Publication : Chiffres clés de l’évolution du climat en Bretagne – édition 2025

Climat : une nouvelle publication alerte sur l’avenir de la Bretagne à +4°C

L’Observatoire de l’Environnement en Bretagne (OEB) a publié en mai 2025 une nouvelle édition de sa brochure « Les chiffres clés de l’évolution du climat en Bretagne », un document de référence qui met en lumière les effets attendus du changement climatique dans la région à l’horizon 2100. Il s’agit de la première publication régionale en France à s’appuyer sur la trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), fixée par l’État.

L’ouvrage dresse un état des lieux alarmant : hausse des températures, épisodes de sécheresse plus intenses, risques accrus d’inondations et multiplication des extrêmes climatiques. Des données claires, remarquablement mises en forme grâce à un important travail de datavisualisation, sous forme de cartes, graphiques et infographies, sont mises à disposition pour aider élus, collectivités, entreprises et citoyens à mieux comprendre les enjeux à venir.

Ce travail s’appuie sur une large expertise scientifique et a été réalisé avec une contribution notable de chercheurs et ingénieurs de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Parmi eux, Anne-Marie Tréguier, Guillaume Charria, Alain Hénaff et Peggy Rimmelin Maury ont participé à l’analyse et à la rédaction de cette brochure, notamment sur les phénomènes littoraux et maritimes.

La publication est accompagnée d’un poster synthétique intitulé « La Bretagne dans une France à +4°C » et d’une version web enrichie régulièrement. Accessible dans toutes les bibliothèques, médiathèques et lycées de la région, elle incarne une volonté de rendre l’information scientifique accessible à tous.

 

Consulter ou télécharger la brochure

L’IUEM au Sommet de l’Océan à Nice

Chercheur·se·s et étudiant·e·s de l’Institut sont mobilisé·e·s pour l’Océan à l’UNOC 2025

En amont de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC), qui se tiendra à Nice du 9 au 13 juin 2025, près de 50 chercheurs issus des 7 laboratoires de l’IUEM participeront au One Ocean Science Congress (3-6 juin), un grand rendez-vous scientifique international organisé par le CNRS et l’Ifremer.

Classée 12ᵉ mondiale en océanographie au classement de Shanghai, l’UBO appuyée par l’IUEM jouera pleinement son rôle lors de cette conférence, à travers son engagement scientifique, sa participation aux négociations, et son implication dans plusieurs événements parallèles, dont le Forum International des Universités Marines (7 juin).

En ce mois de juin 2025 inédit, l’UBO a élaboré un dossier spécial « Mois de l’océan » sur son site web incluant les portraits de 8 chercheurs et chercheuses de l’IUEM.

L’UBO soutient également le programme ECOP Insiders (Early Career Ocean Professional), qui valorise la jeune génération de chercheurs océaniques à travers une couverture multilingue sur les réseaux sociaux pendant l’UNOC. Parmi ces jeunes chercheurs, Charlène Erasito, doctorante en biologie marine à l’Université de Bretagne Occidentale et à l’IFREMER, sera présente à Nice.

Découvrez son portrait en vidéo ici :

Charlène Erasito a été interviewée par le journal britannique, The Guardian, à consulter ici.

Trois étudiants de l’IUEM en mission océanographique de Tromsø à Nice

Grâce au soutien du HUB ISblue, trois étudiants en double cursus ENSTA/IUEM, Martin Cornille (M2 physique océan climat), Kim Monoury–Homet (M2 physique océan climat) et Maturin Simonneau  (M2 Sciences des données océaniques) participent actuellement à l’ESA Ocean Synergy Training Course 2025, qui se déroule à bord du Statsraad Lehmkuhl jusqu’au 3 juin 2025.

La mission a démarré de Tromsø en Norvège avec une escale en Islande et arrive à Nice pour l’UNOC. Cette mission s’inscrit dans une démarche professionnalisante et contribue à la formation d’une nouvelle génération d’experts en océanographie et climat. Elle intègre des activités interdisciplinaires, des interactions avec des partenaires privés, et la participation à la Conférence des Nations Unies sur les Océans (UNOC).

