Carnet de bord : Campagnes océanographiques par Paul Tréguer

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Depuis un an environ, Paul Tréguer, fondateur de l’IUEM et professeur émérite à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), partage sur son site web « Repères et Évolution du monde »  ses chroniques de voyages, des contes polaires, ses poèmes et récits de campagnes océanographiques.

Tous les quinze jours, il publie sous forme de carnet de bord, les souvenirs de campagnes océanographiques hauturières auxquelles il a eu la chance de participer entre 1972 et 2001, permettant ainsi l’immersion la plus totale dans la vie à bord d’un navire.

La campagne Antiprod 1 MD12 du 22 février au 10 avril 1977, à bord du Marion Dufresne, est la première racontée par Paul Tréguer. Illustré de nombreux clichés photographiques, le billet retrace en images ces quelques mois en mer ainsi que certaines escales du périple, sur différents continents.

Si vous souhaitez découvrir en profondeur l’aventure océanographique, il est conseillé de lire « Le journal d’un océanographe – sur le rebord du monde » publié en 2018 aux éditions Elytis.

 

Crédits photos & Contact

Paul Tréguer / UBO

Cycle du silicium dans l’océan

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3ème  publication scientifique sur le cycle du silicium dans l’océan

Les organismes vivants sont faits de carbone. On ignore souvent qu’une bonne partie d’entre eux utilisent l’élément silicium, abondant dans les roches de la planète Terre, pour constituer des enveloppes externes et internes. C’est précisément le cas dans l’océan. Dans la colonne d’eau se développent des algues microscopiques appelées diatomées qui, au niveau mondial, fournissent 25% de l’oxygène que nous respirons, ainsi que de petits animaux microscopiques, les rhizaires. Dans les fonds marins croissent de très belles éponges siliceuses ; elles abondent de la rade de Brest à l’Antarctique.

Un groupe de recherche international piloté par Paul Tréguer et Jill Sutton du LEMAR, en coopération avec des chercheurs allemands, anglais, espagnols, étatsuniens, et chinois, viennent de publier dans la revue Biogeosciences un article de synthèse sur le cycle du silicium dans l’océan moderne. Cette étude montre que les apports de silicium dans l’océan (dus aux fleuves, aux résurgences, à l’activité hydrothermale, à la dissolution des roches siliceuses, aux vents…) sont actuellement équilibrés par les bio-dépôts dans les sédiments. Cependant le cycle du silicium est, comme celui du carbone, soumis à de fortes pressions des activités humaines (changement climatiques, constructions de barrages sur les fleuves, pratiques agricoles qui engendrent l’érosion des sols). Au cours du 21ème siècle, ces perturbations pourraient fortement affecter la production des organismes siliceux et déséquilibrer le cycle global du silicium.

En un quart de siècle c’est le troisième article de synthèse piloté par des chercheurs de l’IUEM qui confirme ainsi son rôle leader sur ce thème scientifique au niveau mondial.

Jill Sutton et Paul Tréguer ont ouvert l’an passé, avec le soutien de l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue, une « Silica School » en ligne, intitulée : « La silice : de la poussière stellaire au monde vivant ». À cette école participent des chercheurs de 30 instituts de recherche et universités de 12 pays différents.

 

Légende photos :

Trois organismes marins à enveloppe de verre : une diatomée, un rhizaire et une éponge siliceuse. 

 

Crédits photos

Aude Leynaert / CNRS

Laurent Chauvaud / CNRS

Natalia Llopis Monferrer / UBO, Philippe Eliès / UBO, Valentin Foulon / CNRS

 

Contacts

Paul Tréguer / UBO

Jill Sutton / UBO

Virginie Thierry, Océanographe physicienne Ifremer au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Je suis diplômée de l’Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique (ENSMA) en mécanique des fluides. J’ai obtenu ma thèse à Ifremer en 2000 sur l’étude de la propagation d’ondes équatoriales dans l’Atlantique à partir d’observation. Les ondes permettent de propager sur de grandes distances l’énergie apportée à l’océan par des forçages extérieurs. Pendant ma thèse, j’ai étudié comment des ondes forcées en surface par le vent se propagent en profondeur et mettent en mouvement l’océan au-delà de 2000m de profondeur.

Ensuite, j’ai fait un Postdoc à la SCRIPPS Institution of Oceanography. Je travaillais toujours sur la dynamique des ondes équatoriales mais dans le Pacifique. Cette fois, mon étude était basée sur un  modèle numérique représentatif de l’état de l’océan.

