15ème rentrée du master des sciences de la mer et du littoral (SML) À L’IUEM

Lundi 3 septembre, les étudiants admis au Master des Sciences de la Mer et du Littoral seront accueillis à
l’IUEM par le nouveau directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui évoquera les missions de l’IUEM, son cadre,
son histoire et son évolution. Le responsable du Master, David graindorge, fera une présentation générale
de la formation. Durant toute cette journée, les étudiants échangeront avec différents intervenants qui
leur apporteront de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années universitaires.

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Les années 2018 à 2022 devraient être anormalement chaudes

Avec la vague de chaleur mondiale de cet été, 2018 sera une année particulièrement chaude. Les années suivantes le seront aussi, si l’on en croit une étude dirigée par Florian Sévellec, chercheur CNRS au LOPS et à l’Université de Southampton, publiée le 14 août 2018 dans Nature Communications. Grâce à une nouvelle méthode, il montre qu’à l’échelle du globe la période 2018-2022 risque d’être encore plus chaude que ce que laissait présager le réchauffement climatique en cours.

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Le changement climatique affectera les courants marins profonds en Atlantique nord

Le dernier rapport du GIEC montre l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Un article publié dans Nature Climate Change aujourd’hui confirme cette nécessité, avec des prévisions sur les courants marins profonds en Atlantique Nord à l’horizon 2100. Une
publication du LOPS.

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Une école de terrain au Maroc pour l’acquisition et la gestion de données dans le domaine marin et côtier

Cette école s’est déroulée du 1er au 5 octobre 2018 dans la lagune de Oualidia au Maroc.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet ScolaMAR (Innovative training for Smart coastal
management and sustainable Blue Growth) à l’occasion des actions de coopération du programme
Erasmus+ qui visent le renforcement des capacités des établissements d’enseignement supérieur de pays tiers (hors Union européenne).

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BioTechAlg, naissance à l’UBO d’un laboratoire commun inédit dédié aux biotechnologies bleues

Le nouveau laboratoire public/privé BioTechAlg, voit le jour à l’UBO. Il a été inauguré le 26 octobre 2018 à l’IUEM. Ce nouveau laboratoire commun, labellisé par l’agence nationale de la recherche, est une première à l’UBO. Issu de la rencontre entre le laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR) et la société productrice de microalgues Greensea, avec le soutien de la SATT Ouest Valorisation, il a pour objectif d’identifier de nouvelles molécules issues des microalgues. Ces composés encore inconnus sont d’un intérêt stratégique majeur pour l’industrie cosmétique et agro-alimentaire : à terme, ils pourront par exemple remplacer des conservateurs chimiques posant de nombreux problèmes de santé publique.

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Un nouveau dispositif expérimental à l’IUEM

DEXMES est un dispositif expérimental de quantification des matières en suspension. DEXMES est installé à l’IUEM depuis peu et est co-géré par Ifremer, le laboratoire Géosciences Rennes
de l’Observatoire des sciences de l’univers de Rennes (OSUR), le laboratoire Géosciences Océan (LGO) de l’IUEM et le Shom. Ce dispositif est ouvert à la communauté scientifique. Une manipulation du LGO est d’ailleurs prévue du 23 au 25 octobre.

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Colloque sur les lipides marins

Lipids in the Ocean 2018 est un colloque international visant à renforcer la recherche scientifique
sur les lipides marins, du niveau cellulaire jusqu’au fonctionnement des écosystèmes marins.
Il se tiendra à l’IUEM du 17 au 22 novembre 2018. Il est organisé par des scientifiques du
Laboratoire des sciences de l’environnement marin (Lemar – UBO/CNRS/IRD/Ifremer).

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Coopération scientifique internationale : inauguration du laboratoire franco-chinois MICROBSEA

L’inauguration du Laboratoire international associé (LIA) franco-chinois de microbiologie des
grands fonds, appelé MICROBSEA, aura lieu le 28 novembre 2018 au Pôle numérique Brest-
Iroise. Celui-ci a été créé suite à 10 années de coopération scientifique entre le Laboratoire
de Microbiologie des Environnements Extrêmes (LM2E) de l’IUEM et un laboratoire chinois de
ressources biogénétiques marines basé à Xiamen.

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Science et Société 2018 au master SML, encore une réussite !

La restitution de l’ U.E « Sciences et Société » a eu lieu le 13 Novembre, et c’est (encore) une réussite !

Pour le lancement de cette unité, les étudiants sont répartis en 10 équipes (toutes les disciplines des SML sont identifiées dans les équipes) suivants les sujets présentés par les doctorants. Deux mois d’exploration du sujet en équipe interdisciplinaires autonome encadrée par les doctorants s’en suivent. De nombreux objectifs pédagogiques sont associés à cette UE : l’exploration de controverses socio-scientifiques, la pédagogie par projet mais aussi la médiation scientifique pour les doctorants sur leur sujet de recherches. Ainsi, pour conclure cette réflexion, une journée de restitution sous forme d’ateliers d’1h30 est organisée. Elle est à destination des étudiants de M1 mais aussi des membres du jury qui sont enseignants, chercheurs, scientifique, responsable de communication, guide scientifique, etc. Cette journée est ouverte à tous les curieux de la pluridisciplinarité et de la médiation scientifique.

