en toute sécurité dans l’océan et quelle proportion est libérée dans l’atmosphère. Déterminer cela est le prochain défi, a déclaré Nicolas.

Catastrophes naturelles à l’échelle mondiale

Les grands incendies de forêt, comme ceux qui ont dévasté une partie de l’Australie entre 2019 et 2020 et ceux qui font actuellement rage dans l’ouest des États-Unis, en Sibérie, en Amazonie, en Méditerranée et ailleurs, devraient se produire de plus en plus fréquemment avec le changement climatique, a noté Weiyi Tang, chercheur postdoctoral en géosciences à l’université de Princeton, qui a codirigé l’étude en tant que candidat au doctorat dans le laboratoire de Nicolas Cassar à Duke.

“Ces incendies représentent un impact inattendu et jusqu’ici peu documenté du changement climatique sur l’environnement marin, avec des rétroactions potentielles sur notre climat mondial”, a déclaré Tang.

Les aérosols pyrogènes sont produits lorsque des arbres, des broussailles et d’autres formes de biomasse sont brûlés. Les particules d’aérosol sont suffisamment légères pour être transportées par la fumée et les cendres d’un incendie pendant des mois, souvent sur de longues distances.

Si la nouvelle étude s’est concentrée sur l’impact des incendies dans l’océan Austral, d’autres régions, notamment le Pacifique Nord et les zones proches de l’équateur où des eaux plus profondes et plus froides remontent à la surface, “devraient également être sensibles aux apports de fer provenant des aérosols d’incendies”, a déclaré Joan Llort, chercheur postdoctoral en biogéochimie marine au Barcelona Supercomputing Center, qui a codirigé l’étude en tant que chercheur à l’Institute of Marine and Antarctic Studies de l’université de Tasmanie.

Nicolas Cassar et Richard Matear, de l’agence scientifique nationale australienne CSIRO, étaient les auteurs associés de l’étude, qui a été menée par des chercheurs de l’université de Tasmanie, de Duke, du Centre de supercalcul de Barcelone, du programme Océans et atmosphère du CSIRO et du laboratoire marin de Plymouth.

Les scientifiques ont eu recours à des observations par satellite, à des flotteurs océaniques robotisés, à la modélisation du transport atmosphérique et à des mesures de la chimie atmosphérique pour suivre la propagation des aérosols de fer pyrogène provenant des feux de forêt australiens et mesurer leur impact sur la productivité marine.

CITATION : “Widespread Phytoplankton Blooms Triggered by 2019-20 Australian Wildfires”, Weiyi Tang, Joan Llort, Jakob Weis, Morgane M. G. Perron, Sara Basart, Zuchuan Li, Shubha Sathyendranath, Thomas Jackson, Estrella Sanz Rodriguez, Bernadette C. Proemse, Andrew R. Bowie, Christina Schallenberg, Peter G. Strutton, Richard Matear et Nicolas Cassar. Nature, 15 septembre 2021. DOI: 10.1038/s41586-021-03805-8

Inspiré de la traduction du communiqué de presse de Duke University.

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Courtesy of Japan’s National Institute of Information and Communication Technology

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Nicolas Cassar / Duke University

Keep Calm and COP On!

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Venez vivre et recréer la COP Climat à Plouzané ! Dans le cadre de la COP26 qui se tiendra à Glasgow, diverses actions vous sont proposées du 2 au 16 novembre 2021. Au programme : l’Agora Glaz dans le hall de l’IUEM du 2 au 10 novembre et  “ISblue COP” le 16 novembre au PNBI. Lire la suite

