Stand Up for Science !

L’Université et la recherche font aujourd’hui l’objet d’attaques d’une ampleur inédite. L’offensive est particulièrement alarmante aux États-Unis, où les institutions de recherche, les agences de régulation, les droits civiques et les fondements mêmes de la démocratie sont mis à mal par l’administration Trump et le « Département de l’efficacité gouvernementale » (DOGE) de M. Musk. La solidarité internationale s’avère d’autant plus indispensable que de semblables menaces pèsent sur l’Europe.

En écho à la journée Stand-up for science initiée aux États-Unis, des appels à des actions de mobilisation ont été organisés (marches, rassemblements, colloques, présentations expérimentales, etc.) le 7 mars, dans chaque ville universitaire de France. L’objectif était clair : défendre les sciences et les humanités, la liberté académique et l’Université comme piliers d’une société démocratique.

Pour participer à cet appel, un rassemblement a eu lieu sur le parvis de l’IUEM à 12h30. Largement suivi par la communauté IUEM et nos collègues du Technopôle il a  été immortalisé par une photo de groupe (merci à Sylvain Petek) et fait l’objet d’articles dans la presse locale.

 

Plus d’infos sur le mouvement national

L’article de Ouest-France

Prix Seignelay 2024

Le Prix Seignelay 2024 du Comité Bretagne Occidentale de l’Institut Français de la Mer et de la Chambre Nationale des Courtiers Maritimes de France sera remis lors de leur assemblée générale à la CCI Finistère le jeudi 6 mars 2025, à François Gokce, étudiant d’un master de l’IUEM/UBO.

Le but du prix est de récompenser un(e) étudiant(e) pour son travail en faveur de la mer et l’aider à poursuivre ses études, à entrer dans la vie professionnelle ou mener à bien un projet maritime.

Cette année, c’est François Gokce pour son travail de mémoire effectué au sein du master « Économie Appliquée à l’Agriculture, la Mer et l’Environnement » (E2AME) – Parcours Économie Bleue. 

Il se verra notamment remettre un prix d’une valeur de 1 000 euros.

Félicitations à François qui a aussi été le premier étudiant en alternance au sein d’Amure sur l’année 2023-24!

En savoir plus

Séminaire annuel du master DEAM

Chaque année les étudiants du Master Droit des espaces et des activités maritimes, master rattaché au laboratoire AMURE et à l’IUEM, proposent un séminaire de recherche thématique. Cette année, dans le contexte des transitions maritimes et littorales, le sujet porte sur « Les animaux marins saisis par le droit ».

PROGRAMME

  • 08h30-09h00 : ACCUEIL DES PARTICIPANTS
  • 09h00-09h30 : ALLOCUTIONS D’OUVERTURE
    – Mickael LAVAINE, Doyen de la Faculté de Droit, Économie, Gestion, AES, Maître de conférences de droit public, LabLex, UBO
    – Arnaud MONTAS, Professeur de droit privé, Amure, UBO (organisateur)
    –  Thomas LECLERC, Maître de conférences de droit public, Amure, UBO (codirecteur du Master)
  • 09h30-09h45 : BRÈVE INTRODUCTION AU DROIT ANIMALIER
    François-Xavier ROUX-DEMARE, Maître de conférences de droit privé, LabLex, UBO
  • 09h45 – 12h00 : SÉMINAIRE D’ACTUALITÉ (par les étudiants alternants)

09h45-10h30 : Séquence n°1 : La protection de certaines espèces particulières
#1. Yseult SAVY & Lizaig PRIJAC : La protection du dauphin commun par la fermeture des pêcheries du Golfe de Gascogne
#2. Noémie RAFFRAY & Alexis CHOISNE : Le transport maritime d’animaux vivants
10h30-11h : PAUSE CAFÉ
11h00-12h15 : Séquence n°2 : Le cas particulier des cétacés
#3. Tadeusz HRODEJ & Melissa LE FLOCH : La chasse à la baleine
#4. Chloé LE MERCIER & Thibault SOREIL : Les collisions entre navires et cétacés
#5. Léa GLANCLAUDE & Romane VINÇONEAU : L’impact des bruits sous-marins sur les cétacés : un silence juridique ?