Observer, comprendre et modéliser, a toujours été au cœur de mon activité de recherche. C’est ce que j’ai fait pendant ma thèse et  mon post-doc et que j’ai poursuivi à Ifremer après mon recrutement en 2002 en tant que cadre de recherche. Cette approche est indispensable à l’heure actuelle pour évaluer et anticiper la réponse de l’océan au changement climatique.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai choisi le LPO (LOPS) car je voulais devenir océanographe et continuer mon activité de recherche sur la physique des océans ; ce qui correspondait à mon expérience, à mes études et à mes souhaits en terme de carrière. L’environnement de travail était aussi très favorable car l’IUEM est l’un des meilleurs centres français d’océanographie. Le LPO offrait aussi une opportunité d’être une océanographe aux pieds mouillés comme je rêvais d’être et donc de participer, voire même de monter des campagnes en mer et faire des observations sur le terrain.

La proximité de la mer est aussi un élément déterminant.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je suis chercheure en océanographie physique et travaille sur la dynamique du  gyre subpolaire de l’Océan Atlantique Nord. Mon activité est essentiellement basée sur l’analyse de données in situ, issues de campagnes océanographiques notamment. J’ai été chef de mission en 2015 et 2017 de deux campagnes du projet RREX pour étudier l’impact de la ride de Reykjanes (une montagne sous-marine au sud de l’Islande), sur les courants marins entre la surface et le fond.

Je travaille aussi à partir des flotteurs ARGO et suis fortement impliquée dans la contribution française à ce programme au niveau européen et international. Argo est un réseau de 4000 instruments autonomes qui mesurent la température et la salinité jusqu’à 2000 m de profondeur. Je contribue à l’extension de ce réseau vers des mesures de l’oxygène dissous et vers des mesures au-delà de 2000 m. Je suis d’ailleurs responsable du projet Argo-2030 retenu suite à l’Appel d’Offre pour les Equipements Structurants pour la Recherche (ESR/Equipex+) dont un des objectifs est de mener une expérience pilote avec des flotteurs Argo pouvant descendre jusqu’à 6000 m. Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’Equipex Naos.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Les campagnes en mer sont assez rudes, notamment les campagnes RREX au sud de l’Islande au cours desquelles nous ne voyions ni bateau ni côte pendant 1 mois. En 2015,  nous étions dans un brouillard permanent avec une température de 6°C dans l’eau et dans l’air. Quand nous nous sommes rapprochés des côtes d’Islande, nous nous sommes accordés une partie de pêche à la morue que nous avons mangée sur le bateau. C’était un petit moment de grâce apprécié par tous.

J’étais au village des sciences pendant les fêtes maritimes de Brest 2016 et j’ai vu François Hollande y faire un bain de foule. J’ai même une photo avec lui. Merci le village des sciences ! Ce n’est pas tous les jours qu’on est photographié avec un Président de la République.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Ce sont les campagnes en mer. C’est dur mais il y a une intensité professionnelle et humaine très forte que l’on ne retrouve pas ailleurs. Et puis c’est le cœur de notre métier.  Les trois campagnes pour lesquelles j’étais chef de mission, pour des raisons différentes, font partie de mes plus beaux souvenirs de boulot.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La mer fait partie de mon ADN. J’aime les activités en lien avec la mer : surf et voile.

J’aime aussi les randonnées en montagne, la force de la nature.

 

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Stéphane Lesbats / Ifremer

Ifremer – Campagne RREX

 

Contact

Virginie Thierry / Ifremer

 

Les appels à projets 2021 de l’IUEM

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L’IUEM a pour mission d’étudier l’océan et le littoral ainsi que les activités humaines qui y sont liées à l’aide de l’observation, de l’expérimentation et de la modélisation. L’enseignement et la recherche sont au service des objectifs du développement durable des activités maritimes et de la préservation des écosystèmes marins et littoraux.

L’océan et les littoraux sont au cœur de grands enjeux sociétaux : le changement climatique avec ses conséquences pour les écosystèmes marins ; les conflits d’usage croissants, en particulier dans les zones côtières, qui vont nécessiter des stratégies d’adaptation nouvelles ; les avancées dans l’exploration de l’océan permises par les avancées technologiques ; le développement raisonné de nouvelles ressources d’origine marine, énergétiques, minières ou biologiques. Ces enjeux sont reconnus par la stratégie Européenne (« Blue Growth » de H2020, Joint Programming Initiave « Oceans » et Future Earth), ainsi que par les stratégies de recherche nationales et régionales, ce qui conforte l’IUEM dans sa prospective scientifique.

