Retour sur le Transformation Lab SEA-EU : Faire travailler le monde universitaire avec et pour la société

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Dans le cadre des activités de l’université européenne SEA-EU en partenariat avec la Zone Atelier Brest Iroise, l’UBO a accueilli du 26 au 28 avril 2022, plusieurs chercheurs et chercheuses des six universités partenaires. Ce workshop avait pour objectif de comprendre comment les scientifiques travaillant pour l’université européenne des mers collaborent et s’engagent avec les acteurs locaux pour améliorer la résilience des zones côtières et la durabilité des socio-écosystèmes côtiers.

La première journée du Transformation Lab était consacrée à une série de présentations et discussions autour de divers projets qui fédèrent acteurs et chercheurs pour un avenir durable de leurs socio-écosystèmes.

Le deuxième jour, les participants ont pu découvrir les activités de co-recherches menées sur le territoire de la Zone Atelier Brest Iroise lors de différentes visites de terrain. Situé à l’interface terre-mer, ce territoire est particulièrement exposé au changement climatique et aux activités anthropiques côtières.

La première excursion a eu lieu à la Pointe de Dinan, à la rencontre de Sophie Coat, la conservatrice de la Réserve Géologique de Crozon.

Ils ont échangé sur le travail entre la Réserve et les scientifiques pour étudier l’érosion de la côte, notamment grâce à l’installation de capteurs qui permettent de mieux comprendre l’érosion des falaises rocheuses.  Les relevés réalisés par la Réserve sont régulièrement transmis aux chercheurs et chercheuses qui analysent alors les données recueillies. Cet échange de données aide la Réserve à adapter la gestion de ses sites.

Le groupe a ensuite visité la ferme du Parc Naturel Régional d’Armorique (PNRA) à Rosnoën, localisée en bordure de la rivière du Faou. En collaboration avec des scientifiques, l’Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion du bassin versant de l’Aulne (EPAGA) et la ferme ont travaillé sur un projet visant à préserver la qualité de l’eau de la rivière. Ils ont identifié les sources de pollution de la ferme et ont mis en place de nouvelles mesures de filtration des eaux polluées afin qu’elles ne viennent pas contaminer les eaux côtières et les exploitations ostréicoles voisines.

La troisième étape a amené les participants à l’écloserie du Tinduff pour échanger avec Florian Breton. Depuis 40 ans, cette écloserie élève des naissains de coquilles Saint-Jacques, une espèce devenue rare en baie de Brest. Leur activité vise à maintenir le stock de coquilles Saint-Jacques de manière durable, en contribuant notamment à la reproduction de l’ensemble du gisement de la rade de Brest. L’écloserie du Tinduff travaille en étroite collaboration avec des scientifiques et les professionnels de la pêche en rade de Brest, mais aussi avec les autres comités des pêches, de Granville à la Rochelle.

Cette première journée de visite s’est achevée par une présentation des activités du PNRA en Rade de Brest par Agathe Larzillière. Leurs missions visent à préserver et restaurer la faune et la flore, tout en interagissant avec les professionnels et les habitants de ce territoire. L’un des exemples présenté concernait la Spartine (Spartina alterniflora), une plante invasive d’origine exotique qui engendre un envasement important des fonds de rias et des petits chenaux, menaçant ainsi la biodiversité en Rade de Brest (benthos, poissons et oiseaux notamment), et impacte les activités des professionnels de la pêche. Le PNRA et l’IUEM travaillent ensemble afin de mieux comprendre les invasions biologiques, et pouvoir ainsi adapter les interventions sur le territoire.

La matinée du troisième jour a été consacrée à la découverte du Parc Naturel Marin d’Iroise (PNMI), commentée par le responsable du parc, Philippe Le Niliot. Il a expliqué les enjeux de la conservation de cet espace naturel tout en conciliant la protection de ce milieu ainsi que des espèces qu’il abrite et le développement des activités humaines sur les îles.

Après la visite du Musée de l’environnement insulaire, les participants ont partagé leurs expériences de transdisciplinarité en travaillant sur un questionnaire.

Ce workshop a permis de présenter plusieurs projets où scientifiques et acteurs locaux travaillent ensemble pour un même objectif : construire un avenir durable des zones côtières. Le partage de connaissances, de données, de bonnes pratiques et de méthodes de gestion sont indispensables pour atteindre cet objectif. Grâce au Transformation Lab, l’Université européenne de la Mer SEA-EU a fait un pas en avant pour engager et renforcer les liens avec les nombreux acteurs sociétaux qui les entourent.

Pour plus d’informations : drive.sea-eu@univ-brest.fr

Ce workshop a été financé par l’Union européenne, via le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 (accord de subvention n°101017454).

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Tiffen Riou /UBO

Agathe Larzillière

Contacts

Pierre Stephan – coordinateur ZABrI

Olivia Lahens – project officer (reSEArch-EU & BIENVENÜE)

 

 

Géraldine Sarthou, Biogéochimiste CNRS, Directrice du LEMAR

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai soutenu ma thèse en 1996 à Toulouse, au laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS). C’était les débuts des travaux sur le fer comme régulateur majeur de la productivité phytoplanctonique océanique. Cet élément est essentiel à la croissance des microorganismes et joue un rôle clé dans la pompe biologique de carbone. Je me suis donc attachée au cours de mon doctorat à étudier les concentrations de cet élément dans deux environnements contrastés en termes d’apports en fer : la mer Méditerranée et l’Océan Austral.

J’ai ensuite réalisé deux 2 post-doctorats à l’étranger : le 1er en Angleterre à l’université de Liverpool et le 2ème à Kiel (Allemagne) à Geomar. Au cours de ces post-doctorats, j’ai élargi mon expertise à d’autres métaux traces (en particulier le zinc) et au lien entre la matière organique dissoute et les métaux. J’ai en particulier travaillé sur des échantillons de sources hydrothermales au niveau du détroit de Bransfield dans l’Océan Austral. Je suis ensuite arrivée sur Brest à l’IUEM pour un dernier post-doctorat en 2000 avant d’être recrutée au CNRS en 2002 comme chargée de recherche.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

C’était l’opportunité de ce post doctorat. J’avais également envie de revenir en France et puis j’ai été attirée par la renommée des recherches menées à l’IUEM.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Côté recherche, je continue à travailler sur le cycle des métaux, leur spéciation et leurs liens avec le réseau trophique. Les objectifs sont de mieux quantifier leurs sources, leurs puits et leur devenir dans la colonne d’eau, ainsi que leur impact sur la pompe biologique de carbone. Dans mes recherches, je couple des observations et des expérimentations en laboratoire et je suis en interaction forte avec les modélisateurs. Depuis le début de ma thèse, j’ai embarqué sur de nombreuses campagnes océanographiques (15 au total, pendant 1 à 2 mois dans tous les océans de la planète sauf l’Arctique où je ne suis pas encore allée). J’ai été co-cheffe avec Pascale Lherminier de la mission GEOVIDE en 2014 dans l’océan Atlantique. Ce projet était la contribution française au programme international GEOTRACES dans l’Atlantique nord. Je suis fortement engagée dans ce programme international, pour lequel j’ai été membre du comité de pilotage international de 2011 à 2017 et je suis actuellement impliquée dans deux projets rattachés à ce programme (TONGA et SWINGS).

Depuis janvier 2022, je suis directrice du LEMAR, l’un des plus gros laboratoires de l’IUEM (avec plus de 130 permanents, une soixantaine de doctorants et une trentaine de post-doctorants/CDD). Ce qui m’a attiré dans cette fonction, c’est de travailler pour le collectif, de fédérer les personnes autour d’un projet commun et de mettre du sens et de la convivialité dans notre travail.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Pendant GEOVIDE, nous avons eu un problème de treuil. Le câble s’est déroulé à toute vitesse dans la colonne d’eau et quand nous avons réussi à remonter la rosette, c’était un vrai sac de nœuds !

Toujours au cours d’une mission, cette fois-ci dans l’Océan Austral, je travaillais avec une collègue dans le container propre qui était sur le pont arrière du navire et, via un appel sur la VHF, il nous a été formellement interdit de sortir du container jusqu’à la fin de la tempête qui a duré plusieurs heures ! C’était particulièrement stressant car nous étions bien secouées et le container faisait des bruits qui n’étaient pas très rassurants.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Avoir plongé depuis le pont d’un navire océanographique néerlandais (le Pelagia) en plein Océan Atlantique Tropical, puis avoir nagé tout autour du bateau : Une sensation de liberté totale même si les zodiaques étaient à l’eau pour sécuriser et vérifier que nos amis les requins n’approchaient pas.

Avoir navigué à bord du Pourquoi Pas ? proche d’un iceberg en Mer du Labrador ou à bord du Marion Dufresne au milieu des icebergs de l’Océan  Antarctique.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Sport (badminton, volleyball, et un peu de footing aussi depuis le 1er confinement), lecture, balades sur les sentiers côtiers et voyages.

As-tu une devise ?

« Ne pas se décourager et garder espoir » Géraldine Sarthou.

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Marie Cheize

Géraldine Sarthou / CNRS

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Géraldine Sarthou / CNRS

 

Camp de terrain des étudiants en biologie/Écosystèmes marins

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Les étudiants du master de Sciences biologiques marines (SBM), spécialité Écosystèmes Marins, se sont rendus du 19 au 24 avril à Brignogan-Plages pour participer à un camp de terrain dans le cadre de l’Unité d’enseignement Observatoire, encadrés par Olivier Gauthier, Jacques Grall et Gauthier Schaal. L’objectif était de caractériser la variabilité spatiale et temporelle de la composition des communautés de la macrofaune benthique et de l’ichtyofaune démersale (ensemble des poissons d’un écosystème aquatique à proximité immédiate du benthos), et d’identifier les principales variables environnementales au sein de l’Anse de Pontusval.

Ce stage de terrain, organisé chaque année depuis 2018 (à l’exception de 2020), a pour objectif de constituer un suivi temporel spatialisé de l’évolution d’un écosystème côtier sous contraintes anthropiques. Au programme de ces 6 jours intenses, s’étirant souvent assez tard dans la nuit :

  • Définition du plan d’échantillonnage
  • Échantillonnage de la macrofaune benthique et des poissons démersaux
  • Tri et identification des 75 prélèvements réalisés (122 espèces et > 4000 individus identifiés)
  • Analyse des données et préparation de la restitution lors d’un oral d’une heure organisé 3 jours après le camp de terrain

L’occasion pour nos écologues benthiques en herbe de se confronter à nombre de problèmes concrets ou beaucoup plus conceptuels, inhérents à la réalisation d’un projet de recherche en écologie de terrain.

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Gauthier Schaal / UBO

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Gauthier Schaal / UBO

EPC 2023 | European phycological Congress

Après Zagreb en 2019, nous avons le plaisir de vous inviter à Brest (Bretagne, France) pour le 8ème Congrès Phycologique Européen “Opportunités scientifiques pour une révolution globale dans le domaine des Algues” au nom de la Fédération des Sociétés Européennes de Phycologie et de la Société Phycologique de France. La France a une longue et fière tradition de recherche phycologique et possède une flore algale très diversifiée. La Bretagne est un hotspot mondial pour la diversité des macroalgues avec environ 700 espèces et a historiquement développé une industrie florissante à partir des macroalgues qui maintient toujours son leadership en Europe. La région accueille également d’importants instituts de recherche dédiés à la recherche sur les microalgues et à l’océanographie.

