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Nutrition et centrale énergétique cellulaire

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La relation entre la teneur membranaire en acides gras et l’efficacité mitochondriale diffère au sein et entre les teneurs alimentaires en oméga 3 à longue chaîne.

Une conséquence importante du changement climatique est la réduction de la production de nutriments essentiels à la base de la chaîne alimentaire marine : les acides gras polyinsaturés à longue chaîne de la série oméga-3 (n-3 HUFA). Cela peut avoir des conséquences dramatiques sur les consommateurs, comme les poissons, car ils ont une capacité limitée à synthétiser de novo les n-3 HUFA. Ces acides gras tels que l’acide docosahexaénoique (DHA, 22:6n-3) et l’acide eicosapentaénoique (EPA, 20:5n-3) sont essentiels pour la structure et la fonction des membranes biologiques. Il est de plus en plus évident que les poissons seront gravement affectés par la réduction de la disponibilité alimentaire des n-3 HUFA.

Lire l’article complet sur le site du LEMAR.

 

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Stéphane Lesbats / Ifremer

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Karine Salin / Ifremer

Retour sur le symposium IMBRSea

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Du 24 au 28 juin dernier s’est tenue à l’IUEM et au Pôle numérique Brest-Iroise la seconde édition du symposium annuel du programme de master international IMBRSea. Ce programme de master, soutenu par Erasmus+ et porté par 10 universités européennes, dont l’UBO (l’IUEM accueille chaque année une douzaine d’étudiants pour leur premier semestre de M1), a pour vocation de former des étudiants à différents aspects ayant trait aux ressources biologiques marines. Il se focalise essentiellement sur les processus biologiques et écologiques, allant de la biologie des organismes aux sciences de l’environnement, en incluant la gestion de l’environnement et la planification de l’espace maritime.

195 étudiants de première et de deuxième année se sont donc réunis à Brest pour une semaine intense, mêlant conférences plénières de chercheurs de renommée internationale (Sophie Bertrand, IRD et Ann Vanreusel, Université de Gand), ateliers en groupes restreints sur des sujets aussi divers que la politique de recherche européenne, les approches de réalité virtuelle en conservation, la technologie Arduino ou les pollutions marines. Les étudiants ont également pu présenter leurs travaux de stage avec un format libre pour les M1 (affiche, vidéo, jeu…), et une soutenance plus conventionnelle pour les M2. Les soutenances, organisées en parallèle dans 4 salles, étaient toutes retransmises en direct sur internet, permettant à tous ceux (familles, équipes de recherche) n’ayant pu se rendre à Brest de suivre les brillantes prestations !

Cette semaine chargée s’est terminée dans la bonne humeur avec une soirée organisée au restaurant universitaire de Kergoat, avec la venue de la fanfare Simili-Cuivres, et la présence d’un DJ, avant la traditionnelle cérémonie de remise de diplômes, pour laquelle bon nombre de familles et proches avaient fait le déplacement depuis l’autre bout du monde !

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Sébastien Hervé / UBO

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Olivier Gauthier / UBO

Plongée dans l’Université d’été « Mer et Journalisme »

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L’organisation de l’école d’été ISblue « Mer et Journalisme » est une première en France. Elle s’est déroulée à l’IUEM les 27 et 28 août 2019. 27 personnes, dont 24 journalistes des media nationaux, régionaux et locaux y ont participé, de même que 2 représentants d’une fondation et une avocate du Barreau de Paris. Cette formation avait pour objectif principal d’apporter un éclairage sur plusieurs « points chauds » dans le domaine de l’océanographie, les impacts du changement climatique, l’économie, le droit et les technologies des sciences marines. Elle s’est organisée autour de conférences, d’ateliers et de tables rondes pour aboutir à la convergence des scientifiques et des journalistes pour l’élaboration de communiqués de presse satisfaisant les exigences des deux professions.

Plus de 15 scientifiques d’ISblue ont apporté leur expertise, ayant tous à cœur de participer au transfert et à la médiatisation de leurs connaissances afin de sensibiliser le grand public aux défis socio-environnementaux liés à l’océan.

Pendant ces 2 journées, plus d’une soixantaine de personnes était présente en continu lors des plénières en amphi.

Le 27 août matin, après une allocution du président de l’UBO, Matthieu Gallou, le directeur, Fred Jean, a présenté l’IUEM. L’école a été introduite par Jean-Louis Etienne et Catherine Chabaud, parrain et marraine de l’événement. Paul Tréguer, coorganisateur, a rappelé la démarche visionnaire qui en 20 ans a abouti à la création de l’IUEM, de l’Europôle Mer, du Labex-Mer et d’ISblue, à forte visibilité internationale et montré que l’océan est aujourd’hui au cœur des questions sociétales majeures. Il a également précisé la composition d’ISblue. Pauline Letortu, coorganisatrice, a présenté le programme des 2 journées comprenant des conférences générales, des tables rondes et des ateliers.

