Articles

Bilan du projet Erasmus + ScolaMAR

,

Contexte et objectifs du projet

Le projet ScolaMAR (Innovative training for Smart coastal management and Sustainable blue growth) est un projet de renforcement de capacités dans le domaine de l’enseignement supérieur financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Erasmus +.

L’objectif du projet a été, en 3 ans, de proposer une adaptation de modèles de formation européens en Sciences de la Mer et du Littoral, et notamment du Master SML à l’IUEM, au contexte marocain dans le but de faire face aux défis sociétaux liés à la gestion des zones côtières.

Les porteurs du projet côté IUEM sont David Graindorge, Catherine Meur-Ferec et Mohamed Jebbar.

L’ambition ultime du projet est de former des diplômés appelés à répondre aux besoins croissants de cadres et managers capables de gérer et de promouvoir la formation et la recherche dans les domaines liés au milieu marin et littoral (pêche et aquaculture, activités portuaires, pollution marine et côtière, dynamique côtière, géophysique marine et côtière, géomorphologie et érosion littorale, ressources marines, impacts des changements climatiques, gestion spatiale, aménagement du territoire…). Il vise également la mise à la disposition des décideurs des compétences capables de concevoir des méthodologies et proposer des solutions pouvant aider à l’atténuation et l’adaptation au changement climatique dans l’espace Méditerranéen et en Afrique.

Pour atteindre cet objectif, les quatre universités européennes (UBO, Cadiz, Algarve et Venise) et les quatre universités marocaines (Tanger, Rabat, El Jadida, Kénitra) impliquées dans le projet ont échangé leurs bonnes pratiques et travaillé ensemble à la définition d’une offre de formation de niveau Master au Maroc intégrant la diversité des disciplines liées au domaine des sciences marines et de la gestion côtière. Des structures telles que la plateforme portuaire Tanger-Med, l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) et l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture (ANDA) ont également été associées au projet afin de permettre au consortium d’adapter au mieux l’offre de formation aux besoins du marché de l’emploi.

Activités du projet

Afin de permettre le développement de ce Master pluridisciplinaire et innovant, le projet s’est principalement appuyé sur la formation des formateurs marocains et notamment par l’organisation de 38 stages d’observation au travail (job-shadowing) au cours desquels les enseignants ont échangé avec les équipes sur place sur leurs pratiques pédagogiques et ainsi entamé l’élaboration du contenu des futurs modules d’enseignement.

L’IUEM, fort de son expérience de développement de cours en ligne avec le MOOC FlotRisCo, a soutenu et accompagné les équipes techniques et pédagogiques des universités partenaires dans l’adaptation de ce cours en ligne au contexte marocain, destiné à être intégré à la première année du Master.

Les enseignants et étudiants des quatre universités de Tanger, Rabat, Kénitra et El Jadida ont également participé à deux conférences scientifiques organisées au Maroc portant respectivement sur le changement climatique et l’impact sur la gestion intégrée des zones côtières et les risques côtiers. Les différentes communications présentées ont permis de dresser un aperçu de la recherche actuellement menée au Maroc et en Europe et ainsi sensibiliser un large public à ces problématiques.

Enfin, une école de terrain portant sur l’acquisition et la gestion de données dans le domaine marin et côtier a été organisée dans la zone de la lagune de Oualidia, dans la province de Sidi-Bennour au sud d’El Jadida du 1er au 5 octobre 2018.

Ce stage de terrain d’une semaine, présenté sous la forme d’ateliers théoriques et pratiques préparés conjointement par les enseignants des universités marocaines et européennes, a permis à une trentaine d’étudiants marocains d’apprendre l’utilisation d’équipements acquis dans le cadre du projet, dédiés à l’observation marine et côtière (GPS différentiel, sondeur à sédiment Stratabox, sonar monofaisceau, enregistreur de marées, de flux, salinité…).

Cette école de terrain a permis d’expérimenter ce format d’enseignement en vue de l’intégrer au programme de la première année du Master en construction.

Création d’un Master multi-sites, pluridisciplinaire et innovant

L’ensemble des activités réalisées dans le cadre du projet ScolaMAR ont permis de bâtir la structure et le contenu de ce nouveau Master unique au Maroc.

Intitulé « Sciences du Littoral : Approche Pluridisciplinaire », ce master dit « spécialisé » est innovant à la fois en termes de structuration car proposé sur quatre sites universitaires mais également en termes de contenu car il donne un aperçu de la multidisciplinarité des sciences marines et côtières et se concentre sur l’application directe de ces disciplines au contexte local marocain.

Le nouveau Master se compose d’une première année de tronc commun dispensée à l’Université de Tanger. Pendant les deux premiers semestres, les étudiants reçoivent les bases théoriques et pratiques des différentes disciplines liées aux sciences marines et côtières auxquelles s’ajouteront le cours en ligne et l’école de terrain développés dans le cadre du projet ainsi que des modules de « compétences transversales » destinés à faciliter l’insertion professionnelle des futurs diplômés.

La deuxième année du programme de master offrira la possibilité aux étudiants d’étudier dans l’une des quatre universités partenaires afin de se spécialiser dans l’un des principaux domaines d’application de la gestion intégrée des zones côtières :

Option 1 : génie côtier et applications, proposée à l’Université d’El Jadida

Option 2 : géomatique appliquée aux sciences humaines, proposée à l’Université de Kénitra

Option 3 : océanographie des écosystèmes côtiers et modélisation, proposée à l’Université Mohammed V de Rabat

Option 4 : aménagement du littoral et risques côtiers, proposée à l’Université de Tanger

Toujours dans un souci d’améliorer l’employabilité de ces étudiants, ces derniers effectueront un stage professionnel obligatoire d’une durée de 6 mois.

Crédit photos

Justine Roddier / UBO

Contact

Justine Roddier

Annulation de la Journée Portes ouvertes de l’UBO du 7 mars 2020

En raison des mesures ministérielles actuelles, le Président de l’UBO a pris la décision d’annuler cette journée.

Ce qui était prévu

L’IUEM, qui ouvre ses portes tous les 2 ans, sera fermé ce jour-là mais plusieurs dispositifs sont mis en place pour les personnes qui souhaiteront découvrir les différentes formations du Master des sciences de la mer et du littoral (SML) ainsi que l’Ecole doctorale. Un stand sera tenu notamment par l’association Sea Ti Zen à l’UFR Sciences pour présenter les mentions biologie, biotechnologies, chimie, physique et géosciences. La mention EGEL sera présentée à l’UFR lettres et celles de droit et d’économie à l’UFR de droit.