La série des congrès phycologiques européens a débuté à Cologne (Allemagne) en 1996 et a depuis poursuivi la tradition de réunir, tous les quatre ans, des phycologues du monde entier. Son objectif principal est de fournir un forum de discussion sur les derniers développements scientifiques, technologiques et sociétaux de la recherche phycologique. L’EPC8 comprend des présentations plénières, une série de symposiums regroupés en 6 thèmes, des communications et des posters couvrant un large éventail de sujets tels que la diversité des algues, l’écologie, la génomique, la biologie cellulaire, la phycologie appliquée et la perception des algues par la société. Afin d’encourager les liens entre les communautés, chaque symposium abordera, dans la mesure du possible, les micro- et macroalgues des écosystèmes marins, d’eaux douces et terrestres. Nous sommes ravis de vous accueillir à Brest en Août 2023 pour l’EPC8!

Au nom des comités d’organisation, Solène Connan et Philippe Potin

Inscriptions et soumission des résumés : Ici

Fin des inscriptions anticipées : 28 Février 2023

Orateurs principaux :


Karin Rengefors

Aquatic Ecology
Department of Biology
Lund University, Suède


Christophe Destombe

Biologie évolutive et écologie des algues
International research laboratory IRL3614
Station Biologique de Roscoff
Sorbonne Université, France

Angela_Falciatore_EPC2023

Angela Falciatore

Biologie du chloroplaste et perception de la lumière chez les microalgues
Institut de Biologie Physico-Chimique
UMR7141 CNRS-Sorbonne Université
Paris, France


Thomas Wernberg

UWA Oceans Institute & School of Biological Sciences, Indian Ocean Marine Research Centre M470, The University of Western Australia, Australie

Norwegian Institute of Marine Research, His, Norvège

6 sessions

SESSION 1

DIVERSITE ALGALE ET EVOLUTION


Les études sur la biodiversité comprennent une série d’approches, dont la génétique des populations, la biogéographie, la détection et l’identification des espèces, et la déduction des processus évolutifs qui façonnent cette diversité. Ces dernières années, les technologies -omiques, telles que le métabarcoding et le séquençage du génome entier, ont révolutionné la recherche sur la biodiversité et l’écologie, permettant de tester des hypothèses impensables il y a à peine dix ans.


La taxonomie et la systématique sont plus actuelles que jamais. Les nouvelles technologies d’étude de la biodiversité ont accéléré le rythme auquel les espèces d’algues nouvelles pour la science sont découvertes et décrites. Le métabarcoding de l’ADN a révélé la diversité réelle des diverses lignées d’algues. Les nouvelles technologies d’imagerie révèlent toutes ces nouvelles espèces dans leurs moindres détails, et le barcoding de l’ADN facilite leur identification et les distingue les unes des autres. Il n’est pas surprenant que les diverses technologies soient désormais intégrées à notre boîte à outils taxonomique moderne, et que les résultats obtenus fassent partie intégrante des descriptions modernes des espèces. L’incorporation de nouvelles approches en taxonomie crée également des défis. Par exemple, les descriptions d’espèces basées sur les séquences de codes-barres d’ADN et les détails ultrastructuraux sont en contradiction avec les premières descriptions d’espèces basées uniquement sur les caractéristiques observables à l’œil nu et à faible grossissement en microscopie optique, bien que le séquençage de minuscules morceaux de spécimens de macroalgues soit aujourd’hui une pratique courante pour résoudre les problèmes taxonomiques. D’une manière générale, les technologies classiques et modernes génèrent une grande quantité d’informations grâce auxquelles la diversité peut être captée en espèces biologiquement significatives. Nous vous invitons à présenter des contributions montrant comment des études combinant diverses méthodes contribuent à l’exploration et à la description de la diversité des algues, ainsi qu’à l’identification, la caractérisation et la délimitation des espèces et des populations.

Animateurs :

  • Maxim Kulikovskiy : Institute of Plant Physiology, Russian Academy of Sciences, Moscow, Russie
  • Fabio RindiDipartimento di Scienze della Vita e dell’Ambiente Università Politecnica delle Marche, Ancona, Italie

Conférenciers :

  • Patrick Kociolek : Museum of Natural History and Department of Ecology and Evolutionary Biology, University of Colorado, Boulder, USA
  • Frederik Leliaert : Herbarium and Library Department, Botanic Garden Meise, Meise, Belgique

De nouvelles méthodologies, telles que le métabarcoding par séquençage à haut débit, révolutionnent les études sur la biodiversité. Les données du métabarcoding peuvent révéler la biodiversité et la composition des communautés d’algues à des échelles spatio-temporelles différentes de ce qui était possible auparavant. Ces données peuvent révéler la différenciation génétique des populations intraspécifiques et mettre au jour une biodiversité cachée. Les ensembles de données de référence nécessaires à l’identification des haplotypes du métabarcode sont en train de se constituer rapidement. Cependant, les algorithmes permettant de traduire les lectures du métabarcode en espèces biologiquement significatives sont encore en cours de développement. Des contributions sont attendues sur les développements dans la découverte de la diversité des espèces, de la structure des populations et des schémas biogéographiques et saisonniers, avec des méthodes classiques et à haut débit. Les sujets peuvent également inclure la déduction des modèles de distribution, ainsi que le suivi et la modélisation de ces modèles dans l’espace et le temps.

Animateurs :

  • Uwe John : Ecological chemistry department, Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne
  • Sophie Steinhagen : University of Gothenburg, Department of Marine Sciences, Strömstad, Suède

Conférenciers :

  • Luka Šupraha : Section for Aquatic Biology and Toxicology, Department of Biosciences, University of Oslo, Norvège | Norwegian Institute for Water Research, Oslo, Norvège
  • Petra Nowak : Aquatic Ecology, University of Rostock, Rostock, Allemagne

Les modèles et théories des processus évolutifs sont de plus en plus appliqués en phycologie. Les génomes de nombreuses espèces deviennent disponibles, ce qui permet de déduire l’histoire de l’évolution à partir de génomes entiers plutôt que de quelques marqueurs. Ces résultats mettent en lumière les transitions majeures, l’acquisition de nouveaux caractères et d’autres innovations dans l’histoire de l’évolution des lignées. Des phylogénies bien résolues, combinées à des données morphologiques, physiologiques ou écologiques, aident à répondre aux questions évolutives liées à la diversification et à l’évolution des phénotypes. L’évolution fonctionne également ici et maintenant et la comparaison des génomes entre les individus d’une même population ou de populations différentes peut révéler une adaptation en cours. Nous sollicitons des contributions qui combinent les ressources génomiques et autres avec les avancées technologiques pour explorer les histoires de l’évolution, ainsi que des plans expérimentaux pour tester les hypothèses sur l’évolution en action. Nous accueillerons également des contributions sur l’histoire de l’évolution profonde des principaux phylums d’algues et sur la façon dont ils ont été créés.

Animateurs :

Conférenciers :

  • Bojian Zhong : College of Life Sciences, Nanjing Normal University, Chine
  • Elias Marek : Department of Biology and Ecology, University of Ostrava, Ostrava, République tchèque

(C) Erwan AMICE | CNRS

SESSION 2

BIOLOGIE CELLULAIRE ET BIOLOGIE DU SYSTÈME ALGUE


Outre l’environnement abiotique, le biote intime des algues affecte la croissance, le développement et la reproduction sexuelle des algues, et ce, de manière souvent surprenante. Ces interactions peuvent désormais être étudiées dans tous leurs détails grâce à l’incorporation d’analyses du métabolome, du transcriptome et du génome, ainsi que d’évaluations épigénétiques, même pour des cellules uniques. L’ultrastructure et la composition des cellules d’algues figurent également en bonne place dans ces études.


De nombreuses micro- et macroalgues entretiennent des relations étroites avec d’autres espèces, y compris d’autres eucaryotes, des bactéries et des virus. Ces relations peuvent être symbiotiques, mutualistes ou simplement parasitaires. Dans de nombreuses relations symbiotiques, les partenaires influencent la forme et la physiologie/métabolisme de l’autre à tel point qu’ils semblent avoir développé une forme de vie à part entière. Certaines algues ne peuvent même pas croître et se développer sans leur microbiome. Les parasites et les virus sont capables de contrôler la prolifération du phytoplancton. De nombreuses algues rouges entretiennent des relations complexes avec les aldépho-parasites. Les contributions peuvent inclure – mais ne sont pas limitées à – des évaluations de la diversité de ces relations, des études fonctionnelles sur les interactions, et des avancées conceptuelles sur, par exemple, la façon dont ces interactions sont établies, maintenues et perturbées, comment elles évoluent ensemble, et comment leurs génomes, transcriptomes et métabolomes s’adaptent aux relations durables. Ce symposium invite également des contributions au domaine en évolution de la recherche sur l’holobiome des algues et son impact sur le fonctionnement des espèces.

Animateurs :

  • Johan Decelle : CNRS Laboratoire Physiologie Cellulaire & Végétale , CEA-Grenoble, France
  • Aschwin H. Engelen : Biogeographical Ecology and Evolution, UAlg, Faro, Portugal

Conférenciers :

  • Suhelen Egan : School of Biological, Earth and Environmental Sciences, UNSW Sydney, Australie
  • Shady A. Amin : Department of Biology, New York University Abu Dhabi, UAE

Les algues présentent une fascinante diversité de cycles de vie, souvent associés à des stades haploïdes et diploïdes morphologiquement et fonctionnellement distincts. Les transitions entre ces stades peuvent être déclenchées par des facteurs environnementaux, y compris le microbiome, ainsi que par des facteurs endogènes et externes. Pour de nombreuses lignées d’algues, les gènes régissant ces processus et leurs modes de fonctionnement sont encore largement inconnus. Actuellement, les approches analytiques combinant les données du génome, les données de la transcriptomique, de l’omique cellulaire, de l’épigénétique et de la protéomique, offrent de nouvelles perspectives pour l’étude de la régulation de la reproduction sexuelle et de la transition entre les étapes du cycle de vie des algues. En outre, l’épigénétique est un sujet émergent qui peut aider à mieux comprendre l’adaptation rapide de la phénologie au sein et entre les stades du cycle de vie dans un environnement changeant. Les contributions à ce symposium sont invitées à porter sur – mais sans s’y limiter – les différents types de cycles de vie, leur différenciation morphologique et/ou physiologique entre les étapes du cycle de vie, les conditions qui déclenchent ou contrecarrent la reproduction, la machinerie génomique derrière la reproduction et l’histoire évolutive de la complexité des cycles de vie chez les algues. En outre, nous invitons les contributions des études mettant en évidence la façon dont les générations alternées peuvent transférer des informations d’un stade à l’autre, par exemple via l’épigénétique ou via des effets transgénérationnels généraux.

