La « Prospective Littorale » mise en récits par des étudiant·e·s du master EGEL

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En 2025, le master « Expertise et gestion de l’environnement littoral » (EGEL) du domaine des « Sciences de la mer et du littoral » à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM-UBO) a fêté ses 25 ans !
À cette occasion, l’équipe pédagogique a organisé les 4 et 5 septembre un colloque intitulé « Prospectives territoriales 2050 : quels futurs durables pour les littoraux ? ».

Cette manifestation à fort ancrage territorial a été l’occasion de réunir plus de 200 participant.e.s : de nombreux alumni devenus aujourd’hui des professionnels de l’environnement littoral, des spécialistes de la prospective, des scientifiques de la communauté ISblue, des étudiant.e.s de l’IUEM, des partenaires historiques de nos formations, ainsi que des spécialistes de l’emploi, pour réfléchir ensemble à de possibles trajectoires territoriales durables pour nos littoraux.
Le colloque s’est articulé autour de trois fils conducteurs :
•    La restitution et discussion d’une prospective relative aux littoraux bretons durables en 2050
•    Un questionnement sur les emplois de demain dans les domaines littoral et marin
•    Une réflexion collective sur les évolutions possibles de l’offre de formation du master

Ces trois aspects se sont appuyés sur des résultats de recherche, des retours d’expériences, des études de cas présentées sous forme de communications plénières et de tables rondes.
Retrouvez ci-dessous les présentations du travail de prospective réalisé par des étudiants du master pendant plusieurs mois. Ce sont quatre vidéos, quatre vies racontées du point de vue de jeunes adultes de la Bretagne vivant en 2050 dans des mondes qui pourraient venir, quatre alternatives qui ont servi de base de discussion sur le monde qui vient et le monde qu’on veut…

Les 4 récits en vidéo

 
Frugalité collective


planification écologique


Compensation environnementale


Technologie durable

 

Posters

2 posters au dimensions Kakemono ont été réalisés pour présenter la méthode employée pour aboutir à ces scénarios et présenter le détail de ces prospectives.

Cliquez sur l’image pour accéder aux posters au format pdf

Fête de la Science Brest : village aux Ateliers des Capucins – 10 & 11 octobre

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La Fête de la Science est un événement national qui permet au grand public de découvrir gratuitement la science et d’échanger directement avec les chercheurs et les chercheuses. En 2026, elle se déroule du 2 au 12 octobre partout en France. Dans le Finistère, l’événement est coordonné par Océanopolis, avec le soutien de nombreux partenaires scientifiques, éducatifs, associatifs et institutionnels. Une belle occasion de partager les sciences avec le public et de faire découvrir la richesse de la recherche !

Un chercheur de l’IUEM pour ambassadeur en Finistère

Gauthier Schaal, enseignant-chercheur au laboratoire LEMAR (IUEM/UBO) est l’ambassadeur de la Fête de la Science pour la troisième année. Lisez son interview où il répond à la question : Pourquoi « faire de la science » dans le monde d’aujourd’hui ? Comment la connaissance scientifique est-elle produite ? Quelles sont les femmes et les hommes derrière les blouses blanches ?

Conférence à Océanopolis : « La grande épopée de l’huître native de la rade de Brest »

Vendredi 9 octobre à 18h30 à Océanopolis, venez assister à cette conférence ou la Biologie croisera l’Histoire et la Géographie. Les habitats marins, la pêche et la conchyliculture en rade de Brest y seront vus au travers d’une espèce de bivalve emblématique. Une partie des intervenants sont des chercheurs des laboratoires de l’IUEM :

  • Lucas Bosseboeuf, docteur en Biologie/Histoire marine (LETG)
  • Yves-Marie Paulet, professeur émérite de l’Université de Bretagne Occidentale (ancien directeur IUEM)
  • Stéphane Pouvreau, écologie benthique à l’IFREMER (LEMAR)
  • Fred Audard, géographe au laboratoire LETG (Littoral, Environnement, Télédétection – Géomatique)

Venez nombreux·ses, c’est gratuit et sans inscription !