Aujourd’hui, l’IUEM comptabilise de plus en plus de partenariats et opère à différents niveaux : un premier régional et national ainsi qu’un second à portée internationale.

Selon les axes de recherche prioritaires de l’IUEM : Au Sud, Biotechnologies marines, Polaire ou encore Énergies marines renouvelables, le Conseil scientifique propose deux appels : l’un pour une mobilité internationale, l’autre, incitatif à un projet de recherche. Il est possible de candidater en ligne, et ce jusqu’au 26 février 2021.

L’action internationale au travers d’une aide financière à la mobilité, a pour but d’aider à mettre en place des collaborations qui, à moyen terme auront des répercussions positives sur l’Institut. L’appel à projets de recherche quant à lui, s’inscrit sur le long terme par la recherche et fonctionne toujours au moyen d’une aide financière. Les sommes allouées par le Conseil scientifique devront être dépensées dans l’année civile et il est impératif de prendre en compte d’éventuelles difficultés liées à la crise Covid dans la réflexion du projet.

 

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Eric Folcher / IRD

Valentin Foulon / UBO & Nicolas Ruiz / Université de Nantes

 

Contacts

Dominique Simon / CNRS

Arnaud Agranier / UBO

 

Journée Portes Ouvertes virtuelles 2021

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L’IUEM accueillera les visiteurs de 9h à 16h30 le samedi 13 février 2021 sur un stand virtuel pour une découverte des différentes mentions du Master en sciences de la mer et du littoral dispensées aux étudiants.

L’IUEM organise cet événement via l’application Imagina choisie par le service communication de l’UBO. En raison du contexte sanitaire actuel, l’UBO a décidé d’organiser une journée portes ouvertes connectée.

Les responsables des différentes mentions du Master enseignées à l’IUEM, de l’École doctorale (EDSML) ainsi que de l’École universitaire de recherche (EUR) ISblue se relaieront sur des créneaux de 45 minutes pour répondre aux questions posées en live et dans le chat ainsi que pour partager leur passion pour le monde de la recherche marine. Seront également à disposition sur le stand des témoignages d’étudiants de même que de nombreux documents informatifs.

Comment ça marche? 

Télécharger l’application Imagina sur Appstore ou Google Play ou ouvrir la Web App via le site web. Une fois l’application téléchargée et l’inscription faite, chercher le stand UBO sur Imagina pour ensuite accéder au contenu du stand IUEM. Un guide du visiteur est à disposition ici : Imagina_Visite_Salon_Virtuel.

Le programme

Nous vous attendons nombreux !

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Sébastien Hervé / UBO

Contacts

Cécile Nassalang / CNRS

Margaux Lissoir / UBO

« La » pêche : question de genre ?

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Les conventions et accords internationaux relatifs à la gestion des ressources naturelles portent, depuis quelques années, une attention croissante aux réalités de la vie des hommes et femmes du secteur de la pêche, et l’égalité des sexes en constitue un objectif non négligeable. Cependant les données en sciences sociales, liées à la contribution des femmes dans ce domaine d’activités, restent éparses. En effet la plupart des travaux sont réalisés dans le cadre des sciences naturelles (écologie, biologie…) et halieutiques plutôt orientées vers la gestion des stocks et des ressources, avec pour principal objectif la maîtrise de l’effort de pêche, via de nouvelles réglementations.

Quelles que soient les régions du monde, les femmes jouent un rôle important dans les nombreuses tâches liées à la pêche. Elles restent cependant plus particulièrement impliquées dans les activités spécifiquement côtières et les pêcheries artisanales de taille modeste. Afin d’améliorer la visibilité de leurs nombreuses contributions dans ce secteur d’activités, le groupe de travail « Gendered Seas » de l’action COST  « Ocean Past Platform » et le cluster « Women & Gender in Fisheries » du réseau « Too Big To Ignore », ont collecté et agrégé des travaux de recherche récents, décrivant ces nombreuses expériences.

Cette diversité est illustrée au travers d’études de cas, conduites entre 2007 et 2018, et qui concernent des régions et des populations variées ; le travail réalisé dans le cadre de chaque thématique de recherche est contextuel et empirique, il dépend en effet de nombreux facteurs spécifiques à la région étudiée : son histoire, ses ressources, son contexte social… Cependant, la mise en parallèle des résultats des différentes études permet d’aboutir à des observations plus générales sur les spécificités du rôle des femmes dans le secteur des pêches.

