Grégory Charrier, maître de conférence à l’UBO et responsable du master SML biologie propose une présentation de la formation le mardi 17 février 2026 de 18h à 20h lors d’un Live organisé sur la plateforme Youtube.
Ce live sera l’occasion d’une part de présenter le contenu et les objectifs de cette formation, et d’autre part de détailler les modalités de candidature en Master 1 et Master 2.
L’enregistrement du Live restera accessible pour un visionnage ultérieur.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/02/YTLive-Master-Bio2025-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-01-08 11:02:572026-02-13 14:39:33Live Youtube du master Biologie le 17 février de 18h à 20h
Le projet Art & Science DIA II est né de la collaboration de deux chercheuses du LEMAR – Brivaela MORICEAU et Maeva GESSON – et d’une étudiante de biologie qu’elles ont encadré, Ambre VALLET, devenue chorégraphe et fondatrice de la compagnie EKLA. Ensemble, elles ont imaginé un spectacle dont l’objectif serait de sensibiliser le public à l’importance cruciale des diatomées dans l’écosystème, alors même qu’elles nous sont invisibles au quotidien.
Le spectacle intitulé « Diatomées : Nos Invisibles Indispensables », est la première création d’EKLÀ. Son élaboration a mobilisé le talent et la créativité d’une chorégraphe, 3 danseuses, 1 designer d’espace, 2 compositeurs de musique et 2 artistes verriers. Cette œuvre chorégraphique immersive réunit danseurs et scientifiques autour de sculptures en verre, papier et tissu, célébrant la beauté du vivant et la force de l’action collective à l’image du rôle des diatomées dans la capture du carbone. La danse, entendue ici comme un média non conventionnel, poétise, traduit, métaphorise certains concepts et permet de marquer durablement les esprits. En créant un lien sentimental et en faisant découvrir la beauté des diatomées au grand public, cette création aspire à inciter chacun·e à agir pour protéger les océans et le vivant. Les projets ARDCO et CLIMARCTIC contribuent directement à la création du spectacle : les scientifiques y jouent un rôle actif en conseillant, validant et participant à la performance.
Après une première représentation à Océanopolis lors de la Fête de la Science, le projet cherche les moyens de poursuivre ses recherches artistiques et de retrouver le public sur scène.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/12/Projet-DIA-2-Main.jpg4211210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2025-12-16 11:32:412026-02-13 14:41:21Projet Art & Science DIA II
Toutes nos félicitations à Killian MARCEL, lauréat du Prix Seignelay 2025 qui récompense un·e étudiant·e en Master 2 ou Mastère spécialisé en Bretagne, dont les travaux contribuent à la gestion des activités maritimes ou à la protection de l’environnement marin !
Killian a obtenu l’an dernier son diplôme de master de la Formation EGEL (Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral). Ce prix lui a été décerné pour la qualité de son mémoire de stage ainsi que pour son engagement en faveur de la médiation scientifique, notamment dans le cadre du projet Stud’enscience que Killian porte depuis 5 ans.
Le prix Seignelay est décerné chaque année par le Comité Bretagne Occidentale de l’Institut Français de la Mer et la Chambre Nationale des Courtiers Maritimes de France (CNCMF) dans le but de récompenser un(e) étudiant(e) pour son travail en faveur de la mer et l’aider à poursuivre ses études, à entrer dans la vie professionnelle ou mener à bien un projet maritime. L’Institut Français de la Mer est une association d’utilité publique créée en 1972 par Jean Morin. Elle a pour objectif de ‘’faire connaître et aimer la mer aux Français’’, plus largement de les sensibiliser au rôle fondamental des océans et d’œuvrer au développement durable des activités maritimes de la France.
La cérémonie de remise du prix aura lieu le 16 décembre à Brest, au Service Historique de la Défense.