Animateurs :

  • Mariella FerranteStazione Zoologica Anton Dohrn, Naples, Italie
  • Agnieszka P. Lipinska : Department of Algal Development and Evolution, Max Planck Institute for Biology, Tübingen, Allemagne

Conférenciers :

  • Kenny Bogaert : Phycology Research Group, UGent, Ghent, Belgique
  • Gust Bilcke : Protistology and Aquatic Ecology Group, UGent, Ghent, Belgique

Les algues sont un assemblage diversifié d’organismes qui appartiennent à plusieurs lignées phylogénétiquement indépendantes. Les algues sont adaptées à de nombreux habitats différents, ont différents niveaux trophiques et présentent des variations dans le Bauplan allant de minuscules cellules à des syncytia unicellulaires et des organismes multicellulaires complexes composés de différents types de cellules. Il n’est pas surprenant que la structure cellulaire interne soit tout aussi diversifiée et que divers traits uniques d’importance taxonomique aient été décrits. Nous vous invitons à présenter des contributions axées sur la description des structures des cellules d’algues et de leurs compartiments subcellulaires, leur composition biochimique et leur fonction, ainsi que la manière dont ces caractéristiques sont héritées ou réassemblées dans la génération suivante de cellules. Les contributions sur la reconstruction de l’histoire évolutive des structures cellulaires sont également les bienvenues, tout comme les contributions de techniques de microscopie avancées dévoilant des détails ultrastructuraux.

Animateurs :

  • Zoë A. Popper : Botany and The Ryan Institute, School of Natural Sciences, National University of Ireland, Galway, Irlande
  • Nils Kröger : B CUBE, Technische Universität Dresden, Allemagne

Conférenciers :

  • Klaus Herburger : Institute of Biological Sciences, University of Rostock, Allemagne
  • Assaf Gal : Department of Plant and Environmental Sciences, Weizmann Institute of Science, Rehovot, Israël

Les espèces modèles d’algues sont souvent les premières sur lesquelles les nouvelles technologies développées en dehors de la communauté phycologique sont appliquées avant de trouver leur place dans le courant dominant de la phycologie. Les nouvelles applications de la génomique permettent désormais d’étudier leur complexité et leur fonctionnement dans les moindres détails, y compris leurs horloges circadiennes internes, leurs réponses aux signaux externes ou leurs interactions avec d’autres micro-organismes. Des outils sophistiqués d’édition de l’ADN sont désormais disponibles pour évaluer, par exemple, le fonctionnement des gènes. En outre, la génomique s’est miniaturisée, puisqu’il est désormais possible d’obtenir des instantanés du transcriptome de cellules uniques en action, ce qui permet d’étudier les processus dans leurs moindres détails et en succession rapide. Des contributions sont attendues sur les différentes approches utilisées pour élucider la complexité génomique des algues modèles, afin de répondre aux questions fondamentales sur le fonctionnement des cellules et des thalles d’algues, sur la régulation de leurs activités métaboliques et sur leur réponse aux déclencheurs environnementaux et endogènes. Les contributions sur de nouveaux modèles d’algues sont également les bienvenues, surtout si ces modèles permettent de tester des hypothèses qui ne peuvent être abordées avec les modèles existants.

Animateurs :

  • Maria Mittag : Matthias Schleiden Institute of Genetics, Bioinformatics and Molecular Botany, Friedrich Schiller University, Jena, Allemagne
  • Claire Gachon : UMR 7245 – Molécules de Communication et Adaptation des Micro-organismes – Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France

Conférenciers :

  • Sigrid Neuhauser : Institute of Microbiology, Innsbruck, Autriche
  • Thomas Mock : School of Environmental Sciences, Uni. East Anglia, Norwich, Royaume Uni

(C) Cécile KLEIN | UBO

SESSION 3

ALGUES ET PRODUCTION PRIMAIRE


La photosynthèse et la respiration des algues, ainsi que l’exsudation, l’absorption et la séquestration de la matière organique, représentent des processus physiologiques et écologiques clés dans le cycle global du carbone, tant dans les systèmes d’eau douce que dans les systèmes marins. Ces processus sont spécifiques aux espèces et influencés par des interactions complexes avec des facteurs environnementaux. Les progrès de nos connaissances sur les microalgues et les macroalgues nous permettront de mieux comprendre le rôle clé que jouent ces organismes dans la lutte contre le changement climatique.


Ce symposium aborde les mécanismes de la photosynthèse, y compris la photo-biologie et la fixation du carbone, ainsi que le stockage du carbone et la respiration. Les nouvelles technologies, les méthodologies in situ et ex situ et les approches de modélisation ouvrent de nouvelles voies pour étudier et quantifier la façon dont les algues fixent, stockent et respirent le carbone. Les progrès dans notre compréhension de ces processus fondamentaux devraient non seulement améliorer notre compréhension de l’écologie des algues et de la productivité nette des écosystèmes, mais aussi conduire à des améliorations pratiques dans la culture de masse des algues à des fins commerciales. Des contributions sont attendues sur tous les aspects de la photosynthèse, l’amélioration des techniques de mesure in situ et ex situ, les mécanismes physiologiques et moléculaires de la photosynthèse, ses contrôles environnementaux, la relation entre la production d’oxygène photosynthétique et la fixation du carbone et la façon dont cela peut être lié au cycle du carbone (voir ci-dessous) ou aux avancées biotechnologiques. Étant donné que l’acidification des océans affecte ces processus, les contributions dans ce domaine sont également les bienvenues.

Animateurs :

  • Concepción Iñiguez Moreno : Department of Ecology, University of Málaga, Espagne
  • Giovanni Finazzi : Interdisciplinary Research Institute of Grenoble (IRIG), CEA Grenoble, France

Conférenciers :

  • Benjamin Bailleul : Laboratory of Chloroplast Biology and Light Sensing in Microalgae, Institut de Biologie Physico-Chimique, France
  • Yusuke Mastuda : Department of Bioscience, School of Biological and Environmental Sciences, Kwansei Gakuin University, Hyogo, Japon

La production primaire alimente la biosphère et anime le cycle global du carbone. Il est de plus en plus évident que non seulement le phytoplancton mais aussi les écosystèmes végétalisés contribuent considérablement à la fixation et à la séquestration à long terme du carbone. Pourtant, les connaissances sont encore très lacunaires, en particulier en ce qui concerne les forêts de macroalgues. On ne sait pas non plus comment le changement global modifiera le fonctionnement de ces écosystèmes, y compris leur capacité à piéger le carbone. Les contributions sont invitées à porter sur tous les aspects du cycle du carbone marin, en abordant le sort de la production primaire des algues et sa contribution au cycle du carbone. Cela inclut la production et le devenir des détritus et du carbone organique dissous provenant des macroalgues. Les contributions sur les changements dans la capacité des diverses communautés d’algues à fixer et à séquestrer le carbone dans le cadre de divers scénarios de changement climatique sont également les bienvenues.

Animateurs :

  • Karen Filbee-Dexter : Department of Biological Sciences, University of Western Australia, Australie | Institute for Marine Research, Norvège
  • Sebastian D. Rokitta : Alfred-Wegener-Institut, Helmholtz-Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne

Conférenciers :

  • Mar Fernandez-Mendez : Alfred-Wegener-Institut, Helmholtz-Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne
  • Albert Pessarrodona : Oceans Institute and Department of Biological Sciences, University of Western Australia, Crawley, Australie

(C) NASA GSFC

SESSION 4

ALGUES ET FONCTIONNEMENT DES ÉCOSYSTÈMES


Des recherches considérables sont consacrées à la résilience des écosystèmes dominés par les algues face au changement global et aux points de basculement au-delà desquels se produisent des changements soudains et radicaux dans la composition des espèces. Les écosystèmes des régions polaires sont particulièrement touchés, car c’est là que le changement global est le plus prononcé, et le repli vers des latitudes plus élevées n’est pas envisageable. Les technologies -omiques permettent d’obtenir des informations sans précédent sur le fonctionnement de communautés entières et sur leurs limites de résilience.


Le fonctionnement des algues dans leurs écosystèmes dépend entre autres de leur autécologie, de leur bouquet biochimique tel que leurs toxines ou substances dissuasives et de leurs interactions avec les autres organismes qui vivent avec elles ou qui les broutent. Et tout cela est affecté par des facteurs abiotiques externes primaires et secondaires. La compréhension de la complexité des interactions et des fonctionnalités des communautés d’algues et de leur résilience aux changements environnementaux est essentielle pour nous permettre de prévoir comment les écosystèmes se comporteront face au changement global et pour nous aider à concevoir les meilleures pratiques de gestion des écosystèmes afin d’en atténuer les effets. La capacité croissante à associer les différences fonctionnelles aux génotypes et aux fonctionnalités métaboliques améliore également notre compréhension de la diversité écotypique et phénotypique. Les contributions portant sur tous les aspects de l’écologie des algues sont les bienvenues pour mieux révéler la capacité des écosystèmes algaux à faire face à leur environnement biotique et abiotique, y compris les études explorant les interactions entre les espèces, par exemple, au moyen de plans expérimentaux uni- et multifactoriels. Les résultats d’études élucidant les relations entre la diversité fonctionnelle, métabolique et génétique et la résilience des populations aux changements environnementaux sont également particulièrement bienvenus.

Animateurs :

  • Florian Weinberger : Marine Ecology Division, GEOMAR Helmholtz-Centre for Ocean Research, Kiel, Allemagne
  • Petra Visser : Dept. Freshwater and Marine Ecology, IBED, University of Amsterdam, Pays Bas

Conférenciers :

  • Marine Vallet : Group Phytoplankton Community Interactions, Max Planck Institute for Chemical Ecology, Jena, Allemagne
  • Dedmer Van de Waal : Department of Aquatic Ecology, Netherlands Institute of Ecology (NIOO-KNAW), Wageningen, Pays Bas

Le changement climatique affecte les aires de répartition et l’abondance des algues dans les systèmes pélagiques et benthiques. Cela peut provoquer d’intenses efflorescences de micro- et macroalgues ou l’invasion d’espèces exotiques ou migratrices, deux phénomènes qui vont façonner les écosystèmes. Localement, mais aussi sur de vastes étendues géographiques, l’abondance, la phénologie et la zonation des algues évoluent. Ces changements n’affectent pas seulement la diversité locale des algues mais modifient également le fonctionnement des écosystèmes dont elles font partie intégrante. Les contributions à ce symposium peuvent inclure des études sur la biodiversité, les cycles de vie et la phénologie, la formation d’efflorescences et les espèces envahissantes, leur écologie, l’écophysiologie et les omiques dont les résultats aident à évaluer comment les changements environnementaux affectent les modèles de distribution des espèces et des communautés entières et comment les espèces ou les communautés font face aux changements. Les études sur les changements dans les aires de répartition des espèces formant la canopée et d’autres espèces clés, y compris les espèces formant des efflorescences, sont particulièrement bienvenues, tout comme les contributions sur la conservation et la restauration des populations locales ainsi que l’amélioration de leur résilience au changement.

