Symposium annuel de l’International Master of Science in Marine Biological Ressources (IMBRSea)

Cette deuxième édition de ce symposium annuel international se tiendra du 24 au 28 juin 2019 au sein de nos locaux et au Pôle Numérique Brest Iroise. L’événement est organisé pour les étudiants du programme de Master conjoint sur les ressources biologiques marines (IMBRSea) co-porté par l’Université de Bretagne Occidentale, l’Université de Gand et le consortium IMBRSea avec le soutien de l’école de recherche ISblue.

Le programme IMBRSea

Le programme IMBRSea est cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union Européenne et fonctionne en étroite collaboration avec le Centre européen de ressources biologiques marines (EMBRC). IMBRSea est un programme de Master commun organisé par les dix grandes universités européennes spécialisées dans le domaine des sciences marines qui suivent :

  • Université de Gand
  • Sorbonne Université
  • Université de l’Algarve
  • Université d’Oviedo
  • Institut de technologie de Galway-Mayo
  • Université du Pays Basque
  • Université polytechnique des Marches
  • Université de Bergen
  • Université de Bretagne Occidentale
  • Université Côte d’Azur

Il couvre un large éventail de sujets liés à l’utilisation durable des ressources biologiques marines. En mettant l’accent sur ce domaine, ce programme établit un lien entre la biologie des organismes marins, les études environnementales et les sujets de politique et de planification marines.

Ateliers

Les ateliers se feront sous forme de séminaires avec des présentations qui s’articuleront autour de diverses thématiques. De courtes formations sont également prévues. Ces sessions permettront d’ailleurs de développer des compétences disciplinaires ou transversales. Des visites d’installations et de plateformes scientifiques spécifiques seront organisées. Des étudiants  présenteront leurs mémoires lors de ce symposium.

Les ateliers seront animés en anglais, langue d’apprentissage de l’IMBRSea.

Le programme complet est disponible ici.

Crédit photo : IMBRSea

Contact :

Olivier Gauthier

 

Exposition Arctic Blues

Cette exposition présentée par le Laboratoire international associé BeBEST et FOVEARTS en collaboration avec le Museum national d’Histoire naturelle est visible du samedi 22 juin 2019 au dimanche 22 septembre 2019 aux ateliers des capucins de Brest.

Elle est le résultat du travail d’une équipe pluridisciplinaire qui a prouvé au cours des missions sa capacité à apprendre, à se connaître et à construire ensemble malgré les différences et les enjeux de chacun. Une équipe scientifique de biologistes marins, B.B.Polar, réunissant des chercheurs français (CNRS) dont Laurent Chauvaud directeur de recherche en biologie marine au LEMAR et Erwan Amice plongeur & photographe sous-marin au sein du même labo; ainsi que des chercheurs québécois (UQAR, ISMER) travaille en régions arctiques (Spitzberg, Groenland, baie d’Hudson) sur les indicateurs des variations climatiques enregistrés dans les coquilles de bivalves. Elle formule des hypothèses sur l’importance de la glace de mer sur la structure et le fonctionnement des organismes vivants sur ces fonds marins.

L’exposition

Aujourd’hui, Art et Sciences, Recherche et Création, entretiennent des rapports étroits, des similitudes et des influences réciproques. Les chercheurs ont donc souhaité intégrer quatre artistes visuels à l’équipe. Ce projet de coproduction réunit un commissaire d’exposition et deux artistes de chaque territoire. L’objectif est aujourd’hui de restituer l’expérience humaine, artistique et scientifique des missions B.B. POLAR par le biais d’une grande exposition autour de la thématique de l’Océan arctique. Cette dernière mêlera les pratiques scientifiques et les créations artistiques afin de rendre compte de cette rencontre entre ces différents « métiers ». L’objectif est de montrer aussi au cœur de cette exposition comment se crée un « récit » individuel et collectif. La cohabitation au sein d’un même espace d’exposition de la création artistique et de la découverte scientifique entraînera des interactions, des interférences et des niveaux de lecture inédits. Dans le parcours de cette exposition, une tentative de démonstration de la sensibilité artistique intimement mêlée à des découvertes scientifiques peut permettre de rendre intelligibles les changements globaux que notre planète doit affronter aujourd’hui.