12h15-12h30 : CONCLUSION DU SÉMINAIRE d’actualité
M. Sami HASSANI, Responsable Conservation Faune aquatique, Direction scientifique, Océanopolis

12h30-14h00 : Pause déjeuner

  • 14h00-16h00 : SÉMINAIRE DE RECHERCHE (par les étudiants non-alternants)

14h00-15h30 : Séquence n°3 :
#6. Pauline MOUTIER et Yaguala NDAO : La propagation des espèces invasives issues des eaux de ballast
#7. Elisabeth GBAPO et Thomas MERRER: La protection juridique du requin
#8. Lola DEPAGNE-BIELSA et Yann AUBIN : La pêche au krill en Antarctique

15h30-15h45 : CONCLUSION DU SÉMINAIRE DE RECHERCHE

M. Yann TEPHANY, Maître de conférences de droit privé, Université des Antilles,
Centre d’Études et de Recherches Juridiques en Droit des Affaires

16h00 : Délibération

« Volcans : les sociétés face aux éruptions » | Gilles CHAZOT invité de La Terre au Carré

Notre collègue Gilles Chazot, professeur à l’UBO au laboratoire Geo-Ocean, était l’invité  de l’émission « la Terre au carré » du 22 janvier 2025 sur France Inter.

Menée par Mathieu Vidard, cette émission intitulée « Volcans: les sociétés face aux éruptions » revient sur les impacts sociétaux que certaines éruptions volcaniques ont eut dans le passé.

(Ré)écouter le podcast sur le site de france inter

Atelier NEO : Niche Écologique Optimale

Atelier NEO Niche Écologique Optimale : Couplage des données d’Observation multi-SNO

La 2e session de l’atelier scientifique NEO co-financé dans le cadre de l’appel d’offre animation scientifique transverse de l‘Infrastructure de Recherche Littorale et Côtière ILICO s’est déroulé à la station marine de Luc sur Mer à Caen du 17 au 21 février 2025.

En mode atelier, les 14 participants ont travaillé sur le couplage de données provenant des Services Nationaux d’Observation (SNO) BenthObs, Coast-HF, Phytobs-network et Somlit soulevant des réflexions sur le traitement des séries temporelles et des données multi-SNO à l’échelle nationale. Le partage de méthodes statistiques et la mise en pratique commune a permis d’identifier des bonnes pratiques et points d’attention dans ce genre d’exercice, tout en mettant en lumière le potentiel des couplages multi-SNO.

Nicolas Djeghri (Post Doc ISblue ) et Lisa Mouque (stagiaire M2 Sciences de la Mer Sorbonne Université co-encadrée par Philippe Pondaven) comptaient parmi les participants IUEM.

Pour plus d’information sur les séries d’observation opérées par les équipe de l’IUEM : Somlit (suivi de qualité hydrologique),  Phytobs-network  (suivi phytoplancton),  Benthobs (suivi des habitats benthiques) et Coast-HF  (suivi hydrolique haute fréquence)

Contacts
Organisation de l’atelier : Francis Orvain et Amélie Lehuen (MERSEA – Université de Caen)

L’équipe ILICO

 

 

Projet FEF Océan – 1er atelier au Costa Rica

1er Atelier d’initiation à la modélisation numérique régionale de l’océan en Amérique Centrale

Dans le cadre du Projet FEF (Fonds Equipe France*) « Océan » “Pour une meilleure préservation des zones côtières océaniques d’Amérique Centrale”, financé par le MEAE (2024-2026) et coordonné par l’UMR LOPS (https://www.umr-lops.fr/) et l’IRD, un atelier d’initiation à la modélisation numérique régionale de l’océan (CROCO) a été organisé du 3 au 7 février dernier dans les locaux du département de physique de l’Université Nationale du Costa Rica (UNA).