Le master Sciences de la Mer et du Littoral (SML) est unique en France. Il regroupe sous un même domaine 8 mentions qui abordent les différents aspects des SML : Biotechnologies, Biologie, Gestion de l’environnement, Economie Appliquée, Droit des Activités Maritimes, Sciences de la Terre, des Planètes et de l’Environnement, Chimie et Sciences du Vivant, Physique Marine.

Des pratiques d’enseignement innovantes sont en place à l’IUEM : Une unité d’enseignement interdisciplinaire pour renforcer le lien entre les étudiants des différentes mentions et des classes inversées pour favoriser les discussions entre étudiants, enseignants et chercheurs.

Une attention particulière est donnée au développement de ressources pédagogiques numériques via des projets de e-learning (MOOC, SPOC…) au-delà du cadre des enseignements universitaires ; ce qui permet ainsi une valorisation de la formation par la recherche et aux apprenants d’étudier en fonction de leurs rythmes d’apprentissage.

Quant à l’Ecole doctorale des sciences de la mer et du littoral, elle est naturellement multidisciplinaire et a pour vocation de fédérer les disciplines impliquées dans l’étude du milieu marin au sens large. Elle forme des spécialistes de haut niveau en sciences de l’univers, de la vie, humaines et de l’ingénieur.

L’ouverture à l’international du programme de formation en sciences de la mer et du littoral est également aujourd’hui une priorité pour l’IUEM. Dans ce cadre, l’Institut soutient la mobilité de ses étudiants, doctorants, personnels administratifs et enseignants-chercheurs et participe à différents programmes internationaux de formation dans le cadre européen et à l’international.

Crédit photo

Sébastien Hervé / UBO

Contact

Cécile Nassalang / CNRS

Retour sur les unités d’enseignements transversales

, ,

Les unités d’enseignements (UE) transversales ont eu lieu cette année du mois de septembre à novembre. Les semaines passées ont fleuri aux quatre coins de l’Institut des affiches comme « La belle pêche », « OSS 118 Occupy Sea Space », ou « Maman j’ai raté la transition écologique » et bien d’autres encore. Ce n’était pas une journée d’intégration pour les étudiants mais la conclusion de 7 semaines de réflexion et de recherche sur l’interdisciplinarité du Master Sciences de la Mer et du Littoral.

Ces unités d’enseignements transversales ont lieu sur les deux années de Master. Lors de la première année, l’UE se nomme « Enjeux et Problématique ». Cet enseignement a pour objectif pédagogique de développer la coopération entre les pairs (étudiants à étudiants) tant par la transmission de leurs savoirs que par la découverte d’approches méthodologiques différentes de celles de leur spécialisation, en pluridisciplinarité.

Changement de formule cette année

Cette année, une nouvelle formule a débuté avec un fonctionnement par ateliers disciplinaires. Répartis dans des groupes de 12 à 20 étudiants de 5 spécialités du Master, les étudiants ont travaillé sur des problématiques centrées autour des risques côtiers (identification, gestion, prévention des risques liés aux changements climatiques), chacun apportant son regard méthodologique sur cette problématique commune. L’étudiant devait assister à quatre ateliers (dont trois extérieurs à sa discipline de formation), dans lesquels les enseignants donnaient la vision de leur champ d’expertise sur le sujet et la plus-value que pouvait apporter une collaboration interdisciplinaire dans leur contexte professionnel.

Cette transformation de l’UE a été une réussite autant pour les étudiants qui ont adhéré à cette formation, que pour les intervenants qui ont enrichi les échanges autour de ces sujets. Cet enseignement sera reconduit pour les années suivantes avec l’intégration potentielle de l’ensemble des mentions du Master SML.

Pour leur deuxième année de Master, l’UE se nomme « Sciences et Société ». De nombreux objectifs pédagogiques sont associés à cet enseignement : l’exploration de controverses socio-scientifiques, la problématisation d’un sujet, l’interdisciplinarité mais aussi des objectifs de pédagogie par projet.

Pour ce faire, les étudiants sont répartis en groupes de travail (toutes les disciplines des SML sont identifiées dans les groupes) suivants les sujets présentés par les doctorants. Deux mois d’exploration du sujet en équipes interdisciplinaires autonomes encadrée par le doctorant s’en suivent.

Cette année 6 équipes ont été constituées du côté de l’IUEM et 2 pour le parcours STPE-IGRECL (Vannes). Pour conclure, cette réflexion et ces deux mois d’interdisciplinarité, un après-midi de restitution sous forme d’ateliers d’1h30 a été organisé le 19 novembre dernier. Cette restitution organisée à destination des étudiants de M1 mais aussi des membres du jury (enseignants, chercheurs, scientifiques, responsables de communication, guides scientifiques…) était ouverte à tous les curieux de la pluridisciplinarité. Pour le plaisir des yeux, de nombreux décors ont été réalisés cette année afin d’illustrer leur travail de recherches, en voici quelques images.

Crédit photos

Riwalenn Ruault

Contact

Riwalenn Ruault

Martial Caroff, Maître de conférences en pétrologie magmatique au LGO

,

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait ma thèse à Brest à l’UFR Sciences et l’ai soutenue en 1991. J’ai travaillé sur deux îles de Polynésie française, Mururoa et Eiao, en collaboration avec le CEA de Bruyères-le-Châtel. J’ai étudié des carottes de forage réalisées dans le substratum volcanique des deux îles en question. Il s’agissait de forage de petit diamètre, pouvant atteindre une profondeur de 1 000-1 200 mètres. Mon directeur de thèse était René Maury. Je ne suis allé qu’une fois en Polynésie à la fin de ma thèse ; en effet, l’examen et l’échantillonnage des carottes se faisaient en région parisienne, à Montlhéry, dans un hangar de stockage. J’ai continué ensuite à travailler sur la Polynésie durant une bonne dizaine d’années, en faisant cette fois plusieurs missions sur place. J’ai en particulier collaboré avec le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dans le cadre d’une campagne de cartographie sur plusieurs îles, dont Huahine et Tahiti (Archipel de la Société), avec direction de thèse pour cette dernière. Dans la continuité de mon doctorat, j’ai été recruté sur un poste de maître de conférences au laboratoire de géologie de Brest.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Etant donné que le laboratoire a intégré l’IUEM en 1997, j’ai moi aussi rejoint l’Institut cette année-là, de manière naturelle.

Que fais-tu à l’IUEM ?