Village des Sciences

Samedi 10 et dimanche 11 octobre, le village des sciences sera ouvert au grand public de 10h à 18h aux Ateliers des Capucins, à Brest. Parmi la trentaine de stands, les laboratoires de l’IUEM présenteront plusieurs projets :
La neige marine, un puits de carbone au service du climat (LEMAR)
Ce stand vous invite à découvrir le rôle du phytoplancton, du zooplancton et de la matière organique dans le cycle du carbone dans l’océan. Vous pourrez observer des cultures de microalgues, des spécimens imprimés en 3D ainsi que des instruments permettant d’étudier la formation et la sédimentation des agrégats de matière organique jusqu’aux fonds marins.

Les odeurs de l’eau de mer : de la chimie à la faune marine (Geo-Ocean)
Ce stand vous fera découvrir le rôle de l’eau de mer dans le transport des éléments issus des continents et des fonds océaniques, qui alimentent les écosystèmes marins. Les chercheurs et chercheuses de Géo-Océan présenteront leurs observations réalisées dans des carottes de roches prélevées en mer d’Iroise ainsi que dans les abysses, à proximité des sources hydrothermales.

CLIMArcTIC (LOPS)
Le projet CLIMArcTIC vise à mieux comprendre et anticiper les effets du changement climatique en Arctique grâce à une approche pluridisciplinaire réunissant une cinquantaine de chercheurs. Le stand proposera un jeu de plateau et une expérience de réalité virtuelle pour découvrir les enjeux liés à l’Arctique de manière ludique et immersive.

Spectacle APERO : à la poursuite du flocon de mer – théâtre et image animée

Venez découvrir les dessous de la campagne océanographique APERO grâce au travail du youtubeur et vulgarisateur Simon Rondeau (Melvak), à l’occasion d’une représentation exceptionnelle. Une expérience immersive mêlant art et science, invitant les spectateurs et spectatrices à plonger à la poursuite d’un flocon de neige marine.

  • Dimanche 11 octobre, de 14h30 à 16h30 (durée : de 20 à 40 min)
  • À l’auditorium des Ateliers des Capucins
  • Gratuit, sans inscription, dans la limite des places disponibles

Programme du Village des Sciences
Programme complet de tous les événements du Finistère

Conférence « La mer et les politiques publiques »

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L’Université de Bretagne Occidentale (UBO) et le Conseil d’État organisent une conférence consacrée à la présentation de l’étude annuelle 2026 du Conseil d’État, « La mer et les politiques publiques » au cours d’une table ronde intitulée : « Urgence climatique, bouleversements géopolitiques, compétition économique : quelles politiques publiques pour la mer ? ». Cet événement se tiendra à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) le mercredi 14 octobre, de 16h30 à 18h30 à Plouzané.

Cette rencontre, ouverte sur les enjeux maritimes et littoraux et les politiques publiques liées, réunira des représentants du Conseil d’État, du monde académique, des collectivités territoriales et des acteurs économiques de la mer.

PROGRAMME

16h00 – 16h30 – Accueil du public

16h30 – 18h30 – Conférence

  • 16h30 > 16h35 – Mot d’accueil par Vianney Pichereau, premier vice-président en charge de la mer de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO).
  • 16h35 > 18h30 – Table ronde : « Urgence climatique, bouleversements géopolitiques, compétition économique : quelles politiques publiques pour la mer ? », Animée par Gaëlle Gueguen, professeure de droit public, UMR AMURE, UBO :
  • Ouverture par la présentation de l’étude annuelle 2026 du Conseil d’État « La mer et les politiques publiques »,  par Rémy Schwartz, président de la section des études, de la prospective et de la coopération (SEPCO) du Conseil d’État, et Stéphanie Vera, rapporteure générale adjointe de la SEPCO du Conseil d’État.
  • La discussion réunira ensuite l’ensemble des intervenants :
    – Fréderic Jean, professeur d’écologie et directeur de l’IUEM ;
    – Jean-Marc Roué, président de Brittany Ferries ;
    – Olivier Thébaud, économiste des ressources naturelles et de l’environnement à l’IFREMER ;
    – Céline Tuccelli, capitaine de vaisseau, cheffe de cabinet du préfet maritime de l’atlantique.
  • Les échanges avec la salle se dérouleront tout au long de la table ronde.

