EPC 2023 | European phycological Congress

Après Zagreb en 2019, nous avons le plaisir de vous inviter à Brest (Bretagne, France) pour le 8ème Congrès Phycologique Européen “Opportunités scientifiques pour une révolution globale dans le domaine des Algues” au nom de la Fédération des Sociétés Européennes de Phycologie et de la Société Phycologique de France. La France a une longue et fière tradition de recherche phycologique et possède une flore algale très diversifiée. La Bretagne est un hotspot mondial pour la diversité des macroalgues avec environ 700 espèces et a historiquement développé une industrie florissante à partir des macroalgues qui maintient toujours son leadership en Europe. La région accueille également d’importants instituts de recherche dédiés à la recherche sur les microalgues et à l’océanographie.

La série des congrès phycologiques européens a débuté à Cologne (Allemagne) en 1996 et a depuis poursuivi la tradition de réunir, tous les quatre ans, des phycologues du monde entier. Son objectif principal est de fournir un forum de discussion sur les derniers développements scientifiques, technologiques et sociétaux de la recherche phycologique. L’EPC8 comprend des présentations plénières, une série de symposiums regroupés en 6 thèmes, des communications et des posters couvrant un large éventail de sujets tels que la diversité des algues, l’écologie, la génomique, la biologie cellulaire, la phycologie appliquée et la perception des algues par la société. Afin d’encourager les liens entre les communautés, chaque symposium abordera, dans la mesure du possible, les micro- et macroalgues des écosystèmes marins, d’eaux douces et terrestres. Nous sommes ravis de vous accueillir à Brest en Août 2023 pour l’EPC8!

Au nom des comités d’organisation, Solène Connan et Philippe Potin

Ouverture des inscriptions et de la soumission des résumés : Septembre 2022

Fin des inscriptions anticipées : Février 2023

Orateurs principaux :


Karin Rengefors

Aquatic Ecology
Department of Biology
Lund University, Suède


Christophe Destombe

Biologie évolutive et écologie des algues
International research laboratory IRL3614
Station Biologique de Roscoff
Sorbonne Université, France

Angela_Falciatore_EPC2023

Angela Falciatore

Biologie du chloroplaste et perception de la lumière chez les microalgues
Institut de Biologie Physico-Chimique
UMR7141 CNRS-Sorbonne Université
Paris, France


Thomas Wernberg

UWA Oceans Institute & School of Biological Sciences, Indian Ocean Marine Research Centre M470, The University of Western Australia, Australie

Norwegian Institute of Marine Research, His, Norvège

6 sessions

THEME 1

DIVERSITE ALGALE ET EVOLUTION


Les études sur la biodiversité comprennent une série d’approches, dont la génétique des populations, la biogéographie, la détection et l’identification des espèces, et la déduction des processus évolutifs qui façonnent cette diversité. Ces dernières années, les technologies -omiques, telles que le métabarcoding et le séquençage du génome entier, ont révolutionné la recherche sur la biodiversité et l’écologie, permettant de tester des hypothèses impensables il y a à peine dix ans.


La taxonomie et la systématique sont plus actuelles que jamais. Les nouvelles technologies d’étude de la biodiversité ont accéléré le rythme auquel les espèces d’algues nouvelles pour la science sont découvertes et décrites. Le métabarcoding de l’ADN a révélé la diversité réelle des diverses lignées d’algues. Les nouvelles technologies d’imagerie révèlent toutes ces nouvelles espèces dans leurs moindres détails, et le barcoding de l’ADN facilite leur identification et les distingue les unes des autres. Il n’est pas surprenant que les diverses technologies soient désormais intégrées à notre boîte à outils taxonomique moderne, et que les résultats obtenus fassent partie intégrante des descriptions modernes des espèces. L’incorporation de nouvelles approches en taxonomie crée également des défis. Par exemple, les descriptions d’espèces basées sur les séquences de codes-barres d’ADN et les détails ultrastructuraux sont en contradiction avec les premières descriptions d’espèces basées uniquement sur les caractéristiques observables à l’œil nu et à faible grossissement en microscopie optique, bien que le séquençage de minuscules morceaux de spécimens de macroalgues soit aujourd’hui une pratique courante pour résoudre les problèmes taxonomiques. D’une manière générale, les technologies classiques et modernes génèrent une grande quantité d’informations grâce auxquelles la diversité peut être captée en espèces biologiquement significatives. Nous vous invitons à présenter des contributions montrant comment des études combinant diverses méthodes contribuent à l’exploration et à la description de la diversité des algues, ainsi qu’à l’identification, la caractérisation et la délimitation des espèces et des populations.

Animateurs :

  • Maxim Kulikovskiy : Institute of Plant Physiology, Russian Academy of Sciences, Moscow, Russie
  • Fabio RindiDipartimento di Scienze della Vita e dell’Ambiente Università Politecnica delle Marche, Ancona, Italie

Conférenciers :

  • Patrick Kociolek : Museum of Natural History and Department of Ecology and Evolutionary Biology, University of Colorado, Boulder, USA
  • Frederik Leliaert : Herbarium and Library Department, Botanic Garden Meise, Meise, Belgique

De nouvelles méthodologies, telles que le métabarcoding par séquençage à haut débit, révolutionnent les études sur la biodiversité. Les données du métabarcoding peuvent révéler la biodiversité et la composition des communautés d’algues à des échelles spatio-temporelles différentes de ce qui était possible auparavant. Ces données peuvent révéler la différenciation génétique des populations intraspécifiques et mettre au jour une biodiversité cachée. Les ensembles de données de référence nécessaires à l’identification des haplotypes du métabarcode sont en train de se constituer rapidement. Cependant, les algorithmes permettant de traduire les lectures du métabarcode en espèces biologiquement significatives sont encore en cours de développement. Des contributions sont attendues sur les développements dans la découverte de la diversité des espèces, de la structure des populations et des schémas biogéographiques et saisonniers, avec des méthodes classiques et à haut débit. Les sujets peuvent également inclure la déduction des modèles de distribution, ainsi que le suivi et la modélisation de ces modèles dans l’espace et le temps.

Animateurs : 

  • Uwe John: Ecological chemistry department, Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne
  • Frithjof C Küpper: U. of Aberdeen, UK

Les modèles et théories des processus évolutifs sont de plus en plus appliqués en phycologie. Les génomes de nombreuses espèces deviennent disponibles, ce qui permet de déduire l’histoire de l’évolution à partir de génomes entiers plutôt que de quelques marqueurs. Ces résultats mettent en lumière les transitions majeures, l’acquisition de nouveaux caractères et d’autres innovations dans l’histoire de l’évolution des lignées. Des phylogénies bien résolues, combinées à des données morphologiques, physiologiques ou écologiques, aident à répondre aux questions évolutives liées à la diversification et à l’évolution des phénotypes. L’évolution fonctionne également ici et maintenant et la comparaison des génomes entre les individus d’une même population ou de populations différentes peut révéler une adaptation en cours. Nous sollicitons des contributions qui combinent les ressources génomiques et autres avec les avancées technologiques pour explorer les histoires de l’évolution, ainsi que des plans expérimentaux pour tester les hypothèses sur l’évolution en action. Nous accueillerons également des contributions sur l’histoire de l’évolution profonde des principaux phylums d’algues et sur la façon dont ils ont été créés.

Animateurs :

Conférenciers :

  • Bojian Zhong : College of Life Sciences, Nanjing Normal University, Chine
  • Elias Marek : Department of Biology and Ecology, University of Ostrava, Ostrava, République tchèque

(C) Erwan AMICE | CNRS

THEME 2

BIOLOGIE CELLULAIRE ET BIOLOGIE DU SYSTÈME ALGUE


Outre l’environnement abiotique, le biote intime des algues affecte la croissance, le développement et la reproduction sexuelle des algues, et ce, de manière souvent surprenante. Ces interactions peuvent désormais être étudiées dans tous leurs détails grâce à l’incorporation d’analyses du métabolome, du transcriptome et du génome, ainsi que d’évaluations épigénétiques, même pour des cellules uniques. L’ultrastructure et la composition des cellules d’algues figurent également en bonne place dans ces études.