Cet atelier, le premier du genre organisé en Amérique Centrale, a été animé par François Colas et Gildas Cambon (respectivement et DR et IR IRD au sein de l’UMR LOPS), Vera Oerder, professeure à l’Université de Concepcion (Chili) et Jose Mauro Vargas, directeur du département de physique de l’UNA (Costa Rica).

Destiné exclusivement à des étudiants et des chercheurs d’Amérique Centrale, il a permis d’accueillir 18 participants du Costa Rica, Panama, Honduras, Salvador et Guatemala qui ont pu, au cours de la semaine, se familiariser avec les concepts généraux de la modélisation numérique régionale de l’océan, découvrir l’outil de  modélisation CROCO et réfléchir sur de futures possibles applications de la modélisation régionale à des études locales pertinentes pour leurs régions côtières.

Outre l’initiation à la modélisation numérique, cet atelier a permis de renforcer les liens et les collaborations entre des jeunes scientifiques de la région autour de questions essentielles sur le fonctionnement des écosystèmes côtiers de leurs pays.

*Le Fonds Equipe France est un dispositif stratégique de financement du MEAE, qui permet de déployer des actions concrètes, à impact et visibles au bénéfice des populations locales

Lancement d’un Club Jeunes IRD sur l’Océan à Brest

En mars 2025, 32 lycéens brestois vont se lancer dans une aventure scientifique et citoyenne avec la création d’un Club Jeunes Océan – une démarche initiée par l’IRD en partenariat avec Surfrider Foundation Europe. Encadrés par leurs enseignants et un chercheur en océanographie de l’institut, ils vont s’initier à la démarche scientifique pour explorer l’impact des déchets marins et apprendre à mener des actions concrètes pour préserver l’environnement.

Prix de thèse du CNFGG accordé à Arthur Avenas – UMR LOPS

Prix de thèse du Comité National Français de Géodésie et Géophysique (CNFGG) dans la catégorie Géophysique accordé à :

Arthur Avenas, UMR LOPS,  pour sa thèse intitulée “Dynamique du cyclone tropical révélée par observations satellites de la vitesse des vents de surface : la contribution majeure de la structure du vent de surface près du cœur », préparée à l’École nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne Pays de Loire et soutenue le 28 mars 2024.

“Dynamique du cyclone tropical révélée par observations satellites de la vitesse des vents de surface : la contribution majeure de la structure du vent de surface près du cœur »

Malgré les avancées dans la prédiction de la trajectoire des cyclones tropicaux et des vitesses de vent dans la région externe, la représentation numérique des vents les plus forts associés aux événements les plus intenses demeure une question ouverte, principalement en raison de la faible taille du cœur du cyclone et de la difficulté à comprendre et résoudre les échanges turbulents entre l’océan et l’atmosphère. Les limitations observationnelles ont longtemps entravé des mesures précises de la surface océanique près de la région centrale dans des conditions de vent extrême, tandis que les satellites géostationnaires aident à caractériser les motifs nuageux mais ne donnent pas d’information directe sur l’interface air-mer. Récemment, le radar à ouverture de synthèse (SAR) a émergé comme une technologie satellitaire prometteuse capable de produire des mesures bidimensionnelles haute résolution des vitesses du vent à la surface de l’océan, grâce à de nouveaux modes d’acquisition et à des développements algorithmiques. Compte tenu de ces nouvelles opportunités d’observation, nous explorons la contribution des caractéristiques structurelles près du cœur, exclusivement discernables à travers des instruments haute résolution, à la dynamique des cyclones. En utilisant un cadre théorique simple et examinant sa cohérence avec les mesures SAR, nous démontrons que les vents en surface près du cœur contrôlent l’évolution de la structure du vent du cyclone. Le cadre développé permet d’illustrer comment les futures mesures des caractéristiques de la couche limite océan-atmosphère pourraient bénéficier du suivi à court et à long terme des cyclones tropicaux.