Cette conférence est ouverte au public sur simple inscription : https://forms.gle/YVm71wC1WUVEDrsP8

 

 

AGIR POUR L’OCEAN : un nouveau festival autour de l’Aber Wrac’h

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Du 25 au 27 septembre, un nouveau festival va prendre place à Lannilis, Landéda, Plouguerneau et Saint-Pabu : AGIR POUR L’OCEAN.

Pendant quatre jours, scientifiques, artistes, écrivains, musiciens, photographes et habitants se retrouveront autour d’une même envie : regarder, écouter et penser autrement l’Océan qui nous entoure.

Au programme : Concerts, expositions, spectacles, rencontres, écoutes, conférences et tables rondes investiront les différents lieux du territoire. Parmi les invités, l’écrivain Patrick Chamoiseau, le musicien Renaud Garcia-Fons, l’éthologue Fabienne Delfour, l’ethnologue Marin Schaffner, ainsi que de nombreux chercheurs et artistes.

Mais Agir pour l’Océan n’est pas un festival scientifique consacré à l’océan. C’est un espace de rencontre entre les savoirs, les arts et les sensibilités. Une invitation à considérer l’océan non seulement comme une ressource ou un écosystème à protéger mais comme un monde vivant dont nous faisons partie et qui peut nous aider à penser autrement notre manière d’habiter la Terre.

Trois grandes conversations rythmeront le week-end :
Vendredi à 15h30 – Habiter les liens terre-mer
Samedi à 15h30 – Comment rendre l’océan perceptible ?
Dimanche à 15h30 – La Relation

Cette première édition sera l’occasion d’écouter des sons sous-marins, de regarder les océans à travers la photographie, la littérature ou la musique, de parler de vivant, de territoires et de relations, mais aussi simplement de prendre le temps de se rencontrer.

AGIR POUR L’OCEAN, c’est une invitation à regarder autrement ce qui nous entoure : l’océan, le vivant, nos territoires et les liens qui nous unissent.

Pays des Abers – Landéda, Lannilis, Saint-Pabu, Plouguerneau

25, 26 et 27 septembre 2026

Programme complet :
agirpourlocean.com⁠

Colloque sur les transitions maritimes

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COLLOQUE : QUELLES TRANSITIONS POUR LES PORTS MARITIMES ? Changement climatique, bouleversements géopolitiques, ré-évolution des métiers

Jeudi 8 et vendredi 9 octobre 2026
Au PNBI le 08/10 après-midi et à l’Institut Universitaire Européen de la MER IUEM (accès) le vendredi 09/10

PROGRAMME

Ce colloque est organisé par et avec le soutien de :

Appel à candidatures : stage de troisième

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Du 30 novembre au 4 décembre 2026, l’IUEM accueillera 10 stagiaires de troisième.

Vous pouvez candidater jusqu’au 15 octobre 2026 en envoyant une lettre de motivation (format pdf) détaillant les points suivants :

  • Votre intérêt pour la recherche océanographique
  • Vos centres d’intérêt scolaires et personnels
  • Votre lien à la mer
  • Vos attentes par rapport à ce stage

Merci d’envoyer votre candidature à cette adresse.

