Lancement du projet de Contrat de plan État-Région (CPER) GLAZ le 1er mars 2022

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Construire une infrastructure de recherche de niveau mondial capable de détecter, d’anticiper et d’accompagner les transitions socio-environnementales que les écosystèmes terrestres et côtiers vont connaître dans les décennies à venir. C’est l’objectif du projet de recherche CPER 2021 – 2026 GLAZ, lancé le mardi 1er mars 2022 à l’IUEM, à Brest. Ce projet est porté par l’IUEM, École interne de l’UBO, l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes (OSUR), l’Observatoire des sciences de l’univers Nantes Atlantique (OSUNA), l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement (INRAE), la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne (MSHB).

Un projet d’envergure

Une vingtaine  de laboratoires est impliquée dans le projet GLAZ qui est fondé sur la mise en réseau d’observatoires de recherche existants et déjà labellisés. L’ensemble des sciences de l’environnement et des géosciences, des sciences humaines et sociales et des sciences de la donnée est mobilisé pour doter les régions Bretagne et Pays de la Loire de moyens de recherche et d’observation ayant une forte visibilité internationale afin de répondre aux enjeux liés aux changements climatiques et à la pression anthropique sur l’environnement.

L’objectif du projet est d’évaluer des trajectoires du continuum terre-mer (y compris les espaces urbanisés) en y intégrant l’ensemble des déterminismes naturels incluant les activités humaines.

Dans ce cadre, trois questions se posent :

La santé des écosystèmes sous contrainte : l’influence des activités humaines et des modes actuels d’occupation du sol sur les flux de matières au sein du continent et jusqu’à l’océan

La résilience des territoires et leur adaptation au changement : les relations qui lient structure des paysages, influence des sociétés actuelles et passées, dynamique de l’environnement et des ressources

L’évaluation des risques et des scénarios prospectifs : ces approches intègrent aléas, enjeux et risques en considérant aussi les représentations sociales qui permettent d’appréhender, aux diverses échelles spatiales et temporelles, la complexité des dynamiques continentales et côtières, naturelles et anthropiques en tenant compte de leurs évolutions respectives.

Ce projet contribue aux grands enjeux de société tels que définis dans les Objectifs du Développement Durable de l’ONU (ODD), et particulièrement ceux sur l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets (ODD 13), la préservation et la restauration des écosystèmes aquatiques et terrestres (ODD 14 et 15), les ressources en eau et en sol, en qualité et quantité (ODD 6), les transferts et transformations des contaminants, le cycle des éléments (ODD 6 et 15), l’émergence de villes et de communautés durables (ODD 11), l’amélioration de la santé humaine par l’amélioration de l’état des écosystèmes (ODD 3).

Structuration de GLAZ

Ce projet est structuré autour de quatre axes principaux. Le premier s’appuie sur des laboratoires in situ de l’environnement, le deuxième intitulé laboratoire vivant des interactions homme-environnement a pour objectif de mobiliser  les sciences humaines et sociales, les sciences de l’environnement et les acteurs des territoires pour favoriser le partage des savoirs. Le troisième axe fait appel aux simulateurs virtuels de l’environnement pour prévoir des scénarios et trajectoires et le dernier vise à accroître l’innovation dans les formations.

Une identité visuelle 

Glaz désigne en breton les nuances de couleur du bleu gris au turquoise en passant par le vert. Glaz est emblématique des dynamiques et complexités de cette continuité entre le continent et le littoral, entre les différents compartiments et trames de l’environnement que nous proposons d’aborder quels que soient la région et le temps passé, présent et futur.

Les porteurs de projet

INRAE, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est un acteur majeur de la recherche et de l’innovation créé le 1er janvier 2020. Institut de recherche finalisé issu de la fusion entre l’Inra et Irstea, INRAE rassemble une communauté de 12 000 personnes, avec 273 unités de recherche, service et expérimentales implantées dans 18 centres sur toute la France. L’institut se positionne parmi les tout premiers organismes de recherche au monde en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal, et se classe 11e mondial en écologie-environnement. Il est le premier organisme de recherche mondial spécialisé sur l’ensemble « agriculture-alimentation-environnement ». INRAE a pour ambition d’être un acteur clé des transitions nécessaires pour répondre aux grands enjeux mondiaux. Face à l’augmentation de la population, au changement climatique, à la raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité, l’institut construit des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

L’IUEM, École interne de l’UBO, est un observatoire des sciences de l’Univers (OSU) du CNRS, interdisciplinaire en sciences de la mer, et créé en 1997. Il regroupe 500 personnels, 270 étudiants en master et 200 doctorants. Il a trois missions principales : la recherche, la formation avec les Masters et l’Ecole doctorale des sciences de la mer et du littoral (EDSML) et enfin l’observation côtière et hauturière. Il regroupe 7 laboratoires (Unités mixtes de recherche associant l’UBO, le CNRS, l’IRD, l’Ifremer et l’UBS) et propose 8 cursus de master en sciences de la mer et du littoral. Il abrite également l’École doctorale des sciences de la mer et du littoral et contribue à une mission nationale d’observation portée par une unité de services dédiée. L’IUEM est un acteur majeur de la recherche française et européenne en sciences de la mer. Bénéficiant d’un environnement privilégié qui regroupe plus de la moitié du potentiel national dans ce domaine, ses équipes sont présentes sur toutes les grandes problématiques de recherche et travaillent sur tous les océans. Toutes les disciplines étudiant le milieu marin et les activités qui s’y déroulent y sont représentées : physique, chimie, biologie, génétique écologie, biogéochimie, géophysique, géologie, géographie, droit, économie…

La Maison des sciences de l’homme en Bretagne (MSHB) est une unité d’appui et de recherche dont les tutelles sont le CNRS, les quatre universités bretonnes (Rennes 1, Rennes 2, UBO et UBS) et l’école des hautes études en santé publique (EHESP).