AMOC, le climat à contre-courant – Pascale Lherminier, UMR LOPS, sur France Culture

En 2023, Le GIEC jugeait très improbable un effondrement de l’AMOC d’ici la fin du siècle. Dans une récente lettre, certains experts estiment ce risque sous-estimé. Qu’est-ce que ce courant ? Comment influence-t-il le climat ? Son effondrement est-il imminent ? Quelles en seraient les conséquences ?

Avec

  • Didier Swingedouw Climatologue au Laboratoire Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux (EPOC), à Bordeaux.
  • Pascale Lherminier Physicienne à l’Ifremer, UMR LOPS à Brest

Consulter la rediffusion de l’Emission ici

Le réchauffement climatique menace un vaste ensemble de courants marins dans l’océan Atlantique : l’AMOC. Selon 43 experts internationaux, nous avons sous-estimé les risques de sa mise à l’arrêt. Quels en serait les conséquences ?

L’AMOC, pour l’acronyme anglais de « circulation méridienne de retournement de l’Atlantique », est un système de courants océaniques, dont le Gulf Stream fait partie. C’est l’un des moteurs importants du climat, qui joue un rôle crucial dans la redistribution de la chaleur sur l’ensemble de la planète et c’est notamment grâce à lui que notre climat en Europe occidentale est tempéré. Dans une récente lettre, des experts insistent sur les effets collatéraux de son ralentissement, voire de son effondrement. Car il s’agit désormais d’un risque probable.

© RadioFrance

Retour sur la journée annuelle de la Zone Atelier Brest-Iroise : entre science et territoire

Le 18 novembre 2024, la Journée annuelle de la Zone Atelier Brest-Iroise (ZABrI) s’est tenue à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) à Plouzané. Cet événement, qui a rassemblé environ 60 participants, avait pour thème central la co-construction entre scientifiques et acteurs du territoire. L’objectif : explorer et renforcer les collaborations pour une meilleure compréhension et gestion des socio-écosystèmes.

Des échanges enrichissants autour de la co-construction

La journée a débuté par une introduction et des présentations de projets illustrant la diversité des approches pluridisciplinaires et transdisciplinaires. Les participants ont pu découvrir, entre autres, le projet ETICS sur le développement de méthodes innovantes basées sur la biologie moléculaire pour l’écologie trophique et le projet DYNARADE, axé sur la gestion partagée des environnements côtiers de la rade de Brest, avec l’exemple de la Spartine.

Trois sessions thématiques ont suivi, offrant des perspectives variées sur la co-construction. Les présentations ont mis en lumière l’importance d’une coopération étroite entre chercheurs, collectivités, associations et autres parties prenantes pour aborder les enjeux environnementaux. Des exemples inspirants, mettant en lumière, par exemple, le rôle des réserves de biosphère dans le renforcement des partenariats, les démarches d’observation participatives, l’implication des collectivités dans la gouvernance, l’importance et les modalités de la médiation dans le partage des connaissances et la transformation des pratiques, ont illustré la diversité des projets et des dynamiques partenariales portés dans la ZABrI et les autres Zones ateliers.

Des ateliers collaboratifs pour bâtir l’avenir

La seconde partie de l’après-midi était consacrée à des ateliers. Répartis en groupes, les participants ont réfléchi aux démarches de co-construction en lien avec différents types d’acteurs : les collectivités, la société civile et les gestionnaires de milieux naturels. Ces échanges ont permis de dégager des leviers d’action pour enrichir les collaborations et améliorer les pratiques existantes.

Une conclusion tournée vers l’action

La restitution des ateliers en fin de journée a offert une synthèse des réflexions et des propositions, confirmant l’engagement des participants à poursuivre cette dynamique collaborative. Fred Jean, directeur de l’IUEM, a clôturé l’événement en soulignant l’importance de renforcer les liens entre science et territoire face aux défis environnementaux.

Cette journée a été une réussite, nourrissant les réflexions autour la construction de partenariats étroits et durables au service des socio-écosystèmes. L’approche transdisciplinaire portée par la ZABrI illustre comment la recherche peut s’inscrire dans une démarche collective pour répondre aux enjeux environnementaux locaux et globaux.