Deux études réalisées dans les îles Salomon et aux Philippines mettent en avant le clivage du travail par genre. Les femmes restent bien davantage impliquées dans la collecte de coquillages, la récolte de poissons et autres activités à caractère littoral, tandis que les hommes utilisent les bateaux et partent en mer. Les activités des femmes sont perçues comme des apports financiers complémentaires qui permettent d’assurer la subsistance de la famille lorsque les revenus des hommes viennent à n’être pas suffisants.

Figure 1 : Exemple d’activités typiquement féminines dans les îles Salomon :  fabrication et vente de bijoux et monnaies en coquillages collectés localement. Photo : K. Barclay, N. McClean, Univ. tech. Sydney, Australie. Extrait de Barclay et al., 2018. Lagoon livelihoods: gender and shell money in Langalanga, Solomon Islands.

Dans les pays du nord de l’Europe, l’organisation du travail a également évoluée. Une étude réalisée en Finlande montre que si les femmes de marins étaient traditionnellement employées dans les usines de transformation de poissons, de nos jours elles recherchent préférentiellement à compléter les revenus familiaux par un travail salarié et durable dans le tertiaire.

Ainsi dans chaque région étudiée et malgré leur forte implication dans le secteur de la pêche, la représentation des femmes au sein des institutions locales de gestion des ressources reste anecdotique. Le travail côtier plus spécifiquement féminin est certainement l’une des raisons de cet état de fait, il est en effet moins valorisé économiquement que la pêche au large qui revient aux hommes. Pourtant, l’activité littorale est souvent cruciale pour la subsistance des familles concernées, soit parce qu’elle permet la consommation directe des poissons ou coquillages pêchés, soit du fait des revenus générés par la vente de ces produits. Le manque d’influence des femmes sur la gestion des ressources dont elles dépendent peut concourir à la perte de leurs activités. En effet, si les différentes réglementations mises en place prennent bien en considération les problématiques liées à la pêche au large, elles laissent souvent totalement de côté les activités de récolte côtières.

Dans la région du lagon de Roviana (îles Salomon), une interdiction de pêche a été décidée pour une partie du lagon dans le cadre d’un programme de conservation régionale. Cette décision a été prescrite par une organisation communautaire, en lien avec le comité de gestion locale et les chefs coutumiers. Au sein de cette société au fonctionnement très patriarcal où la majorité des décisionnaires sont des hommes, l’avis des femmes, quand il est exprimé, n’est pas pris en compte. Ainsi l’interdiction qui concernait une zone de pêche importante pour les pratiques des femmes, les amenait soit à enfreindre les règles et donc à se mettre en faute, soit à renoncer à un apport alimentaire ou financier non négligeable pour leur foyer.

A contrario une étude de cas réalisée au Chili montre qu’il est possible pour des collectifs de femmes de se structurer et de faire entendre leur voix. Les ramasseuses d’algues de Coliumo se sont organisées pour faire valoir leurs compétences et réclamer l’usage exclusif des zones maritimes littorales, dans le cadre du système national TURFs (Territorial Use Rights for Fishing). Elles ont démontré non seulement leurs capacités à récolter des algues, mais aussi à négocier et gérer efficacement les ressources. Plutôt que d’être marginalisées voire exclues par des décisions prises sans elles, elles se sont émancipées, ont assuré la gestion des ressources dont elles dépendent et ainsi augmenté les revenus liés à leur activité de récolte.

Figure 2 : Carte issue de Google Earth Map adaptée par le sous-secrétariat des pêches du Chili. Elle représente les trois zones maritimes TURFs de Coliumo gérées par des collectifs de femmes, la zone jaune étant en cours de validation. Extrait de Gallardo, Sauders 2018 : Women’s entrance into artisanal fisheries in Chile.

Toutes les études réalisées soulignent bien l’importance du travail des femmes dans le secteur de la pêche, mais démontrent surtout le manque de représentativité dont elles sont victimes, leur travail demeurant moins considéré que celui des hommes qui partent pêcher en mer. Cependant les initiatives qui vont dans le sens de leur émancipation, sont de plus en plus fréquentes. Ces différentes observations devraient permettre d’éclairer les décisions politiques à venir et de servir de référence aux futures études sur l’évolution de la position des femmes dans ce secteur économique. « La » pêche pourrait ainsi revendiquer bien davantage son genre féminin.

Médiation scientifique

Assurée par Blandine Trouche, doctorante de l’École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université de Bretagne Occidentale), en 4ème année de thèse en Microbiologie au sein du Laboratoire de Microbiologie des Environnements Extrêmes (LMEE), à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM).

