Science participative entre un skipper et des scientifiques

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Parution d’un article : 𝗗𝗼𝗺𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗼𝗳 𝗰𝗲𝗹𝗹𝘂𝗹𝗼𝘀𝗶𝗰 𝗮𝗻𝗱 𝘀𝘆𝗻𝘁𝗵𝗲𝘁𝗶𝗰 𝗺𝗶𝗰𝗿𝗼𝗳𝗶𝗯𝗲𝗿𝘀 𝗶𝗻 𝘂𝗽𝗽𝗲𝗿 𝗹𝗮𝘆𝗲𝗿𝘀 𝗼𝗳 𝘁𝗵𝗲 𝗔𝘁𝗹𝗮𝗻𝘁𝗶𝗰 𝗢𝗰𝗲𝗮𝗻: 𝗲𝘃𝗶𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗳𝗿𝗼𝗺 𝘁𝗵𝗲 𝗩𝗲𝗻𝗱𝗲𝗲 𝗚𝗹𝗼𝗯𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟬 𝗿𝗮𝗰𝗲

a IFREMER, REM/RDT/LDCM Centre Bretagne, Plouzané, France
b Univ. Bordeaux, CNRS, Bordeaux INP, EPOC, UMR 5805, F-33600, Pessac, France
c Univ. Bordeaux, CNRS, Bordeaux INP, CBMN, UMR 5248, F-33600, Pessac, France
d Ocean Calling, Vannes, France
e LOPS-IRD, Brest, France

 

📌 Référence : MPB_119173
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0025326X25016492

Cette étude met en lumière la prédominance des microfibres dans la pollution anthropique des eaux de surface de l’océan Atlantique.
Les résultats s’appuient sur des échantillons collectés tout au long du Vendée Globe 2020 par Fabrice Amedeo, offrant une opportunité rare d’observations en conditions réelles et à l’échelle globale.

Les principales conclusions montrent que :
• Les eaux de surface de l’Atlantique sont largement contaminées par des microplastiques et des fibres cellulosiques;
• Les microfibres constituent la majorité des particules anthropiques observées, représentant jusqu’à 78–94 % selon les tailles de filtration;
• Les fibres cellulosiques dominent parmi les microfibres anthropiques dans les fractions supérieures à 100 µm;
• L’analyse de particules jusqu’à 30 µm révèle la prédominance des petites tailles;
• La diversité des polymères et des morphologies est maximale dans la fraction 30–100 µm;

Ces résultats soulignent la nécessité d’adapter et d’élargir les cadres de surveillance de la pollution plastique, afin d’intégrer pleinement les petites particules et les microfibres, encore largement sous-estimées dans les approches actuelles.

Ce travail illustre la richesse d’un projet collaboratif entre un navigateur engagé et des scientifiques (dont C.Maes, DR IRD UMR LOPS)  transformant une course autour du monde en véritable plateforme de sciences participatives, capable de produire des données environnementales inédites là où les observations sont rares.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0025326X25016492

Séminaire Océan et Sociétés #10

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Jeudi 29 janvier 2026 – 13h>14h30 – Amphi D – IUEM et en ligne (sur inscription)

 

Our guest is Thomas DOUENNE, Associate Professor of Economics at the University of Amsterdam

Acceptabilité d’une taxe et survey experiment :  application à une taxe sur la viande en Californie

Abstract : « Excessive meat consumption in developed economies such as the US generates substantial negative externalities for human health, the environment, and animal welfare. We study support for a meat-tax-and-dividend in a representative California survey experiment (N=3,299) that randomizes information on tax incidence, effectiveness, and progressivity, plus two values-based frames (freedom of choice; identity). Only 30% express support. The most salient barrier is concern about government overreach, which strongly correlates with opposition. Beliefs about own financial incidence are pessimistic and highly predictive of support, yet incidence information itself barely moves beliefs and does not raise support. By contrast, progressivity information shifts beliefs and increases support by 4pp. Identity/cultural priming lowers support by 5pp, while a freedom-preserving frame raises it by 3pp. Several treatments also shift non-targeted beliefs, consistent with motivated reasoning. »

Bio : « I am an Associate Professor of Economics at the University of Amsterdam. I received my PhD in November 2020 from the Paris School of Economics.

My main research interests lie at the intersection of environmental policy and inequality. I use theoretical and empirical approaches to answer questions such as « What are the distributional effects of carbon taxes? », « How should economic inequalities be taken into account in the design of climate policies? », and « What determines citizens’ support for climate policies? ».