En ce qui concerne la recherche, après la Polynésie française, je me suis tourné vers les dorsales. J’ai fait beaucoup de modélisation géomathématique de chambres magmatiques et ai dirigé une thèse sur ce sujet. Il s’agissait de comprendre ce qui se passe dans les réservoirs crustaux. C’était de la recherche fondamentale à partir de données pétrologiques et géochimiques. J’y ai consacré une dizaine d’années. Je me suis associé avec un mathématicien pour approfondir ce sujet. Ensuite, j’ai travaillé, avec une étudiante de Master et en collaboration avec le BRGM, sur les roches volcaniques de Mayotte, à la suite de sa départementalisation en 2011. Mon principal thème d’étude est le magma mais je ne travaille pas sur une technique d’analyse particulière. J’ai actuellement une activité importante sur le Massif armoricain. Je collabore en particulier avec le Parc naturel régional d’Armorique (PNRA), qui porte, avec la réserve géologique de Crozon, un projet de Géoparc UNESCO. Il s’agit d’une structure permettant de communiquer sur la géologie à un niveau international. Il existe actuellement 7 Géoparcs en France, tous situés dans le sud. Je suis le correspondant scientifique dans le cadre de la mise en place de cette structure, qui devrait voir le jour d’ici un an ou deux.

Côté enseignement, j’enseigne de la Licence à l’UFR Sciences au Master SML mention géologie à l’IUEM.

Je fais aussi de la formation continue avec Ifremer pour les ingénieurs non géologues.

Je suis également directeur adjoint du Département des Sciences de la Terre et président de jury de L2 de géologie.

J’ai commencé à publier à titre personnel des romans et des nouvelles dans les années 2000, complètement en dehors de mon activité professionnelle. Cependant, peu à peu, mon travail d’écriture et ma fonction d’universitaire ont convergé dans le cadre de la vulgarisation scientifique. C’est mon éditeur principal (Gulf Stream Éditeur) qui le premier m’a conduit sur cette voie en me proposant l’écriture d’ouvrages documentaires pour la jeunesse (3 albums illustrés publiés à ce jour). J’ai ensuite été contacté par la maison d’Édition QUÆ, avec qui j’ai réalisé deux ouvrages de géologie grand public pour les adultes (Où le monde minéral choisit-il ses couleurs ? et Terres singulières). Je suis enfin co-auteur, avec mon collègue Bernard Le Gall, de 2 guides géologiques, l’un sur le Léon et l’autre sur les baies de Saint-Brieuc et du Mont-Saint-Michel.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Sur Tahiti, nous travaillions, un thésard et moi, sur la partie centrale de l’île et nous y allions en 4 x 4 tous les matins, soit environ 2h de trajet. Il y avait toujours un gros nuage qui nous attendait sur zone. Nous n’avions pas pris garde que les pneus étaient complètement lisses. Un soir, sur le retour, nous avons crevé et avons eu un mal fou à changer la roue. Nous avons donc dû franchir un gué où l’eau arrivait au niveau du capot alors qu’il faisait déjà nuit. Quand nous sommes allés voir le loueur le lendemain matin, un rien furieux, il nous a immédiatement échangé le véhicule contre un 4 x 4 flambant neuf.

Dans l’île de Huahine, lorsque nous faisions de la carte géologique, René Maury et moi-même, nous sommes tombés sur 3 personnes armées de machettes et aux visages peu avenants. Après de périlleuses négociations, nous avons dû leur laisser notre récolte d’échantillons du jour – pourtant dépourvus d’or ou autres métaux précieux – et sommes rentrés les sacs vides, mais avec tous nos membres.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

L’acceptation de certains articles, surtout les plus personnels. Après avoir bossé pendant des mois sur un sujet, l’aboutissement d’un travail dans lequel on s’est beaucoup impliqué est toujours une grande satisfaction.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Tout ce qui tourne autour des livres (lecture, écriture et rédaction). Je suis aussi bibliophile.

As-tu une devise ?

Pas vraiment de devise, mais j’aime beaucoup ce vers du poète Jodelle :

« Jamais l’opinion ne sera mon collier ».

 

Crédits photos

SGMB

Marie Thoraval

Contact

Martial Caroff

16ème rentrée du master des sciences de la mer et du littoral (SML)

,

Lundi 2 septembre, les étudiants admis au Master SML ont été accueillis à l’IUEM par le directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui a abordé les missions de l’IUEM, son cadre ainsi que son histoire et son évolution. Le responsable du Master, Guillaume Roullet, a présenté la formation sous un angle général. Durant cette journée, les étudiants ont échangé avec différents intervenants qui leur ont apporté de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années d’études.

Histoire du master

Les sciences de l’environnement ne peuvent s’appréhender que selon une démarche transversale et pluridisciplinaire. Cette approche se justifie d’autant plus pour les espaces marins et littoraux qui sont aujourd’hui au coeur d’enjeux fondamentaux pour l’humanité : le changement climatique, la gestion et la protection des ressources vivantes et minérales des océans, les énergies marines renouvelables, le développement des transports internationaux, ou la gestion des risques naturels et technologiques. Les questions soulevées nécessitent un travail commun entre enseignants et chercheurs des sciences expérimentales (écologues, géochimistes, biologistes, physiciens et géologues) et des sciences de l’homme et de la société (géographes, juristes, économistes). La mer et le littoral font aussi l’objet d’une intense actualité politique et institutionnelle.
Cette démarche transversale a conduit à la création en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur d’un domaine de formation « Sciences de la Mer et du Littoral », unique en France, au sein duquel s’est développé un Master pluri- et trans-disciplinaire. Après 15 années d’existence, ce Master, qui est implanté au coeur d’un pôle scientifique en sciences marines de dimension internationale, a déjà montré son puissant effet structurant et son attractivité. Il permet de réunir les conditions pédagogiques du développement d’une expertise française dans le domaine des sciences de l’environnement marin et côtier.