Une étudiante de l’IUEM et un étudiant de Vannes en stage à l’IUEM seront aussi à Nice

Dans le cadre du projet ePOP de l’IRD qui consiste à créer des capsules vidéos pour témoigner des changements environnementaux locaux, des étudiants de l’IUEM et des partenaires ISblue ont réalisés plusieurs capsules vidéos en recueillant les témoignages de citoyen·es du territoire sur les effets locaux de la crise environnementale en janvier 2025.

Parmi eux, deux étudiants, Adrien Poupard en Master 1 Ressources côtières et littoral de l’UBS à Vannes (actuellement en stage de médiation scientifique à l’IUEM) et Sokhna Mariame en Master 2 Économie Bleue – IUEM/UBO, seront à la conférence des Nations Unies sur l’Océan à Nice pour présenter leurs vidéos. Les vidéos sont disponibles sur l’article dédié au projet ePOP, accessible ici : https://isblue.fr/actualites/pim-epop/

Plus d’informations sur le projet ePOP et sa présentation à Nice sur le site de l’IRD.


Revue de Presse UNOC 2025:


Accéder à la revue de presse complète de l’IUEM

Clara VALERO sous la coupole de l’Académie des Sciences

Ils et elles étaient 5, hier soir, sélectionnés pour participer à la finale du concours de la meilleure vidéo de médiation scientifique organisé par l’Académie des Sciences.

En cette année de l’Océan, la thématique du concours portait sur les sciences marines. Parmi les finalistes, 2 vulgarisateurs professionnels (Melvak et Simon Devos), 2 scientifiques (Sakina-Dorothée Ayata et Laure Bonnaud-Ponticelli) et … Clara Valero, étudiante en 3ème année de thèse en Géosciences à l’IUEM, au laboratoire Geo-Ocean, est venue défendre un film qui porte sur les travaux de sa thèse.

Cette thèse a pour but de reconstruire les changements environnementaux passés et présents de la Rade de Brest, à haute résolution temporelle et sur des périodes de temps très récentes (derniers 200 à 400 ans). Cette étude paléoenvironnementale a été menée sur des carottes sédimentaires prélevées entre le port de Brest et les estuaires de l’Elorn, de Daoulas et de l’Aulne. Les données s’intègrent dans le projet interdisciplinaire PACTE (PAst to Current land-sea Continuum) qui a pour but de reconstitution la trajectoire du socio-écosystème de la rade de Brest. Outre ces activités de recherche, Clara a dédié une partie importante de sa thèse à la médiation scientifique. En effet, sa thèse était réalisée en partenariat avec Océanopolis, pour qui elle a participé à la conception du futur pavillon des enfants, « la cité des océanautes ». Clara a aussi largement contribué aux dispositifs de médiation scientifique du projet Evol’Iroise et à leur présentation lors des 3 dernières Fêtes de la science.

Le lauréat de ce concours à été le journaliste scientifique Simon Devos, mais Clara n’a pas démérité, seule amatrice parmi des réalisations professionnelles. Un grand BRAVO à elle !

 

L’événement s’est déroulé sous la coupole de la prestigieuse académie lors de la « Grande nuit de la médiation scientifique« , retransmise en direct sur Youtube et disponible en replay ci-dessous. (L’intervention de Clara commence à 8’30)

 

Et voici la vidéo de Clara :

BLIC à bloc à Océanolab !

Océanolab, un concept unique pour faire comprendre la démarche scientifique.

Inauguré en 2023, Oceanolab, partenariat entre Océanopolis et l’Université de Bretagne Occidentale, cherche à favoriser la recherche sur la biodiversité marine et la rendre accessible au public. ​ Au sein des 160 m2 de l’espace installé au coeur d’Océanopolis, le public rencontre les chercheurs, ingénieurs et techniciens des projets scientifiques en résidence et découvre  le monde habituellement secret de leurs laboratoires. Les médiateurs présents sur place favorisent le partage de la science« en train de se faire».  Océanolab se concentre sur des problématiques contemporaines telles que le changement climatique et l’érosion de la biodiversité et chaque année, un nouveau projet est porté par une nouvelle équipe de scientifiques.

Depuis le 1er Avril et jusqu’au 30 novembre 2025, c’est le projet BLIC (Bloom Like It Colorful) qui a investi les lieux pour y mener ses expériences.