Conférences générales

Laurent Chauvaud du LEMAR dans son intervention intitulé « Un océan d’idées nouvelles » a illustré comment l’étude des pectinidés, limité au départ au niveau local, l’a conduit à acquérir progressivement une vision mondiale de l’océan, de l’Arctique à l’Antarctique, en donnant désormais une dimension artistique à la recherche marine.

Jean-Pierre Gattuso du LOV, représentant du GIEC, a présenté « L’Océan de l’Anthropocène » en rappelant la sortie fin septembre du rapport du GIEC. Dans ce dernier, le rôle central de l’océan dans la régulation du climat et les risques engendrés par un changement climatique rapide sur le cycle du carbone et sur les écosystèmes marins est souligné.

Gilles Boeuf du MNHN a captivé son auditoire en traitant du sujet « Dans l’océan, une crise de la biodiversité ? » resituant le développement des organismes marins dans le schéma général de l’évolution et posant les éléments qui argumentent dans le sens d’une crise aigüe de la diversité dans l’océan sous les impacts anthropiques.

Les tables rondes 

La table ronde « Enjeux climatiques » était  animée par Guillaume Roullet du LOPS et Jean-Louis Le Corvoisier, animateur professionnel, avec la contribution par visioconférence de Gaël Durand de l’IGE Grenoble sur le thème «  Les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique sont-elles en train de fondre ? Quel est l’impact sur le niveau de la mer ? » et en présentiel de Pascale Lherminier du LOPS pour répondre à la question « Quels sont le rôle et l’évolution des courants océaniques en Atlantique nord dans le contexte du changement climatique ? »

La table ronde Enjeux climatiques animée par Olivier Thébaud d’AMURE et Jean-Louis Le Corvoisier a d’abord entendu Jean Boncoeur d’AMURE présentant « La soutenabilité des ressources biologiques exploitables : quel est l’effet des régulations à différents niveaux ? » puis Annie Cudennec d’AMURE sur la question « Au delà des zones de juridiction nationale, peut-on protéger la biodiversité ? »

La table ronde Enjeux technologiques animée par Patrick Poupon du PMBA et Jean-Louis Le Corvoisier a successivement entendu Nicolas Kolodziejczyk puis Jean Tournadre, tous deux du LOPS, répondre successivement aux questions « Quels nouveaux enjeux pour l’observation des océans ? » et « Quels défis pour l’océanographie satellitaire ? »

Les ateliers 

L’atelier risques côtiers a été animé par Catherine Meur-Férec du LETG-Brest et Jean-Louis Le Corvoisier. Après une présentation factuelle d’un événement où se croisent aléas et enjeux côtiers par Catherine Meur-Férec, le débat s’est engagé, avec et entre journalistes, sur la meilleure façon de traduire pour le grand public ce phénomène complexe.

L’atelier deep-sea mining animé par Pierre-Marie Sarradin, Ewan Pelleter et Arthur de Pas d’Ifremer a permis de pouvoir interagir avec des scientifiques sur un sujet complexe mais à fort potentiel économique.

L’atelier Formation avait pour objet de réfléchir à l’élaboration d’un préprojet d’emaster de formation continue sur le thème « Mer et Journalisme » en collaboration avec le Centre de Formation des Journalistes (Paris), représenté par sa directrice Julie Joly. Il a permis d’identifier les convergences de formation entre universitaires et les journalistes.

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Sébastien Hervé / UBO

Cécile Nassalang / CNRS

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Paul Tréguer

Pauline Letortu

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Gestion de l’environnement

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Master SML

Gestion de l’environnement

La mention Gestion de l’environnement (EGEL) s’appuie sur les compétences développées dans trois unités de recherche de l’IUEM : le LETG  (géographie du littoral et de la mer), le LEMAR (biologie, chimie, écologie marine) et AMURE (Droit-économie).

Entre 2010 et 2014, 9% des étudiants ont poursuivi leurs études. 70% ont trouvé un emploi dans le domaine de l’environnement littoral. Exemple de postes : chef de projet (cartographe, généraliste de l’environnement), biologiste/ plongeur scientifique, chargé de projet ou de mission (environnement marin, pêche et conchyliculture, aires marines protégées, Natura 2000, schéma d’aménagement et de gestion de l’eau…).

Considérant la multiplication récente des textes liés à la gestion de la mer et du littoral (Grenelle de la Mer, Directive cadre Stratégie pour le milieu marin, Stratégie maritime française), les emplois tournés vers la mer devraient se développer dans les domaines de la planification de l’espace maritime et des énergies marines. Sur le littoral, les problématiques liées au changement climatique font appel à des compétences dans le domaine des risques côtiers.