Son déroulement

Le parcours de l’exposition sera organisé en 3 espaces permettant au visiteur de revisiter ses connaissances et son propre imaginaire sur le pôle nord, déconstruire des malentendus pour finalement découvrir et mieux apprécier les réalités modernes de ce pôle. Dès son arrivé dans l’exposition, le visiteur entrera dans un espace dans lequel sera retracé l’histoire des découvertes des premiers explorateurs polaires et la symbolique populaire du « Pôle nord ». Puis il sera invité à dépasser ces références familières, à traverser les apparences, bouleverser ses croyances et découvrir une réalité consciente, vivante et débarrassée de tout poncif. A partir de cette base, les différentes étapes de la visite de l’exposition se succèderont sous forme de zones thématiques insérant les travaux des scientifiques et ceux des artistes.

Cette exposition fera la part belle aux résultats scientifiques de l’écologie, de la bio-géochimie mais également à des résultats propres, chez les mollusques benthiques et à la sclérochronologie. L’acmé de l’exposition est la zone représentant le monde polaire sous marin. Le visiteur “plongera” avec les scientifiques sous les eaux arctiques à la découverte d’un monde éclatant et surprenant. En immergeant de cette expérience au coeur de l’Océan arctique, le visiteur sera invité à réfléchir aux enjeux de cette zone vitale pour notre planète.

Crédit photos :

Erwan Amice/CNRS

Sandra Rocha

Lise Hascoët

Jean Gaumy/)Magnum photos

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Laurent Chauvaud

La presse en parle :

L’exposition « Pêcheurs d’Iroise » est actuellement à l’IUEM

« Pêcheurs d’Iroise » est exposé au sein de nos locaux jusqu’au vendredi 14 juin.

Cette vaste installation contemporaine de 600m² est une mise en espace du regard photographique de Nedjma Berder associé à la parole recueillie par le Parc naturel marin d’Iroise et plus précisément Marie Hascoët. Elle vous invite à une immersion sensible et intime dans l’univers des travailleurs de la mer. Le visiteur découvre à travers une multiplicité de regards sur le quotidien des pêcheurs de la mer d’Iroise une fresque humaine saisissante. Elle est composée de diptyques où le portrait fait écho à une scène de vie et à la voix, recueillie par les agents du parc marin

Genèse de l’expo

Du sud de la chaussée de Sein au nord de l’île d’Ouessant, s’étend sur 3500 km² le Parc naturel marin d’Iroise, une aire marine protégée riche d’une biodiversité exceptionnelle et d’une activité humaine ancestrale, dont la pêche professionnelle. Cette zone est largement fréquentée par des marins pêcheurs. En effet, cette profession est fortement ancrée dans le patrimoine culturel maritime finistérien, voire breton de manière générale. Si fortement ancrée, que l’on pense bien la connaître et qu’on en cultive même quelques à priori et certains clichés. Dès lors, l’idée de définir ce qu’est un marin pêcheur en mer d’Iroise a germé.

De ce fait, opérateur et photographe Nedjma Berder est pendant plus d’un an allé à la rencontre des hommes et des femmes qui pêchent, ou ont pêché, dans le périmètre du parc marin pour capter un regard, un environnement, une vie… Ainsi, fut conçu le livre qui a débouché sur la création de l’exposition.

Le livre

« Pêcheurs d’Iroise » c’est d’abord un livre co-réalisé par le Parc naturel marin d’Iroise et Nedjma Berder, en partenariat avec le Comité départemental des pêches du Finistère. Depuis 2015, le Parc naturel marin d’Iroise recueille les témoignages de pêcheurs professionnels à partir d’entrevues réalisées par les agents du parc et le Comité départemental des pêches du Finistère. C’est ainsi qu’une combinaison avec le reportage photographique réalisé par Nedjma Berder a été possible. Ces paroles de pêcheurs et de sublimes photographies sont dès lors, réunies dans l’ouvrage « Pêcheurs d’Iroise », paru aux éditions Ouest France.

Venez nombreux découvrir l’exposition.

Crédit photos : 

Cécile Nassalang/CNRS

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Marie Hascoët

 

Deuxième édition du colloque International « IMBER Future Oceans »

La deuxième édition du colloque international IMBER open science (Programme Intégré sur la Biosphère Marine) se tiendra du 17 au 21 juin au quartz de Brest. Des scientifiques du monde entier y convergeront afin de présenter leurs travaux qui s’articulent autour du thème suivant : « durabilité des océans au profit de la société : compréhension, défis et solutions ».