Le 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
L’occasion de rappeler que l’IUEM s’engage depuis quelques mois dans une démarche pro-active pour plus d’égalité. C’est notamment le cas avec la signature par l’ensemble des DU de l’IUEM de la « Charte d’engagement pour la co-construction d’un environnement de travail égalitaire, incluant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles« . Cette charte rappelle que l’égalité professionnelle n’est pas acquise à ce jour, que le quotidien professionnel de certain·es est parfois noirci par des comportements inappropriés et que changer la donne est un enjeu collectif nécessitant un investissement et une vigilance de chacun·e d’entre nous. Combattre les inégalités et les violences au laboratoire, c’est un engagement du collectif, au quotidien.
Deux sessions de formation ont été organisées cette année, avec 50 collègues sensibilisé·es aux enjeux du sexisme et des VSS. Des réunions de sensibilisation sont également organisées auprès des étudiants, comme aujourd’hui la diffusion du documentaire «Étudiantes en terrain miné».
Si vous souhaitez en savoir plus sur la charte et/ou les différentes actions en faveur de l’Egalité, vous pouvez contacter les référent·es Egalité
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/11/journee-egalite-F-H.jpg4211210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2025-11-25 09:00:152026-02-13 14:42:44L’IUEM s’engage dans une démarche d’égalité
Le Courant des Aiguilles, qui longe la côte Est de l’Afrique australe, se divise à la pointe du continent : une partie forme les anneaux des Aiguilles, d’énormes tourbillons qui dérivent vers l’Atlantique, tandis que le courant de retour des Aiguilles (ARC) se prolonge vers l’est dans l’océan Indien. Ce système, l’un des plus puissants de la planète, joue un rôle clé dans le climat mondial, en particulier par le phénomène d’« Agulhas Leakage », qui transporte de l’eau chaude et salée vers l’Atlantique.
Nous avons étudié un flux moins connu que nous avons nommé le « Southern Agulhas Leakage » (SAL), qui traverse le Front subtropical et apporte du fer de la côte est-africaine au secteur Indien de l’océan Austral. Le fer, élément limitant pour le phytoplancton, soutient ainsi environ un quart de la production primaire annuelle et de l’export de carbone dans cette région. Notre modèle couplé physique-biogéochimique à haute résolution montre que le SAL fournit près de la moitié du fer dissous dans la partie ouest de la zone subantarctique de l’océan Indien, comblant un déficit important dans le budget régional du fer.
Les corrélations avec des archives paléoclimatiques suggèrent qu’une intensification passée de l’ARC aurait pu renforcer l’apport en fer et la productivité, influençant potentiellement les concentrations atmosphériques de CO₂ au cours des 130 000 dernières années. Cette étude souligne que le système des Aiguilles n’est pas seulement un transporteur de chaleur et de sel, mais aussi de nutriments et de métaux, reliant les océans Indien et Austral et impactant le cycle global du carbone.
Figure
Concentration en Chlorophylle a observée par satellite le 25 décembre 2017, reportée sur la topographie océanique de surface révélant le Courant de Retour des Aiguilles (ARC), le front subtropical (STF) et le front subantarctique (SAF)
Points forts de l’étude
Une vingtaine de Sverdrups (1Sv = 1 million m3/s) traverse le front subtropical vers la zone subantarctique (SAZ) du secteur Indien de l’Océan Austral
Ces masses d’eaux, associées au Courant de Retour des Aiguilles, transporte du fer de la marge est-africaine dans la SAZ Indienne
Cet apport de fer permet de boucler le budget de ce micronutriment dans cette zone, et y explique le quart de la production primaire océanique et de l’export de carbone en dessous de 100 m
La variabilité de l’ARC, et donc des apports associés de fer, pourrait expliquer une grande partie des variations de productivité océanique observée dans cette région au cours des âges glaciaires-interglaciaires
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/11/Agulhas_current_iron_leakage-main_LOPS.jpg4211210Benoit Soyerhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngBenoit Soyer2025-11-12 16:32:392026-02-13 14:43:05Les Efflorescences phytoplanctoniques subantarctiques dans l’ouest de l’océan Indien sont fertilisées par des eaux riches en fer du courant des Aiguilles
Malgré l’amélioration de la résolution des modèles, des erreurs systématiques – appelées biais – subsistent dans la représentation de la température océanique et atmosphérique moyenne dans certaines régions côtières. Une étude publiée dans Geophysical Research Letters, a identifié l’origine de ce biais. Une découverte prometteuse qui permettra aux scientifiques de développer des modèles encore plus performants.