Animateurs :

  • Gareth A. Pearson : Centre of Marine Sciences (CCMAR), Universidade do Algarve, Faro, Portugal
  • Anke KrempBiological Oceanography, Leibniz Institute for Baltic Sea Research Warnemuende, Rostock, Allemagne

Conférenciers :

  • Anita Narwani : Department of Aquatic Ecology, Eawag, Duebendorf, Suisse
  • Ester A. Serrão : Centre of Marine Sciences (CCMAR), Universidade do Algarve, Faro, Portugal

Les régions arctiques et antarctiques sont des environnements difficiles pour les algues, car elles reçoivent peu ou pas de lumière en hiver et une lumière presque continue en plein été sous des températures basses. Aujourd’hui, ce sont les régions polaires qui se réchauffent le plus rapidement. En conséquence, la diversité des algues, la productivité primaire et les modèles de distribution connaissent des changements sans précédent. Les systèmes côtiers et les fjords sont particulièrement touchés par l’augmentation du débit des eaux de fonte, ce qui entraîne une augmentation des chutes de salinité et des taux de sédimentation. En outre, ils doivent faire face à une extension de la période d’eau libre et à une libération de la limitation de la lumière. De nombreuses algues des habitats polaires sont adaptées aux basses températures et aux conditions polaires en général, mais ces adaptations sont en train de devenir un handicap face à des changements environnementaux sans précédent et à l’immigration d’espèces tempérées. Des contributions sont attendues sur tous les aspects mettant en évidence les conditions changeantes dans lesquelles se trouvent les algues polaires et leur capacité à faire face à ces changements sur terre, dans la glace de mer, le long des côtes et dans les eaux libres, leur résilience et/ou leur adaptabilité au changement, et leurs capacités concurrentielles face aux immigrants tempérés.

Animateurs :

  • Linda Nedbalová : Department of Ecology, Faculty of Science, Charles University, Prague, République tchèque
  • Johann Lavaud : LEMAR, Institut Universitaire Européen de la Mer, Université de Bretagne Occidentale, Plouzané, France

Conférenciers :

La métagénomique, la méta-transcriptomique et le métabarcoding fournissent des informations extrêmement détaillées sur la composition de communautés entières ainsi que sur les activités et les interactions de leurs membres. Des génomes et des transcriptomes de référence sont désormais produits à un rythme toujours plus rapide, ce qui permet de traduire les masses de lectures produites par les techniques de séquençage à haut débit de l’ADN ou de l’ARNm environnemental en biocomplexité et en bioactivité de communautés entières. Pour que cette traduction ait un sens, de nombreux défis doivent être relevés. Des contributions sont attendues sur les études méta-omiques visant à évaluer la composition et la complexité de communautés entières dans lesquelles les algues sont des acteurs clés et leur interaction avec l’environnement. Les contributions sur les moyens innovants d’étudier ces types de données afin de faire progresser la connaissance de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes sont particulièrement bienvenues.

Animateurs :

  • Flora J. Vincent : Developmental Biology Unit, EMBL, Heidelberg, Allemagne
  • Bente Edvardsen : Section for Aquatic Biology and Toxicology, University of Oslo, Norvège

Conférenciers :

  • Simon Dittami : CNRS/Sorbonne Université, Station Biologique de Roscoff, France
  • Chana Kranzler : The Mina and Everard Goodman Faculty of Life Sciences, Bar Ilan University, Ramat Gan, Israël

(C) Erwan AMICE | CNRS

SESSION 5

ALGUES ET LEURS APPLICATIONS EN BIOTECHNOLOGIE BLEUE


Les algues sont un trésor de molécules bioactives pour les applications en Biotechnologie Bleue. La première étape de ces applications est le choix d’organismes, voire de consortiums d’organismes, issus de populations naturelles ou fournis par des collections de cultures d’algues. Un nombre rapidement croissant d’entreprises utilisent des algues ou des composés d’algues dans divers secteurs, mais la mise à l’échelle des cultures d’algues pour une production rentable est souvent difficile.


Les collections de cultures d’algues jouent un rôle fondamental dans la recherche, le développement technologique et l’innovation industrielle. Elles sont les dépositaires de myriades de souches de recherche, elles affinent les protocoles de maintien d’un éventail toujours plus large d’espèces, même les plus récalcitrantes, elles développent des méthodologies de cryoconservation pour garantir l’identité génétique à long terme des souches et, dans le cadre de partenariats public-privé, elles travaillent à la mise à l’échelle des cultures d’algues. Les collections de cultures peuvent même jouer le rôle de dépôts paneuropéens ou mondiaux pour les pools génétiques d’espèces en voie d’extinction ou d’espèces aquacoles. Les contributions sont les bienvenues sur le maintien d’espèces récalcitrantes, sur les nouvelles lignées de symbiotes, sur les microbiomes entiers, ainsi que sur la génération et le maintien de souches axéniques importantes pour les applications génomiques. En outre, des contributions sont sollicitées sur la cryoconservation ou les alternatives pour la conservation à long terme des souches.

Animateurs :

  • Filip Pniewski : Gdańsk University, Faculty of Oceanography and Geography, Culture Collection of Baltic Algae, Gdynia, Pologne
  • Peter Chaerle : Ghent University, Faculty of Sciences, Department of Biology, Protistology and Aquatic Ecology, BCCM/Diatoms Collection Gent, Belgique

Conférenciers :

  • Annick Wilmotte : BCCM/ULC Cyanobacteria Collection, InBios, Department of Life Sciences, University of Liège, Belgique
  • Ian Probert : Station Biologique de Roscoff, Centre de recherche et d’enseignement en biologie et écologie marines FR2424, Roscoff, France

Les algues sont une riche source de substances bioactives et d’autres composés et matériaux valorisables. Ces composés ont une variété de fonctions allant de la protection contre le stress, la signalisation, la défense contre les antagonistes, et la capture des nutriments, entre autres. Dans le même temps, les fonctions de nombreux composés d’algues ne sont toujours pas élucidées. Beaucoup de ces composés sont des molécules complexes, difficiles à produire autrement que par les algues. De nombreux produits d’origine algale trouvent aujourd’hui leur place dans les industries pharmaceutiques ou cosméceutiques. Toutefois, le chemin entre la découverte de substances algales valorisables et leurs applications commerciales est long, et seules quelques-unes d’entre elles se transforment en produits commerciaux. Des contributions sont attendues sur la découverte de nouveaux composés et substances bioactifs, en particulier dans les lignées d’algues peu explorées, l’extraction des composés, l’identification et la caractérisation de leur bioactivité, avec un accent sur les approches de leur production en utilisant la biotechnologie des algues.

Animateurs :

  • Abd El-Fatah Abomohra : New Energy and Environmental Laboratory (NEEL), Department of Environmental Engineering, SACE, Chengdu University, Chine
  • Alexei Solovchenko : Bioengineering Department, M.V. Lomonosov Moscow State University, Moscow, Russie

Conférenciers :

  • Dieter Hanelt : Department of Biology, Institute of Plant Science and Microbiology, Hamburg University, Allemagne
  • Inna Khozin-Goldberg : Microalgal Biotechnology Laboratory, French Associates Institute for Agriculture and Biotechnology, J. Blaunstein Institutes for Desert Research, Ben-Gurion University of the Negev, Israël

Ce symposium se concentre sur les nouvelles orientations des applications de Biotechnologie Bleue dans les algues. Les processus de production à l’échelle industrielle reposent souvent sur des souches de type sauvage produisant des substances d’intérêt dans les quantités requises dans leur contexte environnemental. Pourtant, les progrès des méthodologies de la génomique et de la sélection appliquée à l’amélioration de la production peuvent considérablement augmenter la rentabilité des processus de production. Les contributions peuvent porter sur des systèmes et des méthodologies permettant d’optimiser et d’augmenter la production de composés d’intérêt, ou de rendre les processus de production plus efficaces. Des contributions sont attendues sur l’exploration des voies de production ainsi que sur l’optimisation de ces voies et la mise à l’échelle de la production. Sont également attendues des contributions dans le domaine de la biologie synthétique, qui consiste à modeler les organismes en les transformant pour leur donner de nouvelles capacités ou de nouveaux produits pour la médecine, la fabrication et l’agriculture.

Animateurs :

  • Maria do Rosario Domingues : Lipidomics Laboratory, Mass Spectrometry Center, Department of Chemistry, University of Aveiro, Portugal
  • Joanna Kargul : Solar Fuels Laboratory, Centre For New Technologies, University of Warsaw, Pologne

Conférenciers :

  • Yagut Allahverdiyeva-Rinne : Molecular Plant Biology Unit, Department of Life Technologies, University of Turku, Finlande
  • Hugo Pereira : GreenCoLab – Associação Oceano Verde, University of Algarve, Faro, Portugal

Les scientifiques en début de carrière et les étudiants en phycologie perçoivent souvent les possibilités de carrière dans la recherche phycologique comme limitées, considérant leurs superviseurs scientifiques comme des modèles de carrière dans le monde universitaire. Cependant, il existe de nombreuses possibilités de carrières enrichissantes dans (en collaboration avec) le secteur privé. Les algues ont trouvé leur place dans de nombreux processus de production industrielle et dans l’aquaculture à grande échelle. Et là où les algues sont utilisées, les chercheurs sont recherchés pour résoudre les problèmes, optimiser et innover. Pourtant, malgré les nombreuses opportunités, certains problèmes font obstacle à de tels partenariats. Les contributions de projets de recherche en partenariat public-privé et leurs objectifs, de chercheurs travaillant en partenariat avec des entreprises ou travaillant dans des entreprises sont les bienvenues. L’accent n’est pas mis sur les méthodologies ou les résultats scientifiques, mais sur les expériences de travail dans le secteur privé. Quelles sont les attentes des entreprises vis-à-vis des scientifiques qui travaillent avec elles ou pour elles ? Qu’en est-il de la création de votre propre start-up ou spin-out ? Ce qui est nécessaire pour transformer des idées intelligentes en produits commercialisables.

Animateurs :

  • Annette Bruhn : Department of Ecoscience, Centre for Circular Bioeconomy, Aarhus University, Danemark
  • Stefan Kraan : The Seaweed Company, Irlande

Conférenciers :

(C) Interreg NWE ALG-AD

SESSION 6

ALGUES ET SOCIÉTÉ


L’intérêt pour les algues est croissant chez de nombreuses parties prenantes, y compris le grand public. Les algues sont de plus en plus perçues comme saines et jolies, mais les efflorescences d’espèces potentiellement nuisibles affectent la santé écologique et le bien-être humain. Le suivi de la diversité et de l’évolution de la composition des systèmes algaux fournit des données indispensables à la gouvernance locale pour faire des choix politiques éclairés. Les scientifiques et les enseignants doivent jouer leur rôle en sensibilisant le public à la manière dont les algues contribuent à répondre aux besoins brûlants de la société.

C’est avec une grande tristesse que nous devons annoncer le décès soudain de notre collègue Erwan Ar Gall, co-organisateur du mini-symposium 20. Afin de poursuivre son investissement avec enthousiasme dans la préparation d’un EPC8 réussi, Elvira Ramos Manzanos a accepté de travailler avec Sotiris Orfanidis en tant que co-organisatrice.