My PhD received the 2021 Best PhD Award from the French Economic Association (AFSE), and the 2021 Best PhD Award from the European Association of Environmental and Resource Economists (EAERE). With my co-author Adrien Fabre, I also received the Erik Kempe Award 2023.« 

A NOTER : Thomas Douenne sera disponible pour un temps d’échange informel après son séminaire de 15 à 17h. Merci de vous manifester auprès de Marie-Estelle BINET si vous êtes intéressés / « Thomas Douenne will be available for an informal discussion after his seminar from 3:00 PM to 5:00 PM. Please let Marie-Estelle BINET know if you are interested. »

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Live Youtube du master Biologie le 17 février de 18h à 20h

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Grégory Charrier, maître de conférence à l’UBO et responsable du master SML biologie propose une présentation de la formation le mardi 17 février 2026 de 18h à 20h lors d’un Live organisé sur la plateforme Youtube.

Ce live sera l’occasion d’une part de présenter le contenu et les objectifs de cette formation, et d’autre part de détailler les modalités de candidature en Master 1 et Master 2.

L’enregistrement du Live restera accessible pour un visionnage ultérieur.

Le live aura lieu ici : https://www.youtube.com/@GregoryCharrier

31 janvier 2026 – Journée Portes Ouvertes UBO, venez découvrir l’IUEM !

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Samedi 31 Janvier 2026, l’Université de Bretagne Occidentale organise ses traditionnelles Portes Ouvertes sur ses sites de Brest.

Comme c’est le cas une année sur deux, l’IUEM ouvrira également ses portes au grand public pour présenter ses formations en master et doctorat dans le domaine des Sciences de la Mer et du Littoral au Technopôle Brest-Iroise, rue Dumont d’Urville à Plouzané.

Toute la journée, de 9h30 à 17h, venez rencontrer nos équipes pédagogiques, enseignant·es-chercheur·es et étudiant·es qui vous présenteront :

Ces portes ouvertes sont l’occasion de découvrir un environnement d’excellence, adossé à une recherche reconnue internationalement, et d’échanger directement avec les acteurs et actrices de la formation et de la recherche en sciences marines.

Nous espérons vous voir nombreux !

Projet Art & Science DIA II

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Le projet Art & Science DIA II est né de la collaboration de deux chercheuses du LEMAR – Brivaela MORICEAU et Maeva GESSON – et d’une étudiante de biologie qu’elles ont encadré, Ambre VALLET, devenue chorégraphe et fondatrice de la compagnie EKLA. Ensemble, elles ont imaginé un spectacle dont l’objectif serait de sensibiliser le public à l’importance cruciale des diatomées dans l’écosystème, alors même qu’elles nous sont invisibles au quotidien.

Le spectacle intitulé « Diatomées : Nos Invisibles Indispensables », est la première création d’EKLÀ. Son élaboration a mobilisé le talent et la créativité d’une chorégraphe, 3 danseuses, 1 designer d’espace, 2 compositeurs de musique et 2 artistes verriers. Cette œuvre chorégraphique immersive réunit danseurs et scientifiques autour de sculptures en verre, papier et tissu, célébrant la beauté du vivant et la force de l’action collective à l’image du rôle des diatomées dans la capture du carbone. La danse, entendue ici comme un média non conventionnel, poétise, traduit, métaphorise certains concepts et permet de marquer durablement les esprits. En créant un lien sentimental et en faisant découvrir la beauté des diatomées au grand public, cette création aspire à inciter chacun·e à agir pour protéger les océans et le vivant. Les projets ARDCO et CLIMARCTIC contribuent directement à la création du spectacle : les scientifiques y jouent un rôle actif en conseillant, validant et participant à la performance.

Après une première représentation à Océanopolis lors de la Fête de la Science, le projet cherche les moyens de poursuivre ses recherches artistiques et de retrouver le public sur scène.

 

Killian MARCEL, lauréat du prix Seignelay 2025

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Toutes nos félicitations à Killian MARCEL, lauréat du Prix Seignelay 2025 qui récompense un·e étudiant·e en Master 2 ou Mastère spécialisé en Bretagne, dont les travaux contribuent à la gestion des activités maritimes ou à la protection de l’environnement marin !

Killian a obtenu l’an dernier son diplôme de master de la Formation EGEL (Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral). Ce prix lui a été décerné pour la qualité de son mémoire de stage ainsi que pour son engagement en faveur de la médiation scientifique, notamment dans le cadre du  projet Stud’enscience que Killian porte depuis 5 ans.

Le prix Seignelay est décerné chaque année par le Comité Bretagne Occidentale de l’Institut Français de la Mer et la Chambre Nationale des Courtiers Maritimes de France (CNCMF) dans le but de récompenser un(e) étudiant(e) pour son travail en faveur de la mer et l’aider à poursuivre ses études, à entrer dans la vie professionnelle ou mener à bien un projet maritime. L’Institut Français de la Mer est une association d’utilité publique créée en 1972 par Jean Morin. Elle a pour objectif de ‘’faire connaître et aimer la mer aux Français’’, plus largement de les sensibiliser au rôle fondamental des océans et d’œuvrer au développement durable des activités maritimes de la France.