Annie Cudennec, Professeure de droit public à AMURE

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai préparé ma thèse de doctorat en droit sur la politique européenne des pêches à l’UBO au Centre de droit et d’économie de la mer (CEDEM), l’ancêtre d’AMURE. Nous étions aux prémisses de cette politique, ce qui était vraiment enthousiasmant. Plus précisément,  mes recherches portaient sur l’organisation des marchés au niveau européen. Les décisions prises à Bruxelles formaient alors un nouveau mode de gouvernance et j’ai pu analyser dans la cadre de ma thèse les difficultés de la France à s’adapter aux décisions prises par l’Union européenne. J’ai travaillé avec des pêcheurs locaux qui, à l’époque, avaient parfois du mal à comprendre ce mode de fonctionnement. Faire des recherches sur la gouvernance européenne des pêches était d’autant plus stimulant que  par la suite, la politique commune de la pêche a dû intégrer les exigences de la protection de l’environnement : il a été  passionnant d’analyser cette évolution. Après ma thèse, j’ai été recrutée à l’UBO et j’ai pu continuer mes recherches au CEDEM, recherches qui se sont notamment concrétisées par la chaire européenne Jean Monnet en droit européen de la mer.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai rejoint l’IUEM naturellement quand le CEDEM a intégré l’IUEM dès sa création en 1997.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je travaille toujours sur l’Union européenne et sur son droit. Ce qui m’intéresse, c’est la gouvernance de l’UE, tout particulièrement son rôle joué au niveau international. Je publie plus particulièrement sur cette thématique. J’analyse dans quelle mesure l’UE constitue un levier pour mieux préserver l’environnement marin mais aussi quels sont les freins à son action. La chaire Jean Monnet a été un bon moyen pour développer des recherches, mettre en place des actions (organisation d’un grand colloque sur la mer…) et renforcer la visibilité des travaux menés par les juristes d’AMURE. Cette visibilité se concrétise aussi aujourd’hui avec la publication – depuis maintenant une dizaine d’années – par les juristes d’AMURE, d’une chronique maritime dans la Revue de l’Union européenne.

Côté pédagogie, j‘enseigne quasiment à tous les niveaux, qu’il s’agisse de donner aux étudiants les bases du droit de l’UE (en L2, à Brest et à Quimper) ou de les initier au droit européen de la mer dans le cadre du Master Droit des activités maritimes. J’enseigne aussi le droit international de la mer en M1 comme en M2.

Je donne également des cours à l’extérieur, pour des organismes français (cette année l’Office français de la biodiversité (OFB)) ou internationaux (depuis près d’une dizaine d’années pour le Tribunal international du droit de la mer à Hambourg).

De plus, j’encadre des doctorants sur des sujets liés au droit européen de la mer comme la politique européenne arctique, la politique maritime européenne intégrée, la sécurité maritime, ou encore le label européen des produits de la mer (thèse co-encadrée avec Betty Queffelec).

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Souvenirs de colloques internationaux, des cultures différentes rencontrées lors des cours assurés à l’étranger…

En France, lorsque le cours est programmé à une certaine heure, les étudiants s’inquiètent (ou se réjouissent…) si l’on tarde à arriver. Je me souviens qu’à Fortaleza, une collègue devait venir me chercher à mon hôtel à 9h30 car j’avais un cours programmé à 10h. Elle est finalement arrivée à 9h55… L’accueil à l’université a été des plus chaleureux, j’ai été accueillie par le président qui m’a offert un délicieux café brésilien, suivi d’un jus d’açai ; avant que le doyen ne me fasse visiter la faculté. J’étais un peu inquiète tout de même en consultant ma montre et craignais de trouver un amphi vide, lorsque j’y suis enfin entrée… aux alentours de 11 heures 30. Mais non, les étudiants étaient tous là et m’attendaient tranquillement en sirotant, eux aussi, café et jus de fruit. La conférence de 2h s’est transformée en une discussion passionnante qui s’est prolongée jusqu’à 15h.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Peut-être la soutenance de la première thèse que j’ai dirigée, celle de Betty Queffelec, ma première doctorante, sur le thème de la diversité biologique marine, outil de recomposition du droit international de la nature. L’on se dit alors que la relève est assurée.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La mer bien sûr, autrement qu’à travers les textes !  J’aime naviguer depuis que je suis toute petite. Plus récemment, j’ai aussi découvert la montagne. Il y a beaucoup de points communs entre ces natures à priori si éloignées, en premier lieu la beauté de milieux souvent encore préservés mais si fragiles.

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B. Cudennec

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Annie Cudennec / UBO

Projet de formation ISblue AISMERALDA

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Projet de formation ISblue AISMERALDA  : Ateliers Immersifs Sous-Marins et Réalité Augmentée Littoral, Dorsales, Autres

Il existe une grande richesse et diversité de données collectées en mer (zones littorales et côtières, pentes continentales, plaines abyssales, dorsales océaniques). Le projet AISMERALDA vise à s’appuyer sur un environnement immersif (3D et réalité virtuelle) non seulement pour valoriser la qualité de ces données, mais aussi pour les utiliser plus efficacement pour la formation (d’abord au niveau master).

Cette nouvelle initiative portée par ISblue a déjà permis de fédérer un consortium composé de représentants des partenaires d’ISblue et d’enseignants-chercheurs de disciplines diverses convaincus de l’intérêt de développer cette approche. Elle vient également renforcer les collaborations déjà existantes avec le Centre Européen de Réalité Virtuelle (CERV) de l’ENIB.