Elle fédère les 40 laboratoires en sciences humaines et sociales du territoire breton. Elle est, par ailleurs, un membre actif du Réseau national des Maisons des sciences de l’homme (RnMSH). Elle a notamment pour mission de soutenir des projets pluridisciplinaires ou interdisciplinaires à dimension internationale.

L’Observatoire des sciences de l’univers Nantes Atlantique (OSUNA) créé en 2008 est une école interne de Nantes Université. Il est composé d’une unité d’appui et de recherche (CNRS, Nantes Université, Université Gustave Eiffel, Université d’Angers, IMT Atlantique et CNAM Le Mans) et de six laboratoires et équipes de recherche Pour la période 2022-2026, ses activités se déclinent en 2 thèmes : “Terre-Mer” et “Planètes et Satellites

L’Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes (OSUR) est constitué de 5 unités ou équipes de recherche et d’une unité d’appui et de recherche (CNRS, Université de Rennes 1, Université Rennes 2), ainsi que 5 unités associées (INRAE, L’Instit Agro Rennes-Angers). L’OSUR a trois missions principales : (1) composante de l’université de Rennes 1 (école interne), il assure une mission de formation dans le domaine des sciences de la Terre, de l’écologie et de l’environnement (licences, masters), (2) structure fédérative de recherche, il structure et pilote les recherches en environnement en associant les principaux laboratoires de cette thématique au sein du pôle scientifique rennais, (3) Observatoire des Sciences de l’Univers du CNRS (INSU), il assure des missions spécifiques sur l’observation des systèmes planétaires et environnementaux sur le long terme.
https://osur.univ-rennes1.fr/

Pour en savoir plus

Les partenaires : CNRS, Université de Nantes, UBO, Université de Rennes 1, Université de Rennes 2, Université Angers, le CNAM, l’IRD, l’IMT Institut Mines-Télécom, L’institut agro Rennes Angers, l’UBS, l’Université Gustave Eiffel et l’École nationale supérieure de chimie de Rennes.

Les financeurs

État, Union européenne, Région Bretagne, Région Pays de la Loire, L’Europe s’engage en Pays de la Loire, Rennes métropole, Brest métropole, Nantes métropole, Département du Finistère, Département d’Ille-et-Vilaine, CNRS et INRAE.

Crédit photo

Panoramic Bretagne

Contact

Cécile NASSALANG / CNRS

 

Journée portes ouvertes UBO 2022

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L’IUEM participe à la journée portes ouvertes de L’UBO le samedi 5 mars 2022 de 9h à 17h.
Cet événement est l’occasion de découvrir les différentes formations de masters enseignées à l’Institut.

Les scientifiques qui seront présents sur un stand IUEM à l’UFR Sciences répondront aux questions des futurs étudiants potentiels sur les formations suivantes :

L’Institut n’aura pas de stand à  l’UFR Droit ni Lettres mais les intervenants des stands de licence pourront répondre aux interrogations sur les :

Les visiteurs pourront échanger sur les débouchés, les spécificités de chaque parcours, les unités de formation… avec les enseignants-chercheurs, ingénieurs, doctorants, étudiants présents.

Les intervenants se relaieront sur des créneaux de 2 heures pour répondre aux questions posées ainsi que pour partager leur passion pour le monde de la recherche marine.

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Cécile Nassalang / CNRS

Contacts

Cécile Nassalang / CNRS

Ayoub Barghaze / UBO

 

 

Didier Flament, Chercheur en microbiologie des Archaea au laboratoire BEEP

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait ma thèse à la Station biologique de Roscoff sur la recherche de glycoside hydrolase de bactéries marines dans le laboratoire de Bernard Kloareg. L’idée était de trouver des enzymes capables de dégrader les polysaccharides de la paroi des algues rouges. Un des objectifs principaux était de mieux comprendre le fonctionnement et la structure de ces enzymes. Il y avait aussi un volet biotechnologique qui consistait à proposer des outils pour produire des fragments de polysaccharides sulfatés ayant pour effet de renforcer l’immunité naturelle des plantes en champs, face à l’attaque de champignons nuisibles notamment.

Ensuite j’ai enchaîné par un postdoc de 18 mois en bioinformatique à l’Ifremer dans le laboratoire Microbiologie et de Biotechnologie des Extrêmophiles. Le sujet consistait à annoter le génome de Pyrococcus Abyssi, littéralement « la boule de feu des abysses », et à rechercher de nouvelles séquences d’enzymes thermostables d’intérêt industriel. Cette espèce microbienne appartient au domaine des Archaea, le 3ème domaine du vivant, et a été prélevée au niveau d’une source hydrothermale à environ 3000 mètres de profondeur. Sa température optimale de croissance est de 98 °C. Pour la petite histoire, le génome de cette fameuse boule de feu des abysses a permis au Genoscope de régler ses machines avant d’attaquer le séquençage du génome humain.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Par amour ! Pour ma femme d’abord qui avait déjà un emploi à Plouzané et aussi pour le milieu marin bien sûr. J’ai eu la chance de pouvoir être recruté en 2001 dans le labo ou j’avais effectué mon postdoc qui est rapidement devenu le LMEE en fusionnant avec l’équipe « Diversité et adaptations des procaryotes des environnements extrêmes » hébergée au LEMAR à l’époque.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Mon projet de recherche consiste à combiner des approches de génétique, de biochimie et de biologie moléculaire pour percer les mystères de la réparation et de la réplication de l’ADN chez les archaea hyperthermophiles marines, des microorganismes totalement épatants ! Les Archaea sont en effet des championnes pour se développer dans les environnements les plus extrêmes et elles ont une histoire évolutive très intrigante puisqu’il est maintenant admis que la branche des eucaryotes prend racine au sein de ce domaine.