Le grand public montre un intérêt croissant pour les algues. Les algues sont aujourd’hui perçues comme quelque chose de positif, de sain, de valorisables, d’utile et parfois de beau, plutôt que comme un déchet à nettoyer avec une bonne dose d’eau de Javel. Les raisons de ce changement de mentalité sont multiples. Les algues ou leurs dérivés entrent dans la composition d’une gamme toujours plus large de produits, allant des cosméceutiques et des médicaments à l’alimentation humaine et animale. De ce fait, les algues contribuent à l’emploi, au développement économique et à la prospérité humaine, notamment dans les pays ou régions en développement. Les algues sont souvent d’une beauté stupéfiante et constituent une source d’inspiration pour les artistes. De nombreux scientifiques citoyens sont des experts en taxonomie des algues, contribuant ainsi à l’avancement des connaissances sur la biodiversité et la distribution des algues. Toutefois, cette image positive est facilement détruite par la présence d’algues dans l’actualité, par exemple les “algues tueuses” et les “efflorescences algales nuisibles”, sans tenir compte du fait que ces efflorescences résultent généralement de déséquilibres écosystémiques causés par l’homme. Les phycologues doivent traduire efficacement les connaissances scientifiques sur les algues auprès du grand public et transférer ces connaissances dans des applications pratiques. Ils doivent s’engager auprès des communautés locales afin d’encourager l’utilisation des algues, générant ainsi des emplois et augmentant le bien-être et la prospérité. Le transfert de ces connaissances sur les algues nécessite une combinaison de diverses disciplines, le développement d’un environnement de recherche inter- et transdisciplinaire avec des stratégies pour les pratiques sociétales. Ils doivent informer les décideurs politiques des services écosystémiques cruciaux fournis par les algues, afin de leur permettre de relever les défis environnementaux liés aux algues et à leurs écosystèmes. Les connaissances doivent être diffusées en utilisant les moyens électroniques disponibles qui se développent rapidement, mais en évitant les pièges d’une telle communication. Des contributions sont attendues sur les projets de diffusion et de sensibilisation du grand public, sur les services écosystémiques des algues, la co-gestion adaptative et la recherche sur la façon dont les algues peuvent atténuer l’impact du changement climatique sur les moyens de subsistance locaux ; les exercices impliquant les citoyens dans la diffusion des connaissances et/ou la participation à des recherches d’actualité sont les bienvenus.

Animateurs :

  • Nils Ekelund : Dept. Natural Sciences, Mathematics, Society, Faculty of Education and Society, Malmö University, Suède
  • Johanna Weggelaar : Algae Platform, Atelier Luma / Luma Arles, France

Conférenciers :

  • Fredrik Gröndahl : Dept. Sustainable development environmental science and engineering (SEED), School of Architecture and the built environment (ABE), Royal Institute of Technology, Stockholm, Suède
  • Alix Levain : UMR 6308 AMURE, CNRS, Plouzané, France

Nombre d’entre nous ont des engagements en matière d’enseignement et participent à l’enseignement des étudiants, à la formation des doctorants et à l’encadrement des postdoctorants en début de carrière. L’enseignement est également une partie essentielle de notre carrière professionnelle car il garantit que les futurs collègues prennent le relais. Les étudiants doivent s’informer sur les parcours professionnels, tant dans le monde universitaire que dans l’industrie et les entreprises (biotechnologie, agriculture, nouveaux produits, etc.). Les nouvelles technologies et la pandémie de COVID-19 ont bouleversé les modèles et les modes d’enseignement. Les contributions sont invitées à partager les expériences et les méthodes innovantes d’enseignement et de formation sur tous les aspects des algues à un éventail de groupes cibles, y compris leurs applications pratiques. En outre, nous invitons les contributions qui illustrent les parcours de l’université à l’entreprise et les défis à relever entre l’idée et sa réalisation.

Animateurs :

  • Cecilia Maria Totti : Department of Life and Environmental Sciences, Università Politecnica delle Marche, Ancona, Italie
  • Conxi Rodríguez-Prieto : Faculty of Science, University of Girona, Espagne

Conférenciers :

  • Suzanne Fredericq : Department of Biology, University of Louisiana, Lafayette, USA
  • Morgan Vis : Department of Environmental and Plant Biology, Ohio University, Athens, USA

L’eutrophisation, la pollution, les obstructions côtières, la régulation des rivières, le réchauffement climatique et d’autres pressions d’origine humaine sur nos eaux douces, de transition et côtières, seules ou en combinaison, ont eu un impact énorme sur les ressources en eau et les écosystèmes algaux associés. Ces systèmes sont, en outre, menacés par une récolte ou une aquaculture non durable. Dans de nombreuses directives européennes, telles que la directive-cadre sur l’eau (ou DCE), les algues sont utilisées comme éléments de qualité ou indicateurs de la qualité de l’eau et de l’état écologique ; de nombreuses stratégies de gestion sont fondées sur la biodiversité des algues et leur abondance. En outre, ces dernières années, de nouvelles stratégies de conservation ont été développées pour contrer, par exemple, le déclin des forêts d’algues ou la dégradation des systèmes fluviaux d’eau douce. Les contributions sont sollicitées sur tous les aspects de la gestion et de la conservation de l’eau qui sont centrés sur les algues. Les nouvelles stratégies de conservation visant à atténuer la perte de biodiversité, d’espèces clés ou d’habitats sont particulièrement intéressantes. Des informations sur l’applicabilité pratique et les stratégies de mise à l’échelle sont nécessaires et les concepts d’aquaculture durable permettant de maintenir une bonne qualité de l’eau et de préserver la biodiversité sont les bienvenus.

Animateurs :

  • Elvira Ramos Manzanos : IHCantabria – Instituto de Hidráulica Ambiental de la Universidad de Cantabria, Santander, Espagne
  • Sotiris Orfanidis : Fisheries Research Institute (ELGO-DIMITRA), Kavala, Grèce

Conférenciers :

  • Elvira Ramos Manzanos : IHCantabria – Instituto de Hidráulica Ambiental de la Universidad de Cantabria, Santander, Espagne
  • Matina Katsiapi : EYATH SA, Water Supply Division-Drinking Water Treatment Facility, Thessaloniki, Grèce | School of Biology, Aristotle University of Thessaloniki, Grèce

(C) CEVA

Comité scientifique présidé par

Comité local d’organisation


IUEM, SBR et Ifremer


Inka BARTSCH

Alfred Wegener Institute, Helmholtz Center for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne


Wiebe KOOISTRA

Stazione Zoologica Anton Dohrn, National Institute of Marine Biology, Ecology and Biotechnology, Italie

Responsables du comité : Philippe Potin & Solène Connan

Membres du comité : Yacine Badis | Eva Bucciarelli | Thomas Burel | Jonas Collen | Mark Cock | Eric Deslandes | Christophe Destombe | Simon Dittami | Jacques Grall | Laure Guillou | Helene Hegaret | Claire Hellio | Cécile Klein | Martial Laurans | Johann Lavaud | Catherine Leblanc | Aude Leynaert | Marc LongGabriel Markov | Sylvain Petek | Philippe Pondaven | Ian Probert | Philippe Soudant | Nathalie Simon | Valérie Stiger-Pouvreau | Jill Sutton | Myriam Valéro

Comité scientifique présidé par


Inka BARTSCH

Alfred Wegener Institute, Allemagne


Wiebe KOOISTRA

Stazione Zoologica Anton Dohrn, National Institute of Marine Biology, Ecology and Biotechnology, Italie

Comité local d’organisation


IUEM, SBR et Ifremer


Responsables du comité : Philippe Potin & Solène Connan

Membres du comité : Erwan Ar Gall | Yacine Badis | Eva Bucciarelli | Jonas Collen | Mark Cock | Eric Deslandes | Christophe Destombe | Simon Dittami | Jacques Grall | Laure Guillou | Helene Hegaret | Claire Hellio | Cécile Klein | Martial Laurans | Johann Lavaud | Catherine Leblanc | Aude Leynaert | Gabriel Markov | Sylvain Petek | Philippe Pondaven | Ian Probert | Philippe Soudant | Nathalie Simon | Valérie Stiger-Pouvreau | Jill Sutton | Myriam Valéro

Venez nombreux profiter de la pointe bretonne

Le 8ème congrès européen sur les Algues se tiendra en Bretagne (France) à Brest du 20 au 26 août 2023 à Brest-Arena, centre sportif et culturel. Cette structure située à 10 min du centre-ville de Brest en tramway offre une salle plénière permettant d’accueillir 700 personnes ainsi que 3 autres salles de 200 places et les espaces de restauration et d’exposition. Brest est une métropole de 400 000 habitants, zone touristique autant que bassin de vie. De nombreux hôtels allant de 1 à 4 étoiles sont situés dans Brest avec des prix allant de 50 € à 150 € par nuit. Des chambres pour les étudiants sont également disponibles dans le centre de Brest à 10 min en tramway de Brest Arena. La ville et sa périphérie possèdent de nombreux équipements et points d’intérêt attractifs, tels que Océanopolis, les Ateliers des Capucins reliés au centre-ville par le premier téléphérique urbain de France, le Conservatoire botanique National de Brest. La ville a été récemment classée ” Ville d’art et d’histoire “. Innovante et ouverte sur le monde, Brest se distingue des autres villes françaises par ses liens avec le milieu marin, ainsi que par son secteur des sciences et technologies marines de pointe. C’est d’ailleurs du port de Brest que sont partis de grands explorateurs à la découverte de nouveaux mondes : La Pérouse, Kerguelen, Bougainville… Brest a une gare TGV en centre-ville et est doté d’un aéroport international proche du centre-ville, avec un service de navette et de tramway. L’aéroport international de Brest Bretagne propose quelques vols internationaux et un large choix de vols via Paris (Orly ou Charles de Gaulle).

  • (C) Martin Viezzer

  • (C) Mathieu Le Gall

  • ©Jean-Yves Guillaume

  • Frédéric Le Mouillour/Brest métropole océane

  • (C) Sébastien HERVE

Appel à contributions


Chacun des 6 thèmes comprend entre 2 et 4 symposiums composés de conférences invitées, d’un ensemble (limité) de présentations orales (sélectionnées parmi les résumés) et d’une session de posters. Le comité scientifique de cet événement invite les participants à soumettre un résumé en anglais à l’un des symposiums présentés ci-dessus. La préférence pour l’oral / le poster et le choix de la session thématique sont des options indiquées sur le formulaire de soumission de résumé.

Les détails sur la soumission des résumés seront bientôt disponibles. La soumission des résumés est possible jusqu’au 31 Mars 2023. Les soumissions seront évaluées par le comité scientifique et vous serez informés fin Mai 2023 si votre résumé a été accepté ou non et sous quel forme (oral ou poster).