Organisation et objectifs

Le Master SML regroupe sous un même domaine 8 mentions parmi lesquelles 13 parcours : biologie des organismes marins, écosystèmes marins, sciences halieutiques et aquacoles (coaccrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / master international en biotechnologies marines (coaccrédité avec l’UBS Lorient) / chimie de l’environnement marin / droit, mer et environnement / agriculture, mer et environnement (coaccrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / expertise et gestion de l’environnement littoral / géophysique marine, hydrodynamique navale (coaccrédité avec l’ENSTA Bretagne), physique de l’océan et climat / géosciences océan, ingénierie et gestion des ressources côtières et littorales (coaccrédité avec l’UBS Vannes).
Les parcours en sciences humaines privilégient une approche fondée sur les interactions avec l’homme au niveau marin et côtier, tandis que les sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques visent plutôt la compréhension du «système mer» dans tous ses aspects. Les parcours en physique et biotechnologies sont internationaux et l’enseignement se fait en langue anglaise.
Un grand nombre d’unités d’enseignement (UE) sont communes à au moins 2 mentions du Master, et certaines sont suivies par les étudiants du master international IMBRSea de l’université de Gand où les cours sont également dispensés en anglais. Cette formation a pour objectif d’instruire des chercheurs et des cadres capables d’appréhender les problématiques scientifiques actuelles et d’apporter des réponses adaptées aux problèmes posés en relation avec le domaine marin, océanique et les littoraux.
Les actions de formation en Master sont également au coeur du projet de l’Ecole Universitaire de Recherche (EUR) ISblue. Cette dernière a pour objectif de mieux intégrer et coordonner la stratégie d’enseignement et de recherche des partenaires, de rendre l’offre de formation plus attractive au niveau international, de renforcer l’interdisciplinarité, l’innovation pédagogique et l’approche pédagogique par compétences, ainsi que de développer les synergies entre le monde académique et le secteur socio-économique. Ainsi, beaucoup d’étudiants partent en stage à l’étranger, avec le soutien financier, notamment, du volet formation de cette École Universitaire de Recherche.

La vie associative est très développée au sein du master puisque 4 associations d’étudiants sont recensées : Patel (Protection et aménagement du territoire et de l’environnement littoral) rattachée à la mention expertise et gestion de l’environnement littoral, Sea-ti-Zen historiquement pour la biologie mais désormais pour toutes les mentions, Tethys pour les géosciences et Sea-lex pour les juristes.

Rentrée 2019 : quelques chiffres

Environ 270 étudiants sont inscrits pour cette année universitaire marquant une augmentation de près de 10 % des effectifs, qui oscillaient entre 175 et 200 étudiants depuis la création du master SML en 2004.

Le rayonnement du master au niveau national et international est important. Ainsi, chaque année, environ 15 % des étudiants inscrits sont internationaux et la plupart des mentions reçoivent des étudiants européens ERASMUS.

Cette année, ils proviennent de 16 pays différents. Parmi les étudiants français, entre 30 et 50 % selon les années, proviennent d’établissements extérieurs à l’UBO. Le suivi professionnel des étudiants du master montre une insertion professionnelle supérieure à 75 % dans les 2 années qui suivent l’obtention du diplôme et un pourcentage important de diplômés (50 % environ) en poursuite d’étude (doctorat) pour les 4 mentions en sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques marines.

Pour en savoir plus sur le master

Crédit photo

Sébastien Hervé / UBO

Contact

Guillaume Roullet

Pages

Master SML

Master SML

Sciences de la Mer et du Littoral

Actualités


De l’île d’Aix à Marseille : le circuit des étudiants du M2 EGEL

, ,
Comme chaque année à la fin du premier semestre, les étudiants de 2ème année du Master SML mention EGEL (Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral), ont quitté leur salle de cours pour un périple pédagogique de deux semaines…

Candidatures au master SML 2020-2021

,
La campagne de candidature au master débutera au mois d'avril, selon un calendrier propre à chaque parcours, à consulter sur le site de candidature Ecandidat, rubrique "Offre de formation". Pour en savoir plus, rendez-vous à la rubrique…

Retour sur les unités d’enseignements transversales

, ,
Les unités d’enseignements (UE) transversales ont eu lieu cette année du mois de septembre à novembre. Les semaines passées ont fleuri aux quatre coins de l’Institut des affiches comme « La belle pêche », « OSS 118 Occupy Sea Space…

Travaux pratiques pour les M1 EGEL en presqu’île de Crozon.

Travaux pratiques de diagnostics environnementaux pour les M1 EGEL en presqu'île de Crozon.

Camps terrain pour les M1 !

, ,
Les étudiants de Master 1 de la mention STPE de Géosciences du SML pendant la traversée des Alpes ou nous abordons par des exemples de terrain, tous les témoins de l’histoire géologique qui mettent en évidence la naissance, l’évolution,…

Un Master unique en France

Le master Sciences de la Mer et du Littoral  est unique en France. Il regroupe sous un même domaine 8 mentions qui abordent, chacune selon ses champs disciplinaires, différents aspects des Sciences de la Mer et du Littoral : Biotechnologies, Biologie, Gestion de l’environnement, Economie Appliquée, Droit des Activités Maritimes, Sciences de la Terre, des Planètes et de l’Environnement, Chimie et Sciences du Vivant, Physique Marine.

Ce domaine de formation est crucial pour la cohérence et la visibilité d’une offre thématique pluridisciplinaire exceptionnelle avec de forts enjeux économiques, sociétaux et une étroite synergie enseignement – recherche – entreprise.

Le master adossé sur les laboratoires de recherche de l’IUEM et de ses partenaires (CNRS, IRD, Ifremer, SHOM, Cedre, CEREMA, ENSTA, IMT Atlantique, ENIB, Ecole Navale) offre les meilleures conditions pédagogiques pour former de futurs professionnels experts dans leurs disciplines et capables d’établir des collaborations entre sciences de la nature (écologues, géochimistes, biologistes et géologues) et de la société (géographes, juristes, économistes).

Internationalisation


Le master SML privilégie l’interdisciplinarité autour des Sciences de la Mer mais aussi l’internationalisation par l’accueil d’étudiants internationaux, par du soutien à la mobilité entrante et sortante et des actions spécifiques.

Insertion Professionnelle


Le master SML met en œuvre des actions pour aider l’insertion professionnelle de ses étudiants.

Formation Continue


Le master SML offre le cadre de la formation continue « mer » de l’UBO à l’IUEM et propose un catalogue complet.

Informations pratiques

Comment postuler ?


La plupart des parcours utilisent le site de candidature E-candidat. Vous pouvez d’ores et déjà y créer votre profil candidat. Les dossiers de candidature seront disponibles dans le courant du mois d’avril, selon un calendrier propre à chaque parcours.

Retrait du diplôme


Vous avez été étudiant(e) à l’IUEM, vous êtes diplômé(e) mais n’avez jamais retiré votre diplôme ? Pas de problème, il suffit de remplir ce formulaire et vous pourrez le retirer à votre convenance.

Transfert de dossier


Pour demander le transfert de votre dossier vers une autre université, suivez ce lien.

Votre demande sera traitée dans les meilleurs délais possibles.