De nombreuses micro- et macroalgues entretiennent des relations étroites avec d’autres espèces, y compris d’autres eucaryotes, des bactéries et des virus. Ces relations peuvent être symbiotiques, mutualistes ou simplement parasitaires. Dans de nombreuses relations symbiotiques, les partenaires influencent la forme et la physiologie/métabolisme de l’autre à tel point qu’ils semblent avoir développé une forme de vie à part entière. Certaines algues ne peuvent même pas croître et se développer sans leur microbiome. Les parasites et les virus sont capables de contrôler la prolifération du phytoplancton. De nombreuses algues rouges entretiennent des relations complexes avec les aldépho-parasites. Les contributions peuvent inclure – mais ne sont pas limitées à – des évaluations de la diversité de ces relations, des études fonctionnelles sur les interactions, et des avancées conceptuelles sur, par exemple, la façon dont ces interactions sont établies, maintenues et perturbées, comment elles évoluent ensemble, et comment leurs génomes, transcriptomes et métabolomes s’adaptent aux relations durables. Ce symposium invite également des contributions au domaine en évolution de la recherche sur l’holobiome des algues et son impact sur le fonctionnement des espèces.

Animateurs :

  • Johan Decelle : CNRS Laboratoire Physiologie Cellulaire & Végétale , CEA-Grenoble, France
  • Aschwin H. Engelen : Biogeographical Ecology and Evolution, UAlg, Faro, Portugal

Conférenciers :

  • Suhelen Egan : School of Biological, Earth and Environmental Sciences, UNSW Sydney, Australie
  • Shady A. Amin : Department of Biology, New York University Abu Dhabi, UAE

Les algues présentent une fascinante diversité de cycles de vie, souvent associés à des stades haploïdes et diploïdes morphologiquement et fonctionnellement distincts. Les transitions entre ces stades peuvent être déclenchées par des facteurs environnementaux, y compris le microbiome, ainsi que par des facteurs endogènes et externes. Pour de nombreuses lignées d’algues, les gènes régissant ces processus et leurs modes de fonctionnement sont encore largement inconnus. Actuellement, les approches analytiques combinant les données du génome, les données de la transcriptomique, de l’omique cellulaire, de l’épigénétique et de la protéomique, offrent de nouvelles perspectives pour l’étude de la régulation de la reproduction sexuelle et de la transition entre les étapes du cycle de vie des algues. En outre, l’épigénétique est un sujet émergent qui peut aider à mieux comprendre l’adaptation rapide de la phénologie au sein et entre les stades du cycle de vie dans un environnement changeant. Les contributions à ce symposium sont invitées à porter sur – mais sans s’y limiter – les différents types de cycles de vie, leur différenciation morphologique et/ou physiologique entre les étapes du cycle de vie, les conditions qui déclenchent ou contrecarrent la reproduction, la machinerie génomique derrière la reproduction et l’histoire évolutive de la complexité des cycles de vie chez les algues. En outre, nous invitons les contributions des études mettant en évidence la façon dont les générations alternées peuvent transférer des informations d’un stade à l’autre, par exemple via l’épigénétique ou via des effets transgénérationnels généraux.

Animateurs :

  • Mariella FerranteStazione Zoologica Anton Dohrn, Naples, Italie
  • Agnieszka P. Lipinska : Department of Algal Development and Evolution, Max Planck Institute for Biology, Tübingen, Allemagne

Conférenciers :

  • Kenny Bogaert : Phycology Research Group, UGent, Ghent, Belgique
  • Gust Bilcke : Protistology and Aquatic Ecology Group, UGent, Ghent, Belgique

Les algues sont un assemblage diversifié d’organismes qui appartiennent à plusieurs lignées phylogénétiquement indépendantes. Les algues sont adaptées à de nombreux habitats différents, ont différents niveaux trophiques et présentent des variations dans le Bauplan allant de minuscules cellules à des syncytia unicellulaires et des organismes multicellulaires complexes composés de différents types de cellules. Il n’est pas surprenant que la structure cellulaire interne soit tout aussi diversifiée et que divers traits uniques d’importance taxonomique aient été décrits. Nous vous invitons à présenter des contributions axées sur la description des structures des cellules d’algues et de leurs compartiments subcellulaires, leur composition biochimique et leur fonction, ainsi que la manière dont ces caractéristiques sont héritées ou réassemblées dans la génération suivante de cellules. Les contributions sur la reconstruction de l’histoire évolutive des structures cellulaires sont également les bienvenues, tout comme les contributions de techniques de microscopie avancées dévoilant des détails ultrastructuraux.

Animateurs :

  • Zoë A. Popper : Botany and The Ryan Institute, School of Natural Sciences, National University of Ireland, Galway, Irlande
  • Nils Kröger : B CUBE, Technische Universität Dresden, Allemagne

Conférenciers :

  • Klaus Herburger : Institute of Biological Sciences, University of Rostock, Allemagne
  • Assaf Gal : Department of Plant and Environmental Sciences, Weizmann Institute of Science, Rehovot, Israël

Les espèces modèles d’algues sont souvent les premières sur lesquelles les nouvelles technologies développées en dehors de la communauté phycologique sont appliquées avant de trouver leur place dans le courant dominant de la phycologie. Les nouvelles applications de la génomique permettent désormais d’étudier leur complexité et leur fonctionnement dans les moindres détails, y compris leurs horloges circadiennes internes, leurs réponses aux signaux externes ou leurs interactions avec d’autres micro-organismes. Des outils sophistiqués d’édition de l’ADN sont désormais disponibles pour évaluer, par exemple, le fonctionnement des gènes. En outre, la génomique s’est miniaturisée, puisqu’il est désormais possible d’obtenir des instantanés du transcriptome de cellules uniques en action, ce qui permet d’étudier les processus dans leurs moindres détails et en succession rapide. Des contributions sont attendues sur les différentes approches utilisées pour élucider la complexité génomique des algues modèles, afin de répondre aux questions fondamentales sur le fonctionnement des cellules et des thalles d’algues, sur la régulation de leurs activités métaboliques et sur leur réponse aux déclencheurs environnementaux et endogènes. Les contributions sur de nouveaux modèles d’algues sont également les bienvenues, surtout si ces modèles permettent de tester des hypothèses qui ne peuvent être abordées avec les modèles existants.

Animateurs :

  • Maria Mittag : Matthias Schleiden Institute of Genetics, Bioinformatics and Molecular Botany, Friedrich Schiller University, Jena, Allemagne
  • Claire Gachon : UMR 7245 – Molécules de Communication et Adaptation des Micro-organismes – Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France

Conférenciers :

  • Sigrid Neuhauser : Institute of Microbiology, Innsbruck, Autriche
  • Thomas Mock : School of Environmental Sciences, Uni. East Anglia, Norwich, Royaume Uni

(C) Cécile KLEIN | UBO

THEME 3

ALGUES ET PRODUCTION PRIMAIRE


La photosynthèse et la respiration des algues, ainsi que l’exsudation, l’absorption et la séquestration de la matière organique, représentent des processus physiologiques et écologiques clés dans le cycle global du carbone, tant dans les systèmes d’eau douce que dans les systèmes marins. Ces processus sont spécifiques aux espèces et influencés par des interactions complexes avec des facteurs environnementaux. Les progrès de nos connaissances sur les microalgues et les macroalgues nous permettront de mieux comprendre le rôle clé que jouent ces organismes dans la lutte contre le changement climatique.


Ce symposium aborde les mécanismes de la photosynthèse, y compris la photo-biologie et la fixation du carbone, ainsi que le stockage du carbone et la respiration. Les nouvelles technologies, les méthodologies in situ et ex situ et les approches de modélisation ouvrent de nouvelles voies pour étudier et quantifier la façon dont les algues fixent, stockent et respirent le carbone. Les progrès dans notre compréhension de ces processus fondamentaux devraient non seulement améliorer notre compréhension de l’écologie des algues et de la productivité nette des écosystèmes, mais aussi conduire à des améliorations pratiques dans la culture de masse des algues à des fins commerciales. Des contributions sont attendues sur tous les aspects de la photosynthèse, l’amélioration des techniques de mesure in situ et ex situ, les mécanismes physiologiques et moléculaires de la photosynthèse, ses contrôles environnementaux, la relation entre la production d’oxygène photosynthétique et la fixation du carbone et la façon dont cela peut être lié au cycle du carbone (voir ci-dessous) ou aux avancées biotechnologiques. Étant donné que l’acidification des océans affecte ces processus, les contributions dans ce domaine sont également les bienvenues.