A partir de 2014, je suis devenu responsable du labo situé sur le site Ifremer de l’unité mixte de recherche (UMR) et Directeur adjoint (DA) de l’unité. Mon mandat de DA s’est terminé en décembre 2021 avec la naissance d’une nouvelle UMR BEEP, pour Biologie et Écologie des Écosystèmes marins Profonds. Elle provient de la fusion du LMEE avec le laboratoire Environnement Profond de l’Ifremer et de la volonté de regrouper, dans une même unité, des écologues des compartiments faunistiques et microbiens associés aux écosystèmes de l’océan profond.

A la fin de cette année, je terminerai également mon mandat de responsable de laboratoire et je compte bien me remettre à maniper. Nombre de mes collègues sont sceptiques sur mes capacités à retourner à la paillasse, j’espère bien les faire mentir à ce sujet !

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

En 2006, Joël Querellou, Directeur du labo, organisait le congrès international Extremophiles au Quartz à Brest. Je participais à l’organisation et avais le rôle de faire respecter le temps des interventions orales. Pour cela, j’avais décidé de faire retentir un son de gong lorsque le temps imparti était écoulé. Je dois admettre que le son était plutôt du type « métal hurlant » que « carillon Feng Shui ». Après la première intervention, Joël m’a discrètement mais fermement demandé d’adopter une autre approche. Il faut dire que le premier oral était celui de Christian de Duve, Prix nobel de physiologie, et que eu égard à sa notoriété et son grand âge (89 ans à l’époque), le Vicomte de Duve ne s’attendait pas une telle interruption dans son discours ! J’ai pali en le sentant défaillir, m’imaginant déjà supporter la culpabilité d’avoir provoqué un malaise du vieil homme, mais heureusement après une petite pause et quelques gorgées d’eau, il a réussi à aller au bout de son oral et à descendre à peu près normalement de l’estrade !

Je pourrais aussi vous raconter quand, en tant que chaire d’une session d’un congrès international, j’ai lancé ma session devant une salle vide !!!  Mais c’est une autre histoire et certains risquent de ne plus accepter mon aide pour l’organisation de congrès.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Quand je recherchais des gènes de glycosides hydrolase en thèse, après avoir criblé 15000 clones issus de 3 banques génomiques différentes pendant plusieurs semaines (demander aux vieux biologistes moléculaires de vos unités ce que ça représente !), j’en ai finalement trouvé un positif Hip Hip Hip Hourra !!!

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La Planche à voile, la lecture, balades et voyage à vélo

As-tu une devise ?

J’aime bien celle qu’on attribue à Aristote :

Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer.

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Olivier Dugornay / Ifremer

Sébastien Laurent / Ifremer

Contact

Didier Flament / Ifremer

 

Conférence participative sur la haute mer

[En présentiel et en live sur YouTube]

“La gouvernance de la haute mer et la protection de sa biodiversité : rendez-vous à New-York” est une conférence participative sous forme de débats mis en scène. Conférence participative et rencontre citoyenne unique autour d’un thème d’actualité brûlant sur la scène internationale : la gouvernance de la haute mer et la protection de la biodiversité qui s’y trouve. Grâce à un dispositif ludique original, vous pourrez vous prononcer en direct sur des sujets réels de gouvernance internationale tels que négociés actuellement à l’ONU. Entre discours politiques et plaidoyers, les experts du sujet essayeront de vous convaincre du bien-fondé de leur action. Pour quelle position allez-vous voter ?

Conférence introduite par Nadège LEGROUX, doctorante – Université de Montpellier et Agence Française de Développement et animée par Benjamin DUDOUET – étudiant en Master économie appliquée à l’agriculture, la mer et l’environnement et Président de l’association Infusion, Joëlle RICHARD – Ingénieure de recherche en renforcement des capacités, Université de Bretagne Occidentale et Bleuenn GUILLOUX – Postdoctorante en droit de la mer, Université de Bretagne Occidentale. 

Acte 1 : Les ressources minérales des grands fonds

En 1970, les Nations Unies ont déclaré les ressources minérales des fonds marins « patrimoine commun de l’humanité ». L’autorité internationale des fonds marins a pour fonction de réglementer l’exploration et l’exploitation de ces ressources. Pourquoi ces ressources sont-elles si convoitées ? A quoi ressemblent les environnements dans lesquelles elles se trouvent ? Qu’en pensez-vous, faut-il aller exploiter ces ressources ? Que sont ces ressources minérales ? Où se trouvent-elles ? Pourquoi sont-elles si convoitées ? Après une brève introduction, les enjeux autour de ces ressources seront débattus par deux experts aux points de vue divergents.