L’article 

Frangoudes, K., Gerrard, S. (En)Gendering Change in Small-Scale Fisheries and Fishing Communities in a Globalized World. Maritime Studies 17, 117–124 (2018).

https://doi.org/10.1007/s40152-018-0113-9

Les auteurs 

L’article présenté est le travail de Katia Frangoudes, chercheure à l’Université de Bretagne Occidentale au sein du laboratoire AMURE (Aménagement des Usages des Ressources et des Espaces marins et littoraux), et Siri Gerrard, professeure à l’Université de Tromsø et membre du Centre for Women and Gender Research.

La revue 

« Maritime Studies » ou MAST (https://www.springer.com/journal/40152) est une revue internationale produite par le Centre pour la Recherche Maritime (MARE). Centrée plus particulièrement sur les sciences sociales, cette revue interdisciplinaire se veut une plateforme pour la discussion académique des affaires côtières ou marines.

Contacts

Auteurs : consulter l’annuaire de l’IUEM

Bibliothèque La Pérouse : Suivi éditorial, rédaction, corrections et mise en page : Fanny Barbier

Service Communication et médiation scientifique : communication.iuem@univ-brest.fr

La campagne SWINGS, c’est parti !

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Pourquoi cette campagne océanographique ?

Comprendre comment l’océan Indien Sud-Ouest austral absorbe le dioxyde de carbone et mieux connaître les éléments chimiques qui le composent, tels sont les objectifs principaux de cette campagne. Grâce à l’expédition scientifique SWINGS (South West Indian Geotraces Section), l’Océan austral n’aura plus aucun secret pour 48 scientifiques de nombreuses nationalités : française, américaine, sud-africaine, anglaise, suisse… Ces derniers étudieront plus précisément comment des espèces chimiques essentielles au développement de la vie y sont apportées, transformées, transportées par les courants et sédimentées dans les abysses.

L’océan séquestre le CO2 de l’atmosphère soit par voie physique, avec une simple dissolution, soit par voie biologique grâce à la photosynthèse du phytoplancton. Un des objectifs de SWINGS est d’évaluer l’activité de ces microorganismes dont le développement dépend de la présence d’éléments chimiques aux concentrations très faibles. Ces éléments» sont la cible principale de SWINGS.

Organisation de cette expédition

Catherine Jeandel, océanographe géochimiste toulousaine, et Hélène Planquette, bio géochimiste marine brestoise, toutes deux chercheuses au CNRS, pilotent cette expédition scientifique. Avec toute leur équipe, elles largueront les amarres le 13 janvier 2021 du port de la Réunion jusqu’au 8 mars afin de mener leur mission d’exploration et de mesures durant 8 semaines. Pour cette mission, une longue organisation a été nécessaire et la logistique est essentielle. Au côté des chercheuses et chercheurs, différents métiers et spécialités scientifiques sont mobilisés : des ingénieurs, des techniciens, chimistes, géologues, biologistes, climatologues, physiciens… Mais des artistes seront aussi présents sur le navire. Sybille d’Orgeval et Laurent Godard réaliseront un documentaire dans lequel ils souhaitent apporter une touche importante d’humanisme, dans cette course à la connaissance.

Voici les brestois qui feront partie de l’aventure : Hélène Planquette, Frédéric Planchon, Edwin Cotard (M2), Corentin Baudet (doctorant), Wen-Hsuan Liao, Maria-Elena Vorrath, David Gonzalez-Santana (tous trois postdoctorants), Emmanuel de Saint Leger et Fabien Perault (tous deux DT INSU).

La campagne SWINGS, c’est une durée de 52 jours, 105 personnes à bord, 11,6 tonnes de vivres, 14 400 litres d’eau potable, 21 tonnes d’équipement scientifique et 11 500 piles.

Historique

SWINGS s’inscrit dans le programme mondial GEOTRACES, qui construit depuis 2010 un atlas chimique des océans. Les cycles biogéochimiques du carbone et de l’azote sont étudiés ; les éléments en traces et leurs isotopes sont quantifiés. Ces données sont acquises selon des protocoles très stricts, comparées et validées entre les différents pays et mises à disposition en « open source » dans une banque de données.

Surface, colonnes d’eau, profondeur des océans : aucune zone n’échappe à SWINGS

Une mission de l’ampleur de SWINGS est l’occasion rêvée pour récupérer une masse de données et ainsi saisir l’ensemble des mécanismes permettant de séquestrer du CO2 dans cette région du monde et de participer à la limitation du changement climatique. Il est essentiel de déterminer les sources de ces éléments en traces. Arrivent-ils par les vents, par les courants, par les sédiments ou les sources hydrothermales profondes ? Comment sont-ils transportés au sein de l’océan : sous forme de particules ou dissous dans les courants ? Comment sédimentent-ils et à quelle vitesse par exemple ? Pour cela, d’autres traceurs seront mesurés.