Dates importantes


Ouverture des inscriptions et de soumission des résumés : 15 Novembre 2022
Fin des inscriptions anticipées : 28 Février 2023
Date limite de soumission des résumés : 31 Mars 2023
Information sur la sélection des résumés : Mai 2023
Début du congrès : 20 Août 2023

Inscriptions


Pour participer, vous trouverez ici la procédure pour soumettre votre résumé (Date limite de soumission: 31 Mars 2023) et vous inscrire à l’EPC8 ainsi que des infos pratiques.
Les résumés seront sélectionnés par le comité scientifique international. Votre inscription sera officielle dès réception du paiement des frais d’inscription.
Les frais de conférence couvrent l’inscription au congrès, la nourriture, les pause-café et le transport de l’aéroport ou de la gare ainsi que les transports journaliers jusqu’au lieu de la conférence.

Inscription anticipée à tarif réduit (novembre 2022 – février 2023) :

[1] Membre de la FEPS = 400 €

[2] Non-membre de la FEPS = 480 €

[3] Étudiant = 250 €

[4] Accompagnant = 150 €

[5] Excursion de mi-congrès = 50/80 €

Inscription tardive (mars 2023 – juillet 2023) :

[1] Membre de la FEPS = 530 €

[2] Non-membre de la FEPS = 600 €

[3] Étudiant =380 €

[4] Accompagnant = 200 €

[5] Excursion de mi-congrès = 60/100 €

Inscription clôturée : 1er août 2023

Info Covid


Compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire, nous maintenons notre volonté de tenir ce congrès en présentiel afin de favoriser les échanges entre tous : chercheurs de référence, jeunes chercheurs et futurs chercheurs que sont les étudiants.

Si nécessaire, un schéma de vaccination complet sera demandé pour participer à la conférence. Les organisateurs du congrès proposeront des auto-tests antigéniques pendant le colloque. Les conférences, l’exposition des posters, les workshops, la restauration, les pauses café se dérouleront dans des conditions conformes aux règles sanitaires.

Toutefois, si la situation se dégrade, un format bimodal ne sera pas envisagé et vous en serez informé. L’événement sera alors annulé.

Les frais d’inscription seront remboursables en fonction du contexte Covid au moment de la conférence en août 2023.

Pour plus d’informations, envoyez un mail à : epc8@sciencesconf.org

Mer et journalisme-2022


Participation en présentiel et en distanciel


Pour répondre aux besoins de formation exprimés depuis de nombreuses années par les journalistes sur les sciences et technologies marines, l’École Universitaire de Recherche ISblue propose une école d’été de 2 jours à Brest, au sein de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Cette formation destinée aux journalistes francophones des différents médias apporte un éclairage sur le thème général :

« Océans et climats »

L’école d’été Mer et Journalisme est coordonnée par Paul Tréguer et Pauline Letortu.

Pour vous inscrire c’est ici

Date limite d’inscription : le 20 août 2022

Une formation animée par :

Intervenants


Stéphane de Vendeuvre

Journaliste, Club de la Presse de Bretagne

Stefan LALONDE (CNRS, Geo-Ocean, IUEM)

Martial CAROFF (CNRS, Geo-Ocean, IUEM)

Jérémie BOURDOULOUS (projet Geopark Armorique)

Noémie COURANT (projet Geopark Armorique)

Olivier ABALLAIN (ESJL)

Ingrid PEUZIAT (UBO, LETG, IUEM)

Franck LECOCQ (AgroParisTech, CIRED)

Jean JOUZEL (IPSL)

Anne-Marie TREGUIER (CNRS, ISBlue, IUEM)

Stéphane BLAIN (Sorbonne Univ.)

Hélène PLANQUETTE (CNRS, LEMAR, IUEM)

Catherine JEANDEL (CNRS, LEGOS)

Fabien PERAULT (CNRS, INSU)

Christophe CASSOU (CNRS, CERFACS)

Conférence introductive

Stefan LALONDE (CNRS, Geo-Ocean)



Et si nous remontions dans le temps ?

L’influence anthropogénique sur les teneurs atmosphériques en dioxyde de carbone, et par conséquent, le climat, emmène l’humanité vers un futur mal connu. Par contre, les archives sédimentaires enregistrent des millions années, voire des milliards d’années, d’un fonctionnement du cycle du carbone et des conditions climatiques bien différentes d’aujourd’hui. Dans cette présentation, nous allons réviser le fonctionnement du cycle du carbone et les traces des climats du passé préservé dans les archives sédimentaires, avec un regard particulier sur les perturbations extrêmes comme celle que nous vivons aujourd’hui.

Conférences thématiques

Franck LECOCQ | AgroParisTech, CIRED, co-auteur des ouvrages récents du GIEC


Atténuation du changement climatique

Cette conférence interactive présentera les principaux résultats du 6ème rapport du groupe III du GIEC, paru le 4 avril 2022, sur les options de lutte contre le changement climatique.

Ingrid PEUZIAT | UBO, LETG


Développement durable et nautisme

Le milieu du XXe siècle marque le début de la démocratisation du nautisme et parallèlement de nombreux ports de plaisance sont créés, souvent ex-nihilo, artificialisant ainsi les littoraux. Peu à peu ces ports sont devenus de véritables outils d’aménagement pour le développement des territoires et le nautisme une activité essentielle à l’économie littorale dans de nombreuses régions côtières. Mais aujourd’hui, les acteurs du nautisme doivent faire face à une multitude d’enjeux liés au vieillissement des plaisanciers, aux changements de pratiques, au développement d’un nautisme écoresponsable (éconavigation, enjeux énergétiques, recyclage des bateaux hors d’usage…). Cette conférence présentera les grands défis de la transition écologique du nautisme, et plus particulièrement de la plaisance, mais également les solutions mises en œuvre par les acteurs de la filière et les gestionnaires des espaces côtiers.

Stéphane BLAIN | Sorbonne Univ.


L’océan puits et source de CO2

L’océan est un puits de carbone qui absorbe environ un quart des émissions de carbone anthropique atténuant ainsi l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère et ses conséquences sur le climat. Pourquoi n’en absorbe-t-il pas plus ou pas moins ? Quel va être le devenir de ce puits ? Le dernier rapport du GIEC montre clairement que l’objectif de 2°C à la fin du siècle ne sera pas atteint sans la capture d’une partie du CO2 que nous avons déjà émis. L’océan a-t-il un rôle à jouer dans ce contexte ? Au travers d’une réflexion simple sur les échelles de temps qui sont en jeu, l’objectif du séminaire est d’apporter quelques éléments de discussion sur ces questions.

Focus

COP vs. GIEC


Pourquoi les conclusions des rapports du GIEC ne passent que partiellement dans les COP ? Conséquences ?

Animateur : Franck LECOCQ  (AgroParisTech, CIRED)

Intervenants : Jean Jouzel (IPSL), Christophe Cassou (CNRS, CERFACS), et Anne-Marie Tréguier (CNRS, ISblue)

3 Ateliers interactifs

Scientifiques et journalistes: comment travailler ensemble (au bénéfice des citoyens) ?


L’atelier «Scientifiques et journalistes: comment travailler ensemble (au bénéfice des citoyens) ?» se propose d’aborder les différences entre les démarches journalistique et scientifique. Objectif : faire appel à l’expertise scientifique de façon plus pertinente, en s’appuyant sur l’expérience réussie du site The Conversation. Une boîte à outils sera proposée : Comment lire efficacement une publication scientifique sans être expert soi-même ? Comment qualifier/choisir les bonnes sources ? Comment travailler ses angles ?

Animateur : Olivier ABALLAIN  (École supérieure de journalisme de Lille)

Et si nous remontions le temps ?


À la suite de la conférence sur les variations climatiques au cours des ères géologiques, nous continuerons à scruter l’histoire du Globe terrestre. Après une courte introduction sur les Sciences de la Terre en général et le façonnement des paysages, un focus sera fait sur l’ancienne chaîne de montagnes hercynienne, datant d’environ 300 millions d’années, dont les reliefs fortement érodés forment l’ossature de nombreux massifs anciens, tel le Massif armoricain. Il y aura enfin une présentation du futur Geopark Armorique, en cours de labellisation UNESCO, dans un cadre d’échanges interactifs.

Pour appuyer le débat, plusieurs documents seront diffusés, dont des extraits du film documentaire de France TV réalisé par Michael Pitiot France: le fabuleux voyage et des courtes vidéos sur le Massif armoricain.

Animateur : Martial CAROFF  (UBO, Geo-Ocean)

Intervenants : Jérémie BOURDOULOUS (directeur du patrimoine naturel au Parc naturel régional d’Armorique (PNRA)) et Noémie COURANT (coordinatrice du Geopark Armorique au PNRA).

Comment les scientifiques étudient‐ils les interactions océan‐climat ?


Lors de la mission océanographique SWINGS (pour South West Indian Geotraces Section) Hélène Planquette, Catherine Jeandel et toute leur équipe ont mené une mission d’exploration et de mesures dans l’océan austral. A bord du Marion Dufresne, de janvier à mars 2021, 48 scientifiques spécialisés dans les domaines de la chimie, biologie, physique, climatologie ont collecté des milliers d’échantillons, de la surface jusqu’aux abysses, depuis l’île de la Réunion jusqu’aux îles subantarctiques Marion, Prince Edward, Crozet, Kerguelen, Mc Donald et Heard. Leur principal objectif est de comprendre comment cette région océanique participe à la soustraction de CO2 atmosphérique et plus spécifiquement, comment les différents éléments chimiques essentiels au développement de la vie y sont apportés, transformés et transportés par les courants.
Cet atelier sera spécialement consacré à la recherche effectuée sur le bateau : ses objectifs, ses outils, la solidarité et la démarche qui accompagnent cette expédition depuis sa conception jusqu’à l’exploitation des résultats. Pour sensibiliser ces recherches à un public plus large, les dispositifs de communication et médiation qui ont été mis en place (site web, articles, liens presse, lien avec scolaires, documentaire à bord…) pourront être aussi discutés lors de cet atelier. Les échanges seront ponctués par des extraits du documentaire tourné par Sibylle d’Orgeval.

Animatrice : Hélène PLANQUETTE  (CNRS, LEMAR)

Intervenants : Catherine Jeandel (CNRS, LEGOS), Fabien Pérault (CNRS, IPEV), Christophe Cassou (CNRS, CERFACS), Stéphane Blain (Sorbonne Univ.), François Réguerre (Genavir)

Frais d’inscription


En présentiel : 450 €

En distanciel : 350 €

Québec : via IFQM


Financements


L’action de formation est éligible à la formation continue :

  • En tant que salarié, vous pouvez compléter une demande de financement auprès de votre employeur. Il est également possible de solliciter l’AFDAS (opérateurs de compétences dont relève la presse écrite et les agences de presse).
  • Enfin, si vous faites le choix de déduire les frais réels, les dépenses de formation professionnelle engagées ont le caractère de frais professionnels.

Pour votre information,  cette formation ne peut pas être prise en charge par le Compte Personnel de Formation (CPF).

N’hésitez pas à contacter Anaëlle LE ROUX pour toutes demandes de renseignements.

En savoir plus


Date limite d’inscription : 20 août 2022

Plus d’informations et inscriptions sur sciencesconf.org

 


Télécharger le programme PDF ici


Partenaires


Au laboratoire aussi, recyclons les déchets plastiques !