Intervenants :

  • Jozée SARRAZIN, Chercheuse en écologie au Laboratoire Environnement Profond, Ifremer
  • Aurélie SPADONE, Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)
  • Clément CHAZOT, Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)

Acte 2 : Les ressources génétiques marines

Toutes les espèces contiennent du matériel génétique qui peut présenter un intérêt potentiel pour des applications biotechnologiques, notamment dans le domaine des produits pharmaceutiques, des cosmétiques et des biocarburants. Les espèces qui vivent dans des conditions extrêmes de température, de pression ou de faible teneur en oxygène peuvent offrir des possibilités de nouvelles découvertes. La question de l’exploitation des ressources génétiques marines de la haute mer divise. Certains États parmi les plus technologiquement avancés, défendent le libre accès à celles-ci. Les pays en voie de développement les assimilent, eux, à un patrimoine commun de l’humanité, impliquant un partage des bénéfices tirés de leur exploitation. Et vous, qu’en pensez-vous ? Les ressources génétiques marines, kézaco ? Pourquoi suscitent-elles de tels débats entre les pays ? Après une brève introduction, les enjeux autour de ces ressources seront débattus par deux experts aux points de vue divergents.

Intervenants :

  • Gilles BOEUF, Membre du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé
  • Anne-Emmanuelle KERVELLA, chargée de coopération internationale, EMBRC -ERIC et chargée de mission APA-DSI-BBNJ, CNRS-INEE
  • Sabrina SLIMANI, Juriste d’affaires, Ifremer

Acte 3 : Pêche en haute mer, conservation et exploitation

Il est largement admis que la pêche est l’activité dont l’impact est le plus important sur la biodiversité en haute mer. Inclure les pêcheries dans un nouvel instrument juridique international fait l’objet d’un consensus de plus en plus large, mais la manière d’y parvenir demeure incertaine. Certains États, notamment, affirment que les pêcheries sont suffisamment encadrées par les dispositifs existants. Comment réconcilier les enjeux de conservation et de pêcherie en haute mer ? Après une brève introduction, les enjeux autour de la pêcherie et de la conservation en haute mer seront débattus par deux experts aux points de vue divergents.

Intervenants :

  • François SIMARD, Consultant
  • François CHARTIER, Chargé de campagne océan et pétrole, Greenpeace France
  • Michel GOUJON, Directeur Orthongel

Synthèse

Par Serge SÉGURA, Ambassadeur chargé des océans
Mise en perspective des réponses du public avec les discussions de l’atelier “Pour un renouveau des outils de gouvernance de l’Océan” du One Ocean Summit et des négociations actuelles sur la conservation et l’utilisation durable de la haute mer au sein des Nations Unies.

Perspectives

Par Janique ETIENNE, Chef de projet, Fonds Français pour l’Environnement Mondial et Cyrille BARNERIAS, Directeur des relations européennes et internationales, Office Français de la Biodiversité.

  • Date : jeudi 10 février à 18h30-20h00
  • Événement gratuit, entrée libre (nombre de places limité) et sur présentation du pass sanitaire
  • Organisateurs : Université de Bretagne Occidentale, Océanopolis, Fonds français pour l’environnement mondial, Office français de la biodiversité, Association Infusion
  • Nous joindre : team@ocean-univ.fr
  • Accès : Océanopolis, Port de Plaisance du Moulin Blanc, 29200 Brest

One Ocean Summit University

La ville de Brest a été choisie pour recevoir, du 9 au 11 février 2022, un sommet international dédié à la protection de l’océan : One Ocean Summit. Cet évènement, organisé dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, sera l’occasion de forums et de travaux d’ateliers d’experts mondiaux du domaine et se clôturera par une rencontre de responsables politiques de haut rang. Les ateliers sont invités à produire des appels à l’action et le sommet prendra des engagements en vue de renforcer la gouvernance internationale de l’océan.

Sur demande d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur des pôles et des enjeux maritimes en charge de l’organisation du sommet, l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) prend l’initiative de mobiliser ses réseaux de coopération pour une contribution des jeunes chercheurs au One Ocean Summit.  Cette initiative est inscrite dans le programme officiel du sommet sous le nom de One Ocean Summit University. Elle s’articule autour de trois temps fort :

  • en amont, un vivier de jeunes chercheurs internationaux en sciences de la mer sera constitué et consulté sur les enjeux maritimes abordés au One Ocean Summit ;
  • les synthèses de ces travaux et des préconisations pourront être portées lors de l’événement de Brest ; puis en aval,
  • ce vivier de jeunes pourra poursuivre la dynamique comme groupe de réflexion.

Pour ce faire, un travail de compilation des différents contacts à la faveur de réseaux et projets en cours a déjà débuté. Début janvier, à la suite de sa constitution, ce groupe, sorte de convention de jeunes chercheurs internationaux (doctorants, post-doctorants), sera animé par l’équipe projet.

L’objectif est ici, par une démarche participative, de fédérer les expertises et dynamiques en présence afin de proposer un regard commun sur les enjeux de la recherche et de la formation à la recherche dans le contexte de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable. Elle vise à produire des recommandations et à un appel à l’action (call for action).

Ces recommandations  seront  présentées dans les ateliers thématiques du One Ocean Summit par un panel d’ambassadeurs de ce groupe consultatif des jeunes chercheurs.

Sur la base de cette dynamique, le groupe des jeunes chercheurs pourrait poursuivre ce travail et prendre part à différentes initiatives et rendez-vous internationaux comme la Conférence Océan des Nations Unies qui se tiendra à Lisbonne du 27 juin au 1er juillet 2022.

 

Pour participer à l’aventure de l’Université du One Ocean Summit

  1. Consultez les thèmes des ateliers du One Ocean Summit et sélectionnez celui auquel vous souhaitez contribuer,
  2. Contactez l’équipe du projet et soyez prêt à participer,
  3. Rejoignez un groupe de jeunes chercheurs chez vous ou avec votre réseau international pour produire votre contribution au One Ocean Summit.