L’exploitation intensive du nickel a transformé la biodiversité microbienne du lagon de Thio en Nouvelle-Calédonie

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Plusieurs collègues de Geo-Ocean, dont Axel Erhold, Pascal Leroy et Arthur Monjot ont participé à une étude dirigée par Mathisse Meyneng et Raffaele Siano du Laboratoire DYNECO de l’Ifremer et publiée le 16 Juin dernier dans la prestigieuse revue Nature. Celle ci porte sur la « dégradation des écosystèmes littoraux due à des décennies d’exploitation minière non régulée.

l’étude menée par des scientifiques de l’Ifremer, de l’IRD, des universités de Bretagne occidentale (UBO) et de Bordeaux, du CNRS et de l’Université de Tartu (Estonie) révèle l’impact de l’exploitation minière du nickel sur les écosystèmes côtiers de Nouvelle-Calédonie. Publiés dans la revue Communications Earth & Environment, ces travaux montrent qu’à partir des années 1950, la mécanisation de l’exploitation des mines a entraîné une forte augmentation des apports de sédiments dans le lagon de Thio et un bouleversement des communautés microbiennes, qui perdure aujourd’hui. Si les mesures environnementales mises en place depuis les années 1975 ont permis de réduire les apports de sédiments directement liés à l’extraction du minerai de nickel dans ce lagon, l’importante érosion des sols à l’échelle du bassin versant continue d’impacter aujourd’hui l’écosystème du lagon de Thio.

 

Fig. 1: Empreinte environnementale et historique de l’industrie minière enregistrée dans les sédiments du lagon de Thio.

Référence 

Meyneng, M., Lemonnier, H., Ansquer, D. et al. Coastal ecosystem degradation driven by decades of unregulated terrestrial mining. Commun Earth Environ 7, 494 (2026). https://doi.org/10.1038/s43247-026-03677-8

 

Consulter le communiqué de presse de l’Ifremer

Première observation en direct de la formation de la croute océanique

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Notre collègue Jean-Yves Royer, directeur de recherche CNRS émérite au laboratoire Geo-Ocean, est le premier auteur d’une étude publiée le 8 juillet 2026 dans la prestigieuse revue Nature.

En avril-mai 2024, après la campagne de déploiement OHA-Geodams (pour Observatory with Hydro-Acoustics and Geodesy Near Amsterdam Island), une équipe française associant Geo-Ocean, l’ENS, le LIENSs et l’IPGP) a capturé un événement rare : l’expansion brutale d’une dorsale médio-océanique dans l’océan Indien, près de l’île Amsterdam. Ce processus jusqu’alors théorique, façonne les fonds marins depuis des millions d’années, mais son observation en temps réel est une première !

Les dorsales médio-océaniques sont des chaînes de montagnes sous-marines où deux plaques tectoniques s’écartent, laissant remonter le magma du manteau terrestre. Ce magma, en refroidissant, forme une nouvelle croûte océanique. Grâce à un réseau d’instruments autonomes — balises acoustiques, hydrophones et capteurs de pression — déployés seulement deux mois avant l’événement, les chercheurs ont pu mesurer en détail les mouvements du sol, les séismes et les coulées de lave.

 

En l’espace de 16 jours, le fond marin s’est étiré horizontalement de 2 à 4 mètres tout en s’affaissant de 4,2 mètres par endroits. Cause de ce bouleversement : un réservoir de magma de 2,5 kilomètres de large, situé plusieurs kilomètres sous la surface, s’est vidangé brutalement. Le magma a fissuré la croûte, déclenchant des séismes et libérant 160 millions de mètres cubes de lave — l’équivalent de 60 000 piscines olympiques. Ces coulées ont recouvert le plancher océanique, formant même un mont sous-marin de 40 mètres de haut à seulement 600 mètres d’un des instruments.

La découverte la plus surprenante ? La majorité des mouvements des failles s’est produite sans tremblement de terre détectable. Une avancée majeure, car elle explique pourquoi les estimations précédentes, basées uniquement sur l’activité sismique, sous-estimaient l’ampleur réelle des déplacements. Ces résultats nous permettent pour la première fois de quantifier les déplacements à l’origine de la formation de la croûte océanique.