Bilan du projet Erasmus + ScolaMAR

,

Contexte et objectifs du projet

Le projet ScolaMAR (Innovative training for Smart coastal management and Sustainable blue growth) est un projet de renforcement de capacités dans le domaine de l’enseignement supérieur financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Erasmus +.

L’objectif du projet a été, en 3 ans, de proposer une adaptation de modèles de formation européens en Sciences de la Mer et du Littoral, et notamment du Master SML à l’IUEM, au contexte marocain dans le but de faire face aux défis sociétaux liés à la gestion des zones côtières.

Les porteurs du projet côté IUEM sont David Graindorge, Catherine Meur-Ferec et Mohamed Jebbar.

L’ambition ultime du projet est de former des diplômés appelés à répondre aux besoins croissants de cadres et managers capables de gérer et de promouvoir la formation et la recherche dans les domaines liés au milieu marin et littoral (pêche et aquaculture, activités portuaires, pollution marine et côtière, dynamique côtière, géophysique marine et côtière, géomorphologie et érosion littorale, ressources marines, impacts des changements climatiques, gestion spatiale, aménagement du territoire…). Il vise également la mise à la disposition des décideurs des compétences capables de concevoir des méthodologies et proposer des solutions pouvant aider à l’atténuation et l’adaptation au changement climatique dans l’espace Méditerranéen et en Afrique.

Pour atteindre cet objectif, les quatre universités européennes (UBO, Cadiz, Algarve et Venise) et les quatre universités marocaines (Tanger, Rabat, El Jadida, Kénitra) impliquées dans le projet ont échangé leurs bonnes pratiques et travaillé ensemble à la définition d’une offre de formation de niveau Master au Maroc intégrant la diversité des disciplines liées au domaine des sciences marines et de la gestion côtière. Des structures telles que la plateforme portuaire Tanger-Med, l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) et l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture (ANDA) ont également été associées au projet afin de permettre au consortium d’adapter au mieux l’offre de formation aux besoins du marché de l’emploi.

Activités du projet

Afin de permettre le développement de ce Master pluridisciplinaire et innovant, le projet s’est principalement appuyé sur la formation des formateurs marocains et notamment par l’organisation de 38 stages d’observation au travail (job-shadowing) au cours desquels les enseignants ont échangé avec les équipes sur place sur leurs pratiques pédagogiques et ainsi entamé l’élaboration du contenu des futurs modules d’enseignement.

L’IUEM, fort de son expérience de développement de cours en ligne avec le MOOC FlotRisCo, a soutenu et accompagné les équipes techniques et pédagogiques des universités partenaires dans l’adaptation de ce cours en ligne au contexte marocain, destiné à être intégré à la première année du Master.

Les enseignants et étudiants des quatre universités de Tanger, Rabat, Kénitra et El Jadida ont également participé à deux conférences scientifiques organisées au Maroc portant respectivement sur le changement climatique et l’impact sur la gestion intégrée des zones côtières et les risques côtiers. Les différentes communications présentées ont permis de dresser un aperçu de la recherche actuellement menée au Maroc et en Europe et ainsi sensibiliser un large public à ces problématiques.

Enfin, une école de terrain portant sur l’acquisition et la gestion de données dans le domaine marin et côtier a été organisée dans la zone de la lagune de Oualidia, dans la province de Sidi-Bennour au sud d’El Jadida du 1er au 5 octobre 2018.

Ce stage de terrain d’une semaine, présenté sous la forme d’ateliers théoriques et pratiques préparés conjointement par les enseignants des universités marocaines et européennes, a permis à une trentaine d’étudiants marocains d’apprendre l’utilisation d’équipements acquis dans le cadre du projet, dédiés à l’observation marine et côtière (GPS différentiel, sondeur à sédiment Stratabox, sonar monofaisceau, enregistreur de marées, de flux, salinité…).

Cette école de terrain a permis d’expérimenter ce format d’enseignement en vue de l’intégrer au programme de la première année du Master en construction.

Création d’un Master multi-sites, pluridisciplinaire et innovant

L’ensemble des activités réalisées dans le cadre du projet ScolaMAR ont permis de bâtir la structure et le contenu de ce nouveau Master unique au Maroc.

Intitulé « Sciences du Littoral : Approche Pluridisciplinaire », ce master dit « spécialisé » est innovant à la fois en termes de structuration car proposé sur quatre sites universitaires mais également en termes de contenu car il donne un aperçu de la multidisciplinarité des sciences marines et côtières et se concentre sur l’application directe de ces disciplines au contexte local marocain.

Le nouveau Master se compose d’une première année de tronc commun dispensée à l’Université de Tanger. Pendant les deux premiers semestres, les étudiants reçoivent les bases théoriques et pratiques des différentes disciplines liées aux sciences marines et côtières auxquelles s’ajouteront le cours en ligne et l’école de terrain développés dans le cadre du projet ainsi que des modules de « compétences transversales » destinés à faciliter l’insertion professionnelle des futurs diplômés.

La deuxième année du programme de master offrira la possibilité aux étudiants d’étudier dans l’une des quatre universités partenaires afin de se spécialiser dans l’un des principaux domaines d’application de la gestion intégrée des zones côtières :

Option 1 : génie côtier et applications, proposée à l’Université d’El Jadida

Option 2 : géomatique appliquée aux sciences humaines, proposée à l’Université de Kénitra

Option 3 : océanographie des écosystèmes côtiers et modélisation, proposée à l’Université Mohammed V de Rabat

Option 4 : aménagement du littoral et risques côtiers, proposée à l’Université de Tanger

Toujours dans un souci d’améliorer l’employabilité de ces étudiants, ces derniers effectueront un stage professionnel obligatoire d’une durée de 6 mois.

Crédit photos

Justine Roddier / UBO

Contact

Justine Roddier

Annulation de la Journée Portes ouvertes de l’UBO du 7 mars 2020

En raison des mesures ministérielles actuelles, le Président de l’UBO a pris la décision d’annuler cette journée.

Ce qui était prévu

L’IUEM, qui ouvre ses portes tous les 2 ans, sera fermé ce jour-là mais plusieurs dispositifs sont mis en place pour les personnes qui souhaiteront découvrir les différentes formations du Master des sciences de la mer et du littoral (SML) ainsi que l’Ecole doctorale. Un stand sera tenu notamment par l’association Sea Ti Zen à l’UFR Sciences pour présenter les mentions biologie, biotechnologies, chimie, physique et géosciences. La mention EGEL sera présentée à l’UFR lettres et celles de droit et d’économie à l’UFR de droit.