Animateurs :

  • Concepción Iñiguez Moreno : Department of Ecology, University of Málaga, Espagne
  • Giovanni Finazzi : Interdisciplinary Research Institute of Grenoble (IRIG), CEA Grenoble, France

Conférenciers :

  • Benjamin Bailleul : Laboratory of Chloroplast Biology and Light Sensing in Microalgae, Institut de Biologie Physico-Chimique, France
  • Yusuke Mastuda : Department of Bioscience, School of Biological and Environmental Sciences, Kwansei Gakuin University, Hyogo, Japon

La production primaire alimente la biosphère et anime le cycle global du carbone. Il est de plus en plus évident que non seulement le phytoplancton mais aussi les écosystèmes végétalisés contribuent considérablement à la fixation et à la séquestration à long terme du carbone. Pourtant, les connaissances sont encore très lacunaires, en particulier en ce qui concerne les forêts de macroalgues. On ne sait pas non plus comment le changement global modifiera le fonctionnement de ces écosystèmes, y compris leur capacité à piéger le carbone. Les contributions sont invitées à porter sur tous les aspects du cycle du carbone marin, en abordant le sort de la production primaire des algues et sa contribution au cycle du carbone. Cela inclut la production et le devenir des détritus et du carbone organique dissous provenant des macroalgues. Les contributions sur les changements dans la capacité des diverses communautés d’algues à fixer et à séquestrer le carbone dans le cadre de divers scénarios de changement climatique sont également les bienvenues.

Animateurs :

  • Karen Filbee-Dexter : Department of Biological Sciences, University of Western Australia, Australie | Institute for Marine Research, Norvège
  • Sebastian D. Rokitta : Alfred-Wegener-Institut, Helmholtz-Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne

Conférenciers :

  • Mar Fernandez-Mendez : Alfred-Wegener-Institut, Helmholtz-Centre for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne
  • Albert Pessarrodona : Oceans Institute and Department of Biological Sciences, University of Western Australia, Crawley, Australie

(C) NASA GSFC

THEME 4

ALGUES ET FONCTIONNEMENT DES ÉCOSYSTÈMES


Des recherches considérables sont consacrées à la résilience des écosystèmes dominés par les algues face au changement global et aux points de basculement au-delà desquels se produisent des changements soudains et radicaux dans la composition des espèces. Les écosystèmes des régions polaires sont particulièrement touchés, car c’est là que le changement global est le plus prononcé, et le repli vers des latitudes plus élevées n’est pas envisageable. Les technologies -omiques permettent d’obtenir des informations sans précédent sur le fonctionnement de communautés entières et sur leurs limites de résilience.


Le fonctionnement des algues dans leurs écosystèmes dépend entre autres de leur autécologie, de leur bouquet biochimique tel que leurs toxines ou substances dissuasives et de leurs interactions avec les autres organismes qui vivent avec elles ou qui les broutent. Et tout cela est affecté par des facteurs abiotiques externes primaires et secondaires. La compréhension de la complexité des interactions et des fonctionnalités des communautés d’algues et de leur résilience aux changements environnementaux est essentielle pour nous permettre de prévoir comment les écosystèmes se comporteront face au changement global et pour nous aider à concevoir les meilleures pratiques de gestion des écosystèmes afin d’en atténuer les effets. La capacité croissante à associer les différences fonctionnelles aux génotypes et aux fonctionnalités métaboliques améliore également notre compréhension de la diversité écotypique et phénotypique. Les contributions portant sur tous les aspects de l’écologie des algues sont les bienvenues pour mieux révéler la capacité des écosystèmes algaux à faire face à leur environnement biotique et abiotique, y compris les études explorant les interactions entre les espèces, par exemple, au moyen de plans expérimentaux uni- et multifactoriels. Les résultats d’études élucidant les relations entre la diversité fonctionnelle, métabolique et génétique et la résilience des populations aux changements environnementaux sont également particulièrement bienvenus.

Animateurs :

  • Florian Weinberger : Marine Ecology Division, GEOMAR Helmholtz-Centre for Ocean Research, Kiel, Allemagne
  • Petra Visser : Dept. Freshwater and Marine Ecology, IBED, University of Amsterdam, Pays Bas

Conférenciers :

  • Marine Vallet : Group Phytoplankton Community Interactions, Max Planck Institute for Chemical Ecology, Jena, Allemagne
  • Dedmer Van de Waal : Department of Aquatic Ecology, Netherlands Institute of Ecology (NIOO-KNAW), Wageningen, Pays Bas

Le changement climatique affecte les aires de répartition et l’abondance des algues dans les systèmes pélagiques et benthiques. Cela peut provoquer d’intenses efflorescences de micro- et macroalgues ou l’invasion d’espèces exotiques ou migratrices, deux phénomènes qui vont façonner les écosystèmes. Localement, mais aussi sur de vastes étendues géographiques, l’abondance, la phénologie et la zonation des algues évoluent. Ces changements n’affectent pas seulement la diversité locale des algues mais modifient également le fonctionnement des écosystèmes dont elles font partie intégrante. Les contributions à ce symposium peuvent inclure des études sur la biodiversité, les cycles de vie et la phénologie, la formation d’efflorescences et les espèces envahissantes, leur écologie, l’écophysiologie et les omiques dont les résultats aident à évaluer comment les changements environnementaux affectent les modèles de distribution des espèces et des communautés entières et comment les espèces ou les communautés font face aux changements. Les études sur les changements dans les aires de répartition des espèces formant la canopée et d’autres espèces clés, y compris les espèces formant des efflorescences, sont particulièrement bienvenues, tout comme les contributions sur la conservation et la restauration des populations locales ainsi que l’amélioration de leur résilience au changement.

Animateurs :

  • Gareth A. Pearson : Centre of Marine Sciences (CCMAR), Universidade do Algarve, Faro, Portugal
  • Anke KrempBiological Oceanography, Leibniz Institute for Baltic Sea Research Warnemuende, Rostock, Allemagne

Conférenciers :

  • Anita Narwani : Department of Aquatic Ecology, Eawag, Duebendorf, Suisse
  • Ester A. Serrão : Centre of Marine Sciences (CCMAR), Universidade do Algarve, Faro, Portugal

Les régions arctiques et antarctiques sont des environnements difficiles pour les algues, car elles reçoivent peu ou pas de lumière en hiver et une lumière presque continue en plein été sous des températures basses. Aujourd’hui, ce sont les régions polaires qui se réchauffent le plus rapidement. En conséquence, la diversité des algues, la productivité primaire et les modèles de distribution connaissent des changements sans précédent. Les systèmes côtiers et les fjords sont particulièrement touchés par l’augmentation du débit des eaux de fonte, ce qui entraîne une augmentation des chutes de salinité et des taux de sédimentation. En outre, ils doivent faire face à une extension de la période d’eau libre et à une libération de la limitation de la lumière. De nombreuses algues des habitats polaires sont adaptées aux basses températures et aux conditions polaires en général, mais ces adaptations sont en train de devenir un handicap face à des changements environnementaux sans précédent et à l’immigration d’espèces tempérées. Des contributions sont attendues sur tous les aspects mettant en évidence les conditions changeantes dans lesquelles se trouvent les algues polaires et leur capacité à faire face à ces changements sur terre, dans la glace de mer, le long des côtes et dans les eaux libres, leur résilience et/ou leur adaptabilité au changement, et leurs capacités concurrentielles face aux immigrants tempérés.

Animateurs :

  • Linda Nedbalová : Department of Ecology, Faculty of Science, Charles University, Prague, République tchèque
  • Johann Lavaud : LEMAR, Institut Universitaire Européen de la Mer, Université de Bretagne Occidentale, Plouzané, France

Conférenciers :

La métagénomique, la méta-transcriptomique et le métabarcoding fournissent des informations extrêmement détaillées sur la composition de communautés entières ainsi que sur les activités et les interactions de leurs membres. Des génomes et des transcriptomes de référence sont désormais produits à un rythme toujours plus rapide, ce qui permet de traduire les masses de lectures produites par les techniques de séquençage à haut débit de l’ADN ou de l’ARNm environnemental en biocomplexité et en bioactivité de communautés entières. Pour que cette traduction ait un sens, de nombreux défis doivent être relevés. Des contributions sont attendues sur les études méta-omiques visant à évaluer la composition et la complexité de communautés entières dans lesquelles les algues sont des acteurs clés et leur interaction avec l’environnement. Les contributions sur les moyens innovants d’étudier ces types de données afin de faire progresser la connaissance de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes sont particulièrement bienvenues.