Au-delà de la géophysique, cette observation ouvre de nouvelles pistes pour étudier les sources hydrothermales — ces cheminées sous-marines où la vie prospère dans des conditions extrêmes, loin de la lumière du soleil. Une fenêtre unique sur les mécanismes qui façonnent notre planète… et peut-être sur les origines de la vie elle-même.

L’article est consultable en ligne sur le site de la revue NATURE et a fait l’objet d’un article dans le journal Le Monde

Réédition de l' »Atlas de la réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise »

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Après une première édition en 2022, l’Atlas de la réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise bénéficie d’une réédition.

Cet ouvrage est issu d’un important travail collectif, mené sous la direction de Pierre STÉPHAN et Cyril TISSOT, sous l’égide du CNRS et de l’IUEM. Il a réuni une soixantaine de contributeurs.trices, agents des parcs naturels, universitaires, scientifiques et spécialistes issus des laboratoires du CNRS mais aussi d’Océanopolis, d’associations naturalistes comme Bretagne Vivante, du SHOM, de l’Office français de la biodiversité…

Abondamment illustré, il s’adresse au grand public et dresse un état des connaissances récentes dans tous les domaines, suivant une démarche pluridisciplinaire. Il est composé en 5 grandes parties : Histoire géologique et dynamiques sédimentaires ; Habitats marins et terrestres remarquables ; La masse d’eau : structure et dynamique ; Espèces emblématiques ; Activités humaines.

En savoir plus sur cet ouvrage

 

Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre et Miquelon

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Nos collègues Jacques Grall, Laurent Chauvaud et Erwan Amice (IUEM/LEMAR) ont initié en 2023, une collaboration avec PatriNat (OFB-MNHN) afin de mieux connaître et décrire les habitats marins de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Deux ans plus tard, ce travail aboutit à la publication de la première Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Entre septembre 2023 et mai 2025, deux missions de terrain – Habeem 1 et 2 – ont permis de prospecter plus de 170 sites, de l’estran jusqu’à 150 mètres de profondeur. Plongées scientifiques, prélèvements à la benne et à la drague, observations sur l’estran : cet important effort d’échantillonnage, mené sur deux saisons, a mobilisé chercheurs et experts locaux. Résultat : près de 50 habitats marins identifiés, décrits et organisés au sein d’une typologie cohérente.

Comment définir un habitat marin ? Il s’agit d’une zone caractérisée par des conditions physiques (profondeur, hydrodynamisme, nature du substrat, géomorphologie) et biologiques (espèces dominantes ou structurantes). Chaque habitat fait l’objet d’une fiche descriptive illustrée, détaillant ses caractéristiques physiques et les espèces associées. Au total, plus de 300 espèces ont déjà été recensées. Un important travail photographique, notamment réalisé par Erwan Amice, met en lumière la beauté et la complexité des fonds marins de l’archipel.

Au-delà de l’inventaire, cette typologie constitue un précieux outil pour l’action. Elle fournit un langage commun de référence, facilitant la cartographie des habitats, les études d’impact, l’identification d’habitats déterminants pour les ZNIEFF marines ou encore la mise en place de mesures de protection et de restauration. Elle offre également une photographie de l’existant à un instant donné, précieuse dans un contexte de changements environnementaux rapides.

Ce projet illustre l’importance des collaborations scientifiques au service des territoires. En structurant les connaissances sur les habitats marins de Saint-Pierre-et-Miquelon, le LEMAR et ses partenaires contribuent concrètement à une meilleure compréhension et à une gestion durable de ce patrimoine naturel exceptionnel.

Télécharger ou consulter le guide sur la Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

Référence :

Andres S., Pinsivy L., Amice E., Grall J. & Chauvaud L., 2025. Typologie des habitats benthiques de Saint-Pierre et Miquelon. V.1. PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), LEMAR (CNRS), Paris, 149 p.