Le master Sciences de la Mer et du Littoral (SML) est unique en France. Il regroupe sous un même domaine 8 mentions qui abordent les différents aspects des SML : Biotechnologies, Biologie, Gestion de l’environnement, Economie Appliquée, Droit des Activités Maritimes, Sciences de la Terre, des Planètes et de l’Environnement, Chimie et Sciences du Vivant, Physique Marine.

Des pratiques d’enseignement innovantes sont en place à l’IUEM : Une unité d’enseignement interdisciplinaire pour renforcer le lien entre les étudiants des différentes mentions et des classes inversées pour favoriser les discussions entre étudiants, enseignants et chercheurs.

Une attention particulière est donnée au développement de ressources pédagogiques numériques via des projets de e-learning (MOOC, SPOC…) au-delà du cadre des enseignements universitaires ; ce qui permet ainsi une valorisation de la formation par la recherche et aux apprenants d’étudier en fonction de leurs rythmes d’apprentissage.

Quant à l’Ecole doctorale des sciences de la mer et du littoral, elle est naturellement multidisciplinaire et a pour vocation de fédérer les disciplines impliquées dans l’étude du milieu marin au sens large. Elle forme des spécialistes de haut niveau en sciences de l’univers, de la vie, humaines et de l’ingénieur.

L’ouverture à l’international du programme de formation en sciences de la mer et du littoral est également aujourd’hui une priorité pour l’IUEM. Dans ce cadre, l’Institut soutient la mobilité de ses étudiants, doctorants, personnels administratifs et enseignants-chercheurs et participe à différents programmes internationaux de formation dans le cadre européen et à l’international.

Crédit photo

Sébastien Hervé / UBO

Contact

Cécile Nassalang / CNRS

Retour sur les unités d’enseignements transversales

, ,

Les unités d’enseignements (UE) transversales ont eu lieu cette année du mois de septembre à novembre. Les semaines passées ont fleuri aux quatre coins de l’Institut des affiches comme « La belle pêche », « OSS 118 Occupy Sea Space », ou « Maman j’ai raté la transition écologique » et bien d’autres encore. Ce n’était pas une journée d’intégration pour les étudiants mais la conclusion de 7 semaines de réflexion et de recherche sur l’interdisciplinarité du Master Sciences de la Mer et du Littoral.

Ces unités d’enseignements transversales ont lieu sur les deux années de Master. Lors de la première année, l’UE se nomme « Enjeux et Problématique ». Cet enseignement a pour objectif pédagogique de développer la coopération entre les pairs (étudiants à étudiants) tant par la transmission de leurs savoirs que par la découverte d’approches méthodologiques différentes de celles de leur spécialisation, en pluridisciplinarité.

Changement de formule cette année

Cette année, une nouvelle formule a débuté avec un fonctionnement par ateliers disciplinaires. Répartis dans des groupes de 12 à 20 étudiants de 5 spécialités du Master, les étudiants ont travaillé sur des problématiques centrées autour des risques côtiers (identification, gestion, prévention des risques liés aux changements climatiques), chacun apportant son regard méthodologique sur cette problématique commune. L’étudiant devait assister à quatre ateliers (dont trois extérieurs à sa discipline de formation), dans lesquels les enseignants donnaient la vision de leur champ d’expertise sur le sujet et la plus-value que pouvait apporter une collaboration interdisciplinaire dans leur contexte professionnel.

Cette transformation de l’UE a été une réussite autant pour les étudiants qui ont adhéré à cette formation, que pour les intervenants qui ont enrichi les échanges autour de ces sujets. Cet enseignement sera reconduit pour les années suivantes avec l’intégration potentielle de l’ensemble des mentions du Master SML.

Pour leur deuxième année de Master, l’UE se nomme « Sciences et Société ». De nombreux objectifs pédagogiques sont associés à cet enseignement : l’exploration de controverses socio-scientifiques, la problématisation d’un sujet, l’interdisciplinarité mais aussi des objectifs de pédagogie par projet.

Pour ce faire, les étudiants sont répartis en groupes de travail (toutes les disciplines des SML sont identifiées dans les groupes) suivants les sujets présentés par les doctorants. Deux mois d’exploration du sujet en équipes interdisciplinaires autonomes encadrée par le doctorant s’en suivent.

Cette année 6 équipes ont été constituées du côté de l’IUEM et 2 pour le parcours STPE-IGRECL (Vannes). Pour conclure, cette réflexion et ces deux mois d’interdisciplinarité, un après-midi de restitution sous forme d’ateliers d’1h30 a été organisé le 19 novembre dernier. Cette restitution organisée à destination des étudiants de M1 mais aussi des membres du jury (enseignants, chercheurs, scientifiques, responsables de communication, guides scientifiques…) était ouverte à tous les curieux de la pluridisciplinarité. Pour le plaisir des yeux, de nombreux décors ont été réalisés cette année afin d’illustrer leur travail de recherches, en voici quelques images.

Crédit photos

Riwalenn Ruault

Contact

Riwalenn Ruault

Martial Caroff, Maître de conférences en pétrologie magmatique au LGO

,

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait ma thèse à Brest à l’UFR Sciences et l’ai soutenue en 1991. J’ai travaillé sur deux îles de Polynésie française, Mururoa et Eiao, en collaboration avec le CEA de Bruyères-le-Châtel. J’ai étudié des carottes de forage réalisées dans le substratum volcanique des deux îles en question. Il s’agissait de forage de petit diamètre, pouvant atteindre une profondeur de 1 000-1 200 mètres. Mon directeur de thèse était René Maury. Je ne suis allé qu’une fois en Polynésie à la fin de ma thèse ; en effet, l’examen et l’échantillonnage des carottes se faisaient en région parisienne, à Montlhéry, dans un hangar de stockage. J’ai continué ensuite à travailler sur la Polynésie durant une bonne dizaine d’années, en faisant cette fois plusieurs missions sur place. J’ai en particulier collaboré avec le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dans le cadre d’une campagne de cartographie sur plusieurs îles, dont Huahine et Tahiti (Archipel de la Société), avec direction de thèse pour cette dernière. Dans la continuité de mon doctorat, j’ai été recruté sur un poste de maître de conférences au laboratoire de géologie de Brest.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Etant donné que le laboratoire a intégré l’IUEM en 1997, j’ai moi aussi rejoint l’Institut cette année-là, de manière naturelle.

Que fais-tu à l’IUEM ?