Animateurs :

  • Flora J. Vincent : Plant and Environmental Sciences, Weizmann Institute of Science, Rehovot, Israël
  • Bente Edvardsen : Section for Aquatic Biology and Toxicology, University of Oslo, Norvège

Conférenciers :

  • Simon Dittami : CNRS/Sorbonne Université, Station Biologique de Roscoff, France
  • Chana Kranzler : The Mina and Everard Goodman Faculty of Life Sciences, Bar Ilan University, Ramat Gan, Israël

(C) Erwan AMICE | CNRS

THEME 5

ALGUES ET LEURS APPLICATIONS EN BIOTECHNOLOGIE BLEUE


Les algues sont un trésor de molécules bioactives pour les applications en Biotechnologie Bleue. La première étape de ces applications est le choix d’organismes, voire de consortiums d’organismes, issus de populations naturelles ou fournis par des collections de cultures d’algues. Un nombre rapidement croissant d’entreprises utilisent des algues ou des composés d’algues dans divers secteurs, mais la mise à l’échelle des cultures d’algues pour une production rentable est souvent difficile.


Les collections de cultures d’algues jouent un rôle fondamental dans la recherche, le développement technologique et l’innovation industrielle. Elles sont les dépositaires de myriades de souches de recherche, elles affinent les protocoles de maintien d’un éventail toujours plus large d’espèces, même les plus récalcitrantes, elles développent des méthodologies de cryoconservation pour garantir l’identité génétique à long terme des souches et, dans le cadre de partenariats public-privé, elles travaillent à la mise à l’échelle des cultures d’algues. Les collections de cultures peuvent même jouer le rôle de dépôts paneuropéens ou mondiaux pour les pools génétiques d’espèces en voie d’extinction ou d’espèces aquacoles. Les contributions sont les bienvenues sur le maintien d’espèces récalcitrantes, sur les nouvelles lignées de symbiotes, sur les microbiomes entiers, ainsi que sur la génération et le maintien de souches axéniques importantes pour les applications génomiques. En outre, des contributions sont sollicitées sur la cryoconservation ou les alternatives pour la conservation à long terme des souches.

Animateurs :

  • Filip Pniewski : Gdańsk University, Faculty of Oceanography and Geography, Culture Collection of Baltic Algae, Gdynia, Pologne
  • Peter Chaerle : Ghent University, Faculty of Sciences, Department of Biology, Protistology and Aquatic Ecology, BCCM/Diatoms Collection Gent, Belgique

Conférenciers :

  • Annick Wilmotte : BCCM/ULC Cyanobacteria Collection, InBios, Department of Life Sciences, University of Liège, Belgique
  • Ian Probert : Station Biologique de Roscoff, Centre de recherche et d’enseignement en biologie et écologie marines FR2424, Roscoff, France

Les algues sont une riche source de substances bioactives et d’autres composés et matériaux valorisables. Ces composés ont une variété de fonctions allant de la protection contre le stress, la signalisation, la défense contre les antagonistes, et la capture des nutriments, entre autres. Dans le même temps, les fonctions de nombreux composés d’algues ne sont toujours pas élucidées. Beaucoup de ces composés sont des molécules complexes, difficiles à produire autrement que par les algues. De nombreux produits d’origine algale trouvent aujourd’hui leur place dans les industries pharmaceutiques ou cosméceutiques. Toutefois, le chemin entre la découverte de substances algales valorisables et leurs applications commerciales est long, et seules quelques-unes d’entre elles se transforment en produits commerciaux. Des contributions sont attendues sur la découverte de nouveaux composés et substances bioactifs, en particulier dans les lignées d’algues peu explorées, l’extraction des composés, l’identification et la caractérisation de leur bioactivité, avec un accent sur les approches de leur production en utilisant la biotechnologie des algues.

Animateurs :

  • Abd El-Fatah Abomohra : New Energy and Environmental Laboratory (NEEL), Department of Environmental Engineering, SACE, Chengdu University, Chine
  • Alexei Solovchenko : Bioengineering Department, M.V. Lomonosov Moscow State University, Moscow, Russie

Conférenciers :

  • Dieter Hanelt : Department of Biology, Institute of Plant Science and Microbiology, Hamburg University, Allemagne
  • Inna Khozin-Goldberg : Microalgal Biotechnology Laboratory, French Associates Institute for Agriculture and Biotechnology, J. Blaunstein Institutes for Desert Research, Ben-Gurion University of the Negev, Israël

Ce symposium se concentre sur les nouvelles orientations des applications de Biotechnologie Bleue dans les algues. Les processus de production à l’échelle industrielle reposent souvent sur des souches de type sauvage produisant des substances d’intérêt dans les quantités requises dans leur contexte environnemental. Pourtant, les progrès des méthodologies de la génomique et de la sélection appliquée à l’amélioration de la production peuvent considérablement augmenter la rentabilité des processus de production. Les contributions peuvent porter sur des systèmes et des méthodologies permettant d’optimiser et d’augmenter la production de composés d’intérêt, ou de rendre les processus de production plus efficaces. Des contributions sont attendues sur l’exploration des voies de production ainsi que sur l’optimisation de ces voies et la mise à l’échelle de la production. Sont également attendues des contributions dans le domaine de la biologie synthétique, qui consiste à modeler les organismes en les transformant pour leur donner de nouvelles capacités ou de nouveaux produits pour la médecine, la fabrication et l’agriculture.

Animateurs :

  • Maria do Rosario Domingues : Lipidomics Laboratory, Mass Spectrometry Center, Department of Chemistry, University of Aveiro, Portugal
  • Joanna Kargul : Solar Fuels Laboratory, Centre For New Technologies, University of Warsaw, Pologne

Conférenciers :

  • Yagut Allahverdiyeva-Rinne : Molecular Plant Biology Unit, Department of Life Technologies, University of Turku, Finlande
  • Hugo Pereira : GreenCoLab – Associação Oceano Verde, University of Algarve, Faro, Portugal

Les scientifiques en début de carrière et les étudiants en phycologie perçoivent souvent les possibilités de carrière dans la recherche phycologique comme limitées, considérant leurs superviseurs scientifiques comme des modèles de carrière dans le monde universitaire. Cependant, il existe de nombreuses possibilités de carrières enrichissantes dans (en collaboration avec) le secteur privé. Les algues ont trouvé leur place dans de nombreux processus de production industrielle et dans l’aquaculture à grande échelle. Et là où les algues sont utilisées, les chercheurs sont recherchés pour résoudre les problèmes, optimiser et innover. Pourtant, malgré les nombreuses opportunités, certains problèmes font obstacle à de tels partenariats. Les contributions de projets de recherche en partenariat public-privé et leurs objectifs, de chercheurs travaillant en partenariat avec des entreprises ou travaillant dans des entreprises sont les bienvenues. L’accent n’est pas mis sur les méthodologies ou les résultats scientifiques, mais sur les expériences de travail dans le secteur privé. Quelles sont les attentes des entreprises vis-à-vis des scientifiques qui travaillent avec elles ou pour elles ? Qu’en est-il de la création de votre propre start-up ou spin-out ? Ce qui est nécessaire pour transformer des idées intelligentes en produits commercialisables.

Animateurs :

  • Annette Bruhn : Department of Ecoscience, Centre for Circular Bioeconomy, Aarhus University, Danemark
  • Stefan Kraan : The Seaweed Company, Irlande

Conférenciers :

(C) Interreg NWE ALG-AD

THEME 6

ALGUES ET SOCIÉTÉ


L’intérêt pour les algues est croissant chez de nombreuses parties prenantes, y compris le grand public. Les algues sont de plus en plus perçues comme saines et jolies, mais les efflorescences d’espèces potentiellement nuisibles affectent la santé écologique et le bien-être humain. Le suivi de la diversité et de l’évolution de la composition des systèmes algaux fournit des données indispensables à la gouvernance locale pour faire des choix politiques éclairés. Les scientifiques et les enseignants doivent jouer leur rôle en sensibilisant le public à la manière dont les algues contribuent à répondre aux besoins brûlants de la société.