Suite à la co-construction menée ces 6 derniers mois entre les participants du projet, 3 environnements emblématiques ont été définis : la zone “Dorsale”, la zone “Marge Continentale” et la zone “Brest-Iroise”. Ces ateliers correspondant à des milieux ou des échelles de temps peu accessibles par l’être humain, l’intérêt de la réalité virtuelle pour les étudiants sera d’identifier plus facilement et par eux-mêmes différentes caractéristiques ou différents processus (biologiques, physiques, chimiques, géographiques…) liés à ces environnements en s’extrayant du support habituel en 2D. Par ailleurs, ces environnements offrent des possibilités d’ouverture à d’autres disciplines (enjeux des variations climatiques, prévention des risques…) et à de nouvelles problématiques.

Présentation publique Mercredi 13 Octobre à 13h00/14h00

– Amphi Pôle Iroise du PNBI –

Ce temps d’échanges du mercredi 13 octobre, animé par Maxime KERNEC (ingénieur recruté pour ce projet), vise à présenter les premières explorations, montrer l’intérêt de la réalité virtuelle pour la formation et les démarches à venir (types de données utilisées, scénario pédagogique, matériel…).

Au plaisir de vous voir nombreux.ses !

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Maxime Kernec / UBO

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Maxime Kernec / UBO

 

 

Retour sur l’Université d’été Mer et Éducation 2021 « Océan : Explorer sans limites ? »

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Thématique de l’événement

La 7ème édition de l’Université d’été Mer et Éducation portée en étroite collaboration par L’École universitaire de recherche (EUR) ISblue, l’UBO, Ifremer, Océanopolis et l’Académie de Rennes s’est tenue du 23 au 26 août à l’IUEM. Cet évènement a réuni 28 professeurs de collèges et lycées de toute le France et de Belgique, enseignant aussi bien la SVT et les mathématiques que l’art plastique et le français.
Les participants ont suivi cette formation pluridisciplinaire de 4 jours autour de la thématique « Océan : explorer sans limites ? ». La première journée a permis d’introduire les grands enjeux des parcours pour la suite de l’évènement. Les ressources des abysses, le devenir des espaces polaires ou encore l’état des écosystèmes remarquables tropicaux ont été autant de problématiques abordées.

Ateliers et conférences

Les enseignants ont ensuite été répartis en trois parcours : « Au cœur des abysses », « D’un pôle à l’autre » et « Sous les tropiques » et ont approfondi leurs connaissances sur les thèmes spécifiques des ateliers. Des interventions sur les coraux profonds, les robots sous-marins, le programme Deep-Argo, le support logistique français en Antarctique, les enjeux scientifiques et économiques de l’Arctique, l’endémisme de la faune en Antarctique, le réseau de surveillance des herbiers tropicaux ou encore le blanchissement des coraux ont permis aux enseignants d’actualiser leurs connaissances des sciences marines. Ces conférences étaient également un excellent moyen pour les participants d’échanger de façon informelle avec les scientifiques venus présenter leurs sujets.

Nouveauté pour cette édition

Des ateliers de médiation scientifique relatifs aux parcours choisis ont été proposés aux enseignants. Ainsi, une mise en situation d’une campagne océanographique pluridisciplinaire, un jeu de rôle proposant une gestion collective d’un territoire polaire et une étude de cas sur la gestion écocitoyenne, raisonnée et durable pour la préservation des écosystèmes tropicaux en se basant sur le modèle des Aires Marines Éducatives ont permis aux participants d’assimiler les connaissances des conférences et de les contextualiser.

La dernière journée qui s’est déroulée à Océanopolis fut dédiée à la transposition pédagogique (comment réinvestir les connaissances acquises lors de l’évènement) et à la présentation des ressources pédagogiques d’Océanopolis. Ce fut également l’occasion pour les participants de faire un retour d’expérience sur l’édition de Mer et Éducation.
L’université d’été s’est clôturée sur l’annonce de la thématique de l’édition 2022 de Mer et Éducation qui sera : Océan et numérique.
A l’année prochaine !