Autre espoir de la mission : détecter une nouvelle source hydrothermale, au niveau de la montagne sous-marine appelée « ride sud-ouest indienne ». En effet, c’est au niveau de ces « rides » que les plaques tectoniques s’écartent, laissant la possibilité à du magma profond de remonter en surface. Ces « mini volcans », sont aussi souvent le siège de geysers sous-marins, appelés fumeurs hydrothermaux. Il s’agit d’une eau sous pression, chimiquement riche en métaux, donc une source potentielle d’éléments-traces intéressants pour SWINGS.

Enfin, l’étude des courants et des masses d’eau qu’ils transportent sera aussi une recherche importante pour l’expédition scientifique.

Un bateau équipé pour l’occasion

Le bateau est un élément essentiel pour la mission et le projet. Le Marion Dufresne II, surnommé aussi le “Marduf”, porte le nom d’un célèbre explorateur français du 18ème siècle. Avec ses 120 m de long et ses 650 m² de laboratoires, un héliport, un système de treuillage, un sondeur multifaisceaux mais aussi son carottier géant reconnu pour être un des seuls pouvant atteindre plus de 60 m de longueur, le navire est le parfait allié pour cette expédition. Néanmoins, Swings manquait de place ! Plusieurs cabines ont été transformées en laboratoire.

Durant la mission, plusieurs instruments seront déployés, afin de collecter de la surface jusqu’aux sédiments les échantillons renfermant les fameux « traceurs ».

Des étudiants de master, seront présents durant la mission, une réelle chance pour eux d’être au cœur de la recherche. Ils seront essentiellement sur le navire pour parfaire leurs compétences, conduire leur sujet de recherche et apprendre auprès de scientifiques renommés.

Déterminés, impatients, et avides de nouvelles données scientifiques, après plusieurs mois d’organisation, tous les membres de l’équipe sont désormais prêts à larguer les amarres. Durant 8 semaines, ils vivront à leurs rythmes entre les recherches scientifiques concluantes, les désillusions, les complications, les moments de joie, les fous rires, et l’esprit d’équipe. L’invitation est lancée, alors swingons ensemble !

 

Le site Exploreur de l’Université fédérale de Toulouse fera vivre à travers huit articles, la recherche effectuée sur le bateau (ses enjeux, ses outils), huit portraits parmi les scientifiques de l’équipe, et en bonus, un petit journal de bord avec des questions diverses de la vie quotidienne sur le navire.

 

Source de l’article – copublication CNRS Le journal et Exploreur

 

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Sébastien Hervé / UBO

Frédéric Planchon / UBO

Contacts

Hélène Planquette / CNRS

Catherine Jeandel / CNRS

Jules Danto, ingénieur halieute Ifremer au laboratoire AMURE

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai obtenu un bac S et ai intégré la faculté de biologie à l’université de Nantes. Je me suis spécialisé en biologie-biochimie en 1ère année, puis j’ai suivi un parcours intitulé Advanced Biology Training (cursus en anglais). J’ai ensuite intégré Bordeaux Sciences agro, équivalent L3 et suis rentré en M1 à Agrocampus Ouest à Rennes pour effectuer une spécialisation en halieutique. J’ai fait une année de césure au cours de laquelle j’ai expérimenté plusieurs stages, toujours dans le domaine marin. J’ai notamment passé 3 mois à Saint-Pierre et Miquelon pour le compte d’Apolimer. J’y ai mené des enquêtes ethnographiques pour étudier la durabilité des écosystèmes marins et comprendre comment s’inscrit la gouvernance de Saint-Pierre et Miquelon au niveau marin. J’ai aussi fait un stage en Norvège à l’Institute of Marine research.

J’ai analysé des données sur la population de lompes en mer de Barents. J’estimais l’âge des poissons par rapport à leurs otolithes (pièces calcifiées à l’intérieur de l’oreille dont les stries déterminent l’âge), pour établir le modèle de croissance de la population.  J’ai également travaillé en Allemagne dans une ferme expérimentale en aquaponie pour un projet européen : Innovative Aquaponics for Professional Application (INAPRO). J’ai fini cette année-là par un stage à la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin. Je devais développer des indicateurs pour étudier la durabilité de la navigation rhénane.