La cérémonie de remise du prix aura lieu le 16 décembre à Brest, au Service Historique de la Défense.

L’IUEM s’engage dans une démarche d’égalité

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Le 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

L’occasion de rappeler que l’IUEM s’engage depuis quelques mois dans une démarche pro-active pour plus d’égalité. C’est notamment le cas avec la signature par l’ensemble des DU de l’IUEM de la « Charte d’engagement pour la co-construction d’un environnement de travail égalitaire, incluant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles« . Cette charte rappelle que l’égalité professionnelle n’est pas acquise à ce jour, que le quotidien professionnel de certain·es est parfois noirci par des comportements inappropriés et que changer la donne est un enjeu collectif nécessitant un investissement et une vigilance de chacun·e d’entre nous. Combattre les inégalités et les violences au laboratoire, c’est un engagement du collectif, au quotidien.

Deux sessions de formation ont été organisées cette année, avec 50 collègues sensibilisé·es aux enjeux du sexisme et des VSS. Des réunions de sensibilisation sont également organisées auprès des étudiants, comme aujourd’hui la diffusion du documentaire «Étudiantes en terrain miné».

Si vous souhaitez en savoir plus sur la charte et/ou les différentes actions en faveur de l’Egalité, vous pouvez contacter les référent·es Egalité

 

Violentomètre de la recherche élaboré par la Fondation L’Oréal

 

Les Efflorescences phytoplanctoniques subantarctiques dans l’ouest de l’océan Indien sont fertilisées par des eaux riches en fer du courant des Aiguilles

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Résumé

Le Courant des Aiguilles, qui longe la côte Est de l’Afrique australe, se divise à la pointe du continent : une partie forme les anneaux des Aiguilles, d’énormes tourbillons qui dérivent vers l’Atlantique, tandis que le courant de retour des Aiguilles (ARC) se prolonge vers l’est dans l’océan Indien. Ce système, l’un des plus puissants de la planète, joue un rôle clé dans le climat mondial, en particulier par le phénomène d’« Agulhas Leakage », qui transporte de l’eau chaude et salée vers l’Atlantique.

Nous avons étudié un flux moins connu que nous avons nommé le « Southern Agulhas Leakage » (SAL), qui traverse le Front subtropical et apporte du fer de la côte est-africaine au secteur Indien de l’océan Austral. Le fer, élément limitant pour le phytoplancton, soutient ainsi environ un quart de la production primaire annuelle et de l’export de carbone dans cette région. Notre modèle couplé physique-biogéochimique à haute résolution montre que le SAL fournit près de la moitié du fer dissous dans la partie ouest de la zone subantarctique de l’océan Indien, comblant un déficit important dans le budget régional du fer.

Les corrélations avec des archives paléoclimatiques suggèrent qu’une intensification passée de l’ARC aurait pu renforcer l’apport en fer et la productivité, influençant potentiellement les concentrations atmosphériques de CO₂ au cours des 130 000 dernières années. Cette étude souligne que le système des Aiguilles n’est pas seulement un transporteur de chaleur et de sel, mais aussi de nutriments et de métaux, reliant les océans Indien et Austral et impactant le cycle global du carbone.

Figure

Concentration en Chlorophylle a observée par satellite le 25 décembre 2017, reportée sur la topographie océanique de surface révélant le Courant de Retour des Aiguilles (ARC), le front subtropical (STF) et le front subantarctique (SAF)

 

Points forts de l’étude

  • Une vingtaine de Sverdrups (1Sv = 1 million m3/s) traverse le front subtropical vers la zone subantarctique (SAZ) du secteur Indien de l’Océan Austral
  • Ces masses d’eaux, associées au Courant de Retour des Aiguilles, transporte du fer de la marge est-africaine dans la SAZ Indienne
  • Cet apport de fer permet de boucler le budget de ce micronutriment dans cette zone, et y explique le quart de la production primaire océanique et de l’export de carbone en dessous de 100 m
  • La variabilité de l’ARC, et donc des apports associés de fer, pourrait expliquer une grande partie des variations de productivité océanique observée dans cette région au cours des âges glaciaires-interglaciaires

Référence

Bucciarelli, E.Penven, P., Pous, S., Tagliabue, A. Western Indian subantarctic phytoplankton blooms fertilized by iron-enriched Agulhas water. Nat. Geosci. (2025). https://doi.org/10.1038/s41561-025-01823-z

 

Pour aller plus loin, Pierrick PENVEN (IRD, LOPS), co-auteur de l’article a rédigé un article « behind the paper » que vous pouvez retrouver ici.