 

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Sébastien Hervé / UBO

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Riwalenn Ruault / UBO

Quentin Millière / UBO

Christophe Lambert, ingénieur de recherche CNRS au LEMAR

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai obtenu un DEA à l’UBO avant d’enchaîner sur une année de spécialisation en halieutique à l’Agro Rennes (aujourd’hui Agrocampus Ouest). Ensuite, j’ai commencé à travailler comme responsable commercial dans une pisciculture du sud de la Bretagne, pendant 4 ans.  Je commercialisais la production de truites arc en ciel et dirigeais l’atelier de transformation (frais, surgelés, produits dérivés…). Puis la société a connu des difficultés et j’ai subi un licenciement économique. Comme j’avais déjà travaillé au sein du laboratoire de Daniel Prieur et de Michel Glémarec, je leur ai proposé d’y revenir pour faire une thèse. Les ASSEDIC (aujourd’hui Pôle Emploi) et l’État assuraient le maintien de mes indemnités de chômage pendant un an, renouvelable deux fois, pour peu que je suive une formation diplômante. Finalement, c’est Jean-Louis Nicolas (LPI, Ifremer, Brest) qui m’a proposé un sujet de thèse sur les maladies bactériennes (vibriose) des larves de coquilles St Jacques. J’ai ensuite fait un post-doc d’un an à Bergen en Norvège au sein de l’Havforskningsinstituttet (un peu l’équivalent d’Ifremer en Norvège) et en collaboration avec une structure d’élevage de coquilles St Jacques. Ce contrat était financé par une bourse européenne « Marie Curie ». Mon travail consistait cette fois-ci à isoler des bactéries “probiotiques” capables de réduire l’impact des souches pathogènes pour les larves de coquilles. Un dossier de dépôt de brevet a même été rédigé, en norvégien, à partir de mes travaux, mais, à ma connaissance, il n’a jamais été valorisé.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Je suis rentré au LEMAR début 2000 en CDD dans l’équipe de Christine Paillard, Michel Auffret et Philippe Soudant pour travailler dans le cadre du programme MOREST sur les mortalités estivales de l’huître creuse Crassostrea gigas. Les 10 années suivantes ont vu s’échelonner les contrats sur projet de recherche, contrats ATER, et m’ont permis de développer l’activité cytométrie en flux, naissante à mon arrivée au laboratoire. Après quelques années, la direction du laboratoire a proposé avec insistance au CNRS la création d’un poste d’ingénieur de recherche pour pérenniser cette activité croissante, insistance qui a fini par payer. Une mobilité interne a d’abord été ouverte mais, heureusement pour moi, n’a pas trouvé de candidat adéquat. Un concours a donc été ouvert en externe et j’ai obtenu le poste fin 2010 avec la responsabilité de la plateforme de cytométrie du LEMAR.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Aujourd’hui ma principale mission est d’animer et de gérer la plateforme CYTOMER, où l’on fait principalement de la cytométrie en flux et de la microscopie à épifluorescence sur les organismes marins. La cytométrie en flux est une technique d’analyse de cellules en suspension dans un flux liquide. Les cellules sont excitées par un ou plusieurs faisceaux laser et émettent ou diffractent alors des signaux lumineux. Cette lumière est quantifiée et révèle les caractéristiques optiques des cellules. C’est une technique qualitative et quantitative qui peut traiter jusqu’à 10 000 événements par seconde et permet de dénombrer les cellules (entre 0,5 et 40 µm, du virus à l’ovocyte d’huître), de comparer leurs « morphologies », leurs contenus (pigments chlorophylliens, ADN, lipides…), leurs activités physiologiques (viabilité, production de radicaux libres, activités enzymatiques, potentiel membranaire mitochondrial…).

Je travaille avec l’ensemble des équipes du LEMAR puisque toutes peuvent avoir besoin à un moment ou un autre de ce que l’on propose grâce à cet outil commun. Je travaille sur des cellules immunitaires, des gamètes, issus de modèles variés (huître, palourde, coque, coquille St Jacques, moules, ormeaux…) mais aussi sur des micro-algues, toxiques ou pas, des bactéries, des virus, en culture ou prélevés du milieu naturel… Je suis aidé dans cette activité par Nelly Le Goïc, ingénieure d’études au CNRS, qui co-anime cet outil avec moi. CYTOMER est équipé aujourd’hui de quatre cytomètres en flux de paillasse, deux microscopes à épifluorescence dont l’un est de type pseudo-confocal 3D et un imageur laser en flux (type Flow-Cam). Un microscope électronique à balayage (MEB) de table en commun avec l’Observatoire viendra compléter la plateforme probablement fin 2021 début 2022. L’ensemble de ces outils analytiques de haute technologie représente un budget d’acquisition de près de 600 K€.