 

Équipe organisatrice

  • Yves-Marie Paulet, membre de l’European Marine Board, Vice-président mer de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), France
  • Denis Bailly, coordinateur de l’initiative Ocean University, Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM), Université de Bretagne Occidentale (UBO), France
  • Romain Le Moal, chargé de projet One Ocean Summit University

Avec le soutien de

Le One Ocean Summit Archipel

Au sein des Ateliers des Capucins, le 9 et le 10 février, l’Etat, Brest métropole et le Campus mondial de la mer mettent en place le One Ocean Archipel. Cet espace, situé au cœur de l’événement One Ocean Summit, permettra notamment de mettre en lumière les expertises de la communauté du Campus mondial de la mer à travers un espace central et plusieurs ilots autour des thèmes suivants :

  • The ocean, a space of resources for the future 
  • Studying the ocean to better understand it 
  • The ocean, a land of navigation
  • Investing in blue

Cet espace sera uniquement accessible aux participants nationaux et internationaux, accrédités au One Ocean Summit (sur invitation). Des permanences seront assurées par la communauté du Campus mondial de la mer : UBO, Grandes Ecoles, TPE/PME, grands groupes, accélérateurs de l’innovation, etc.

Pour plus d’informations, consultez le site Internet du Campus mondial de la mer

Le pavillon du One Ocean Summit

Ensemble, Océanopolis et 70.8 by Océanopolis, Centre national de culture scientifique dédié à l’Océan, s’engagent au quotidien pour expliquer le rôle fondamental de l’océan à la vie sur terre et sensibiliser aux enjeux et solutions liés au milieu marin. Les deux structures ont pour vocation de partager des savoirs et créer des émotions pour changer le regard sur l’océan à travers un focus sur la biodiversité et les écosystèmes marins pour l’un, et les technologies et innovations maritimes pour l’autre.

Durant le « One Ocean Summit », à Brest, l’Océan sera au coeur des préoccupations et échanges mondiaux. A cette occasion, Océanopolis et 70.8, acteurs incontournables de médiation scientifique, proposent en exclusivité de rendre accessible le One Ocean Summit pour le public : partager, échanger, expliquer, rencontrer pour changer le regard sur l’Océan.

Au travers d’un réel décryptage à 360° des thématiques abordées durant le sommet, Brestois, Bretons, vacanciers, et aussi citoyens français et internationaux, avec la diffusion des conférences en anglais, pourront durant quatre jours participer à une richesse d’événements et de rencontres avec des experts nationaux et internationaux lors d’un événement baptisé le « Pavillon du One Ocean Summit ».

Pour faire vivre de manière inédite ce congrès à tous et à toutes, le pavillon du One Ocean Summit se tiendra dans trois espaces d’Océanopolis qui seront pour l’occasion en accès libre et gratuits : les jardins, l’auditorium Marion Dufresne et le pavillon événementiel.

Conférence d’ouverture du Pavillon du One Ocean Summit : Que va-t-il se passer pendant le One Ocean Summit ? 🤔 [en présentiel et en live sur YouTube]

🗣️ Intervenants :

👉 Loreley PICOURT, Secrétaire générale de Plateforme Océan & Climat

👉 Céline LIRET, Directrice scientifique d’Océanopolis

Organisée par Océanopolis et la Plateforme Océan & Climat

📅 Mardi 8 février 2022 de 15h à 16h

📍 Auditorium d’Océanopolis

🎟️ En accès libre, sans réservation et dans la limite des places disponibles

💻 En direct sur la chaîne YouTube d’Océanopolis

Transport maritime : ralentissons un peu

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Les 12 au 13 décembre 2019, un colloque sur le  « Le Transport maritime et la protection de la biodiversité » rassemblant plusieurs laboratoires bretons s’est tenu à l’IUEM. Au cours de cet événement, les intervenants ont remarqué des similitudes au niveau de leurs recherches qui ont déclenché une collaboration inter-laboratoire et interdisciplinaire sur le sujet du transport maritime et de l’impact sociétal et environnemental de la réduction de vitesse des navires. Cette association a engendré la publication d’un article “Maritime transportation:Let’s slow down a bitdans Science of the Total Environment. Le 1er auteur de cet article est Maxime Sèbe. 3 scientifiques de l’IUEM ont également participé à cette publication : Pierre Scemama, Anne Choquet et Valérie Stiger-Pouvreau.

Le transport maritime est un contributeur majeur à l’économie mondiale, mais a un impact social et environnemental significatif. Chaque impact appelle des solutions techniques ou opérationnelles différentes. Dans leur publication, les intervenants du colloque ont constaté que les mesures de réduction de vitesse semblent atténuer plusieurs problèmes : (1) collision avec la faune ; (2) collision avec des objets non vivants ; (3) bruit sous-marin ; (4) espèces envahissantes ; et (5) émission de gaz.

Les auteurs ne prétendent pas que la réduction de la vitesse est la meilleure solution pour chaque problème individuel mentionné ci-dessus, mais soutiennent que cela pourrait être une solution clé pour réduire considérablement toutes ces menaces simultanément. Les auteurs préconisent le développement de recherches interdisciplinaires pour évaluer les coûts économiques privés des mesures de réduction de la vitesse et les mettre en perspectives avec les avantages environnementaux et sociaux découlant de tous les problèmes atténués par de telles mesures.