Le contexte

Le changement climatique et la surexploitation des ressources conduisent à une perte de biodiversité. C’est dans cette perspective que les océans sont sujets à de nombreuses pressions inhérentes aux activités humaines. Dès lors, il est important de savoir d’une part si les ressources de l’océan pourront résister à ces pressions et d’autre part si un développement durable et responsable pourrait garantir la sauvegarde de la biodiversité.

Les thèmes

C’est conscient de cette situation que les trois thèmes qui suivent ont été choisis afin d’animer les débats :

  • Compréhension et quantification de l’état et de la variabilité des écosystèmes marins.
  • Amélioration des scénarios, des prévisions et des projections autour des futurs systèmes océan-homme à plusieurs échelles.
  • Amélioration et atteinte d’une gouvernance durable des océans.

Sessions et ateliers

Les sessions se feront en forme d’allocutions, d’ateliers, de contributions ainsi que d’autres formats très novateurs. D’ailleurs, il sera possible d’avoir jusqu’à 10 ateliers simultanément. L’originalité de l’édition de cette année réside dans le fait qu’elle traitera non seulement des mutations en cours dans les écosystèmes des océans du large et de ses mers côtières. Mais également elle permettra l’évaluation des impacts socio-économiques ainsi que la proposition de stratégies d’adaptation.

En outre, les ateliers intéressent directement les politiques, les collectivités, les acteurs socio-économiques tous secteurs d’activité confondus et plus largement donc, toute citoyenne et tout citoyen. Il s’agira donc d’apporter des réponses aux questions suivantes:

  • Comment vont évoluer les pêches et les activités littorales ?
  • Faut-il modifier la gestion des ressources biologiques à l’échelle européenne ?
  • De nouveaux évènements extrêmes qui augmenteront directement l’érosion du littoral sont-ils à attendre?
  • Quelles sont les interfaces à manager entre science et entreprises pour résoudre de concert les principaux problèmes environnementaux ?
  • Quels seraient les impacts d’une modification du Gulf Stream sur le climat du grand ouest et sur la vie quotidienne des habitants de la presqu’ile armoricaine ?

Les participants 

367 étudiants ainsi que 385 chercheurs participeront à cet évènement. Parmi ces derniers, 6 membres du comité local seront au rendez-vous. Il s’agit de Laurent Bopp, Marie Bonnin, Nadia Ameziane, Olivier Thébaud  , Géraldine Sarthou, et Paul Tréguer qui est également membre du conseil scientifique.

Crédit photo : IMBER

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Paul Tréguer

Marie Lang, Ingénieure de recherche en biotechnologies au LBCM (Vannes)

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Après l’obtention de mon baccalauréat à Strasbourg, je suis restée dans cette région pour faire une licence en biologie cellulaire et physiologie. Ensuite, après la L3, j’ai poursuivi mes études par un master en valorisation des ressources végétales. J’ai réalisé mon stage de fin d’études de 6 mois au LBCM dans le cadre d’un projet sur l’utilisation de mélanges d’huiles essentielles en santé animale, en collaboration avec l’entreprise bretonne Bio-Armor. Étant donné que cette association avait bien fonctionné, l’entreprise et le laboratoire ont pris la décision de continuer à travailler ensemble. Le temps de la mise en place de mon contrat de doctorat, mon activité s’est centrée sur les polysaccharides d’algues, au LBCM. Il s’agissait d’extraire et de purifier ces dernières à partir d’algues vertes, en vue d’une utilisation antibiofilm. Après cette expérience, j’ai fait ma thèse au LBCM toujours en collaboration avec Bio-Armor sur le projet EVHELCAP (Évaluation des Huiles Essentielles en Complémentation Animale Préventive) ; je l’ai soutenue en juillet 2018.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Pour moi, le fait que ma thèse se déroule en collaboration entre le LBCM et Bio-Armor avait 2 intérêts principaux : l’étude d’extraits naturels et la santé animale. La Bretagne me plaisait aussi beaucoup. Ainsi, intégrer le LBCM était naturellement une continuité de mon projet professionnel. Je travaille d’ailleurs toujours en partenariat avec la même entreprise et suis actuellement en CDD depuis le mois d’octobre 2018.