En ce qui concerne la recherche, après la Polynésie française, je me suis tourné vers les dorsales. J’ai fait beaucoup de modélisation géomathématique de chambres magmatiques et ai dirigé une thèse sur ce sujet. Il s’agissait de comprendre ce qui se passe dans les réservoirs crustaux. C’était de la recherche fondamentale à partir de données pétrologiques et géochimiques. J’y ai consacré une dizaine d’années. Je me suis associé avec un mathématicien pour approfondir ce sujet. Ensuite, j’ai travaillé, avec une étudiante de Master et en collaboration avec le BRGM, sur les roches volcaniques de Mayotte, à la suite de sa départementalisation en 2011. Mon principal thème d’étude est le magma mais je ne travaille pas sur une technique d’analyse particulière. J’ai actuellement une activité importante sur le Massif armoricain. Je collabore en particulier avec le Parc naturel régional d’Armorique (PNRA), qui porte, avec la réserve géologique de Crozon, un projet de Géoparc UNESCO. Il s’agit d’une structure permettant de communiquer sur la géologie à un niveau international. Il existe actuellement 7 Géoparcs en France, tous situés dans le sud. Je suis le correspondant scientifique dans le cadre de la mise en place de cette structure, qui devrait voir le jour d’ici un an ou deux.

Côté enseignement, j’enseigne de la Licence à l’UFR Sciences au Master SML mention géologie à l’IUEM.

Je fais aussi de la formation continue avec Ifremer pour les ingénieurs non géologues.

Je suis également directeur adjoint du Département des Sciences de la Terre et président de jury de L2 de géologie.

J’ai commencé à publier à titre personnel des romans et des nouvelles dans les années 2000, complètement en dehors de mon activité professionnelle. Cependant, peu à peu, mon travail d’écriture et ma fonction d’universitaire ont convergé dans le cadre de la vulgarisation scientifique. C’est mon éditeur principal (Gulf Stream Éditeur) qui le premier m’a conduit sur cette voie en me proposant l’écriture d’ouvrages documentaires pour la jeunesse (3 albums illustrés publiés à ce jour). J’ai ensuite été contacté par la maison d’Édition QUÆ, avec qui j’ai réalisé deux ouvrages de géologie grand public pour les adultes (Où le monde minéral choisit-il ses couleurs ? et Terres singulières). Je suis enfin co-auteur, avec mon collègue Bernard Le Gall, de 2 guides géologiques, l’un sur le Léon et l’autre sur les baies de Saint-Brieuc et du Mont-Saint-Michel.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Sur Tahiti, nous travaillions, un thésard et moi, sur la partie centrale de l’île et nous y allions en 4 x 4 tous les matins, soit environ 2h de trajet. Il y avait toujours un gros nuage qui nous attendait sur zone. Nous n’avions pas pris garde que les pneus étaient complètement lisses. Un soir, sur le retour, nous avons crevé et avons eu un mal fou à changer la roue. Nous avons donc dû franchir un gué où l’eau arrivait au niveau du capot alors qu’il faisait déjà nuit. Quand nous sommes allés voir le loueur le lendemain matin, un rien furieux, il nous a immédiatement échangé le véhicule contre un 4 x 4 flambant neuf.

Dans l’île de Huahine, lorsque nous faisions de la carte géologique, René Maury et moi-même, nous sommes tombés sur 3 personnes armées de machettes et aux visages peu avenants. Après de périlleuses négociations, nous avons dû leur laisser notre récolte d’échantillons du jour – pourtant dépourvus d’or ou autres métaux précieux – et sommes rentrés les sacs vides, mais avec tous nos membres.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

L’acceptation de certains articles, surtout les plus personnels. Après avoir bossé pendant des mois sur un sujet, l’aboutissement d’un travail dans lequel on s’est beaucoup impliqué est toujours une grande satisfaction.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Tout ce qui tourne autour des livres (lecture, écriture et rédaction). Je suis aussi bibliophile.

As-tu une devise ?

Pas vraiment de devise, mais j’aime beaucoup ce vers du poète Jodelle :

« Jamais l’opinion ne sera mon collier ».

 

Crédits photos

SGMB

Marie Thoraval

Contact

Martial Caroff

16ème rentrée du master des sciences de la mer et du littoral (SML)

,

Lundi 2 septembre, les étudiants admis au Master SML ont été accueillis à l’IUEM par le directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui a abordé les missions de l’IUEM, son cadre ainsi que son histoire et son évolution. Le responsable du Master, Guillaume Roullet, a présenté la formation sous un angle général. Durant cette journée, les étudiants ont échangé avec différents intervenants qui leur ont apporté de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années d’études.

Histoire du master

Les sciences de l’environnement ne peuvent s’appréhender que selon une démarche transversale et pluridisciplinaire. Cette approche se justifie d’autant plus pour les espaces marins et littoraux qui sont aujourd’hui au coeur d’enjeux fondamentaux pour l’humanité : le changement climatique, la gestion et la protection des ressources vivantes et minérales des océans, les énergies marines renouvelables, le développement des transports internationaux, ou la gestion des risques naturels et technologiques. Les questions soulevées nécessitent un travail commun entre enseignants et chercheurs des sciences expérimentales (écologues, géochimistes, biologistes, physiciens et géologues) et des sciences de l’homme et de la société (géographes, juristes, économistes). La mer et le littoral font aussi l’objet d’une intense actualité politique et institutionnelle.
Cette démarche transversale a conduit à la création en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur d’un domaine de formation « Sciences de la Mer et du Littoral », unique en France, au sein duquel s’est développé un Master pluri- et trans-disciplinaire. Après 15 années d’existence, ce Master, qui est implanté au coeur d’un pôle scientifique en sciences marines de dimension internationale, a déjà montré son puissant effet structurant et son attractivité. Il permet de réunir les conditions pédagogiques du développement d’une expertise française dans le domaine des sciences de l’environnement marin et côtier.