BLIC est un projet collaboratif entre l’IUEM et l’Université de Munich qui vise à comprendre l’influence de la diversité du phytoplancton – qu’il soit d’eau douce ou marin – sur le fonctionnement des écosystèmes étudiés. Les expérimentations réalisées en Allemagne (eau douce) et en France (eau de mer) vont permettre de comparer les résultats de ces deux types de milieux aquatiques, recherche inédite en écologie.

La perte de biodiversité influence-t-elle le fonctionnement des écosystèmes marins ?

Le phytoplancton se caractérise par une dynamique particulière : sa capacité à former des efflorescences (ou blooms), qui se traduisent par une augmentation rapide (en quelques jours) de la quantité d’algues microscopiques. Ils peuvent être déclenchés par des facteurs externes tels qu’une augmentation de la température, des apports en éléments nutritifs via les fleuves, ou le mélange avec les eaux de subsurface plus riches en nutriments. Les efflorescences de phytoplancton sont généralement soutenues par une ou quelques espèces. Le projet BLIC cherche à determiner si la diversité des communautés phytoplanctoniques peut influencer la formation et la dynamique temporelle de ces efflorescences.

 

 

Plus d’infos sur Océanolab et le projet BLIC

Séminaire du LabEx DRIIHM en Juin à Plouzané

Le LabEx DRIIHM a été construit pour faire fonctionner et animer la communauté des Observatoires Hommes-Milieux (OHM), dispositifs de l’INEE (CNRS)  dédiés à l’étude des systèmes anthropisés affectés par des crises socio-écosystémiques issues du Changement Global et de la Mondialisation. Le DRIIHM est construit pour faciliter l’interdisciplinarité entre toutes les sciences de l’environnement via la mutualisation d’outils et de pratiques de recherche au sein de la communauté de chercheurs, tout en associant les diverses parties prenantes des territoires étudiés.

Son prochain séminaire du LabEx DRIIHM aura lieu à Brest, sur le campus de Plouzané, du 10 au 12 juin 2025. Il est organisé par l’OHM Littoral Caraïbe. Outre les sessions habituelles des actualités OHM / DRIIHM et des Posters, deux sessions thématiques seront présentées :

  • Questionner les aménagements lourds (transport et énergie) dans les Socio-EcoSystèmes (SES) – Une thématique transverse pour les OHM ?
  • Les 4R : Restauration, Renaturation, Remédiation, Réensauvagement des Socio-EcoSystèmes : qui a la parole, qui décide et pour quels objectifs ?

La matinée du 12 juin est quant-à-elle réservée a une visite de terrain.

Vous trouverez toutes les informations pratiques ainsi que le formulaire d’inscription sur le site dédié à l’événement.

L’inscription est libre, ouverte à tous mais obligatoire avant le 23 mai.

Art & science : une expo à l’IUEM

Art & science : une expo à l’IUEM

Une exposition est proposée par Pascal LE FLOC’H (AMURE), porteur du projet Atlantîles en collaboration avec l’aquarelliste Gilles Roger.  

Atlantîles c’est quatre années de recherche de novembre 2018 à octobre 2022 portant sur la croissance de l’archipel de St-Pierre et Miquelon depuis la fin de l’exploitation industrielle de la morue en 1992. Ce projet permet d’examiner comment ce territoire français de l’Atlantique s’adapte aux changements économiques en prenant en compte les sources de croissance socio-économique et les directions suivies par les acteurs locaux.

À travers les aquarelles de l’artiste Gilles Roger, plongez dans ce projet et sur les terres de cet archipel français!

En 2024, le projet Atlantîles a donné lieu à la création d’une série d’aquarelles réalisée par l’artiste Gilles Roger. 
Cette série, composée de 15 planches, a été imprimée en 2 exemplaires, l’un pour le musée de Saint Pierre et Miquelon et l’autre pour faire tourner l’exposition localement en Bretagne. L’exposition a été inaugurée lors des 40 ans de l’Ifremer sur les journées portes ouvertes en juin 2024

L’exposition est installée au niveau 1 de l’IUEM jusqu’au 20 juillet.