Que fais-tu à l’IUEM ?

En recherche, je développe un modèle des infections et des interactions hôtes-pathogènes. L’hôte principal sur lequel je travaille est un petit ver de 1 mm de long sans danger pour l’homme, Caenorhadbitis elegans. Ce petit ver est particulièrement intéressant car il est sensible à certaines bactéries pathogènes qui peuvent également présenter un danger pour l’homme ou l’animal. Après infection, il présente des symptômes souvent mortels, ce qui permet d’évaluer de nouveaux produits à visée antibiotique.  Cette thématique est très en vogue aujourd’hui, étant donné qu’il est parfois complexe de venir à bout de bactéries devenues résistantes.

Au LBCM, nous avons 2 principaux axes de recherche :

  • Biofilms et microbiomes, il s’agit de l’étude des différents acteurs du biofilm (bactéries, microalgues) et le microbiome, l’étude des paramètres physiques de l’adhésion, et des communications chimiques entre les organismes.
  • Biotechnologies bleues : extractions de molécules d’intérêt à partir d’algues ou d’autres organismes marins (valorisation des ressources par des procédés éco-responsables), bioremédiation (préservation de la qualité des eaux de mer) et développement de probiotiques destinés à l’aquaculture ou de revêtements antifouling.

Mon travail se trouve à l’interface de ces deux axes, puisqu’il permet d’une part d’étudier les interactions entre l’hôte et son pathogène, et qu’il sert d’autre part à évaluer et valoriser de nouvelles molécules d’intérêt.

Côté enseignement, je forme des étudiants de L2 et L3 en biologie végétale, virologie et chimie à l’UBS de Vannes.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Au cours de ma thèse, j’ai utilisé un grand nombre d’huiles essentielles atypiques, et notamment l’huile essentielle d’ail. Un jour, un flacon a malencontreusement été renversé. L’odeur d’ail s’est très vite répandue dans l’ensemble du bâtiment, ce qui a intrigué beaucoup de collègues !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Le jour de ma soutenance de thèse.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Tout ce qui touche à la nature et aux animaux (anciennement bénévole à la SPA) et plus récemment, l’éducation canine.

As-tu une devise ?

« La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ». Albert Einstein.

Crédit photos : Marie Lang/UBS

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Marie Lang

 

 

Anne Marie Tréguier médaillée de l’EGU 2019

Anne Marie Tréguier, directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS) de l’IUEM a reçu la médaille Fridtjof Nansen de la division Sciences marines de l’European geosciences union (EGU) lors de son assemblée générale qui s’est déroulée du 7 au 12 avril 2019 à Vienne en Autriche. Elle est honorée pour son importante contribution dans les sciences marines.

Parcours d’Anne Marie Tréguier

Elle a été coordinatrice du LabexMER, directrice de l’IUEM de 2014 à 2018 et est actuellement directrice de l’Ecole universitaire de recherche (EUR) ISblue.

Les thèmes de recherche d’Anne Marie Tréguier sont les suivants :  Modélisation numérique de l’océan à l’échelle mondiale et régionale ; Influence des tourbillons mésoéchelle sur la circulation océanique et sur les transports de chaleur et d’eau douce à grande échelle ; Influence de la topographie du fond sur la circulation océanique.

Elle s’intéresse aux régions suivantes : Atlantique nord et Atlantique tropical, Atlantique sud et courant circumpolaire Antarctique mais aussi océan Arctique et participe à de nombreux projets de recherche.
Elle est aussi éditrice du journal « Ocean Modelling » (Elsevier) depuis 2007.

Les distinctions et médailles de l’EGU

Chaque année, l’EGU récompense d’éminents scientifiques pour leur contribution exceptionnelle à la recherche en sciences de la Terre, planétaires et spatiales.

Le programme de prix et médailles de l’EGU comprend des médailles de l’Union, les prix les plus prestigieux, pour des réalisations de toute une vie ou des contributions exceptionnelles à la science, ainsi que des prix de l’Union, comme le prix Arne Richter pour des scientifiques en début de carrière exceptionnels. Au niveau de la division, l’EGU décerne diverses médailles aux scientifiques actifs, ainsi que le Prix des scientifiques en début de carrière exceptionnels de la division.