Je me suis spécialisé dans les ressources et écosystèmes aquatiques lors de ma dernière année d’école avec beaucoup d’écologie quantitative orientée vers la recherche. Je suis parti à Copenhague à DTU Aqua, Institut National des Ressources Aquatiques du Danemark pour effectuer mon stage de fin d’études, afin de m’intéresser aux mesures de réduction d’impact des pêcheries sur les fonds marins en Mer Baltique à travers une évaluation bioéconomique qui a donné lieu à un article.

J’ai obtenu mon diplôme en septembre 2019, ai eu une expérience au CEREMA à la direction Eau, Mer et Fleuves et en mars 2020, je suis rentré à l’IUEM pour un contrat de 12 mois avec Ifremer, à AMURE.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Mon premier critère de choix était le travail en lui-même. J’avais aussi eu l’occasion de venir à Brest plusieurs fois, mon frère y habite. C’est pour moi une transition avant de repartir à l’international. L’IUEM est aussi une grande place pour les sciences de la mer.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je travaille sur un projet qui s’appelle SCEDUR et qui vise à l’identification des indicateurs de durabilité pour la pêche française. Ce projet est financé à 100% par la direction scientifique d’Ifremer. L’objectif est de produire un guide d’indicateurs qui repose sur les 3 dimensions de la durabilité, d’éclairer les débats en cours sur la durabilité des méthodes de pêche et de réaliser un état de l’art sur les indicateurs économiques, sociaux et environnementaux déjà existants.

L’un des points forts est aussi d’explorer des aspects plus novateurs liés à des notions de bien-être animal, de qualité nutritionnelle ou encore de qualité organoleptique, de plus en plus saisies par la société civile. Lorsque ce rapport sera terminé, l’objectif sera d’appliquer les indicateurs, dans un 2nd temps, en ayant recours à l’aide multi-critères à la décision (AMCD). L’AMCD étudie les performances relatives des méthodes de pêche en établissant des classements préférentiels entre les différentes méthodes en prenant en compte les parties prenantes (professionnels, chercheurs, ONG…).

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

A Miquelon, j’étais à une réunion sur le plan de prévention des risques littoraux. Une tempête s’est levée et nous ne pouvions pas reprendre l’avion pour aller à Saint Pierre ; il n’y avait pas non plus de liaison maritime. J’étais avec le préfet et le directeur de la Direction des territoires, de l’alimentation et de la mer de Saint-Pierre et Miquelon (DTAM). Ils devaient rentrer et ont demandé à la gendarmerie maritime de les amener à Saint-Pierre, qui n’acceptait pas de sortir vu le temps. C’est donc la SNSM qui nous a ramené avec une mer plus qu’agitée !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

En Norvège, il m’arrivait de prendre le bateau quand j’allais travailler sur les cages à saumon dans les fjords et de voir les montagnes enneigées. C’était magnifique même s’il faisait froid.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Les activités nautiques (chasse sous-marine et surf), la lecture (littérature russe), l’œnologie.

Je suis à l’origine d’European Marine Information (EMI) dont l’objectif est de faire de la communication autour des sciences de la mer en général. Nous proposons notamment des offres de stages et d’emplois. Nous développons aussi un axe qui s’appelle Diving Into Sea Art (DISA) pour promouvoir le Sci-Art, les rencontres entre les sciences et l’art. Nous devions faire une exposition au PNBI mais elle est pour l’instant reportée jusqu’à nouvel ordre.

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Sarah Felmy

Contact

Jules Danto

Manon Le Goff, chimiste des eaux marines au LEMAR

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai obtenu un DUT de génie biologique option génie de l’environnement à Brest en 2006 et j’ai effectué mon stage, qui a débouché sur un CDD, au SNO SOMLIT de l’observatoire de l’IUEM. Ensuite, je suis partie au Sénégal pendant 3 mois en tant que bénévole à l’Océanium, une association environnementale de Dakar.
J’y ai découvert une autre culture et d’autres écosystèmes, notamment en travaillant dans l’aire marine protégée du Sine Saloum avec les habitants.