Atlantîles : Analyse des Territoires Localisés en Atlantique Nord Ouest et de leurs Trajectoires : les îles de Saint-Pierre et Miquelon. Projet financé de 2018 à 2022 par la Fondation de France – Les futurs du littoral et de la mer.

Un commentaire? Une réaction? Contact: plefloch@univ-brest.fr

Une journée « Année des Geosciences » organisée à l’IUEM

Une journée « Année des Géosciences » est organisée à l’IUEM le 12 Mai prochain. Cet évènement a pour but de présenter les avancées et diversité de la recherche menée au laboratoire Geo-Ocean UMR6538 aux enseignants du secondaire en Sciences de la Vie et de la Terre de l’Académie de Rennes, en collaboration avec les inspecteurs d’académie et labellisée par l’INSU.

Près de 40 enseignants du secondaire sont inscrits venant de nombreux établissements du Finistère.
Programme :
• 9h00 à 11h00, séminaires dans l’amphi A
• À partir de 11h, temps d’échange, en particulier sur les filières Licence-Master en géosciences, puis visite de l’Unité en petits groupes.
• Excursion sur le terrain l’après-midi avec Michel Ballèvre de l’Université de Rennes, Christine Authemayou et Lorraine Tual de Geo-Ocean : Pointe de Saint-Mathieu et les environs pour discuter de la géologie du Léon et du Massif Armoricain.

Lancement du projet SAMOS : un nouveau cap pour les sciences océaniques en Afrique du Sud

Le lancement du projet South African Master of Ocean Sciences (SAMOS) s’est tenu du 8 au 10 avril 2025 à l’Université Nelson Mandela, Gqeberha en Afrique du Sud.

L’événement a débuté de manière chaleureuse avec une prestation de la chorale de l’université, marquant ainsi le lancement d’une initiative ambitieuse de trois ans, coordonnée par Steven Herbette, enseignant-chercheur à l’IUEM pour l’Université de Bretagne Occidentale et financée par la Commission européenne dans le cadre du programme Erasmus+ de renforcement des capacités dans l’enseignement supérieur (CBHE).

Objectif du projet SAMOS

SAMOS vise à co-créer et co-enseigner un master multidisciplinaire en sciences océaniques, combinant enseignement et recherche. Neuf universités sud-africaines, dont cinq historiquement défavorisées, la Fondation Nationale pour la Recherche en Afrique du Sud, ainsi que cinq institutions européennes partenaires, unissent leurs forces pour renforcer l’éducation, la recherche et l’innovation au service d’une économie bleue durable*.

Un soutien fort des autorités sud-africaines

Lors de la journée d’ouverture, les intervenants ont salué le fruit de plusieurs années de préparation et ont mis en lumière l’importance stratégique du développement des sciences océaniques.

Muki Moeng, vice-rectrice chargée de l’enseignement et de l’apprentissage à l’Université Nelson Mandela, a souligné la contribution directe de SAMOS à la promotion de pratiques durables, en parfaite adéquation avec la Vision 2030 de l’Afrique du Sud.

Whitfield Green, directeur général du Conseil pour l’enseignement supérieur sud-africain, et Gilbert Siko, directeur général par intérim de la recherche marine et polaire au ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation sud-africain, ont tous deux insisté sur l’importance nationale du programme. Ils ont mis en avant son alignement avec les priorités stratégiques du pays, telles que l’internationalisation de l’enseignement supérieur, le renforcement des compétences en sciences océaniques et le développement de collaborations nationales et internationales.

Garth van Heerden, représentant la Fondation Nationale sud-africaine pour la recherche, a rappelé que l’engagement de la fondation ne se limite pas au financement, mais souhaite développer des partenariats solides avec les institutions pour répondre à des besoins spécifiques et les accompagner au mieux.

Un partenariat France – Afrique du Sud renforcé

L’événement a également été l’occasion de célébrer la longue tradition de coopération entre l’Afrique du Sud et la France dans le domaine des sciences marines. Francis Marsac, représentant l’IRD, a présenté SAMOS comme l’aboutissement de plus de vingt ans de collaboration scientifique entre les deux pays. Fred Jean, directeur de l’Institut Universitaire Européen de la Mer, a salué l’excellence académique du programme, rendue possible grâce à l’engagement des partenaires du consortium. De son côté, Aurélien Leynet, attaché pour la science et la coopération universitaire à l’ambassade de France, a mis en valeur l’impact stratégique de ce partenariat en termes de mobilité et d’opportunités de collaboration.