Dans le cadre de ses Assemblées générales, l’Union décerne un certain nombre de prix spéciaux, tels que le Prix de l’affiche étudiante exceptionnelle et le Prix PICO (OSPP), afin d’améliorer encore la qualité globale des présentations par affiches et PICO. Plus important encore, ces prix visent à susciter l’enthousiasme des chercheurs en début de carrière à l’idée de présenter leurs travaux sous la forme d’une affiche ou d’un PICO.

Les gagnants de médailles ou de prix de l’EGU peuvent être nommés ambassadeurs de l’EGU. Dans ce rôle, ils sont délégués pour assister à des réunions organisées par d’autres organisations, et pour offrir des présentations et des conférences spéciales étiquetées comme contributions de l’EGU.

Le Comité des prix de l’EGU a reçu 177 nominations pour les prix 2019, dont 31,1% de femmes scientifiques (environ 35,6% des lauréats de cette année sont des femmes). Ces chiffres représentent une augmentation significative par rapport à l’an dernier, alors que 21,1 % des nominations et 18,4 % des prix EGU étaient attribués à des femmes scientifiques.

Qui est Fridtjof Nansen ?

Il dirige la première traversée de l’intérieur du Groenland en 1888 et acquiert une renommée internationale après avoir atteint un record de latitude nord de 86°13′ lors de son expédition au au pôle nord de 1893 à 1896. Bien qu’il prenne sa retraite de l’exploration après son retour en Norvège, ses techniques et ses innovations dans la locomotion, l’équipement et les vêtements adaptés au milieu polaire ont influencé toute une série d’explorations ultérieures de l’Arctique et de l’Antarctique.

Nansen étudie la zoologie à l’université de Christiana d’Oslo et travaille ensuite en tant que conservateur au musée de Bergen où ses travaux sur le système nerveux des animaux marins lui valent un doctorat. Après 1896, son principal sujet d’étude devient l’océanographie et dans le cadre de ses recherches, il fait de nombreuses expéditions scientifiques, principalement dans l’océan atlantique nord, et contribue au développement d’équipements océanographiques modernes. En 1922, il reçoit le prix nobel de la paix pour son travail au nom des victimes déplacées de la première guerre mondiale et des conflits liés. Il est à l’initiative du « passeport Nansen » pour les apatrides, un certificat reconnu par plus de cinquante pays. Il travaille pour le compte des réfugiés jusqu’à sa mort soudaine en 1930. Nansen est honoré par de nombreuses nations et par de nombreux toponymes, en particulier dans les régions polaires.

Crédit photos : EGU/Foto Pfluegl

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Anne Marie Tréguier

Mer et Journalisme

Face aux besoins de formation exprimés depuis de nombreuses années par les journalistes sur les sciences et technologies marines, l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue propose une école d’été de 2 jours à Brest, au sein de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Cette formation destinée aux journalistes francophones des différents médias apporte un éclairage sur plusieurs « points chauds » dans le domaine de la climatologie, l’océanographie, l’économie, le droit et les technologies des sciences marines.

L’école d’été Mer et Journalisme est coordonnée par Paul Tréguer et Pauline Letortu.

Pour vous inscrire : https://merjournalisme.sciencesconf.org

Sous le parrainage de

Avec la participation de

Intervenants

Laurent Chauvaud (LEMAR | IUEM)
Jean-Pierre Gattuso (LOV | Villefranche-sur-Mer)
Guillaume Roullet (LOPS | IUEM)
Pascale Lherminier (LOPS | IUEM)
Gaël Durand (IGE Grenoble)
Jean Boncoeur (AMURE | IUEM)

Annie Cudennec (AMURE | IUEM)
Gilles Bœuf (MNHN Paris)
Nicolas Kolodziejczyk (LOPS | IUEM)
Jean Tournadre (LOPS | IUEM)
Pierre-Marie Sarradin (EEP | Ifremer)
Catherine Meur-Férec (LETG | IUEM)

Animateurs

Guillaume Roullet (LOPS | IUEM)
Olivier Thébaud (AMURE | IUEM)
Jean-Louis Le Corvoisier
Patrick Poupon (Pôle Mer Bretagne Atlantique)