Pour animer cet outil commun, j’organise environ deux fois par an, des formations théoriques sur la cytométrie en flux et la microscopie à épifluorescence. Ces formations sont ouvertes à tout le monde (étudiants, doctorants, chercheurs et personnes extérieures). Je propose également cette formation dans le cadre du Master 2 Biologie des Organismes Marins à l’IUEM et de l’offre de formation continue de l’UBO. L’idée, c’est de rendre les gens le plus autonomes possible sur les machines et d’approfondir ensuite leur maîtrise par des formations pratiques individuelles, en fonction des besoins. Il m’arrive parfois aussi d’aller faire des formations à l’extérieur, en France bien sûr (Ifremer La Tremblade, Bouin ou Concarneau) mais aussi à l’étranger (Floride, Norvège ou Corée du Sud).

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter?

En décembre 2005, je suis allé, en compagnie de Philippe Soudant, en Corée du Sud (Jeju National University) dans le cadre d’un programme d’échange « STAR ».  A la fin de notre séjour sur l’île de Jeju, nous sommes passés par Seoul, pour rencontrer le Pr Hong (INHA University). Nous avons donné un séminaire pour présenter nos projets et travaux en cours, suivi d’un échange très feutré et courtois comme c’est la règle au « pays du matin calme ». Quelle n’a pas été notre surprise à la sortie de la salle de séminaire de nous voir remettre à chacun une enveloppe remplie de billets en remerciement de notre « prestation ». Dans mon souvenir, l’enveloppe contenait 100 000 Wons soit l’équivalent de 90 ou 100 € aujourd’hui ! Ce fut à la fois une première pour moi, et une dernière !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

C’est difficile de faire un classement mais je me souviens tout particulièrement d’une conférence PHYSIOMAR, organisée en Espagne, à Saint-Jacques de Compostelle. On avait l’argent seulement pour deux ou trois personnes avec le déplacement en avion et l’hébergement. Et au lieu de prendre les billets d’avion, on a loué un minibus et on est parti à neuf. Ça voulait dire 24 heures de voyage à l’aller, deux jours de voyage au retour et un hôtel bon marché, mais il y avait une super ambiance pour travailler et beaucoup de souvenirs au retour.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Ils sont multiples et variés mais par exemple, je roule dans une Méhari de 1984, que je sors surtout quand il fait beau. La Méhari c’est un châssis de 2CV avec un moteur de 2CV et une coque en plastique. Je fais partie d’un club de “deuchistes : Les Chevrons du Léon, basé à Landivisiau. On est une vingtaine de 2CV et Méhari et on essaye d’organiser une sortie par mois, à la belle saison.

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Sébastien Hervé / UBO

Jean-Philippe Béguel / UBO

Erwan Amice / CNRS

Nelly Le Goïc / CNRS

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Christophe Lambert / CNRS

 

18ème rentrée des Masters des sciences de la mer et du littoral (SML) à l’IUEM

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Mercredi 1er septembre, les étudiants de 1ère année de master admis dans les Masters SML seront accueillis à l’IUEM par le directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui abordera les missions de l’IUEM, son cadre ainsi que son histoire et son évolution. Le responsable des Masters, Guillaume Roullet, présentera la formation sous un angle général. Durant cette journée, les étudiants échangeront avec différents intervenants qui leur apporteront de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années d’études.

Histoire des Masters

Les sciences de l’environnement ne peuvent s’appréhender que selon une démarche transversale et pluridisciplinaire. Cette approche se justifie d’autant plus pour les espaces marins et littoraux qui sont aujourd’hui au coeur d’enjeux fondamentaux pour l’humanité : le changement climatique, la gestion et la protection des ressources vivantes et minérales des océans, les énergies marines renouvelables, le développement des transports internationaux ou la gestion des risques naturels et technologiques. Les questions soulevées nécessitent un travail commun entre enseignants et chercheurs des sciences expérimentales (écologues, géochimistes, biologistes, physiciens et géologues) et des sciences de l’homme et de la société (géographes, juristes, économistes). La mer et le littoral font aussi l’objet d’une intense actualité politique et institutionnelle.
Cette démarche transversale a conduit à la création en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur d’un domaine de formation « Sciences de la Mer et du Littoral », unique en France, au sein duquel s’est développé un Master pluri- et trans-disciplinaire. Après 17 années d’existence, ces Masters, qui sont implantés au coeur d’un pôle scientifique en sciences marines de dimension internationale, ont déjà montré leur puissant effet structurant et leur attractivité. Ils permettent de réunir les conditions pédagogiques du développement d’une expertise française dans le domaine des sciences de l’environnement marin et côtier.