Le grand public montre un intérêt croissant pour les algues. Les algues sont aujourd’hui perçues comme quelque chose de positif, de sain, de valorisables, d’utile et parfois de beau, plutôt que comme un déchet à nettoyer avec une bonne dose d’eau de Javel. Les raisons de ce changement de mentalité sont multiples. Les algues ou leurs dérivés entrent dans la composition d’une gamme toujours plus large de produits, allant des cosméceutiques et des médicaments à l’alimentation humaine et animale. De ce fait, les algues contribuent à l’emploi, au développement économique et à la prospérité humaine, notamment dans les pays ou régions en développement. Les algues sont souvent d’une beauté stupéfiante et constituent une source d’inspiration pour les artistes. De nombreux scientifiques citoyens sont des experts en taxonomie des algues, contribuant ainsi à l’avancement des connaissances sur la biodiversité et la distribution des algues. Toutefois, cette image positive est facilement détruite par la présence d’algues dans l’actualité, par exemple les “algues tueuses” et les “efflorescences algales nuisibles”, sans tenir compte du fait que ces efflorescences résultent généralement de déséquilibres écosystémiques causés par l’homme. Les phycologues doivent traduire efficacement les connaissances scientifiques sur les algues auprès du grand public et transférer ces connaissances dans des applications pratiques. Ils doivent s’engager auprès des communautés locales afin d’encourager l’utilisation des algues, générant ainsi des emplois et augmentant le bien-être et la prospérité. Le transfert de ces connaissances sur les algues nécessite une combinaison de diverses disciplines, le développement d’un environnement de recherche inter- et transdisciplinaire avec des stratégies pour les pratiques sociétales. Ils doivent informer les décideurs politiques des services écosystémiques cruciaux fournis par les algues, afin de leur permettre de relever les défis environnementaux liés aux algues et à leurs écosystèmes. Les connaissances doivent être diffusées en utilisant les moyens électroniques disponibles qui se développent rapidement, mais en évitant les pièges d’une telle communication. Des contributions sont attendues sur les projets de diffusion et de sensibilisation du grand public, sur les services écosystémiques des algues, la co-gestion adaptative et la recherche sur la façon dont les algues peuvent atténuer l’impact du changement climatique sur les moyens de subsistance locaux ; les exercices impliquant les citoyens dans la diffusion des connaissances et/ou la participation à des recherches d’actualité sont les bienvenus.

Animateurs :

  • Nils Ekelund : Dept. Natural Sciences, Mathematics, Society, Faculty of Education and Society, Malmö University, Suède
  • Johanna Weggelaar : Algae Platform, Atelier Luma / Luma Arles, France

Conférenciers :

  • Fredrik Gröndahl : Dept. Sustainable development environmental science and engineering (SEED), School of Architecture and the built environment (ABE), Royal Institute of Technology, Stockholm, Suède
  • Alix Levain : UMR 6308 AMURE, CNRS, Plouzané, France

Nombre d’entre nous ont des engagements en matière d’enseignement et participent à l’enseignement des étudiants, à la formation des doctorants et à l’encadrement des postdoctorants en début de carrière. L’enseignement est également une partie essentielle de notre carrière professionnelle car il garantit que les futurs collègues prennent le relais. Les étudiants doivent s’informer sur les parcours professionnels, tant dans le monde universitaire que dans l’industrie et les entreprises (biotechnologie, agriculture, nouveaux produits, etc.). Les nouvelles technologies et la pandémie de COVID-19 ont bouleversé les modèles et les modes d’enseignement. Les contributions sont invitées à partager les expériences et les méthodes innovantes d’enseignement et de formation de tous les aspects des algues à un éventail de groupes cibles, y compris leurs applications pratiques. En outre, nous invitons les contributions qui illustrent les parcours de l’université à l’entreprise et les défis à relever entre l’idée et sa réalisation.

Animateurs :

  • Cecilia Maria Totti : Department of Life and Environmental Sciences, Università Politecnica delle Marche, Ancona, Italie
  • Conxi Rodríguez-Prieto : Faculty of Science, University of Girona, Espagne

Conférenciers :

  • Suzanne Fredericq : Department of Biology, University of Louisiana, Lafayette, USA
  • Morgan Vis : Department of Environmental and Plant Biology, Ohio University, Athens, USA

L’eutrophisation, la pollution, les obstructions côtières, la régulation des rivières, le réchauffement climatique et d’autres pressions d’origine humaine sur nos eaux douces, de transition et côtières, seules ou en combinaison, ont eu un impact énorme sur les ressources en eau et les écosystèmes algaux associés. Ces systèmes sont, en outre, menacés par une récolte ou une aquaculture non durable. Dans de nombreuses directives européennes, telles que la directive-cadre sur l’eau (ou DCE), les algues sont utilisées comme éléments de qualité ou indicateurs de la qualité de l’eau et de l’état écologique ; de nombreuses stratégies de gestion sont fondées sur la biodiversité des algues et leur abondance. En outre, ces dernières années, de nouvelles stratégies de conservation ont été développées pour contrer, par exemple, le déclin des forêts d’algues ou la dégradation des systèmes fluviaux d’eau douce. Les contributions sont sollicitées sur tous les aspects de la gestion et de la conservation de l’eau qui sont centrés sur les algues. Les nouvelles stratégies de conservation visant à atténuer la perte de biodiversité, d’espèces clés ou d’habitats sont particulièrement intéressantes. Des informations sur l’applicabilité pratique et les stratégies de mise à l’échelle sont nécessaires et les concepts d’aquaculture durable permettant de maintenir une bonne qualité de l’eau et de préserver la biodiversité sont les bienvenus.

Animateurs :

  • Erwan Ar Gall : LEMAR UMR6539, European Institute for Marine Studies (IUEM), University of Brest (UBO), Brittany, France
  • Sotiris Orfanidis : Fisheries Research Institute (ELGO-DIMITRA), Kavala, Grèce

Conférenciers :

  • Elvira Ramos Manzanos : IHCantabria – Instituto de Hidráulica Ambiental de la Universidad de Cantabria, Santander, Espagne
  • Matina Katsiapi : EYATH SA, Water Supply Division-Drinking Water Treatment Facility, Thessaloniki, Grèce | School of Biology, Aristotle University of Thessaloniki, Grèce

(C) CEVA

Comité scientifique présidé par

Comité local d’organisation


IUEM, SBR et Ifremer


Inka BARTSCH

Alfred Wegener Institute, Helmholtz Center for Polar and Marine Research, Bremerhaven, Allemagne


Wiebe KOOISTRA

National institute of marine biology, ecology and biotechnology, Italie

Responsables du comité : Philippe Potin & Solène Connan

Membres du comité : Erwan Ar Gall | Yacine Badis | Eva Bucciarelli | Jonas Collen | Mark Cock | Eric Deslandes | Christophe Destombe | Simon Dittami | Jacques Grall | Laure Guillou | Helene Hegaret | Claire Hellio | Cécile Klein | Martial Laurans | Johann Lavaud | Catherine Leblanc | Aude Leynaert | Gabriel Markov | Sylvain Petek | Philippe Pondaven | Ian Probert | Philippe Soudant | Nathalie Simon | Valérie Stiger-Pouvreau | Jill Sutton | Myriam Valéro

Comité scientifique présidé par


Inka BARTSCH

Alfred Wegener Institute, Allemagne


Wiebe KOOISTRA

National institute of marine biology, ecology and biotechnology, Italie

Comité local d’organisation


IUEM, SBR et Ifremer


Responsables du comité : Philippe Potin & Solène Connan

Membres du comité : Erwan Ar Gall | Yacine Badis | Eva Bucciarelli | Jonas Collen | Mark Cock | Eric Deslandes | Christophe Destombe | Simon Dittami | Jacques Grall | Laure Guillou | Helene Hegaret | Claire Hellio | Cécile Klein | Martial Laurans | Johann Lavaud | Catherine Leblanc | Aude Leynaert | Gabriel Markov | Sylvain Petek | Philippe Pondaven | Ian Probert | Philippe Soudant | Nathalie Simon | Valérie Stiger-Pouvreau | Jill Sutton | Myriam Valéro

Venez nombreux profiter de la pointe bretonne

Le 8ème congrès européen sur les Algues se tiendra en Bretagne (France) à Brest du 20 au 26 août 2023 à Brest-Arena, centre sportif et culturel. Cette structure située à 10 min du centre-ville de Brest en tramway offre une salle plénière permettant d’accueillir 700 personnes ainsi que 3 autres salles de 200 places et les espaces de restauration et d’exposition. Brest est une métropole de 400 000 habitants, zone touristique autant que bassin de vie. De nombreux hôtels allant de 1 à 4 étoiles sont situés dans Brest avec des prix allant de 50 € à 150 € par nuit. Des chambres pour les étudiants sont également disponibles dans le centre de Brest à 10 min en tramway de Brest Arena. La ville et sa périphérie possèdent de nombreux équipements et points d’intérêt attractifs, tels que Océanopolis, les Ateliers des Capucins reliés au centre-ville par le premier téléphérique urbain de France, le Conservatoire botanique National de Brest. La ville a été récemment classée ” Ville d’art et d’histoire “. Innovante et ouverte sur le monde, Brest se distingue des autres villes françaises par ses liens avec le milieu marin, ainsi que par son secteur des sciences et technologies marines de pointe. C’est d’ailleurs du port de Brest que sont partis de grands explorateurs à la découverte de nouveaux mondes : La Pérouse, Kerguelen, Bougainville… Brest a une gare TGV en centre-ville et est doté d’un aéroport international proche du centre-ville, avec un service de navette et de tramway. L’aéroport international de Brest Bretagne propose quelques vols internationaux et un large choix de vols via Paris (Orly ou Charles de Gaulle).