Crédit illustration

Andréa Sèbe

Contact

Maxime Sèbe

Le recul du littoral breton, une problématique importante face aux changements climatiques

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La problématique actuelle de l’érosion côtière, bien visible sur le territoire breton, conduit les scientifiques à améliorer leurs connaissances sur l’évolution des littoraux. De nombreuses études ont montré que les processus qui gouvernent les évolutions des côtes d’accumulation (les avant-plages, les plages de sables et de galets, et les dunes qui les prolongent sur le continent) sont largement dépendants des échelles spatio-temporelles des observations effectuées. Dans les années 1980, 5 échelles d’observations temporelles ont été définies. Le long terme est utilisé pour décrire les évolutions à l’échelle pluridécennale, tandis que les méso et moyen termes sont employés pour caractériser les échelles décennale et pluriannuelle. Le court terme définit l’échelle saisonnière et le terme événementiel est associé aux événements de tempête qui ne durent que quelques heures. Plusieurs problématiques concernent ces échelles temporelles. Premièrement, il est difficile de décrire les changements morphologiques d’une zone littorale lorsque celle-ci est soumise à des processus opérant à plusieurs échelles de temps. Deuxièmement, les événements de courte durée et, généralement, de forte intensité peuvent avoir un impact conséquent et parfois discordant par rapport aux variations enregistrées sur le long terme.

En dépit des difficultés rencontrées dans l’utilisation des échelles spatio-temporelles, leur prise en compte est importante. En effet, la compréhension des processus observés et associés à chaque échelle est devenue essentielle pour prédire l’évolution morpho-sédimentaire du domaine côtier afin d’améliorer la gestion des littoraux. C’est pourquoi ces travaux visent à caractériser la dynamique des accumulations côtières bretonnes, et plus particulièrement celles des systèmes plages/dunes, des plages de sables et de galets et des cordons de galets.

La Bretagne, située à l’extrémité occidentale de la France métropolitaine, compte 2 470 km de côtes répartis sur 3 façades maritimes, nord, ouest et sud. Cette côte est accidentée et présente une alternance de rivages rocheux et de baies constituées de sables et/ou de galets. On y dénombre de nombreuses cellules littorales avec une diversité d’environnements lithologiques et morphologiques, d’hydrodynamisme et de nature des fonds.

Figure 1 : Localisation et granulométrie des côtes d’accumulation le long de la Bretagne. La longueur du littoral couverte par chaque classe granulométrique et les pourcentages correspondants sont donnés pour chacun des départements bretons (Stéphan et al., 2019).

Ces côtes se composent à 71 % de plages sableuses (principalement composées de dunes situées dans le Finistère et le Morbihan), 16 % de plages de galets (Côte d’Armor : 37,5 % et Finistère : 22,5 %) et 13 % de plages mixtes composées de sables et de galets (Figure 1). L’influence des agents hydrodynamiques comme la marée et la houle y est prédominante. La marée, de type méso à macrotidale, présente des variations importantes entre le nord-est et l’ouest. Le marnage maximal atteint 14 m lors des marées de vive-eau dans la baie du Mont-Saint-Michel. Il diminue progressivement vers l’ouest et le sud pour atteindre une valeur minimale de 3,3 m dans le golfe du Morbihan. La houle y est de forte énergie avec des variations saisonnières importantes à l’Ouest. Les houles hivernales d’ouest-nord-ouest dépassent régulièrement 5 m de hauteur. Depuis le XVIIIe siècle, les activités humaines n’ont cessé d’impacter l’hydrodynamisme et les transferts de sédiments littoraux par la construction d’infrastructures de défense (digues, épis…) mais aussi par l’exploitation des ressources en sable et galets disponibles dans la zone côtière.

Figure 2 : Méthodologie d’analyse des changements du trait de côte à long, moyen et court terme (Stéphan et al., 2019).

Afin de caractériser les évolutions morphodynamiques des côtes d’accumulations bretonnes, un suivi du trait de côte de différentes plages, a été réalisé à plusieurs échelles de temps. Le suivi à long terme a été réalisé sur 652 plages à partir de la comparaison de photographies aériennes provenant de la base de données IGN (Institut Géographique National), BDORTHO® Historique de 1948 ou de 1952, et de BD ORTHO®2010 de 2006 ou 2009. Le suivi à moyen terme a été mené sur 5 plages représentatives de l’ensemble des côtes bretonnes, sur lesquelles l’évolution du trait de côte a été retracé par comparaison de photographies aériennes (IGN) prises tous les 5 ans sur une période de 60 ans (1948-2013). Le suivi à court terme a été effectué sur 11 sites d’études à partir de mesures topo-morphologiques réalisées à hautes fréquences, au tachéomètre ou au DGPS (Differential Global Positioning System), sur une période allant de 1998 à 2017 (Figure 2). L’identification du trait de côte, pour le suivi de l’évolution littorale, peut s’avérer complexe, car celui-ci peut apparaitre sous plusieurs formes (dunes, plages, falaises). Afin de faciliter sa détermination, il est généralement classé en 3 grandes catégories suivant des limites morphologiques, biologiques et hydrologiques. Dans le cas présent, les limites ont été définies à partir de la morphologie du terrain correspondant à la ligne de végétation (la plus proche de la mer ou supratidale), les escarpements d’érosion ou encore la ligne de crête des cordons de galets.