Les modèles de climat globaux sont d’une importance cruciale pour prévoir les impacts du réchauffement planétaire. Leur amélioration majeure au cours des dernières décennies, n’a cessé de faire l’objet de nombreuses études et leur degré de réalisme a souvent été corrélé à l’augmentation de la résolution des modèles, c’est-à-dire à la finesse du point de grille qu’ils peuvent représenter. Dernièrement, l’augmentation sans précédent de la puissance de calcul disponible a permis le développement de modèles de climat à l’échelle kilométrique, qui permettent non seulement une meilleure représentation du climat à l’échelle mondiale, mais également d’obtenir des projections des changements à l’échelle locale, où les politiques et stratégies d’adaptation sont mises en œuvre.
Cependant, une récente étude a mis en évidence que, malgré l’amélioration de la résolution des modèles, des erreurs systématiques – appelées biais – subsistent dans la représentation de la température océanique et atmosphérique moyenne dans certaines régions côtières. Ces biais peuvent être expliqués par l’absence de la prise en compte de la marée dans ce type de modèle. La marée, bien qu’étant un phénomène périodique très court comparé aux échelles de temps d’évolution du climat a en réalité un effet moyen non nul sur notre système climatique via le mélange turbulent qu’elle induit. L’absence de prise en compte de ce phénomène dans les modèles peut conduire à des erreurs de température de l’ordre de 3°C dans l’océan et 1.5°C dans l’atmosphère, en particulier le long des côtes de la Manche, de la mer d’Irlande et de la mer du nord.
Cette étude s’appuie sur l’évaluation de 8 modèles de climat provenant de différents centres de recherche autour du monde (Europe, Etats-Unis, Chine, etc.) ainsi que sur des observations satellites. Elle a été réalisée par des scientifiques du CNRS, de l’Ifremer, du Met Office (Royaume-Unis) et de l’Institut de Météorologie Max-Plank (Allemagne).
Les régions côtières étant particulièrement vulnérables aux effets du réchauffement climatique, la prévision par les modèles de la température en climat présent et futur y a un fort enjeu. Cette découverte permettra aux scientifiques de développer des stratégies afin de mieux inclure les effets de la marée dans la future génération de simulations de climat qui informeront les prochains rapports du GIEC.
Contact :
Audrey Delpech
Chercheuse CNRS au laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS – IUEM)
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/11/LOPS_illustration_delpech_et_al_GRL_2025_0.jpg796800Benoit Soyerhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngBenoit Soyer2025-11-12 10:55:392025-11-12 16:36:29Une étude révèle l’origine d’un biais de température important dans les modèles de climat
Le groupe de travail DIY oceano BzH de l’IUEM avec le soutien de l’école universitaire ISblue propose une journée d’atelier sur l’instrumentation océanographique DIY, le 4 décembre 2025 au PNBI à Plouzané à partir de 9h30.
Le groupe rassemble des scientifiques (ingénieurs, chercheurs, techniciens) de différentes institutions bretonnes. La journée s’adresse aux personnes intéressées par l’open-source et le développement d’instruments de mesures environnementales océanographiques et sera l’occasion d’échanger sur la physique de la mesure, de découvrir des instruments fabriqués par des membres de la communauté et de partager vos propres expériences.
Au programme : des présentations le matin et des ateliers et démonstrations d’instruments l’après midi suivi par une table ronde.
Les inscriptions à cet événement se font via ce lien !
Le 7ᵉ Congrès d’Écophysiologie Animale (CEPA7) s’est tenu à l’IUEM du 28 au 30 octobre 2025, rassemblant près d’une centaine de scientifiques, ingénieurs, enseignants-chercheurs et étudiants venus de neuf pays. Tous ont échangé autour d’une même question : comment les organismes font-ils face aux changements globaux ?