  • (C) Martin Viezzer

  • (C) Mathieu Le Gall

  • ©Jean-Yves Guillaume

  • Frédéric Le Mouillour/Brest métropole océane

  • (C) Sébastien HERVE

Appel à contributions


Chacun des 6 thèmes comprend entre 2 et 4 symposiums composés de conférences invitées, d’un ensemble (limité) de présentations orales (sélectionnées parmi les résumés) et d’une session de posters. Le comité scientifique de cet événement invite les participants à soumettre un résumé en anglais à l’un des symposiums présentés ci-dessus. La préférence pour l’oral / le poster et le choix de la session thématique sont des options indiquées sur le formulaire de soumission de résumé.

Les détails sur la soumission des résumés seront bientôt disponibles. La soumission des résumés est possible jusqu’au 31 Mars 2023. Les soumissions seront évaluées par le comité scientifique et vous serez informés fin Mai 2023 si votre résumé a été accepté ou non et sous quel forme (oral ou poster).

Dates importantes


Ouverture des inscriptions et de soumission des résumés : Septembre 2022
Fin des inscriptions anticipées : Février 2023
Date limite de soumission des résumés : Mars 2023
Information sur la sélection des résumés : Mai 2023
Début du congrès : 20 Août 2023

Inscriptions


Pour participer, remplissez directement le formulaire de pré-inscription (ouverture en Septembre 2022) qui comprend un formulaire de soumission de résumé (avec des détails sur la présentation du résumé; Date limite de soumission: Mars 2023).
Les résumés seront sélectionnés par le comité scientifique international. Votre inscription sera officielle dès réception du paiement des frais d’inscription.
Les frais de conférence couvrent l’inscription au congrès, la nourriture, les pause-café et le transport de l’aéroport ou de la gare ainsi que les transports journaliers jusqu’au lieu de la conférence.

Inscription anticipée à tarif réduit (septembre 2022 – février 2023) :

[1] Membre de la FEPS = 400 €

[2] Non-membre de la FEPS = 480 €

[3] Étudiant = 250 €

[4] Accompagnant = 150 €

[5] Excursion de mi-congrès = 50/80 €

Inscription tardive (mars 2023 – juillet 2023) :

[1] Membre de la FEPS = 530 €

[2] Non-membre de la FEPS = 600 €

[3] Étudiant =380 €

[4] Accompagnant = 200 €

[5] Excursion de mi-congrès = 60/100 €

Inscription clôturée : 1er août 2023

Info Covid


Compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire, nous maintenons notre volonté de tenir ce congrès en présentiel afin de favoriser les échanges entre tous : chercheurs de référence, jeunes chercheurs et futurs chercheurs que sont les étudiants.

Si nécessaire, un schéma de vaccination complet sera demandé pour participer à la conférence. Les organisateurs du congrès proposeront des auto-tests antigéniques pendant le colloque. Les conférences, l’exposition des posters, les workshops, la restauration, les pauses café se dérouleront dans des conditions conformes aux règles sanitaires.

Toutefois, si la situation se dégrade, un format bimodal ne sera pas envisagé et vous en serez informé. L’événement sera alors annulé.

Les frais d’inscription seront remboursables en fonction du contexte Covid au moment de la conférence en août 2023.

Pour plus d’informations, envoyez un mail à : epc8@sciencesconf.org

Mer et journalisme-2022

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Participation en présentiel et en distanciel


Pour répondre aux besoins de formation exprimés depuis de nombreuses années par les journalistes sur les sciences et technologies marines, l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue propose une école d’été de 2 jours à Brest, au sein de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Cette formation destinée aux journalistes francophones des différents médias apporte un éclairage sur le thème général :

« Océans et climats »

L’école d’été Mer et Journalisme est coordonnée par Paul Tréguer et Pauline Letortu.

Pour vous inscrire c’est ici

Date limite d’inscription : le 1er juillet 2022

Une formation animée par :

Intervenants


Stéphane de Vendeuvre

Journaliste, Club de la Presse de Bretagne

Stefan LALONDE (GO, IUEM)

Martial CAROFF (IUEM)

Jérémie BOURDOULOUS (projet Geopark Armorique)

Noémie COURANT (projet Geopark Armorique)

Olivier ABALLAIN (ESJL)

Ingrid PEUZIAT (IUEM)

Francq LECOCQ (CIRED)

Jean JOUZEL (IPSL)

Anne-Marie TREGUIER (IUEM)

Stéphane BLAIN (Sorbonne Univ.)

Hélène PLANQUETTE (IUEM)

Catherine JEANDEL (LEGOS)

Fabien PERRAULT (IPEV)

Christophe CASSOU (CERFACS)

Conférence introductive

Stefan LALONDE (IUEM)



Et si nous remontions dans le temps?

L’influence anthropogénique sur les teneurs atmosphériques en dioxyde de carbone, et par conséquent, le climat, emmène l’humanité vers un futur mal connu. Par contre, les archives sédimentaires enregistrent des millions années, voire des milliards années, d’un fonctionnement du cycle du carbone et des conditions climatiques bien différentes d’aujourd’hui. Dans cette présentation nous allons réviser le fonctionnement du cycle du carbone et les traces des climats du passé préservé dans les archives sédimentaires, avec un regard particulier sur les perturbations extrêmes comme celle que nous vivons aujourd’hui.

Conférences thématiques

Franck LECOCQ | Directeur du CIRED, co-auteur des ouvrages récents du GIEC


Atténuation du changement climatique

Cette conférence interactive présentera les principaux résultats du 6ème rapport du groupe III du GIEC, paru le 4 avril 2022, sur les options de lutte contre le changement climatique.

Ingrid PEUZIAT | IUEM


Développement durable et nautisme

Le milieu du XXe siècle marque le début de la démocratisation du nautisme et parallèlement de nombreux ports de plaisance sont créés, souvent ex-nihilo, artificialisant ainsi les littoraux. Peu à peu ces ports sont devenus de véritables outils d’aménagement pour le développement des territoires et le nautisme une activité essentielle à l’économie littorale dans de nombreuses régions côtières. Mais aujourd’hui, les acteurs du nautisme doivent faire face à une multitude d’enjeux liés au vieillissement des plaisanciers, aux changements de pratiques, au développement d’un nautisme écoresponsable (éconavigation, enjeux énergétiques, recyclage des bateaux hors d’usage…). Cette conférence présentera les grands défis de la transition écologique du nautisme, et plus particulièrement de la plaisance, mais également les solutions mises en œuvre par les acteurs de la filière et les gestionnaires des espaces côtiers.

Stéphane BLAIN | Sorbonne Univ.


L’océan puits et source de CO2

L’océan est un puits de carbone qui absorbe environ un quart des émissions de carbone anthropique atténuant ainsi l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère et ses conséquences sur le climat. Pourquoi n’en absorbe-t-il pas plus ou pas moins ? Quel va être le devenir de ce puits? Le dernier rapport du GIEC montre clairement que l’objectif de 2°C à la fin du siècle ne sera pas atteint sans la capture d’une partie du CO2 que nous avons déjà émis. L’océan a-t-il un rôle à jouer dans ce contexte ? Au travers d’une réflexion simple sur les échelles de temps qui sont en jeu, l’objectif du séminaire est d’apporter quelques éléments de discussion sur ces questions.

Focus

COP vs. GIEC


Pourquoi les conclusions des rapports du GIEC ne passent que partiellement dans les COP ? Conséquences ?

Animateur : Franck LECOCQ  (directeur du CIRED)

Intervenants : Jean Jouzel (IPSL), Christophe Cassou (CERFACS), et Anne-Marie Tréguier (ISblue)

3 Ateliers interactifs

Scientifiques et journalistes: comment travailler ensemble (au bénéfice des citoyens) ?