Un projet inclusif et innovant

L’inclusivité et l’aspect innovant du projet ont été mises en avant par les représentants des universités partenaires. Nomakwezi Mzilikazi, vice-rectrice à la recherche, à l’innovation et aux partenariats stratégiques de l’université de Rhodes, a souligné le besoin de renforcer les capacités en sciences océaniques, besoin qui est à l’origine de la conception du projet SAMOS dans son ensemble.

Andrew Leitch, de l’Université de Fort Hare, a souligné l’importance d’un accompagnement académique renforcé pour les étudiants. Nosisi Feza, vice-rectrice à la recherche à l’Université Walter Sisulu, a évoqué le rôle clé de la recherche et de l’innovation dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable. Enfin, Pragasen Mudali, de l’Université du Zululand, a insisté sur la richesse qu’apporte la nature multidisciplinaire de son institution au sein du consortium. L’après-midi de la première journée a ensuite été consacrée à la réunion du comité exécutif, centrée sur la gestion du projet et le suivi de sa mise en œuvre.

Une dynamique de travail structurée

Lors du deuxième jour, les responsables de chaque « Work Package » ont présenté leurs axes d’action prioritaires. Les sessions de travail ont permis de poser les jalons pour une mise en œuvre efficace du projet. La réunion du conseil consultatif, organisée au format hybride, a permis de présenter les membres, de discuter du protocole d’accord et de lancer la planification stratégique. Des ateliers thématiques ont favorisé une collaboration active autour de la gouvernance, du programme pédagogique, du renforcement des capacités, ainsi que des stratégies de communication et de diffusion.

Engagement et perspectives

Le troisième et dernier jour a mis l’accent sur la composante recherche du programme et sur le dispositif de jumelage entre universitaires. La restitution des ateliers a permis de consolider les résultats obtenus et d’établir les prochaines étapes. La journée s’est clôturée sur un engagement partagé en faveur de la réussite du projet.

Une base solide pour le futur

Alors que SAMOS entre dans sa phase opérationnelle, l’élan généré par cette réunion de lancement constitue un socle solide pour le développement du programme, la mobilité académique et le renforcement des compétences. Grâce à son approche collaborative et innovante, SAMOS est bien positionné pour jouer un rôle déterminant dans l’avancement des sciences océaniques en Afrique du Sud, et pour contribuer activement à la construction d’une économie bleue durable.

*Nelson Mandela University, Cape Peninsula University of Technology, University of Cape Town, University of Western Cape, University of Kwazulu-Natal, University of Zululand, Walter Sisulu University, University of Fort Hare, Bergen University, University of Montpellier, University of Brest, Institute for Research and Development (IRD), National Research Foundation, Nansen Environmental and Remote Sensing Center

 

Site web du projet SAMOS : https://samos-edu.eu/

L’École d’Hiver du RZA 2025 : Dynamiques entre terre & mer

Dynamiques entre terre & mer : une Breizh histoire de temps

Comment penser les socio-écosystèmes à travers le prisme des temporalités ? C’est la question centrale qui a animé l’édition 2025 de l’École d’Hiver du Réseau des Zones Ateliers (RZA), organisée cette année dans le cadre unique de la rade de Brest, à Logonna-Daoulas, du 3 au 7 mars 2025.
Durant trois jours, 25 jeunes chercheurs et chercheuses (doctorant·e·s et post-doctorant·e·s, ATER) ont plongé au cœur des dynamiques du continuum terre-mer, en explorant comment les échelles de temps influencent la recherche scientifique, la gestion des territoires et les politiques publiques.