Pendant trois jours, le congrès a offert un véritable panorama de l’écophysiologie moderne, mêlant approches expérimentales, de terrain, et de modélisation, explorant une grande diversité d’espèces modèles : des huîtres, moules, ormeaux, et palourdes aux poissons, amphibiens, reptiles, insectes, oiseaux et mammifères. Cette richesse témoigne d’une communauté dynamique, intergénérationnelle et collaborative, attentive à relier mécanismes fondamentaux et enjeux appliqués pour la gestion et la conservation des espèces.
Les discussions ont mis en lumière la plasticité des réponses physiologiques face à la température, à l’hypoxie, aux polluants ou aux agents infectieux, mais aussi la complexité des effets intergénérationnels et des stress multiples qui façonnent l’adaptation des organismes. Plusieurs communications ont illustré l’apport des nouvelles technologies , tels que des capteurs, de la respirométrie embarquée, de la transcriptomique, ou encore de l’imagerie, permettant aujourd’hui de suivre les réponses animales du niveau cellulaire jusqu’au comportement in situ.
Au-delà des présentations, CEPA7 a surtout été un moment de partage, d’apprentissage et de transmission, avec une forte implication des étudiants et jeunes chercheurs, confirmant la vitalité et la cohésion d’une communauté en pleine expansion. Tous sont repartis avec la même conviction : l’écophysiologie est un levier essentiel pour comprendre, anticiper et accompagner les transformations des milieux naturels et anthropisés.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/11/CEPA-7-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2025-11-05 10:37:332026-02-13 14:39:56CEPA7 à Brest : l’écophysiologie animale au cœur des enjeux environnementaux
Lundi 27 octobre 2025, Fabrice Pernet (Ifremer), biologiste au LEMAR était invité aux côtés Steeve Comeau (CNRS) dans « La Science CQFD » sur France Culture pour une émission intitulée « Acidification des océans : la limite est franchie ».
L’acidification océanique, récemment identifiée comme la septième limite planétaire franchie, résulte de l’absorption par les océans dune large part du CO2 émis dans l’atmosphère. Lorsque le CO2 se dissout dans l’eau de mer, il modifie sa chimie en augmentant son acidité et en réduisant la disponibilité des carbonates, essentiels à de nombreux organismes marins. Depuis le début de l’ère industrielle, le pH moyen des océans a diminué d’environ 0,1 unité, soit une augmentation de 25% de l’acidité. Ce phénomène, identifié au début des années 2000, continue de s’intensifier avec l’augmentation des émissions de CO2.
Les organismes calcifiants (coraux, huîtres, moules, oursins et certains phytoplanctons) sont particulièrement affectés. car ils peinent à former leurs coquilles et squelettes en carbonate de calcium dans une eau plus acide. L’acidification affecte le comportement de certains poissons, leur système nerveux et leur capacité à détecter les prédateurs. Ce phénomène menace la biodiversité marine dans sa richesse, mais aussi dans ses fonctions, ainsi que les activités humaines qui en dépendent (aquaculture, pêche et services écosystémiques).
Mardi 4 novembre à l’IUEM le Laboratoire BEEP invite les Professeurs Thorsten Allers et Ed Bolt de l’université de Nottingham pour une conférence dans le cadre d’une collaboration avec l’équipe Réplication.
Le Professeur Thorsten Allers présentera un talk sur : « Comment initier la réplication de l’ADN sans origines – les archées possèdent-elles la bonne ADN polymérase ? »
Et le Professeur Ed Bolt présentera un talk sur : « Comment la duplication du génome, la réparation de l’ADN et l’immunité CRISPR interagissent pour protéger contre le stress de réplication et les envahisseurs génétiques »
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/11/conference-Beep-Replication.jpg4211210srenardhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngsrenard2025-11-03 13:43:572025-11-03 13:43:57BEEP invite deux Professeurs de l’université de Nottingham sur la thématique Réplication
Live Youtube du master Biologie le 17 février de 18h à 20h
actualité-SML, actualitésGrégory Charrier, maître de conférence à l’UBO et responsable du master SML biologie propose une présentation de la formation le mardi 17 février 2026 de 18h à 20h lors d’un Live organisé sur la plateforme Youtube.
Ce live sera l’occasion d’une part de présenter le contenu et les objectifs de cette formation, et d’autre part de détailler les modalités de candidature en Master 1 et Master 2.