L’atelier «Scientifiques et journalistes: comment travailler ensemble (au bénéfice des citoyens) ?» se propose d’aborder les différences entre les démarches journalistique et scientifique. Objectif: faire appel à l’expertise scientifique de façon plus pertinente, en s’appuyant sur l’expérience réussie du site TheConversation. Une boîte à outils sera proposée: Comment lire efficacement une publication scientifique sans être expert soi-même ? Comment qualifier/choisir les bonnes sources ? Comment travailler ses angles ?

Animateur : Olivier ABALLAIN  (École supérieure de journalisme de Lille)

Et si nous remontions le temps ?


À la suite de la conférence sur les variations climatiques au cours des ères géologiques, nous continuerons à scruter l’histoire du Globe terrestre. Après une courte introduction sur les Sciences de la Terre en général et le façonnement des paysages, un focus sera fait sur l’ancienne chaîne de montagnes hercynienne, datant d’environ 300 millions d’années, dont les reliefs fortement érodés forment l’ossature de nombreux massifs anciens, tel le Massif armoricain. Il y aura enfin une présentation du futur Geopark Armorique, en cours de labellisation UNESCO, dans un cadre d’échanges interactifs.

Pour appuyer le débat, plusieurs documents seront diffusés, dont des extraits du film documentaire de France TV réalisé par Michael Pitiot France: le fabuleux voyage et des courtes vidéos sur le Massif armoricain.

Animateur : Martial CAROFF  (enseignant-chercheur UBO)

Intervenants : Jérémie BOURDOULOUS (directeur du patrimoine naturel au Parc naturel régional d’Armorique (PNRA)) et Noémie COURANT (coordinatrice du Geopark Armorique au PNRA).

Comment les scientifiques étudient‐ils les interactions océan‐climat ?


Lors de la mission océanographique SWINGS (pour South West Indian Geotraces Section) Hélène Planquette, Catherine Jeandel et toute leur équipe ont mené une mission d’exploration et de mesures dans l’océan austral. A bord du Marion Dufresne, de janvier à mars 2021, 48 scientifiques spécialisés dans les domaines de la chimie, biologie, physique, climatologie ont collecté des milliers d’échantillons, de la surface jusqu’aux abysses, depuis l’île de la Réunion jusqu’aux îles subantarctiques Marion, Prince Edward, Crozet, Kerguelen, Mc Donald et Heard. Leur principal objectif est de comprendre comment cette région océanique participe à la soustraction de CO2 atmosphérique et plus spécifiquement, comment les différents éléments chimiques essentiels au développement de la vie y sont apportés, transformés et transportés par les courants.
Cet atelier sera spécialement consacré à la recherche effectuée sur le bateau : ses objectifs, ses outils, la solidarité et la démarche qui accompagnent cette expédition depuis sa conception jusqu’à l’exploitation des résultats. Pour sensibiliser ces recherches à un public plus large, les dispositifs de communications et médiation qui ont été mis en place (site web, articles, liens presse, lien avec scolaires, documentaire à bord…) pourront être aussi discutés lors de cet atelier. Les échanges seront ponctués par des extraits du documentaire tourné par Sibylle d’Orgeval.

Animatrice : Hélène PLANQUETTE  (chercheuse CNRS)

Intervenants : Catherine Jeandel (LEGOS), Fabien Pérault (IPEV), Christophe Cassou (CERFACS), Stéphane Blain (Sorbonne Univ.)

Frais d’inscription


En présentiel : 450 €

En distanciel : 350 €

Québec : via IFQM


Financements


L’action de formation est éligible à la formation continue :

  • En tant que salarié, vous pouvez compléter une demande de financement auprès de votre employeur. Il est également possible de solliciter l’AFDAS (opérateurs de compétences dont relève la presse écrite et les agences de presse).
  • Enfin, si vous faites le choix de déduire les frais réels, les dépenses de formation professionnelle engagées ont le caractère de frais professionnels.

Pour votre information,  cette formation ne peut pas être prise en charge par le Compte Personnel de Formation (CPF).

N’hésitez pas à contacter Anaëlle LE ROUX pour toutes demandes de renseignements.

En savoir plus


Date limite d’inscription : 1er juillet 2022

Plus d’informations et inscriptions sur scienceconf.org

 


Télécharger le programme PDF ici


Partenaires


Nereis Park VI

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L’objectif de cet événement est de réunir la communauté scientifique internationale des chercheurs travaillant sur les mécanismes de la bioturbation dans les environnements marins, d’eau douce et terrestres, sous toutes les latitudes (polaire, tropicale, tempérée), et en prenant en compte différentes échelles de temps (du précambrien à l’actuel). Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’association internationale Nereis Park regroupant tous les scientifiques travaillant sur la Bioturbation.

Cette 6ème édition propose une école thématique internationale sur la Bioturbation avec des conférences et des formations de haut niveau. Elle permettra de promouvoir les échanges et de donner aux scientifiques et aux étudiants les dernières avancées conceptuelles et technologiques autour des processus de bioturbation à travers des conférences et des sessions de posters, des petits ateliers, des débats, des études pratiques. Les contributions à cet événement pourront être soumises pour publications dans un numéro spécial sur la bioturbation.

Ouverture de la pré-inscription : 22 février 2022

Date limite de soumission des résumés : 31 mars 2022

5 sessions


Session 1 : relations bioturbation-fonctionnement des écosystèmes



Conférencière invitée : Alison Cribb, PhD candidate| University of Southern Carolina, USA


Au cours de cette session, le rôle de la bioturbation dans l’évolution des écosystèmes sera discuté en mettant l’accent sur les différents services écosystémiques fournis par la bioturbation dans les écosystèmes terrestres, d’eau douce et marins dans le contexte du changement global. Les différents effets de la bioturbation seront abordés, notamment : l’érosion, la stabilisation et le drainage des sédiments, la biogéomorphologie, la libération des contaminants et des kystes, l’oxygénation, la biorémédiation des sédiments et des sols pollués, le recyclage de la matière organique. Le fonctionnement des environnements passés et extrêmes (grottes précambriennes, quaternaires, mangroves, environnements polaires et profonds, lacs hyper-salés…) pourra être considéré.


Session 2 : Intégration des processus de bioturbation dans les modèles et les fonctions de la biodiversité



Conférencier invité : Pr. Andrew M. Lohrer | NIWA, New Zealand


L’influence des activités de bioturbation sur les écosystèmes dépend de la diversité structurale et fonctionnelle benthique fortement liée aux variables environnementales. Cette session abordera les différentes approches (ex : diversité spécifique, fonctionnelle, traits biologiques…) utilisées pour évaluer les effets de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes à travers des études expérimentales et en milieu naturel. Ce sera le point de départ d’une session de forums ouverts autour de deux questions :

  • Comment intégrer le rôle des caractéristiques individuelles des espèces sur les processus benthiques à l’échelle de la communauté ?
  • Comment représenter les effets des communautés benthiques au niveau de l’écosystème ?


Session 3 : Interactions micro et macro-organismes impliquées dans les cycles biogéochimiques



Conférencier invité : Pr. Erik Kristensen | University of Southern Denmark, Denmark


Les activités de bioturbation modifient la diversité microbienne et les processus microbiens impliqués dans la dégradation et le recyclage de la matière organique des sédiments. Ces derniers ont une influence, à plus grande échelle, sur les flux et bilans biogéochimiques (carbone, azote, soufre, phosphore, silice, fer). La qualité de la matière organique (réfractaire versus labile) et les variables environnementales influencent en parallèle ces activités microbiennes. Cette session se concentrera sur sur les interactions entre les micro-organismes (par exemple les procaryotes, les bactéries électriques « cable bacteria », les archae, les eucaryotes et les réseaux de co-occurrence) et les macro-organismes impliqués dans la biogéochimie des sédiments.


Session 4 : Nouvelles approches d’analyse, d’observation et de modélisation pour les études de bioturbation



Conférencière invitée : Dr. Simone Pennafirme | Univ. Federal do Fluminense, Brazil


Cette session portera sur les différents outils permettant de prendre en compte l’hétérogénéité des écosystèmes:

  • Capteurs optiques et infrarouges 1D et 2D pour mesurer la micro-hétérogénéité des solutés dans les eaux interstitielles (oxygène, manganèse, soufre, CO2, pH…)
  • Flux biogéochimiques aux interfaces sédiment-eau et sédiment-air
  • Télédétection pour visualiser la microtopographie et la diversité benthique à la surface des sédiments
  • Imagerie tomographique pour visualiser en 3D les structures biologiques dans les sédiments et les sols
  • Modèles mécanistiques et stochastiques pour simuler les processus biogéochimiques associés au comportement des animaux.