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Engagé dans le projet Interreg Preventing Plastic Pollution, le CNRS poursuit le déploiement d’actions de réduction et de recyclage des déchets plastiques produits au sein de l’IUEM, identifié comme site pilote expérimental. Après la mise en place d’îlots de tri multi-flux, du recyclage des mégots de cigarette et l’installation de fontaines à eau, les actions se portent à présent sur les déchets plastiques non-souillés générés par les activités de recherche des laboratoires (e.g. tubes, cônes, flacons).

Le projet de recyclage des plastiques de laboratoire, lauréat de la finale du Makeathon SEA-EU

En novembre 2021, une équipe de l’IUEM a participé au Makeathon, un marathon créatif organisé à l’UBO Open Factory dans le cadre du projet européen SEA-EU et du dispositif « Campus innovant et durable ». Cette initiative a permis le déploiement d’un prototypage rapide d’un portoir de tubes coniques de 50 mL conçu à partir de plastiques de laboratoire triés, broyés et recyclés grâce aux équipements présents au FabLab de l’UBO.

La finale du Makeathon, réunissant les universités de Cadiz, Gdansk, Malte et Brest, a eu lieu à l’Université de Split en Croatie le 10 mars dernier. En présentant leur projet « Lab’oucle : la seconde vie des plastiques de laboratoire », l’équipe de l’IUEM a remporté la première place ex-aqueo ! Retrouvez le lien de l’évènement ici.

La transformation des déchets plastiques en objets utiles et durables

L’objectif du projet est (i) de créer et pérenniser une filière locale de recyclage des plastiques de laboratoire non-souillés et (ii) d’utiliser ces déchets plastiques afin de créer des objets utiles et durables au laboratoire.

Ce processus de valorisation se décompose en deux temps :

  • Dans les laboratoires de l’IUEM : mise en place de dix points de collecte répartis entre le BEEP, le laboratoire Geo-Ocean et le LEMAR pour différents items plastiques rigides non-contaminés, puis tri des plastiques suivant leur type et leur couleur. En trois mois, plus de 30 kilogrammes de plastiques rigides non-souillés ont été collectés sur 3 des 10 points de collecte de l’IUEM.
  • A l’UBO Open Factory : broyage des plastiques en petits granulés puis utilisation de ces granulés dans la machine à injection ou dans la presse pour créer de nouveaux objets : portoir, mobilier, horloge, supports, pots…

Le 18 mars 2022, à l’occasion de la journée mondiale du recyclage, une démonstration de broyage de plastiques de laboratoire a été organisée à l’IUEM. Ce temps a également permis de collecter les idées et les besoins des agents de l’IUEM pour définir les objets à créer à partir de cette nouvelle matière première. Rehausseur d’écran, mobilier de laboratoire, étagères murales, caisses de rangement, seaux/matériel terrain, kayak… ont notamment été évoqués. Il ne reste donc qu’à pérenniser la collecte et le tri des plastiques au sein des laboratoires pour que ces idées se concrétisent ! Si à votre tour vous souhaitez compléter cette liste et partager vos idées de création, contactez Mallorie Bodériou.

Pour en savoir plus

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Ika Paul-Pont / CNRS

Université de Split

Contacts

Mallorie Bodériou / CNRS
Ika Paul-Pont / CNRS

 

Alexis Bazire, Maître de conférences en microbiologie au LBCM

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai réalisé une thèse de microbiologie au laboratoire de Biotechnologie et Chimie Marines (LBCM) qui portait sur l’étude d’une bactérie potentiellement pathogène : Pseudomonas aeruginosa. L’objectif était de mieux comprendre comment ces bactéries interagissent au niveau moléculaire, avec pour objectif de court-circuiter leur communication et ainsi diminuer leur virulence. Trouver des molécules capables de couper la communication, c’est affaiblir l’adversaire et ce sont potentiellement des alternatives à l’utilisation massive d’antibiotiques.

Je suis ensuite parti en postdoc au Danemark à l’Université Technique du Danemark (DTU) située à Lyngby (ça se prononce Lunegbu), une petite ville à une dizaine de kilomètres au nord de Copenhague. La vie y était assez paisible, les danois ont une autre conception de la vie et du travail que les français. J’y ai appris à étudier la capacité des bactéries à former des communautés nommées biofilm, j’utilisais essentiellement la microscopie confocale à balayage laser. Ces compétences m’ont permis d’être recruté en 2007 en tant que maître de conférences au LBCM, puisque le laboratoire développait depuis peu sa thématique autour des biofilms.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Avant mon arrivée à l’IUEM, j’étais déjà en poste au LBCM puisque c’est le laboratoire dans son intégralité qui a d’abord été associé à l’IUEM en 2012 puis intégré en 2017. Ce fut une volonté commune de notre laboratoire mais évidente d’un point de vue personnel puisque je travaille sur de nombreux modèles bactériens d’origine marine.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Étant maître de conférences, je suis un peu multi taches, une sorte de couteau suisse.

J’y suis donc chercheur, avec, comme je le disais, une activité autour de l’étude des biofilms des bactéries pathogènes marines ou non et la recherche de molécules d’origine marine limitant la virulence. Je participe à plusieurs projets, notamment avec des collègues du LEMAR, comme Sylvain PETEK et Gwenaëlle LE BLAY avec lesquels nous co-encadrons une thèse et collaborerons prochainement sur un Flagship ISblue récemment acquis. Toujours sur le volet de la limitation des biofilms de pathogènes, je collabore avec l’entreprise MARINE AKWA qui développe des probiotiques pour l’aquaculture. Et sur un volet plus fondamental, je participe de façon continue mais plus ou moins assidument, depuis presque 20 ans maintenant, à une collaboration avec un laboratoire d’Évreux sur les mécanismes de virulence de P. aeruginosa. Ce sont des personnes que j’apprécie, avec qui il est facile de travailler en confiance et qui sont devenues plus que des collègues depuis toutes ces années.

J’y enseigne, à l’UBS sur le site de Lorient, de la Licence 1 au Master 2, je dirais même en Licence -1 puisque j’organise un cycle préparatoire aux études de santé destiné aux élèves de terminale souhaitant se diriger vers des études médicales. Nos promotions d’étudiants restent raisonnables, même si en L1 ça devient très chargé ; ce qui permet une proximité assez agréable avec les étudiants, on arrive encore à associer des noms et des visages.

Et enfin, au niveau administratif, je suis directeur adjoint du LBCM, directeur des études de 2 parcours de L3, correspondant de la Licence accès Santé UBS/UBO, et coordinateur du thème 4 ISblue. Ça fait beaucoup de paperasses et de mails…

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Deux me viennent à l’esprit, la première qui au final n’est pas très drôle mais qui témoigne de l’engagement dans ce métier. Je devais faire un suivi expérimental avec des points toutes les 4 heures, je n’habitais pas très loin du laboratoire, donc je mettais mon réveil à sonner pour me lever et faisais l’aller-retour rapidement. Lors d’un point à 4h du matin, j’ai eu une petite frayeur en croisant mon directeur de thèse qui lui venait finaliser la rédaction d’un article ! On s’est amusé de la situation, car on était presque en pyjama, mais cela ne m’a finalement pas dégoûté du métier.

La seconde, j’étais en postdoc au Danemark, dans un avion en direction d’un gros congrès au Québec et assis près d’un homme avec qui je discutais de tout et de rien. Je me doutais bien qu’il allait aussi au congrès car l’avion ressemblait à un charter de chercheurs danois. Je n’étais pas vraiment bilingue et il faut avouer que les danois mâchent un peu leurs mots, je n’avais donc pas compris son nom. Ce n’est que lorsque j’ai assisté au congrès que j’ai compris que c’était le principal chairman du congrès, un chercheur dont j’avais lu tous les papiers mais que je n’avais jamais rencontré auparavant ! De souvenirs, je n’avais pas dû lui raconter trop de bêtises…. Comme quoi, les congrès servent aussi à rencontrer les gens et pas qu’à se balader vers de parfois chouettes destinations.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Des souvenirs, j’en ai beaucoup en 20 ans. De façon générale, je trouve fabuleux de définir sur le papier une série d’expériences pour tester des hypothèses et que les résultats obtenus soient exactement ceux prévus. J’ai également un excellent souvenir de ma soutenance d’HDR, car on y est plus détendu que lors de la soutenance de thèse, et c’est une superbe occasion d’inviter des collègues reconnus et pour lesquels on a plus l’habitude de lire les papiers que de discuter avec.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Je suis un passionné de Football, depuis tout petit. J’ai commencé à suivre le FC Lorient depuis mon arrivée ici, et j’aime bien chambrer les collègues Brestois lorsque le derby nous revient. Je pratique le dimanche matin mais là l’objectif c’est plutôt de s’amuser avec les copains et se retrouver pour la troisième mi-temps qui dure presque plus que le match lui-même.

J’aime également pratiquer la pêche au Bar, j’y vois essentiellement une balade en mer, les plus agréables sont celles du lever du jour, quand il fait encore bien frais. C’est souvent un jeu du chat et de la souris, il faut titiller le poisson pour qu’il attaque le leurre, cela m’amuse beaucoup. Pour les connaisseurs et les préservateurs de la ressource, je pratique le « catch and release ».

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Alexis Bazire / UBS

Laure Taupin / UBS

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Alexis Bazire / UBS

 

L’IUEM au One Ocean Summit

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Le One Ocean Summit s’est déroulé du 9 au 11 février 2022 à Brest. L’UBO a participé activement aux différents événements liés à ce rendez-vous international consacré à la protection de l’océan. Au regard des sujets abordés, plusieurs membres de l’IUEM ont été partie prenante de différents temps forts.

Les débats ont tout d’abord commencé en amont du sommet, les 4, 5 et 6 février, avec Les soulèvements de la mer organisés par le collectif vives eaux et accueilli par le LABERS (Laboratoire d’études et de recherche en sociologie de l’UBO). ONGs, associations et scientifiques ont pris successivement la parole pour proposer d’autres pistes de reflexions que celles abordées au sein du sommet officiel, autour de la surexploitaiton de l’océan.  Betty Quéffelec (AMURE) est revenue sur les notions de bien commun et de conditions d’exploitation des ressources marines avec Pierre-Yves Cadalen (CRBC, UBO). Yves-Marie Paulet a proposé un regard sur ses recherches sur l’évolution de la rade de Brest et celle de la pêche à la coquille Saint-Jacques.

Le One Ocean Summit University – initiative portée par Yves-Marie Paulet, Denis Bailly, Romain Le Moal, Joëlle Richard et Charline Guillou, a également démarré en amont du sommet par la consultation de jeunes chercheurs internationaux. L’objectif était de fédérer, par une démarche participative et collaborative, les expertises et dynamiques en présence afin de proposer un regard commun sur les enjeux de la recherche et de la formation dans le contexte de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable. Un groupe d’une soixantaine de doctorants et post-doctorants a ainsi travaillé en amont du sommet pour rédiger des recommandations à l’attention des décideurs, autour des dix thématiques des ateliers du One Ocean Summit.