L’enregistrement du Live restera accessible pour un visionnage ultérieur.
Projet Art & Science DIA II
actualitésLe projet Art & Science DIA II est né de la collaboration de deux chercheuses du LEMAR – Brivaela MORICEAU et Maeva GESSON – et d’une étudiante de biologie qu’elles ont encadré, Ambre VALLET, devenue chorégraphe et fondatrice de la compagnie EKLA. Ensemble, elles ont imaginé un spectacle dont l’objectif serait de sensibiliser le public à l’importance cruciale des diatomées dans l’écosystème, alors même qu’elles nous sont invisibles au quotidien.
Le spectacle intitulé « Diatomées : Nos Invisibles Indispensables », est la première création d’EKLÀ. Son élaboration a mobilisé le talent et la créativité d’une chorégraphe, 3 danseuses, 1 designer d’espace, 2 compositeurs de musique et 2 artistes verriers. Cette œuvre chorégraphique immersive réunit danseurs et scientifiques autour de sculptures en verre, papier et tissu, célébrant la beauté du vivant et la force de l’action collective à l’image du rôle des diatomées dans la capture du carbone. La danse, entendue ici comme un média non conventionnel, poétise, traduit, métaphorise certains concepts et permet de marquer durablement les esprits. En créant un lien sentimental et en faisant découvrir la beauté des diatomées au grand public, cette création aspire à inciter chacun·e à agir pour protéger les océans et le vivant. Les projets ARDCO et CLIMARCTIC contribuent directement à la création du spectacle : les scientifiques y jouent un rôle actif en conseillant, validant et participant à la performance.
Après une première représentation à Océanopolis lors de la Fête de la Science, le projet cherche les moyens de poursuivre ses recherches artistiques et de retrouver le public sur scène.
Killian MARCEL, lauréat du prix Seignelay 2025
actualité-SML, actualitésToutes nos félicitations à Killian MARCEL, lauréat du Prix Seignelay 2025 qui récompense un·e étudiant·e en Master 2 ou Mastère spécialisé en Bretagne, dont les travaux contribuent à la gestion des activités maritimes ou à la protection de l’environnement marin !
Killian a obtenu l’an dernier son diplôme de master de la Formation EGEL (Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral). Ce prix lui a été décerné pour la qualité de son mémoire de stage ainsi que pour son engagement en faveur de la médiation scientifique, notamment dans le cadre du projet Stud’enscience que Killian porte depuis 5 ans.
Le prix Seignelay est décerné chaque année par le Comité Bretagne Occidentale de l’Institut Français de la Mer et la Chambre Nationale des Courtiers Maritimes de France (CNCMF) dans le but de récompenser un(e) étudiant(e) pour son travail en faveur de la mer et l’aider à poursuivre ses études, à entrer dans la vie professionnelle ou mener à bien un projet maritime. L’Institut Français de la Mer est une association d’utilité publique créée en 1972 par Jean Morin. Elle a pour objectif de ‘’faire connaître et aimer la mer aux Français’’, plus largement de les sensibiliser au rôle fondamental des océans et d’œuvrer au développement durable des activités maritimes de la France.
La cérémonie de remise du prix aura lieu le 16 décembre à Brest, au Service Historique de la Défense.
L’IUEM s’engage dans une démarche d’égalité
actualitésLe 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
L’occasion de rappeler que l’IUEM s’engage depuis quelques mois dans une démarche pro-active pour plus d’égalité. C’est notamment le cas avec la signature par l’ensemble des DU de l’IUEM de la « Charte d’engagement pour la co-construction d’un environnement de travail égalitaire, incluant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles« . Cette charte rappelle que l’égalité professionnelle n’est pas acquise à ce jour, que le quotidien professionnel de certain·es est parfois noirci par des comportements inappropriés et que changer la donne est un enjeu collectif nécessitant un investissement et une vigilance de chacun·e d’entre nous. Combattre les inégalités et les violences au laboratoire, c’est un engagement du collectif, au quotidien.