Organisation et objectifs

Le Master SML regroupe sous un même domaine 8 mentions parmi lesquelles 13 parcours : biologie des organismes marins, écosystèmes marins, sciences halieutiques et aquacoles (coaccrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / master international en biotechnologies marines (coaccrédité avec l’UBS Lorient) / chimie de l’environnement marin / droit, mer et environnement / agriculture, mer et environnement (coaccrédité avec l’Agrocampus Ouest de Rennes) / expertise et gestion de l’environnement littoral / géophysique marine, hydrodynamique navale (coaccrédité avec l’ENSTA Bretagne), physique de l’océan et climat / géosciences océan, ingénierie et gestion des ressources côtières et littorales (coaccrédité avec l’UBS Vannes).
Les parcours en sciences humaines privilégient une approche fondée sur les interactions avec l’homme au niveau marin et côtier, tandis que les sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques visent plutôt la compréhension du «système mer» dans tous ses aspects. Les parcours en physique et biotechnologies sont internationaux et l’enseignement se fait en langue anglaise.
Un grand nombre d’unités d’enseignement (UE) sont communes à au moins 2 mentions du Master, et certaines sont suivies par les étudiants du master international IMBRSea de l’université de Gand où les cours sont également dispensés en anglais. Cette formation a pour objectif d’instruire des chercheurs et des cadres capables d’appréhender les problématiques scientifiques actuelles et d’apporter des réponses adaptées aux problèmes posés en relation avec le domaine marin, océanique et les littoraux.
Les actions de formation en Master sont également au coeur du projet de l’Ecole Universitaire de Recherche (EUR) ISblue. Cette dernière a pour objectif de mieux intégrer et coordonner la stratégie d’enseignement et de recherche des partenaires, de rendre l’offre de formation plus attractive au niveau international, de renforcer l’interdisciplinarité, l’innovation pédagogique et l’approche pédagogique par compétences, ainsi que de développer les synergies entre le monde académique et le secteur socio-économique. Ainsi, beaucoup d’étudiants partent en stage à l’étranger, avec le soutien financier, notamment, du volet formation de cette École Universitaire de Recherche.

La vie associative est très développée au sein du master puisque 4 associations d’étudiants sont recensées : Patel (Protection et aménagement du territoire et de l’environnement littoral) rattachée à la mention expertise et gestion de l’environnement littoral, Sea-ti-Zen historiquement pour la biologie mais désormais pour toutes les mentions, Tethys pour les géosciences et Sea-lex pour les juristes.

Rentrée 2019 : quelques chiffres

Environ 270 étudiants sont inscrits pour cette année universitaire marquant une augmentation de près de 10 % des effectifs, qui oscillaient entre 175 et 200 étudiants depuis la création du master SML en 2004.

Le rayonnement du master au niveau national et international est important. Ainsi, chaque année, environ 15 % des étudiants inscrits sont internationaux et la plupart des mentions reçoivent des étudiants européens ERASMUS.

Cette année, ils proviennent de 16 pays différents. Parmi les étudiants français, entre 30 et 50 % selon les années, proviennent d’établissements extérieurs à l’UBO. Le suivi professionnel des étudiants du master montre une insertion professionnelle supérieure à 75 % dans les 2 années qui suivent l’obtention du diplôme et un pourcentage important de diplômés (50 % environ) en poursuite d’étude (doctorat) pour les 4 mentions en sciences biologiques, chimiques, géologiques et physiques marines.

Pour en savoir plus sur le master

Crédit photo

Sébastien Hervé / UBO

Contact

Guillaume Roullet

Master SML

Master SML

Sciences de la Mer et du Littoral

Actualités


De l’île d’Aix à Marseille : le circuit des étudiants du M2 EGEL

, ,
Comme chaque année à la fin du premier semestre, les étudiants de 2ème année du Master SML mention EGEL (Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral), ont quitté leur salle de cours pour un périple pédagogique de deux semaines…

Candidatures au master SML 2020-2021

,
La campagne de candidature au master débutera au mois d'avril, selon un calendrier propre à chaque parcours, à consulter sur le site de candidature Ecandidat, rubrique "Offre de formation". Pour en savoir plus, rendez-vous à la rubrique…

Retour sur les unités d’enseignements transversales

, ,
Les unités d’enseignements (UE) transversales ont eu lieu cette année du mois de septembre à novembre. Les semaines passées ont fleuri aux quatre coins de l’Institut des affiches comme « La belle pêche », « OSS 118 Occupy Sea Space…

Travaux pratiques pour les M1 EGEL en presqu’île de Crozon.

Travaux pratiques de diagnostics environnementaux pour les M1 EGEL en presqu'île de Crozon.

Camps terrain pour les M1 !

, ,
Les étudiants de Master 1 de la mention STPE de Géosciences du SML pendant la traversée des Alpes ou nous abordons par des exemples de terrain, tous les témoins de l’histoire géologique qui mettent en évidence la naissance, l’évolution,…

Un Master unique en France

Le master Sciences de la Mer et du Littoral  est unique en France. Il regroupe sous un même domaine 8 mentions qui abordent, chacune selon ses champs disciplinaires, différents aspects des Sciences de la Mer et du Littoral : Biotechnologies, Biologie, Gestion de l’environnement, Economie Appliquée, Droit des Activités Maritimes, Sciences de la Terre, des Planètes et de l’Environnement, Chimie et Sciences du Vivant, Physique Marine.

Ce domaine de formation est crucial pour la cohérence et la visibilité d’une offre thématique pluridisciplinaire exceptionnelle avec de forts enjeux économiques, sociétaux et une étroite synergie enseignement – recherche – entreprise.

Le master adossé sur les laboratoires de recherche de l’IUEM et de ses partenaires (CNRS, IRD, Ifremer, SHOM, Cedre, CEREMA, ENSTA, IMT Atlantique, ENIB, Ecole Navale) offre les meilleures conditions pédagogiques pour former de futurs professionnels experts dans leurs disciplines et capables d’établir des collaborations entre sciences de la nature (écologues, géochimistes, biologistes et géologues) et de la société (géographes, juristes, économistes).

Internationalisation


Le master SML privilégie l’interdisciplinarité autour des Sciences de la Mer mais aussi l’internationalisation par l’accueil d’étudiants internationaux, par du soutien à la mobilité entrante et sortante et des actions spécifiques.

Insertion Professionnelle


Le master SML met en œuvre des actions pour aider l’insertion professionnelle de ses étudiants.

Formation Continue


Le master SML offre le cadre de la formation continue « mer » de l’UBO à l’IUEM et propose un catalogue complet.

Informations pratiques

Comment postuler ?


La plupart des parcours utilisent le site de candidature E-candidat. Vous pouvez d’ores et déjà y créer votre profil candidat. Les dossiers de candidature seront disponibles dans le courant du mois d’avril, selon un calendrier propre à chaque parcours.

Retrait du diplôme


Vous avez été étudiant(e) à l’IUEM, vous êtes diplômé(e) mais n’avez jamais retiré votre diplôme ? Pas de problème, il suffit de remplir ce formulaire et vous pourrez le retirer à votre convenance.

Transfert de dossier


Pour demander le transfert de votre dossier vers une autre université, suivez ce lien.

Votre demande sera traitée dans les meilleurs délais possibles.

La formation

La formation à l’IUEM

Formation continue



Le master SML offre le cadre de la formation continue « mer » de l’UBO à l’IUEM et propose un catalogue complet.