Nous examinerons également les limites potentielles de ces outils et comment elles peuvent être surmontées pour une configuration expérimentale ou étude de terrain spécifique.

Robert Aller

Session 5 : Transfert d’échelles



Conférencier invité : Pr. Robert C. Aller | Stony Brook University, USA


A partir des résultats des études présentées pendant les conférences et des conclusions des ateliers précédents, cette session se concentrera sur le changement d’échelle (transfert d’échelle) en faisant référence à :

  • l’importance d’un processus de bioturbation spécifique dans les modèles diagénétiques ;
  • la représentation des espèces ou des traits fonctionnels dans la communauté ;
  • le passage d’expériences contrôlées à des études in situ intégrant l’écosystème dans son ensemble ;
  • extrapolation des résultats d’une étude locale au niveau de l’écosystème en tenant compte de sa variabilité spatiale et temporelle.

Contenu de l’école thématique BIOTURBATION



Cette formation pluridisciplinaire proposera des outils différents et complémentaires à chaque session (cours sous formes de plénière et études de cas sous forme de courtes interventions orales, travaux pratiques sur le terrain et en laboratoire, session de forum ouvert, tables rondes ..) pour comprendre le rôle de la bioturbation dans le fonctionnement actuel et passé des écosystèmes, et savoir comment l’intégrer dans les modèles d’écosystème, dans les projets d’ingénierie écologique, de restauration et de gestion des écosystèmes. Ces rencontres scientifiques et pédagogiques, en mélangeant les disciplines, permettront ainsi de constituer un réseau de compétences pour pouvoir faire émerger des approches innovantes pour répondre à des questions d’ordre fondamental et méthodologique. Cet événement s’adresse à tout scientifique (chercheur, étudiant, ingénieur) ainsi qu’à tout gestionnaire en sciences de l’environnement.

Comité scientifique international

Dr. Stefano Cannicci (University of Florence, Italy)

Dr. Suzanne Dufour (Memorial University, Canada)

Dr. Stefan Forster (University of Rostock, Germany)

Dr. Franck Gilbert (CNRS | ECOLAB, France)

Dr. Boris Jansen (Amsterdam University, Netherlands)

Dr. Pascal Jouquet (IRD | iEES, France)

Dr. Florian Mermillod-Blondin (CNRS | LEHNA, France)

Dr. Emma Michaud (CNRS | LEMAR, France)

Dr. Thomas Stieglitz (IRD | CEREGE, France)

Comité local d’organisation

Dr. Emma Michaud (CNRS | LEMAR)

Dr. Gerard Thouzeau (CNRS | LEMAR)

Dr. Jill Sutton (Brest University | LEMAR)

Adriana Spedicato (Brest University | LEMAR)

Sébastien Hervé (Brest University | IUEM, LEMAR)

Nadine Reniers (CNRS |IUEM)

Nathalie Le Mentec (Brest University | IUEM, LEMAR)

Avec le soutien de

Hébergement

L’événement se tiendra en Bretagne (France) à Logonna-Daoulas du 22 au 26 août 2022 dans le centre de séminaires “Moulin Mer”. Cette installation offre un espace pour les sessions et les ateliers, les repas et l’hébergement, le tout à un seul endroit, y compris l’accès aux salles éducatives et aux sites d’échantillonnage dans les environnements marins, d’eaux douces et terrestres. Pour votre conjoint, il donne également accès à de belles promenades le long des plages, de la forêt et des lieux d’activités telles que le volley-ball, le badminton, la voile et la pêche. Le site est situé entre Brest et Quimper (à 8min de l’autoroute). Le site est situé entre Brest et Quimper (à 8mn de la voie express). Brest est la ville la plus proche avec une gare (TGV) et un aéroport  proposant quelques vols internationaux et un large choix de vols via Paris (Orly ou Charles de Gaulle).

Appel à contributions


Chacune des cinq sessions est composée de conférences invitées, d’un ensemble (limité) de présentations orales (sélectionnées parmi les résumés), d’une session d’affiches, de tables rondes et de cours pratiques et théoriques spécifiques. Le comité scientifique de cet événement invite les participants à soumettre un résumé en anglais à l’une des sessions suivantes:

  • Session 1 : Relations bioturbation-écosystème
  • Session 2 : Intégration des processus de bioturbation dans les modèles de biodiversité et leurs fonctions
  • Session 3 : Interactions micro / macro-organismes dans les cycles biogéochimiques
  • Session 4 : Nouvelles approches d’analyse, d’observation et de modélisation pour les études de bioturbation
  • Session 5 : Transfert d’échelles

La préférence pour l’oral / l’affiche et le choix de la session thématique sont des options indiquées sur le formulaire de soumission de résumé. Les motivations pour participer à l’école thématique doivent être ajoutées au formulaire de pré-inscription.

Dates limites


Ouverture de la pré-inscription : 22 février 2022

Date limite de soumission des résumés : 31 mars 2022

Les auteurs sont informés de la sélection des résumés et du programme : 11 avril 2022

Réduction des frais d’inscription : 11 avril au 7 mai 2022

Inscription tardive : 8-27 mai 2022

Clôture des inscriptions : 28 mai 2022

Inscriptions

Toute personne inscrite assistera à l’ensemble de l’évènement sur toute la semaine. L’évènement est limité à 70 participants. Pour participer, remplissez directement le formulaire de pré-inscription qui comprend un formulaire de soumission de résumé (avec des détails sur la présentation du résumé). Les motivations pour participer à l’école thématique doivent être ajoutées au formulaire de pré-inscription (Date limite de soumission: 12 avril 2020).
Les résumés seront sélectionnés par le comité scientifique international. Une fois votre résumé sélectionné, vous pouvez remplir le formulaire d’inscription final qui comprend les détails du paiement. Votre inscription sera officielle dès réception du paiement des frais d’inscription.
Les frais de conférence couvrent le prix total de l’hébergement, de la nourriture, des pause-café et du transport de l’aéroport ou de la gare jusqu’au lieu de la conférence, aux salles de conférence et d’enseignement de l’école thématique. Choisissez une option parmi les arrangements suivants (prix par personne) :

Cas particulier pour les personnels du CNRS : Cet événement s’inscrivant dans le cadre du plan de formation des écoles thématiques du CNRS pour l’année 2022, l’inscription est gratuite pour les personnels du CNRS (chercheurs, ingénieurs, post doctorants). Une pré-inscription avec la soumission d’un résumé est cependant nécessaire. Une fois le résumé sélectionné, les frais d’inscription et de déplacement pourront être pris en charge par chaque délégation régionale du CNRS.

Pour les autres participants :

Inscription anticipée à tarif réduit (du 11 avril au 7 mai 2022) :

[1] Académique – Chambre simple = 500 € par personne

[2] Académique – Chambre double partagée (deux lits) = 420 € par personne

[3] Étudiant (chambre double ou triple partagée, deux ou trois lits) = 370 € par personne

Inscription tardive (8-27 mai 2022) :

[1] Académique – Chambre individuelle = 650 € par personne

[2] Académique – Chambre double partagée (deux lits) = 550 € par personne

[3] Étudiant (chambre double ou triple partagée, deux ou trois lits) = 450 € par personne

Inscription clôturée : 28 mai 2022

Les chambres simples sont très peu nombreuses dans la résidence «Moulin Mer», et afin d’accueillir autant de participants que possible, la plupart des participants devront partager une chambre. Lorsque vous sélectionnez l’option “chambre partagée”, veuillez indiquer le nom du participant avec lequel vous aimeriez être colocataire.

Info Covid


Compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire, nous maintenons notre volonté de tenir ce colloque en présentiel afin de favoriser les échanges entre tous : nos chercheurs de référence, nos jeunes chercheurs et nos futurs chercheurs que sont nos étudiants.

Un schéma de vaccination complet sera demandé pour participer à la conférence. Les organisateurs du colloque proposeront des auto-tests antigéniques pendant le colloque. Les conférences, l’exposition des posters, les ateliers, la restauration, les pauses café se dérouleront dans des conditions conformes aux règles sanitaires.

Toutefois, si la situation se dégrade, un format bimodal ne sera pas envisagé et vous en serez informé. L’événement sera alors annulé.

Les frais d’inscription seront remboursables en fonction du contexte Covid au moment de la conférence en août 2022.

Pour plus d’informations, envoyez un mail à : nereis@sciencesconf.org