Deux sessions de formation ont été organisées cette année, avec 50 collègues sensibilisé·es aux enjeux du sexisme et des VSS. Des réunions de sensibilisation sont également organisées auprès des étudiants, comme aujourd’hui la diffusion du documentaire «Étudiantes en terrain miné».
Violentomètre de la recherche élaboré par la Fondation L’Oréal
Les Efflorescences phytoplanctoniques subantarctiques dans l’ouest de l’océan Indien sont fertilisées par des eaux riches en fer du courant des Aiguilles
actualitésRésumé
Le Courant des Aiguilles, qui longe la côte Est de l’Afrique australe, se divise à la pointe du continent : une partie forme les anneaux des Aiguilles, d’énormes tourbillons qui dérivent vers l’Atlantique, tandis que le courant de retour des Aiguilles (ARC) se prolonge vers l’est dans l’océan Indien. Ce système, l’un des plus puissants de la planète, joue un rôle clé dans le climat mondial, en particulier par le phénomène d’« Agulhas Leakage », qui transporte de l’eau chaude et salée vers l’Atlantique.
Nous avons étudié un flux moins connu que nous avons nommé le « Southern Agulhas Leakage » (SAL), qui traverse le Front subtropical et apporte du fer de la côte est-africaine au secteur Indien de l’océan Austral. Le fer, élément limitant pour le phytoplancton, soutient ainsi environ un quart de la production primaire annuelle et de l’export de carbone dans cette région. Notre modèle couplé physique-biogéochimique à haute résolution montre que le SAL fournit près de la moitié du fer dissous dans la partie ouest de la zone subantarctique de l’océan Indien, comblant un déficit important dans le budget régional du fer.
Les corrélations avec des archives paléoclimatiques suggèrent qu’une intensification passée de l’ARC aurait pu renforcer l’apport en fer et la productivité, influençant potentiellement les concentrations atmosphériques de CO₂ au cours des 130 000 dernières années. Cette étude souligne que le système des Aiguilles n’est pas seulement un transporteur de chaleur et de sel, mais aussi de nutriments et de métaux, reliant les océans Indien et Austral et impactant le cycle global du carbone.
Figure
Concentration en Chlorophylle a observée par satellite le 25 décembre 2017, reportée sur la topographie océanique de surface révélant le Courant de Retour des Aiguilles (ARC), le front subtropical (STF) et le front subantarctique (SAF)
Points forts de l’étude
Référence
Bucciarelli, E., Penven, P., Pous, S., Tagliabue, A. Western Indian subantarctic phytoplankton blooms fertilized by iron-enriched Agulhas water. Nat. Geosci. (2025). https://doi.org/10.1038/s41561-025-01823-z
Pour aller plus loin, Pierrick PENVEN (IRD, LOPS), co-auteur de l’article a rédigé un article « behind the paper » que vous pouvez retrouver ici.
Une étude révèle l’origine d’un biais de température important dans les modèles de climat
actualité-a-la-une, actualitésMalgré l’amélioration de la résolution des modèles, des erreurs systématiques – appelées biais – subsistent dans la représentation de la température océanique et atmosphérique moyenne dans certaines régions côtières. Une étude publiée dans Geophysical Research Letters, a identifié l’origine de ce biais. Une découverte prometteuse qui permettra aux scientifiques de développer des modèles encore plus performants.
Les modèles de climat globaux sont d’une importance cruciale pour prévoir les impacts du réchauffement planétaire. Leur amélioration majeure au cours des dernières décennies, n’a cessé de faire l’objet de nombreuses études et leur degré de réalisme a souvent été corrélé à l’augmentation de la résolution des modèles, c’est-à-dire à la finesse du point de grille qu’ils peuvent représenter. Dernièrement, l’augmentation sans précédent de la puissance de calcul disponible a permis le développement de modèles de climat à l’échelle kilométrique, qui permettent non seulement une meilleure représentation du climat à l’échelle mondiale, mais également d’obtenir des projections des changements à l’échelle locale, où les politiques et stratégies d’adaptation sont mises en œuvre.