Organisation et objectifs

Les Masters SML regroupent sous un même domaine 8 mentions parmi lesquelles 13 parcours : biologie des organismes marins, écosystèmes marins, sciences halieutiques et aquacoles (co accrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / master international en biotechnologies marines (co accrédité avec l’UBS Lorient) / chimie de l’environnement marin / droit, mer et environnement / agriculture, mer et environnement (co accrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / expertise et gestion de l’environnement littoral / géophysique marine, hydrodynamique navale (co accrédité avec l’ENSTA Bretagne), physique de l’océan et climat / géosciences océan, ingénierie et gestion des ressources côtières et littorales (co accrédité avec l’UBS Vannes).
Les parcours en sciences humaines privilégient une approche fondée sur les interactions avec l’homme au niveau marin et côtier, tandis que les sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques visent plutôt la compréhension du «système mer» dans tous ses aspects. Les parcours en physique et biotechnologies sont internationaux et l’enseignement se fait en langue anglaise.
Un grand nombre d’unités d’enseignement (UE) sont communes à au moins 2 mentions des Masters, et certaines sont suivies par les étudiants du master international IMBRSea de l’université de Gand. Dans ce cas, les cours sont également dispensés en anglais. Cette formation a pour objectif de former des chercheurs et des cadres capables d’appréhender les problématiques scientifiques actuelles et d’apporter des réponses adaptées aux problèmes posés en relation avec le domaine marin, océanique et les littoraux.
Les actions de formation en Master sont également au coeur du projet de l’Ecole Universitaire de Recherche (EUR) ISblue. Cette dernière a pour objectif de mieux intégrer et coordonner la stratégie d’enseignement et de recherche des partenaires, de rendre l’offre de formation plus attractive au niveau international, de renforcer l’interdisciplinarité, l’innovation pédagogique et l’approche pédagogique par compétences, ainsi que de développer les synergies entre le monde académique et le secteur socio-économique. A cet effet, beaucoup d’étudiants partent en stage à l’étranger, avec le soutien financier, notamment, du volet formation de cette École Universitaire de Recherche.

La vie associative est très développée au sein des masters puisque 4 associations d’étudiants sont recensées : Patel (Protection et aménagement du territoire et de l’environnement littoral) rattachée à la mention expertise et gestion de l’environnement littoral, Sea-ti-Zen historiquement pour la biologie mais désormais pour toutes les mentions, Tethys pour les géosciences et Sea-lex pour les juristes.

Rentrée 2021 : Quelques chiffres

Environ 270 étudiants sont inscrits pour cette année universitaire marquant une augmentation de près de 10 % des effectifs, qui oscillaient entre 175 et 200 étudiants depuis la création des masters SML en 2004.

Le rayonnement du master au niveau national et international est important. Ainsi, chaque année, environ 10 % des étudiants inscrits sont internationaux et la plupart des mentions reçoivent des étudiants européens ERASMUS.

Cette année, ils proviennent de 17 pays différents. Parmi les étudiants français, entre 30 et 50 % selon les années, proviennent d’établissements extérieurs à l’UBO. Le suivi professionnel des étudiants des masters montre une insertion professionnelle supérieure à 75 % dans les 2 années qui suivent l’obtention du diplôme et un pourcentage important de diplômés (50 % environ) en poursuite d’étude (doctorat) pour les 4 mentions en sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques marines.

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Sébastien Hervé / UBO

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Guillaume Roullet / UBO

 

Exposition Report’Images à l’IUEM

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Jusqu’au 22 octobre 2021, 8 photoreportages sur l’approche écosystémique des pêches réalisées par Marcel Mochet sont présentés dans le hall principal de l’Institut. Le choix de ces clichés est en lien avec l’École d’été Mer et Journalisme qui a eu lieu à l’IUEM les 24 et 25 août. L’un des partenaires de cet événement, le Club de la Presse de Bretagne, est à l’origine de cette exposition.

Pourquoi Report’Images ?

Depuis 2017, Report’Images s’est donné pour objectif de sensibiliser le grand public à la valeur documentaire du photoreportage, composante essentielle de l’information. Les critères de choix des clichés sont basés sur la présentation d’un récit construit autour d’une situation, d’une problématique ainsi que la qualité technique des images.
Le reportage doit être présenté, soit par un photographe installé en Bretagne sur un sujet qui peut concerner une toute autre région du monde, ou par un photographe extérieur à la Bretagne, qui, cette fois, propose un sujet sur la Bretagne. L’exposition vise également à sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de décryptage des images et de défense de la liberté d’expression. Il est primordial de valoriser et faire connaître le travail de professionnels, souvent méconnus du grand public. Supports pertinents d’éducation aux médias envers les citoyens, les photos de presse prennent en outre une
dimension particulière dans un contexte de lutte contre la désinformation et les fake news.