Un programme interdisciplinaire et immersif

Au programme de cette semaine intense, sous un soleil radieux :
L’école d’hiver s’est ouverte avec trois conférences et interventions inspirantes :

  • Le cycle du Carbone à l’échelle des temps géologiques par Stefan Lalonde,
  • Les troubles du temps long de Rémi Beau
  • Le temps de l’accroit-sens par Olivier Ragueneau

Quatre ateliers thématiques pour expérimenter

Les participants ont été répartis en quatre groupes, pour leurs permettre de suivre quatre ateliers chacun explorant un axe clé du continum terre mer :

  • La qualité de l’eau et le transfert des contaminants dans le continuum terre-mer.
    Cet atelier se concentrait sur les problématiques liées à la qualité de l’eau dans le fond de la rade de Brest, notamment les micro-algues toxiques (Alexandrium minutum) et la résistance aux antibiotiques. Des prélèvements et mesures ont réalisés en mer (avec le navire Hésione) et dans les rivières environnantes afin d’évaluer les paramètres physico-chimiques et bactériologiques dans le continuum terre-mer. Les échantillons ont été analysés dans un laboratoire nomade à Moulin Mer.
  • Trajectoire socio-écosystémique d’un système agro-marin : Temps écologique et temps des sociétés, complexité d’une gouvernance renouvelée
    Cet atelier a exploré la trajectoire socio-écosystémique du continuum Terre-Mer en rade de Brest, à travers une approche pluridisciplinaire mêlant biologie, écologie, histoire, archéologie, sociologie et gouvernance. Quatre sous-ateliers ont proposés proposent des temps d’observation de terrain, des rencontres avec des acteurs locaux (producteurs d’huitres et de coquilles st jacques, pêcheurs, agriculteurs, élus de Brest Métropole, TerraRade) des réflexions collectives sur les dynamiques écologiques, sociales et politiques à l’œuvre dans ce territoire agro-marin. L’objectif était de faire émerger une compréhension renouvelée de ce continuum et d’envisager des formes de gouvernance plus cohérentes et durables
  • Méthodologie en arts et sciences – Penser continuum et temporalités : L’apport des arts et des sciences pour renouveler notre regard sur les socio-écosystèmes.
    Cet atelier proposait une exploration transdisciplinaire des liens entre arts, sciences et société pour renouveler notre rapport aux socio-écosystèmes littoraux et aux bassins versants. À partir d’exemples concrets (Molène, Aulne Maritime, fleuve Piave), les participants et participantes ont découvert des démarches de recherche-création et de recherche-action intégrant le temps long, la trace et les représentations sensibles du vivant. L’objectif était de développer des méthodes innovantes de co-construction de la recherche et de favoriser une culture commune entre disciplines à travers les pratiques artistiques.
  • La gestion des risques côtiers à travers une mise en situation par le jeu sérieux.
    Cet atelier proposait une mise en situation sous forme de jeu sérieux pour explorer les enjeux de la gestion des risques côtiers dans un contexte fictif mais réaliste avec le jeu sérieux développé par AMURE ; Risques côtiers à Plonevez-les-Flots . Les participant·es, dans la peau d’agents de différents services municipaux, ont arbitrés entre contraintes budgétaires, attentes des habitants et réduction de la vulnérabilité au changement climatique. L’objectif est de favoriser une approche systémique et interdisciplinaire des problématiques complexes à l’interface Homme-Nature, tout en interrogeant les pratiques de collaboration.

Deux soirées ont été organisées : une sur la médiation scientifique de la Zone Atelier Brest Iroise, avec : le stand du Projet ISblue SEALEX-PACTE (Clara Valero & Lucas Bosseboeuf), le poster interactif Evol’Iroise” (Aurélie Penaud & Sébastien Hervé) et le stand Réalité Virtuelle (Maxime Kernec & Charlotte Gasne–Destaville) et un atelier participatif sur l’engagement des chercheurs et chercheuses organisé par Mélanie Raimonet et Olivier Ragueneau.

Une restitution originale et créative

Tout au long de la semaine, les échanges ont été enrichis par la Troupe PIBA, qui a accompagné les participants dans une restitution innovante mêlant sciences, narration radiophonique et mise en scène. Une belle manière d’explorer comment transmettre autrement la complexité des socio-écosystèmes !

Un espace de dialogue et d’engagement

Loin d’être un simple séminaire académique, cette école d’hiver a été un véritable espace de co-construction, favorisant les échanges entre disciplines et acteurs du territoire. Comment intégrer les enjeux de temporalité dans nos recherches et nos actions ? Cette question a traversé toutes les discussions, et a fait émerger de nouvelles perspectives pour penser les socio-écosystèmes.