Plusieurs jeunes chercheurs basés à l’IUEM (AMURE, LOPS, LEMAR) ont participé activement à ce travail de groupe, dont certains ont pu être accrédités pour participer au sommet. Découvrez en suivant ce lien, les messages de cette génération de chercheurs, portés par les accrédités. Les contributeurs brestois à cette initiative ont ensuite partagé leur expérience aux côtés de Céline Liret et Denis Bailly à l’occasion de la conférence de clôture organisée à Océanopolis. Le replay est disponible ici.

La constitution de ce groupe de chercheurs a été rendue possible grâce à l’appui de plusieurs réseaux et partenaires internationaux (ECOP, OYSTER, All-Atlantic Youth, Réseau des Universités Marines, SEA-EU, CONEXUS…).

Conférence de clôture à Océanopolis, vendredi 11 février 2022

Fort de ce succès, la dynamique se poursuit et se renforce pour apporter une contribution à la Conférence Océan des Nations Unies qui se tiendra à Lisbonne du 27 juin au 1er juillet 2022.

Sur la scène du sommet officiel, Denis Bailly a été invité dans l’atelier d’ouverture intitulé “La gouvernance de l’océan face au changement”. Il a porté le message d’une démocratie maritime qui reste à inventer et a appelé à “la reconnaissance des droits des communautés et des usagers historiques de la mer”. Son intervention est visionnable ici (à partir d’01’38’00).

L’après-midi du 9 février c’est Paul Tréguer qui a pris la place sur l’estrade pour modérer l’atelier “Océans polaires” (à partir de 04’56’00 sur le même enregistrement) aux côtés de Jérôme Chappelaz (IPEV) et Antje Boetius (AWI).

Les 9 et 10 février, Christophe Maes, Yves-Marie Paulet, Anne Choquet et Riwalenn Ruault sont intervenus dans le cadre du LIVE TV proposé par le Campus mondial de la mer (CMM) lors d’émissions sur des sujets dont ils sont spécialistes.

Brest capitale des océans TV, vendredi 10 février 2022

Les 9 et 11 février, Catherine Meur-Férec et Yves-Marie Paulet ont répondu aux questions du grand public en organisant respectivement une mini-conférence « Anticiper et s’adapter à l’élévation du niveau de la mer » et « La science océanique nécessaire à une gestion durable de l’océan » au sein d’une agora installée dans le pavillon événementiel d’Océanopolis.

Le 9 février, dans l’auditorium d’Océanopolis, Laurent Chauvaud a participé à une des tables rondes autour du lien sciences océaniques et société intitulée “Un océan avec et pour la société, les sciences participatives” (à partir de 50’18 sur le Replay en lien) aux côtés d’Isabelle Viol (MNHN), Céline Liret (Océanopolis) et Marjolaine Matabos (Ifremer).

La conférence participative sur la gouvernance de la haute mer et la protection de sa biodiversité “Rendez-vous à New-York” du 10 février a été notamment introduite par Joëlle Richard, Bleuenn Guilloux et Benjamin Dudouet (AMURE). Elle peut être de nouveau visionnée sur la chaîne YouTube d’Océanopolis en suivant le lien ou vous pouvez (re)découvrir l’introduction de la conférence intitulée “Qu’est-ce que la haute mer”, par Nadège Legroux, sur le site de l’initiative Ocean University. En bonus, les réactions à chaud des spectateurs à la fin de la conférence !

Votes en cours, acte 2 de la conférence “Rendez-vous à New-York”, jeudi 10 février 2022

L’UBO décrypte – au cours de la semaine du sommet, chaque soir, entre 18h et 19h, les thèmes principaux du One Ocean Summit ont été décryptés par les étudiants et les chercheurs de l’UBO et de l’IUEM à l’antenne de Radio U.  Yves-Marie Paulet (VP Mer UBO, LEMAR), Raphaël BAJON (LOPS), Ingrid Peuziat (LETG), Jennifer Beckensteiner (AMURE) et Marie Vagner sont notamment intervenus dans l’émission “C’est Vous Qui Le Dites” qui avait exceptionnellement pris ses quartiers à la fac Segalen.

Pour tout savoir sur les scientifiques du LEMAR impliqués pendant le One Ocean Summit, c’est ici.

Une revue de presse du sommet est consultable ici.

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Brest métropole

Charline Guillou / UBO

Campus mondial de la mer

Océanopolis

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Romain Le Moal / UBO

Anne Briais, Chercheuse CNRS en géodynamique à Geo-Ocean

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai obtenu un doctorat à Sorbonne Université (anciennement Paris VI – UPMC) tout en effectuant mes recherches au laboratoire de tectonique de l’Institut de physique du globe de Paris (IPG) où j’ai travaillé sur l’ouverture de la mer de Chine du sud. C’était un sujet de géosciences marines au sein d’un laboratoire qui étudiait la tectonique en Asie. C’est à cette occasion-là que j’ai fait mes 1ères campagnes en mer après avoir fait le choix du domaine marin et non du terrain. Je suis allée en Postdoc à l’Université de Rhode Island aux États-Unis puis j’ai fait un 2ème post doc au National Oceanographic Centre (NOC) à Southampton, anciennement Institute of oceanographic sciences à Wormley. Lors de ces postdocs, j’ai travaillé sur les dorsales océaniques actives. Puis, j’ai été recrutée au CNRS en 1992 en tant que chargée de recherche au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS). C’était le début de l’océanographie par satellite. Cette nouvelle technique a permis de faire des cartes globales du champ de gravité. Indirectement, nous pouvions étudier la dynamique des dorsales océaniques sur 200 millions d’années. Ensuite, j’ai continué à travailler avec les données satellites et les données de campagnes en mer au Laboratoire de dynamique terrestre et planétaire toujours à l’Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) puis au Géosciences Environnement Toulouse (GET).

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai décidé de rejoindre Brest car je travaillais plus avec des collègues du laboratoire Geo-Ocean (anciennement LGO) qu’avec des collègues toulousains. Mes thématiques de recherche sont le cœur de métier de Geo-Ocean.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Mes recherches sont centrées sur la dynamique des dorsales océaniques et des rifts et l’interaction avec la circulation du manteau. De manière générale, j’apporte des connaissances sur le fonctionnement de la planète et la tectonique des plaques. Dans un cadre plus terre à terre, les résultats de mes recherches aident à comprendre l’hydrothermalisme et donc localiser les ressources minières potentielles, ainsi que les limites tectoniques sources de séismes.

Au sein de l’International Ocean Discovery Program (IODP), je suis retournée en mer de Chine en 2014 et 2017 pour des campagnes de forage qui ont confirmé mes résultats de thèse : nous avons pu dater les fonds marins en mer de Chine et apporter des contraintes sur les âges du rifting et de l’ouverture océanique.

À l’heure actuelle, je suis co-cheffe de l’expédition IODP395 au sud de l’Islande prévue en 2020 qui a été reportée en 2023. Nous allons mieux comprendre l’interaction entre le point chaud de l’Islande et la dorsale médio-atlantique nord. C’est une campagne océanographique sur le JOIDES Resolution, navire de forages scientifiques.

Un autre grand projet en cours est l’étude de la dorsale sud est indienne au sud de la Tasmanie. J’ai été cheffe de mission de la campagne STORM (South Tasmania Ocean Ridge and Mantle) en 2015. Pendant cette campagne, nous avons levé des cartes bathymétriques dans des zones jusqu’ici inconnues, en particulier à cause de la météo.

Je participe également à d’autres recherches de collègues brestois, par exemple avec Marcia Maia dans l’atlantique équatorial.

Je fais aussi de l’enseignement sur les dorsales et la géodynamique en licence et en M1 du Master Géosciences Océan.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

J’ai soutenu ma thèse le jour de la chute du mur de Berlin.

À la fin de ma 1ère campagne en mer, le N/O Jean Charcot devait débarquer à Jakarta et pour des raisons politiques, il n’a jamais été autorisé à accoster. Nous n’avons pu prendre l’avion qu’une semaine après depuis Singapour.

Pendant la campagne STORM, le mauvais temps était tel que le frigo de la cafet a basculé et a été retrouvé sur le ventre malgré l’amarrage et les attaches. C’était la 1ère fois que ça arrivait sur l’Atalante !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Beaucoup de bons moments sur les campagnes en mer, par exemple un rayon vert lors d’une campagne dans l’océan indien, des albatros dans le grand sud, ou un poulpe à oreilles suivi à plus de 4000 mètres de fond depuis le Nautile.

Le tour complet de l’île de Pâques au petit matin à la fin de la campagne Pacantarctic 2.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Les voyages et la danse.

As-tu une devise ?

Il faut savoir ce que l’on veut dans la vie.

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Georges Ceuleneer / Campagne STORM

IODP

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Anne Briais / CNRS

 

Festival RESSAC du 7 au 11 mars 2022

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RESSAC est le festival d’arts et sciences de l’UBO. Il est porté par Christine Paillard, coordonné par Erwan Geoffroy et aura lieu sur les différents sites de l’UBO, avec notamment plusieurs évènements à l’IUEM et au PNBI le jeudi 10. De nombreux spectacles, expositions, rencontres et conférences tous aussi intéressants les uns que les autres sont à portée de toutes et tous. À l’affiche, chercheurs, artistes ou étudiants proposent plus de 35 événements ou créations originales à la croisée des arts et des sciences disséminés sur la ville de Brest et sa région. Le programme complet se trouve ici.

Vendredi 11 mars, trois événements seront très liés à la recherche IUEM : les conférences internationales Arts et Sciences au PN2B de 10h à 12 H avec Tim Ingold, Cristina Veiga-Pirès et Stephan Chaix et la table ronde “variations processuelles” sur les processus arts et sciences à 15h à la BU du Bouguen.

Dans le cadre de cette manifestation, le worshop OSMOSES offre l’opportunité d’explorer la thématique “Arts & Sciences” grâce à 4 ateliers différents qui se tiendront au PNBI et à l’IUEM. Ces ateliers s’adressent à toutes les personnes intéressées par ces démarches originales et prêtes à tenter l’expérience ! Retrouvez toutes les infos détaillées et le formulaire d’inscription sur le site d’ISblue.

L’atelier aquarelle à l’eau de mer est complet, mais 3 autres ateliers n’attendent que vous.

Pour la soirée de clôture du 11 mars, le projet PADDLE sera présenté dans la cadre d’une exposition photographique. Cette exposition offre un panel photographique des missions du projet de recherche au Cap Vert, au Sénégal et au Brésil. Toutes les photographies ont été réalisées par Sébastien Hervé. PADDLE veut créer un réseau et une plateforme collaborative, qui construira la théorie et les méthodes pour une Planification Spatiale Marine pertinente dans les zones tropicales.

Une conférence musicale sera également proposée autour du projet SONARs. Elle rassemblera les travaux de Laurent Chauvaud en écologie marine autour de l’acoustique et des sons sous-marins et les compositions musicales de François Joncour.

Pour tout savoir sur le festival

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Sébastien Hervé / UBO

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Christine Paillard / CNRS