Conférences


Laurent Chauvaud


Un océan d’idées nouvelles

La planète Terre est unique dans notre système solaire. Elle est, dans sa grande majorité, recouverte d’une enveloppe aqueuse : l’océan. L’océan joue un rôle crucial dans les équilibres climatiques et écologiques, mais aussi au niveau économique. Au cours du XXe siècle, pour répondre aux grandes questions sociétales, les sciences et  technologiques marines se sont progressivement structurées en pôles pluridisciplinaires. Après avoir rappelé les principales étapes de la construction d’un pôle mer à vocation européenne et mondiale dans l’ouest de la France, nous illustrerons quelques idées nouvelles qui fleurissent pour orienter les recherches au XXIe siècle.


Jean-Pierre Gattuso


L’océan de l’Anthropocène

Réchauffement, acidification, désoxygénation, élévation du niveau de la mer : à quoi ressemblera l’océan de l’Anthropocène ? En quoi sera-t-il différent de l’océan du passé géologique de notre planète ? Nous rendra-t-il des services tels que la sécurité alimentaire, la protection des rivages et le tourisme, similaires à ceux qu’il fournit  aujourd’hui ? Quelles solutions peuvent être mises en oeuvre ? Ces questions majeures seront traitées au cours d’un large tour d’horizon qui abordera également les négociations internationales.


Gilles Bœuf


Vers la sixième extinction dans l’océan ?

L’océan abrite aujourd’hui un peu moins de 300 000 espèces d’êtres vivants connus, tous groupes confondus, décrits et déposés dans les Musées. Mais on sait bien que l’on est loin du compte, le seul projet «Tara Océans» a ramené 600 000 autres putatifs. Aujourd’hui l’humain tire de l’océan des ressources vivantes, par la pêche et l’aquaculture, mais aussi pour extraire des molécules de haute valeur ajoutée, pour la pharmacologie et la cosmétique. Mais pourrons-nous poursuivre durablement ces activités, car les milieux sont dégradés et pollués, le littoral détruit, le transfert d’espèces invasives généralisé, et la surexploitation banalisée ? Et le climat change trop vite. Alors quelles sont les mesures à prendre pour garder un océan «en bonne santé», garant de notre sécurité future ?

Enjeux thématiques

Les chercheurs qui animent cette formation apportent leur expertise sur des questions scientifiques d’actualité dont les enjeux sociétaux sont majeurs.  L’école d’été est organisée autour de conférences, de tables-rondes et d’ateliers permettant d’échanger entre journalistes et scientifiques.


Enjeux climatiques


Quels sont le rôle et l’évolution des courants océanique en Atlantique nord dans le contexte du changement climatique ?

Par Pascale Lherminier (LOPS)

L’océan modère fortement les changements climatiques par sa capacité à emmagasiner la chaleur et le CO2. En Atlantique nord, la circulation océanique et les tempêtes favorisent les échanges entre les eaux de surface et les eaux profondes et permettent ainsi l’enfouissement des signaux climatiques en profondeur. Cependant, les modèles climatiques montrent que cette circulation est susceptible de ralentir substantiellement dans le siècle à venir. Pourquoi ? Observe-t-on déjà ce phénomène ? Quelles  seraient les conséquences ?

Les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique sont-elles en train de fondre ? Quel est l’impact sur le niveau de la mer ?

Par Gaël Durand (IGE7 Grenoble)

Au cours des 20 dernières années, les calottes polaires du Groenland et de l’Antarctique n’ont cessé de perdre de la masse. Elles contribuent maintenant de manière
significative à l’élévation du niveau de la mer et cela se poursuivra très certainement dans un avenir proche. Cependant, l’amplitude de leur contribution future reste incertaine. En particulier, l’Antarctique et Groenland peuvent présenter des processus d’instabilité qui pourraient être déclenchés lorsque les perturbations océaniques ou atmosphériques dépassent un seuil donné. Une fois engagée dans de telles instabilités, la perte de masse s’auto-entretient et de grandes régions pourraient alors s’effondrer. Cette présentation décrira les processus essentiels à l’origine du déséquilibre observé aujourd’hui, nos connaissances actuelles sur les points de bascules potentiels et mettra en évidence les principales raisons des incertitudes sur la projection de la contribution des calottes polaires à l’élévation future du niveau de la mer.