L’océan au cœur des discussions internationales sur le climat

Mettre en avant la place de l’océan dans les discussions sur le climat

Depuis les années 1990 les discussions sur le climat s’étaient surtout centrées sur les enjeux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de lutte contre la déforestation. L’océan, qui couvre pourtant 71% de la surface du globe et absorbe 30% du CO2 émis chaque année par l’Homme dans l’atmosphère était relativement absent des débats. Depuis 2015 et la COP21 ayant eu lieu à Paris, l’océan a émergé comme un élément des discussions sur le climat.

La Plateforme Océan et Climat est née en 2014 d’une alliance entre des associations, des scientifiques et quelques industriels. Son objectif est de promouvoir les enjeux liés à l’océan et au climat auprès des politiques, des décideurs et du grand public. Lors de la COP21 la plate-forme Océan et Climat a communiqué sur la manière dont l’océan est impacté par les changements climatiques, ainsi que sur le fait que l’océan peut faire partie des solutions face au changement climatique.

Afin d’atteindre l’objectif de l’Accord de Paris de contenir la hausse des températures en deçà de 2 °C, les Etats signataires doivent produire des contributions nationales présentant leurs engagements. Un des objectifs de l’Alliance internationale d’initiatives Océan et Climat, organisme créé par la plate-forme Océan et Climat, est donc d’aider les Etats à intégrer le thème de l’océan dans les contributions qu’ils doivent produire en intégrant des thèmes comme les énergies marines renouvelables ou la séquestration du carbone dans les zones côtières.

L’océan est davantage présent dans le 5ème rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental des experts sur le climat) publié en 2014. Celui-ci conclut que l’océan a absorbé 30 % des émissions de CO2 dues aux activités humaines provoquant l’acidification de l’océan, que l’influence de l’homme a très probablement contribué à la fonte de la banquise, au réchauffement de surface et à l’élévation du niveau des mers.

Lors de la COP de Paris, le GIEC a également décidé de publier un rapport spécial sur les océans qui sera présenté en septembre 2019. Il traitera d’une série de thèmes liés aux océans et aux littoraux comme la hausse du niveau des mers ou les effets des changements sur les écosystèmes, sur la biodiversité et sur les services écosystémiques. Il s’agira également de passer en revue des solutions d’atténuation (par exemple la restauration de mangrove permettant de séquestrer du carbone) et des solutions d’adaptation des communautés dépendant des écosystèmes marins. Une partie portera sur les extrêmes, les changements brutaux et la gestion des risques. Le rapport traitera de l’océan mais aussi de la cryosphère c’est-à-dire des calottes glaciaires, des glaciers de montagne et de la banquise. Les changements touchant l’océan dans les régions polaires feront donc également l’objet d’un chapitre.

Contacts : Denis Bailly, Laboratoire Amure, Membre du comité scientifique de l’initiative Océan et Climat : denis.bailly@univ-brest.fr ; Anne-Marie Tréguier, Laboratoire LOPS, auteur pour le 6e Rapport d’évaluation du GIEC : anne.marie.treguier@ifremer.fr

La gouvernance de l’océan dans le contexte du changement climatique

Avec le changement global, les océans et les mers se trouvent face à des enjeux qui amènent à s’interroger sur leur gouvernance dans une perspective de gestion durable. On peut citer l’exemple de l’Arctique où le changement climatique ouvre la voie au développement des activités humaines. Plusieurs acteurs entrent en ligne de compte avec des intérêts divers allant de l’exploitation commerciale à la préservation de l’environnement. Usage des océans, circulation, accès aux ressources comme par exemple les ressources minières ou énergétiques… L’idée est de décider, collectivement, de l’avenir des océans soumis à la pression des activités humaines.

La Convention des Nations unies de 1982 sur le droit de la mer est le document qui fixe des obligations générales permettant d’assurer l’utilisation pacifique des mers et des océans ainsi que la préservation et la protection du milieu marin. Face à la diversité des problématiques et des régions concernées (ex. : acidification et blanchiment des coraux, exploitation du pétrole en Arctique, protection des espèces menacées), il existe des conventions sectorielles et des conventions régionales.

En 2015, l’Agenda 2030 pour le développement durable a été adopté par les Nations unies. L’Objectif de développement durable n° 14 (ODD) porte sur la protection et le développement durable de l’océan, des mers et des ressources marines. Il vise à prévenir la pollution de l’océan, protéger l’écosystème océanique, mettre fin à la surpêche et à lutter contre les effets de l’acidification. Il s’agit d’améliorer la mise en œuvre de la gouvernance dans une dynamique de collaboration, en prenant en compte les enjeux globaux comme les enjeux régionaux. L’Océan est aujourd’hui au cœur de l’agenda politique international.

L’océan à découvert. Agathe Euzen, Françoise Gaill, Denis Lacroix et Philippe Cury, coordination scientifique. CNRS éditions, collection ‘A découvert’, 2017. Chapitre «La gouvernance de l’océan: un chantier entre science et politique» – Camille Mazé et olivier Ragueneau (LEMAR) Contact : olivier.ragueneau@univ-brest.fr

Repères : Qu’est-qu’une COP? Qu’est-ce que le GIEC?