 

Création Groupe de Recherche Biofouling et Environnement

Le GDR Biofouling et Environnement, dirigé par Fabienne Faÿ (LBCM) et co-dirigé par Raphael Lami (Observatoire Banyuls/Mer) est financé par l’Institut Ecologie et Environnement du CNRS depuis le 1er janvier 2025 pour une durée de 5 ans.

Pourquoi ce GDR ?

La recherche sur les biofilms et le biofouling revêt une importance cruciale tant dans les domaines environnementaux qu’industriels. Cette problématique se pose aussi bien dans les milieux marins que saumâtres ou d’eau douce en ayant un impact significatif sur la durabilité de nos ressources en eau et dans divers secteurs industriels (marin, production d’énergie, distribution d’eau potable…). La complexité des phénomènes impliqués nécessite une approche multidisciplinaire (biologie marine, microbiologie, chimie, physique des fluides, ingénierie des matériaux…).

A ce jour, la collaboration entre les laboratoires français travaillant sur ces sujets reste souvent limitée entravant la progression de la recherche et empêchant le développement d’approches holistiques pour aborder ces problématiques.

La création d’un réseau thématique permettra de rassembler des chercheurs et des experts de différents domaines, de leur donner un accès facilité à certains équipements (microscopes, séquenceurs, etc.) favorisant ainsi la synergie entre les chercheurs et les disciplines. Il facilitera également l’échange d’idées, de données et de méthodologies entre les laboratoires, ce qui contribuera à accélérer la découverte de solutions innovantes.

Enfin, ce réseau soutiendra également le développement d’enseignements spécifiques visant à former les futures générations de chercheuses et chercheurs, ingénieures et ingénieurs, formés pour aborder les défis complexes liés aux biofilms et au biofouling.

Organisation du GDR

Le GDR est organisé autour de trois axes majeurs ainsi qu’un axe transversal, qui serviront à organiser les questions scientifiques actuelles et innovantes, tout en mettant en évidence l’importance des approches multidisciplinaires dans l’étude du biofouling.

Différents instituts du CNRS sont représentés auxquels seront associés IFREMER, MNHN, INP, IRD et plusieurs universités dont l’IUEM pour l’UBO avec des collègues du LEMAR et d’AMURE.

  • Axe 1 : Compréhension du processus de biofouling, interactions entre les organismes et avec les surfaces, rôles de l’environnement et services écosystémiques Responsables : Cédric Hubas (MNHN), Jean François Briand (Université Toulon), Benjamin Erable (Université Toulouse 3, Paul Sabatier)
  • Axe 2 : Impact environnemental des traitements antifouling
    Responsables : Claire Hellio (IUEM, LEMAR, UBO), Jérôme Cachot (Université Bordeaux), Kada Boukerma (IFREMER)
  • Axe 3 : Protection des matériaux, élaboration de surfaces, revêtements, molécules, matériaux pro-fouling et antifouling bio-respectueux.
    Responsables : Karine Vallée (UBS), Christine Bressy (Université Toulon), Yannick Coffinier (Université Lille)
  • Axe Transversal : Approche sociologique et sociétales du biofouling et des solutions antifouling
    Responsables : Christele Dondeyne (IUEM, AMURE, UBO)

Objectif du GDR
L’objectif du GDR Biofouling et Environnement est :
• de fédérer et créer une communauté en renforçant sa cohésion afin de gagner en visibilité à l’échelle nationale et européenne,
• de favoriser l’accompagnement à la formation de jeunes scientifiques et futurs chercheuses et chercheurs, et professionnels dans le domaine du biofouling,
• de favoriser les échanges entre académiques et industriels afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets innovants transversaux, fondamentaux et appliqués dans le domaine du biofouling environnemental.

Contact :
Fabienne Faÿ (fabienne.fay@univ-ubs.fr)
Linkedin https://www.linkedin.com/in/gdr-biofouling-et-environnement-32701134b/
Page internet https://www-actus.univ-ubs.fr/fr/index/articles-chroniques/recherche/groupe-recherche-biofouling-environnement.html