Cette étude est la première à référencer les variations du trait de côte sur les 60 dernières années à l’échelle des plages de la Bretagne. Plusieurs tendances ont été identifiées lors de l’analyse morpho-dynamique du trait de côte aux différentes échelles de temps. L’analyse à long terme (Figure 3) a permis de mettre en évidence que 35 % des plages de sables et de galets sont en érosion, 38 % sont stables et 27 % en accrétion. Les phénomènes d’érosion les plus marqués sont identifiés au niveau des cordons de galets, probablement en raison d’un manque d’apport sédimentaire au niveau de la région Bretagne. Les changements à long terme des plages sableuses sont plus contrastés et tout indique que la présence de stocks sableux au large permettrait leur rechargement en sédiment. Les impacts anthropiques ont localement aggravé l’érosion ou, au contraire, favorisé l’accrétion des plages sans pour autant que l’on soit capable de les quantifier à l’échelle régionale.

Figure 3 : Évolution à long terme du trait de côte (1949-1952 et 2006-2009) de 652 plages bretonnes. Les lettres, de A à U, correspondent aux plages présentant des changements significatifs (Stéphan et al., 2019).

Les analyses à moyen terme (Figure 4) montrent que les plages ont connu un recul important du trait de côte. Il est quasi-régulier pour certaines, ou interrompu par des périodes de stabilité pour d’autres. Quelques-unes des plages étudiées montrent des changements plus complexes, caractérisés par la succession de périodes de retraits et d’avancées significatives reflétant l’alternance de courtes périodes d’érosion puis d’accumulation des systèmes plage/dune. Six périodes d’érosion majeures ont été identifiées de 1962 à 2014 (1962-1968, 1977-1978, 1980-1985, 1987-1990, 1993-1997, et 2013-2014), en lien avec l’augmentation de la fréquence des niveaux d’eau extrêmes. Cela démontre que les changements du trait de côte à moyen terme sont intimement liés aux variations météo-océaniques.

Figure 4 : Changements à moyen terme du littoral le long de la côte bretonne. (a) Variabilité temporelle au cours des dernières décennies pour cinq plages représentatives. (b) périodes dominées par l’accrétion/stabilité et périodes dominées par l’érosion pour les cinq plages étudiées. (c) Fréquence annuelle (moyenne mobile sur trois ans) des niveaux d’eau dépassant les quantiles suivant, Q 99% (1% des niveaux d’eau les plus hauts), Q 99,5% (0,5 % des niveaux d’eau les plus hauts) et Q 99,9% (0,1% des niveaux d’eau les plus hauts) entre 1948 et 2016 dans le nord-ouest de la Bretagne (Stéphan et al., 2019).

L’analyse à court terme renforce ces résultats en montrant également le lien étroit entre les périodes d’érosion et les événements tempétueux. Les périodes d’accrétion ou de stabilité sont, quant à elles, associées à des périodes plus calmes. Depuis 1998, cinq événements tempétueux majeurs et très érosifs ont été identifiés. Les tempêtes de l’hiver 2013-2014 apparaissent comme les plus morphogènes.

Ainsi les principales périodes d’érosion côtière en Bretagne au cours des 60 dernières années sont associées avec une augmentation de la fréquence des niveaux marins extrêmes et la raréfaction des apports en matériel sédimentaire ; à moyen terme, l’évolution des accumulations littorales est contrôlée par la variabilité météo-océanique ; enfin, à court terme elle est liée aux événements tempétueux significatifs. L’identification des processus, qui jouent un rôle dans les variations de la position du littoral, est une clé de compréhension pour une meilleure gestion des évolutions des accumulations littorales bretonnes. Cette connaissance devient particulièrement importante dans un contexte de changement climatique associé à l’élévation du niveau de la mer et à l’augmentation des événements tempétueux morphogènes.

Médiation scientifique

Assurée par Belleney Déborah, doctorante de l’École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université de Bretagne Occidentale), en 3ème année de thèse en Géographie au sein du laboratoire Littoral, Environnement, Géomatique, Télédétection (LETG), à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM).

L’article 

Stéphan, P., Blaise, E., Suanez, S. S., Fichaut, B., Autret, R., Floc’H, F., Madec Cuq, V., Le Dantec, N., Ammann, J., David, L., Jaud, M., & Delacourt, C. (2019). Long, medium, and short-term shoreline dynamics of the Brittany coast (Western France). Journal of Coastal Research, Special Issue No. 88, 89‑109.

Les auteurs 

L’article présenté est le travail de Pierre Stéphan (LETG – Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique), Emmanuel Blaise (LIENSs – LIttoral ENvironnement et Sociétés – UMRi 7266 ), Serge Suanez (LETG – Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique), Bernard Fichaut (LETG – Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique), Ronan Autret (LETG – Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique), France Floc’h (LGO – Laboratoire Géosciences Océan ), Véronique Madec Cuq (LETG – Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique), Nicolas Le Dantec (LGO – Laboratoire Géosciences Océan et Cerema – Centre d’Etudes et d’Expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement), Jérôme Ammann (LGO – Laboratoire Géosciences Océan ),  Laurence David (LETG – Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique), Marion Jaud (IUEM – Institut Universitaire Européen de la Mer ), Christophe Delacourt (LGO – Laboratoire Géosciences Océan).

La revue 

« Journal of Coastal Research » ou JCR est une revue scientifique internationale consacrée à la recherche sur les études côtières et est publiée par la Coastal Education and Research Foundation (CERF). Le JCR englobe tous les sujets relatifs aux environnements naturels et aménagés (eau douce, saumâtre ou marine) et à la protection/gestion de leurs ressources à proximité des côtes.

Crédit photo

Adeline Maulpoix / CNRS

Contacts

Déborah Belleney / UBO

Les auteurs (voir annuaire de l’IUEM)

 

 

 

Journées de médiation scientifique du Master Biologie des sciences de la mer et du littoral (SML)

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Objectifs de cet événement

Dans le cadre de leur formation, les étudiants en deuxième année du Master Biologie des sciences de la mer et du littoral ont organisé les 9 et 10 décembre 2021 des journées de médiation scientifique à destination de trois classes de terminale spécialité SVT du Lycée Polyvalent Amiral Ronarc’h.