Qui est Marcel Mochet ?

Après quelque trente années passées à l’Agence France Presse (AFP), il travaille désormais comme indépendant
avec la mer comme sujet de prédilection. Soucieux de raconter l’océan dans son extrême diversité, il a toujours cherché à replacer l’Homme dans ce milieu parfois hostile, souvent inquiétant mais toujours passionnant.
Son reportage sur « Le grand métier » s’inscrit dans cette perspective. Fruit de plusieurs mois d’embarquement au long cours, ces images racontent la vie de marins bretons à bord des grands bateaux usines qui sillonnent le globe des îles Kerguelen, dans les mers australes, au Spietzberg, dans les mers nordiques, à la recherche du poisson.
Publiée dans Le Figaro magazine, XXI, Bretons, Ouest-France, le Télégramme, et sous forme d’ouvrages –« Les pêcheurs des extrêmes », en 2012 (éditions du Rocher) ; et « Ouvriers de l’océan », en 2013 (éditions Palantines) – cette série d’images est le témoignage d’un métier souvent méconnu et parfois décrié.

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Marcel Mochet

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Report’Images

Retour sur l’École d’été « Mer et Journalisme 2021 »

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Ecole d’été « Mer et Journalisme 2021 » : de l’océan des extrêmes et des crises au développement durable

La troisième école d’été « Mer et Journalisme », co-organisée par l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue, l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille (ESJL), l’Institut France Québec Maritime (IFQM), le Club de la Presse de Bretagne (CPB), et Océanopolis s’est tenue les 24 et 25 août à l’IUEM, en présentiel et en distanciel. Les journalistes étaient originaires du Grand Ouest de la France, de Guyane, de Belgique et du Québec, les media représentés étant The Conversation France, Ouest-France, Le Télégramme, Radio Evasion, Radio-Canada, Radiotélévision Belge Francophone RTBF, et des free-lances, soit au total 23 participants. Pour des raisons spécifiques, 3 journalistes africains (Sud Quotidien, Sénégal, Radio communautaire Banyo FM, Cameroun, et Radio Okapi, République Démocratique du Congo) n’ont pu participer en visioconférence mais ont gardé le contact.

La vie sur Terre et son évolution

S’agissant de l’apparition de la vie et de son évolution, avec Franck Selsis, astrophysicien du CNRS à Bordeaux, les participants se sont d’abord envolés vers l’univers pour pouvoir répondre à la question : des océans existent-ils dans la galaxie ? la réponse est clairement oui. Certains sont situés dans des zones « habitables », en prenant l’eau sous forme liquide comme critère d’habitabilité. Quant à la question implicite « la vie (basée sur le carbone) existe-t-elle dans d’autres exoplanètes ? », nous avons vu comment la recherche s’organise pour y répondre. Suite aux conférences d’Anne Godfroy (Ifremer, Brest) et de Marcel Babin (Université Laval, Québec, Canada), nous réalisons qu’après la naissance de la vie sur la planète Terre/Océan il y a plusieurs milliards d’années, en se diversifiant en une multitude d’espèces, les êtres vivants ont été capables de s’adapter à des environnements aussi différents que les milieux hydrothermaux profonds sous-marins (chauds, sans dioxygène, acides…) et les océans polaires (froids, voire englacés). La conférence de Virginie Guiraudon (Sciences Po, Paris) nous a rappelé que l’espèce humaine a toujours migré et que la mise en place récente de différents accords en Europe dans les années 1990 modifie les migrations. Soumise à des pressions de diverses natures (économique, sociale, politique, ou climatique), des hommes font le choix de quitter leur environnement d’origine pour migrer vers d’autres plus attractifs, les océans servant souvent de vecteurs de migration. Dans la très large perspective historique que la conférencière a brossée, il apparait que la période actuelle, caractérisée par d’importants mouvements de peuples d’Afrique ou du Moyen-Orient vers l’Europe, notamment via la Méditerranée, a été précédée par de nombreux déplacements d’Européens à travers l’océan Atlantique, à destination de l’Amérique du Nord et du Sud.