Parcours

EGEL – Expertise et gestion de l’environnement littoral

EGEL est le parcours pluridisciplinaire du domaine SML. Le contenu pluridisciplinaire de l’enseignement associe cinq disciplines principales (géographie, biologie, chimie, droit et économie). Les intervenants du monde socioprofessionnel, locaux et nationaux, jouent un rôle majeur dans la formation EGEL, particulièrement en M2 où interviennent 70 % d’entre eux. Les enseignements intègrent 80 professionnels pour un total de près de 250 heures (dont 200 h en M2, soit 45% des enseignements). Une partie de ces interventions se fait sur le terrain, permettant ainsi aux étudiants une meilleure prise en compte des réalités.

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Biologie

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Master SML

Biologie

La mention est portée en co-accréditation entre l’UBO et Agrocampus-Ouest (site de Rennes). Elle est adossée à l’IUEM – Université de Bretagne Occidentale et principalement au  Laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR/UBO-CNRS-IRD-Ifremer) et au Laboratoire de microbiologie des environnements extrêmes (LM2E/UBO-CNRS-Ifremer). La mention s’adosse également au pôle de compétences pluridisciplinaires dans le domaine des sciences de la mer et du littoral existant à Brest et notamment à Ifremer, qui est un partenaire fondamental de l’offre de formation.

Le diplôme répond à une forte demande de formation d’excellence par la recherche fondamentale et appliquée dans les domaines de l’étude des écosystèmes marins (parcours 1), dans le domaine de la biologie des organismes marins (parcours 2), et dans celui de la  gestion par une approche écosystémique de l’halieutique des ressources et des milieux aquatiques (parcours 3).

L’objectif est donc de préparer de jeunes scientifiques au doctorat, représentant 2/3 des étudiants, avec une spécialisation dans les sciences biologiques marines et de faire le lien avec les enjeux environnementaux liés à l’évolution des océans. La formation conduit aussi 1/3 des étudiants aux métiers de la recherche en lien avec les filières professionnelles de la biologie marine auquelles s’ajoutent pour le parcours 3 de nouvelles opportunités professionnelles au sein des organisations en charge de l’amont de la filière halieutique et aquacole.

Parcours

Ecosystèmes marins

Les titulaires de ce diplôme sont des professionnels qui peuvent être chargés de :

  • mener des études et encadrer des projets dans le domaine de l’environnement marin (altération, préservation, changements) ;
  • contribuer à la diffusion des connaissances (rapports, études ou enquêtes), informer et former dans le domaine de l’environnement marin des publics variés (publics en formation, décideurs politiques, chefs d’entreprise…)
  • réaliser des diagnostics et apporter des conseils à différents types d’interlocuteurs dans le domaine de l’environnement marin
  • assurer la communication autour d’un projet ou sur un sujet précis

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Biologie des organismes marins

Les titulaires de ce diplôme sont des professionnels qui peuvent être chargés de :

  • mener des études et encadrer des projets dans le domaine de la biologie des organismes marins (conduite d’élevages, gestion des ressources vivantes)
  • contribuer à la diffusion des connaissances, informer et former dans le domaine de la biologie des organismes marins des publics variés (publics en formation, décideurs politiques, chefs d’entreprise…)
  • assurer la communication autour d’un projet ou sur un sujet précis
  • réaliser des diagnostics et apporter des conseils à différents types d’interlocuteurs dans le domaine de la biologie des organismes marins
  • concevoir, développer et expérimenter des méthodologies innovantes dans le cadre de thématiques de recherche en biologie marine

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Sciences Halieutiques et Aquacoles

Ce parcours forme de futurs scientifiques dans l’optique d’une gestion écosystémique des ressources vivantes et des milieux marins.

Ils disposent d’une expertise de haut niveau dans leurs domaines scientifiques de référence pour conduire des diagnostics et agir de manière pertinente dans des situations et des systèmes complexes, tant sur le plan scientifique que sur le plan des méthodes à utiliser et de la diversité des interactions à prendre en compte.

Ils se situent au niveau de la recherche scientifique mais sont aussi en capacité d’en traduire les acquis en situation de conseil et d’accompagnement de projet. Ils mettent en place des techniques pertinentes et innovantes dans des environnements complexes pour agir sur les territoires et les milieux en fonction de l’analyse du contexte et de la demande. Ils conduisent des travaux d’expérimentation.

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International Master of science in Marine Biological Resources (IMBRSea)

Le Master International en Ressources Biologiques Marines (IMBRSea), est un programme de Master commun organisé par dix grandes universités européennes dans le domaine des sciences marines. IMBRSea couvre un large éventail de sujets liés à l’utilisation durable des ressources biologiques marines. En mettant l’accent sur les processus biologiques et écologiques marins, le programme établit un lien entre la biologie des organismes marins, les études environnementales ainsi que les sujets de politique et de planification marines. Les universités partenaires à part entière sont :

Le programme est également soutenu par quatorze instituts de recherche marine appartenant au Centre européen de ressources biologiques marines (EMBRC) et d’autres partenaires associés.

En savoir plus…

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