Ces journées avaient pour objectif de faire découvrir aux lycéens divers aspects de la biologie marine ainsi que l’offre de formation de l’Institut. Des doctorants de l’IUEM (Youri Minko, Cyprien Lemarechal et Pierre Le Bras) et d’Ifremer (Loïc Van Audenhaege) ont eu l’occasion de s’exercer à la vulgarisation scientifique en présentant aux lycéens leur sujet de thèse vulgarisé.

Par ailleurs, les étudiants ont organisé plusieurs ateliers de découverte des sciences de la mer pour permettre aux lycéens de s’immiscer dans le monde de la biologie marine. Ces derniers ont pu découvrir la diversité du plancton dans la Rade de Brest ainsi que les conditions de vie des organismes vivant sur l’estran, ou encore s’initier à la sclérochronologie et à la taxonomie.

Atelier d’initiation à la sclérochronologie présenté par Marina Dumas, Clarisse Goar et Clément Gauchot

Enfin, un petit quiz, avec à la clé des cadeaux à l’image de l’IUEM, a été organisé afin de tester les connaissances des lycéens sur la biologie marine et de mettre en pratique leur esprit d’équipe et de compétition !

Par le biais de cet événement, les étudiants de Master 2 mention biologie ont eu l’occasion de montrer leur capacité d’organisation et de laisser libre cours à leur imagination. Pour que ces deux journées puissent avoir lieu, ils ont contacté par leurs propres moyens le lycée ainsi que les doctorants, dans le but de transmettre au mieux leurs connaissances en biologie marine et pourquoi pas faire naître des vocations chez les lycéens !

Conférence de Loïc Van Audenhaege, doctorant au Laboratoire Environnement Profond de l’Ifremer : “Suivi des communautés hydrothermales par imagerie”

Témoignages des lycéens

Les lycéens ayant assisté à l’atelier sur le stress hydrodynamique ont apprécié et trouvé la présentation très intéressante : « Nous sommes en spécialité SVT et l’atelier a permis d’apprendre de nouvelles choses et de manipuler en même temps ».

Les lycéens ont apprécié participer aux ateliers d’observation du plancton et d’initiation à la taxonomie dans la salle de travaux pratiques : «C’est agréable de pouvoir manipuler, toucher et regarder. Cela aide à mieux comprendre que de rester assis à écouter un enseignant parler».

Certains ont même ajouté que rien ne serait à modifier si l’événement devait être renouvelé pour l’année prochaine.

Témoignages des M2

Colleen (M2 Biologie des Organismes et des Populations) : “J’ai vraiment apprécié organiser cet évènement de A à Z. Cela n’a pas été une tâche facile au départ, non seulement car nous avons eu des difficultés à trouver des doctorants volontaires, mais également car notre événement a failli être annulé à cause des contraintes imposées par la crise sanitaire actuelle. Heureusement, tout a très bien fonctionné le jour J. Les doctorants étaient très motivés de participer à l’événement et ont fait un très bon travail de vulgarisation. De plus, les étudiants en M2 ayant encadré les lycéens et ayant animé les ateliers ont pris leur rôle très à cœur et ont réussi à transmettre leurs connaissances de manière pédagogue. On a eu quelques petits imprévus, mais la solidarité au sein de notre promotion d’étudiants nous a permis de rebondir et de nous adapter. Tout ceci a fait que l’évènement a été un gros succès, et on espère tous qu’il sera renouvelé l’année prochaine !”

Laura (M2 Écosystèmes Marins) : “ La vulgarisation face à des lycéens est vraiment un super exercice, et une bonne occasion de sortir de ce que l’on a l’habitude de faire à la fac. Je pense que c’est une bonne chose pour des lycéens de rencontrer des étudiants/doctorants pouvant témoigner de leur parcours, d’autant plus pour des terminales, qui sont dans une phase où ils doivent faire des choix pour leur avenir.”

Romain (M2 Biologie des Organismes et des Populations) : “L’organisation de ces deux journées nous a demandé du temps mais c’était une expérience très enrichissante. Se mettre dans la peau du professeur est un exercice stimulant qui m’a permis de présenter et d’échanger sur ce qui me passionne avec le grand public. Je pense que les journées de découvertes des Sciences de la mer à l’IUEM devrait être un événement annuel que ce soit pour ouvrir le monde de la recherche au grand public ou pour créer de futur vocations de biologistes marins.”

Kenza (M2 Écosystème Marins) : “Cette expérience nous a permis de sortir de notre quotidien d’étudiant et de travailler autrement, ce qui est très stimulant et motivant. Ce fut l’occasion de partager avec des lycéens ce que que l’on aime étudier, car finalement une fois dans l’enseignement supérieur on perd tout contact avec les lycées, ce que je trouve est dommage.”

Julie (M2 Écosystèmes Marins) : “L’animation de ces deux journées a été très enrichissante, ça change des exercices qu’on effectue classiquement dans notre parcours. Les événements comme celui-ci nous permettent de développer ou d’approfondir des compétences essentielles en sciences, surtout celle de savoir expliquer ce qu’on fait avec des termes simples ou de faire un discours bien construit pour ne pas perdre le groupe. On a aussi pu partager nos parcours et ressentis avec les lycéens, ce qui à mon avis est très important, surtout à ce moment de leur scolarité. ”

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Colleen Guinle / Étudiant UBO

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