Une étude révèle l’origine d’un biais de température important dans les modèles de climat

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Malgré l’amélioration de la résolution des modèles, des erreurs systématiques – appelées biais ­– subsistent dans la représentation de la température océanique et atmosphérique moyenne dans certaines régions côtières. Une étude publiée dans Geophysical Research Letters, a identifié l’origine de ce biais. Une découverte prometteuse qui permettra aux scientifiques de développer des modèles encore plus performants. 

Les modèles de climat globaux sont d’une importance cruciale pour prévoir les impacts du réchauffement planétaire. Leur amélioration majeure au cours des dernières décennies, n’a cessé de faire l’objet de nombreuses études et leur degré de réalisme a souvent été corrélé à l’augmentation de la résolution des modèles, c’est-à-dire à la finesse du point de grille qu’ils peuvent représenter. Dernièrement, l’augmentation sans précédent de la puissance de calcul disponible a permis le développement de modèles de climat à l’échelle kilométrique, qui permettent non seulement une meilleure représentation du climat à l’échelle mondiale, mais également d’obtenir des projections des changements à l’échelle locale, où les politiques et stratégies d’adaptation sont mises en œuvre.

Cependant, une récente étude a mis en évidence que, malgré l’amélioration de la résolution des modèles, des erreurs systématiques – appelées biais ­– subsistent dans la représentation de la température océanique et atmosphérique moyenne dans certaines régions côtières.  Ces biais peuvent être expliqués par l’absence de la prise en compte de la marée dans ce type de modèle. La marée, bien qu’étant un phénomène périodique très court comparé aux échelles de temps d’évolution du climat a en réalité un effet moyen non nul sur notre système climatique via le mélange turbulent qu’elle induit. L’absence de prise en compte de ce phénomène dans les modèles peut conduire à des erreurs de température de l’ordre de 3°C dans l’océan et 1.5°C dans l’atmosphère, en particulier le long des côtes de la Manche, de la mer d’Irlande et de la mer du nord.

Cette étude s’appuie sur l’évaluation de 8 modèles de climat provenant de différents centres de recherche autour du monde (Europe, Etats-Unis, Chine, etc.) ainsi que sur des observations satellites. Elle a été réalisée par des scientifiques du CNRS, de l’Ifremer, du Met Office (Royaume-Unis) et de l’Institut de Météorologie Max-Plank (Allemagne).

Les régions côtières étant particulièrement vulnérables aux effets du réchauffement climatique, la prévision par les modèles de la température en climat présent et futur y a un fort enjeuCette découverte permettra aux scientifiques de développer des stratégies afin de mieux inclure les effets de la marée dans la future génération de simulations de climat qui informeront les prochains rapports du GIEC.

Contact :

Audrey Delpech
Chercheuse CNRS au laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS – IUEM)

CEPA7 à Brest : l’écophysiologie animale au cœur des enjeux environnementaux

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Le 7ᵉ Congrès d’Écophysiologie Animale (CEPA7) s’est tenu à l’IUEM du 28 au 30 octobre 2025, rassemblant près d’une centaine de scientifiques, ingénieurs, enseignants-chercheurs et étudiants venus de neuf pays. Tous ont échangé autour d’une même question : comment les organismes font-ils face aux changements globaux ?

Pendant trois jours, le congrès a offert un véritable panorama de l’écophysiologie moderne, mêlant approches expérimentales, de terrain, et de modélisation, explorant une grande diversité d’espèces modèles : des huîtres, moules, ormeaux, et palourdes aux poissons, amphibiens, reptiles, insectes, oiseaux et mammifères. Cette richesse témoigne d’une communauté dynamique, intergénérationnelle et collaborative, attentive à relier mécanismes fondamentaux et enjeux appliqués pour la gestion et la conservation des espèces.

Les discussions ont mis en lumière la plasticité des réponses physiologiques face à la température, à l’hypoxie, aux polluants ou aux agents infectieux, mais aussi la complexité des effets intergénérationnels et des stress multiples qui façonnent l’adaptation des organismes. Plusieurs communications ont illustré l’apport des nouvelles technologies , tels que des capteurs, de la respirométrie embarquée, de la transcriptomique, ou encore de l’imagerie, permettant aujourd’hui de suivre les réponses animales du niveau cellulaire jusqu’au comportement in situ.

Au-delà des présentations, CEPA7 a surtout été un moment de partage, d’apprentissage et de transmission, avec une forte implication des étudiants et jeunes chercheurs, confirmant la vitalité et la cohésion d’une communauté en pleine expansion. Tous sont repartis avec la même conviction : l’écophysiologie est un levier essentiel pour comprendre, anticiper et accompagner les transformations des milieux naturels et anthropisés.