A mon retour, j’ai fait une mission d’intérimaire de 2 mois en biologie moléculaire à Ifremer pour étudier l’origine d’une contamination fécale de coquillage. Puis, j’ai enchaîné sur un CDD de 4 mois à Labocéa où je m’occupais de surveiller la qualité des eaux de baignade au niveau microbiologique. Tout de suite après, j’ai passé et obtenu le concours externe de technicien chimiste du CNRS et ai intégré le LEMAR en 2007.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Le fait d’avoir expérimenté différents domaines de compétences m’a donné l’envie de m’orienter davantage vers la chimie des eaux marines, domaine d’études qui collait avec les ambitions que je pouvais avoir à l’IUT. Le secteur de la recherche offre aussi la possibilité d’un métier dynamique puisque je peux faire évoluer mes compétences, découvrir de nouvelles techniques et sujets d’études et participer à des campagnes de terrain.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je suis responsable des analyses de plusieurs paramètres proposés à la communauté scientifique du LEMAR par le plateau technique PACHIDERM (plateau d’analyse chimique des paramètres de base de l’environnement marin). J’analyse notamment les sels nutritifs de l’eau de mer (nitrates, nitrites, phosphates, silicates, ammonium) ainsi que la silice biogénique (silice d’origine biologique sous forme particulaire) et la chlorophylle a. Ces paramètres permettent de décrire l’état des écosystèmes ou de suivre des conditions expérimentales d’expériences en laboratoire.

En tant que chimiste, j’apporte aussi un soutien technique à 2 des 3 équipes du LEMAR : DISCOVERY et CHIBIDO. Je participe à des expérimentations sur le terrain et en laboratoire en prenant en charge la mise en place des expérimentations, l’échantillonnage, le conditionnement ainsi que l’analyse et le traitement des données. Les missions de terrain sont très variées, du Côtes de la Manche en rade de Brest, jusqu’au Groenland à bord du Pourquoi Pas ?, en passant par les mangroves guyanaises, des lacs salés de Micronésie et les Fjords norvégiens.

Je me forme également à de nouvelles techniques selon les besoins des projets. Par exemple, en ce moment je travaille sur l’analyse du Dimethylsulfoniopropionate (DMSP), un métabolite soufré que l’on retrouve dans plusieurs espèces marines. Et pour mener ces analyses, je me suis formée à la technique de la chromatographie en phase gazeuse.

J’ai aussi été assistante de prévention du LEMAR pendant presque 10 ans mais j’ai passé le relais aujourd’hui.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Ma 1ère rencontre avec la Guyane s’est fait sous une pluie de scarabées, de nuit… Un phénomène peu inquiétant de jour mais mon imaginaire de la Guyane l’a rendu plutôt menaçant. Avec cette mission, j’ai eu l’impression de faire un stage commando dans les mangroves : des déplacements entre les racines de palétuviers, parfois avec de la vase jusqu’à la taille et une faune très omniprésente. La 2ème fois que j’y suis retournée, on a eu la chance de collaborer avec Jamy pour le Monde de Jamy : Une icône pour ma génération !

Sinon, lors de la mission GEOVIDE, en Atlantique Nord/Mer du Labrador, dès qu’on voyait un bout de glaçon, je jouais Titanic à la flûte. Les collègues Leonardo et Catherine ont pris leur rôle au sérieux en se mettant à la proue, bras écartés, cheveux au vent.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Nager au milieu de milliers de méduses (non urticantes !) à Palau (Micronésie).

Les icebergs et la banquise du Groenland (Projet GEOVIDE).

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Les activités nautiques, la course à pied, le vélo, le sport en plein air en bref et les activités manuelles comme la couture…

As-tu une devise ?

Le ridicule ne tue pas.

 

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Thomas Jaud

Pauline Bleunven

Isabelle Bihannic / UBO

 

Contact

Manon Le Goff  / CNRS

Nutrition et centrale énergétique cellulaire

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La relation entre la teneur membranaire en acides gras et l’efficacité mitochondriale diffère au sein et entre les teneurs alimentaires en oméga 3 à longue chaîne.

Une conséquence importante du changement climatique est la réduction de la production de nutriments essentiels à la base de la chaîne alimentaire marine : les acides gras polyinsaturés à longue chaîne de la série oméga-3 (n-3 HUFA). Cela peut avoir des conséquences dramatiques sur les consommateurs, comme les poissons, car ils ont une capacité limitée à synthétiser de novo les n-3 HUFA. Ces acides gras tels que l’acide docosahexaénoique (DHA, 22:6n-3) et l’acide eicosapentaénoique (EPA, 20:5n-3) sont essentiels pour la structure et la fonction des membranes biologiques. Il est de plus en plus évident que les poissons seront gravement affectés par la réduction de la disponibilité alimentaire des n-3 HUFA.

Lire l’article complet sur le site du LEMAR.

 

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Stéphane Lesbats / Ifremer

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Karine Salin / Ifremer