Enjeux économiques et juridiques


La soutenabilité des ressources biologiques exploitables : quel est l’effet des régulations à différents niveaux ?

Par Jean Boncoeur (AMURE)
Les ressources halieutiques de la planète sont, globalement, de plus en plus surexploitées(FAO, 2018). Les mécanismes endogènes qui expliquent cette situation sont aggravés par des facteurs exogènes, parmi lesquels des politiques publiques inadaptées. La question de la régulation de l’accès est au coeur du problème de l’aménagement des pêcheries. Elle sera illustrée, à titre principal, par des références issues de la politique commune de la pêche et ses déclinaisons nationales.

Au-delà des zones de juridiction nationale, peut-on protéger la biodiversité ?

Par Annie Cudennec (AMURE)

Le rapport IPBES 2019 est particulièrement alarmant : 1 million d’espèces sont menacées d’extinction. Cette menace est particulièrement grave en haute mer et dans les grands marins, car dans ces zones dites internationales, la plupart de la biodiversité ne bénéficie d’aucun statut juridique et peut donc être pillée, dégradée en toute liberté, en toute légalité. Mon exposé aura pour objet, d’une part de présenter les problèmes posés par ce vide juridique et, d’autre part de montrer comment, afin de lutter contre cette situation, des négociations internationales se tiennent actuellement au sein des Nations Unies. Ces négociations devraient aboutir en 2020 à l’adoption d’un accord
international majeur garantissant la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité dans les zones hors juridiction nationale.


Enjeux technologiques


Quels nouveaux enjeux pour l’observation des océans ?

Par Nicolas Kolodziejczyk (LOPS)

Depuis le tournant des années 2000, l’observation océanographique connaît une révolution sans précédent. Les nouveaux systèmes d’observation autonomes de l’océan, dont le réseau Argo est l’avatar le plus marquant, permettent pour la première fois d’observer la colonne d’eau de l’océan en temps quasi réel. Cependant l’observation soutenue de l’océan, l’exploration des océans profonds, la pluridisciplinarité des observations (physique, biologique, chimique…), et la masse de données produite par ces nouveaux réseaux restent des défis majeurs pour les océanographes et des enjeux scientifiques essentiels pour comprendre et surveiller l’océan global.

Quels défis pour l’océanographie satellitaire ?

Par Jean Tournadre (LOPS)

La mesure in situ de l’océan est difficile, coûteuse en temps et en matériel et ne peut couvrir que des très petites zones de l’océan. Depuis les années 1980, l’observation
de l’océan repose donc en grande partie sur les mesures par satellite. Celles-ci ne peuvent être que des mesures indirectes des paramètres géophysiques de l’océan et ne concernent que la surface (ou les quelques premiers mètres). Bien que nous ayons une expérience de plusieurs dizaines d’années, certains problèmes de physique de la mesure ne sont toujours pas complètement résolus, en particulier pour la mesure radar de l’océan. En parallèle, l’amélioration des capacités techniques et de traitement informatique fait croître de manière exponentielle la quantité de mesures disponibles et la résolution spatiale des données. Pour les années à venir, une des questions principales sera notre capacité à gérer et à analyser des données de résolution toujours plus élevée dans des bandes de fréquence plus nombreuses et en quantité de plus en plus grande.

Ateliers interactifs

En complément de la formation sur les grands enjeux thématiques, trois ateliers au choix sont proposés :

  • deux ateliers interactifs aborderont d’autres questions d’intérêt sociétal (risques côtiers, deep-sea mining) et prendront la forme d’un exercice de co-construction (scientifiques/journalistes) d’un communiqué de presse ;
  • un troisième atelier concernera l’établissement d’un pré-projet d’e-master « sciences et technologies de la mer » en formation continue pour journalistes. Cet atelier vise à recueillir les besoins de professionnels de l’information.


Deep-sea mining


Risques côtiers


Préprojet d’e-master en formation continue

Frais d’inscription


500 € logement compris ou 300 € sans logement


Financements


L’action de formation est éligible à la formation continue :

  • En tant que salarié, vous pouvez compléter une demande de financement auprès de votre employeur. Il est également possible de solliciter l’AFDAS (opérateurs de compétences dont relève la presse écrite et les agences de presse).
  • Enfin, si vous faites le choix de déduire les frais réels, les dépenses de formation professionnelle engagées ont le caractère de frais professionnels.