Légende : Anne-Marie Tréguier, directrice de l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue ouvre la 3ème école d’été Mer et Journalisme 2021

Changement climatique et ressources biologiques

S’agissant des impacts du changement climatique sur l’océan et de l’exploitation des ressources biologiques marines, Valérie Masson-Delmotte (LSCE, Paris), coprésidente du groupe de travail n°1 du GIEC, a montré aux journalistes comment utiliser les documents mis à leur disposition par le GIEC, et a rappelé le rôle majeur joué par l’océan dans la régulation du climat ainsi que les impacts du changement en cours sur l’océan et pour les écosystèmes marins. Philippe Cury (représentant de l’IRD à Bruxelles) a démontré que la pression anthropique sur les ressources biologiques marines doit fortement diminuer pour rendre possible un développement durable. Dans cette perspective, la mise en oeuvre d’une approche écosystémique des pêches, qui a déjà révélé son efficacité dans plusieurs écosystèmes marins du sud de l’Afrique et au Québec, devrait être considérée. Il faut définitivement penser le futur des pêches dans un contexte global.

Ateliers journalistes-scientifiques

Ces conférences étaient suivies d’ateliers animés par Jennifer Gallé (The Conversation France), Stéphane de Vendeuvre (CPB), Karine Alain (CNRS, IUEM), Brivaela Moriceau (CNRS, IUEM), Maria José Fernandez Vicente (UFR Lettres, UBO), Yvanne Bouvet (UFR Lettres, UBO), et François Le Loc’h (IRD, IUEM). Au cours de ces ateliers traitant des milieux côtiers devenus anoxiques (sans dioxygène) du fait d’une trop forte pression anthropique, des impacts du changement climatique sur l’océan polaire austral, des migrations humaines, et de la mise en oeuvre d’une approche écosystémique des pêches, les journalistes, en interaction avec des scientifiques, ont pu élaborer la trame d’articles ou d’interviews à venir sur ces différents sujets et accroître leurs réseaux de contacts.

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«Icelandia» – L’Islande est-elle le centre d’un vaste continent englouti ?

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Des universitaires pensent avoir découvert un remarquable secret géologique : un continent englouti caché sous l’Islande et l’océan environnant, qu’ils ont baptisé «Icelandia».
Une équipe internationale de géologues, animée par Gillian Foulger, professeur émérite de géophysique au département des Sciences de la Terre de l’Université de Durham (Royaume-Uni), pense que le continent englouti pourrait s’étendre du Groenland jusqu’à l’Europe. Laurent Geoffroy du LGO a participé à cette réflexion.

Une nouvelle théorie révolutionnaire

Les scientifiques pensent que le continent immergé couvre une superficie d’environ 600 000 km2, mais si l’on inclut les zones adjacentes à l’ouest de la Grande-Bretagne dans une «Grande Islande», la superficie totale pourrait atteindre environ 1 000 000 km2.

Si cette théorie est confirmée, cela signifie que le supercontinent géant de la Pangée, dont on pense qu’il s’est disloqué il y a plus de 50 millions d’années, ne s’est en fait pas complètement désagrégé.
Cette nouvelle théorie remet en question des idées scientifiques de longue date concernant l’étendue de la croûte océanique et continentale dans la région de l’Atlantique Nord, et la façon dont les îles volcaniques, comme l’Islande, se sont formées.

Une collaboration anglo-franco-norvégienne

La présence d’une croûte continentale, plutôt qu’océanique, pourrait également susciter des discussions sur une nouvelle source de minéraux et d’hydrocarbures, tous deux contenus dans la croûte continentale.
Cette nouvelle théorie révolutionnaire est née d’une série innovante de réunions d’experts tenues à Durham et fait l’objet d’un chapitre dédié dans l’ouvrage In the Footsteps of Warren B. Hamilton : New Ideas in Earth Science publié le 29 juin 2021 par la Geological Society of America, que le professeur Foulger a co-écrit avec le Dr Laurent Gernigon du Geological Survey of Norway et le professeur Laurent Geoffroy du Laboratoire Géosciences Océan (LGO).

À propos de cette nouvelle théorie, le professeur Foulger a déclaré :

«Il y a un travail fantastique à faire pour prouver l’existence de l’Icelandia, mais cela ouvre aussi une perspective complètement nouvelle sur notre compréhension géologique du monde. Un phénomène similaire pourrait se produire dans de nombreux autres endroits. […] Nous pourrions éventuellement voir les cartes de nos océans et de nos mers être redessinées au fur et à mesure que notre compréhension de ce qui se trouve en dessous évolue.»

Télécharger ici le chapitre dédié à Icelandia.

Crédits photos

Gillian Foulger / Durham University, Laurent Geoffroy / UBO & Laurent Gernigon / NGU

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Laurent Geoffroy / UBO