Pour votre information,  cette formation ne peut pas être prise en charge par le Compte Personnel de Formation (CPF).

N’hésitez pas à contacter Anaëlle LE ROUX pour toutes demandes de renseignements : fc-mer@univ-brest.fr

En savoir plus


Plus d’informations et inscriptions sur scienceconf.org

 


Télécharger le programme au format PDF


Partenaires


Candidatures 2019-2020

La campagne de candidature au master débutera au mois d’avril, selon un calendrier propre à chaque parcours.

Consultez la rubrique « Informations pratiques » de la page Master SML.

Linwood Pendleton, le seul expert pour la France pour la décennie des océans

Linwood Pendleton expert pour la décennie des Océan 2021-2030

Organisation du groupe d’experts

Linwood Pendleton est le seul représentant de la France au sein du groupe d’experts qui sera chargé d’émettre des avis dans la cadre de la décennie des Océans (2021-2030). Linwood Pendleton, professeur à l’UBO, au laboratoire Amure de l’IUEM, est expert en science et gestion de la conservation marine, en particulier pour les écosystèmes et le changement climatique. Il est titulaire de la Chaire d’excellence internationale de l’IUEM et d’une bourse de recherche du Duke’s Nicholas Institute for Environmental Policy Solutions (NIEPS). Il est également le seul scientifique représentant la France et les océans au sein du WWF (Fonds mondial pour la nature).

Ce groupe d’experts, appelé Groupe exécutif de planification (EPG), est composé de 16 à 20 membres. Il servira d’organe consultatif auprès des organes directeurs de la Commission intergouvernementale océanographique (COI) pour appuyer l’élaboration du plan de mise en oeuvre ainsi que les activités préparatoires de la décennie. Ces experts qui ont répondu à un appel à candidature siègent à titre personnel. Le groupe se réunira au moins deux fois au cours de son mandat, une fois pendant chacune des périodes intersessions de la COI : 2018-2019 et 2019-2020. Les résumés de ces réunions seront disponibles sur le site web de la décennie. La première réunion est prévue du 17 au 19 décembre 2018 au Siège de l’UNESCO à Paris.
Le Secrétariat de la COI fournira un appui administratif, technique et rédactionnel selon les besoins du groupe de planification. Chaque année, à partir de 2019, le groupe soumettra un rapport sur ses activités aux organes directeurs de la COI, à l’Assemblée générale des Nations Unies ainsi qu’à UN-Oceans. Les membres sont nommés pour la durée des travaux sur le plan de mise en œuvre et ne devraient pas être actifs au-delà de 2020, après la présentation du plan de mise en oeuvre à l’Assemblée générale des Nations Unies pour examen lors de sa 75e session. La décennie des Océans (2021-2030) vise à mobiliser la communauté scientifique, les décideurs politiques, les entreprises, et la société civile autour d’un programme commun de recherche et d’innovation technologique. Sa proclamation est un aboutissement des efforts menés par la COI pour favoriser la coopération internationale dans le domaine des sciences océaniques. Elle permet de coordonner des programmes de recherche, de systèmes d’observation, de développement des capacités, de planification de l’espace maritime et de réduction des risques marins afin d’améliorer la gestion des ressources de l’océan et des zones côtières.

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Linwood possède une vaste expérience en sciences de la conservation marine avec des diplômes en biologie (William et Mary), en écologie/évolution/comportement (Princeton), en administration publique (Harvard) et en économie environnementale (Yale). Fondateur du Marine Ecosystem Services Partnership il a été économiste en chef par intérim pour la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) de 2011 à 2013. Il est professeur agrégé
auxiliaire au Duke University Marine Laboratory. Il a également collaboré avec des organisations de conservation du monde entier : WWF, Nature Conservancy, Environmental Defense Fund… Et il a siégé pendant près de dix ans au conseil du Conservation Strategy Fund. Il siège actuellement au comité consultatif scientifique du Gulf of Maine Research Institute, au comité directeur du GEO Blue Planet, au Marine GEOBON RCN et au Blue Carbon Finance Working Group. Il est aussi professeur honoraire au Global Change Institute de l’Université du Queensland, en Australie.

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