Cependant, une récente étude a mis en évidence que, malgré l’amélioration de la résolution des modèles, des erreurs systématiques – appelées biais – subsistent dans la représentation de la température océanique et atmosphérique moyenne dans certaines régions côtières. Ces biais peuvent être expliqués par l’absence de la prise en compte de la marée dans ce type de modèle. La marée, bien qu’étant un phénomène périodique très court comparé aux échelles de temps d’évolution du climat a en réalité un effet moyen non nul sur notre système climatique via le mélange turbulent qu’elle induit. L’absence de prise en compte de ce phénomène dans les modèles peut conduire à des erreurs de température de l’ordre de 3°C dans l’océan et 1.5°C dans l’atmosphère, en particulier le long des côtes de la Manche, de la mer d’Irlande et de la mer du nord.
Cette étude s’appuie sur l’évaluation de 8 modèles de climat provenant de différents centres de recherche autour du monde (Europe, Etats-Unis, Chine, etc.) ainsi que sur des observations satellites. Elle a été réalisée par des scientifiques du CNRS, de l’Ifremer, du Met Office (Royaume-Unis) et de l’Institut de Météorologie Max-Plank (Allemagne).
Les régions côtières étant particulièrement vulnérables aux effets du réchauffement climatique, la prévision par les modèles de la température en climat présent et futur y a un fort enjeu. Cette découverte permettra aux scientifiques de développer des stratégies afin de mieux inclure les effets de la marée dans la future génération de simulations de climat qui informeront les prochains rapports du GIEC.
Contact :
Journée d’atelier sur l’instrumentation océanographique DIY
actualitésLe groupe de travail DIY oceano BzH de l’IUEM avec le soutien de l’école universitaire ISblue propose une journée d’atelier sur l’instrumentation océanographique DIY, le 4 décembre 2025 au PNBI à Plouzané à partir de 9h30.
Le groupe rassemble des scientifiques (ingénieurs, chercheurs, techniciens) de différentes institutions bretonnes. La journée s’adresse aux personnes intéressées par l’open-source et le développement d’instruments de mesures environnementales océanographiques et sera l’occasion d’échanger sur la physique de la mesure, de découvrir des instruments fabriqués par des membres de la communauté et de partager vos propres expériences.
Au programme : des présentations le matin et des ateliers et démonstrations d’instruments l’après midi suivi par une table ronde.
CEPA7 à Brest : l’écophysiologie animale au cœur des enjeux environnementaux
actualitésLe 7ᵉ Congrès d’Écophysiologie Animale (CEPA7) s’est tenu à l’IUEM du 28 au 30 octobre 2025, rassemblant près d’une centaine de scientifiques, ingénieurs, enseignants-chercheurs et étudiants venus de neuf pays. Tous ont échangé autour d’une même question : comment les organismes font-ils face aux changements globaux ?
Pendant trois jours, le congrès a offert un véritable panorama de l’écophysiologie moderne, mêlant approches expérimentales, de terrain, et de modélisation, explorant une grande diversité d’espèces modèles : des huîtres, moules, ormeaux, et palourdes aux poissons, amphibiens, reptiles, insectes, oiseaux et mammifères. Cette richesse témoigne d’une communauté dynamique, intergénérationnelle et collaborative, attentive à relier mécanismes fondamentaux et enjeux appliqués pour la gestion et la conservation des espèces.
Les discussions ont mis en lumière la plasticité des réponses physiologiques face à la température, à l’hypoxie, aux polluants ou aux agents infectieux, mais aussi la complexité des effets intergénérationnels et des stress multiples qui façonnent l’adaptation des organismes. Plusieurs communications ont illustré l’apport des nouvelles technologies , tels que des capteurs, de la respirométrie embarquée, de la transcriptomique, ou encore de l’imagerie, permettant aujourd’hui de suivre les réponses animales du niveau cellulaire jusqu’au comportement in situ.
Au-delà des présentations, CEPA7 a surtout été un moment de partage, d’apprentissage et de transmission, avec une forte implication des étudiants et jeunes chercheurs, confirmant la vitalité et la cohésion d’une communauté en pleine expansion. Tous sont repartis avec la même conviction : l’écophysiologie est un levier essentiel pour comprendre, anticiper et accompagner les transformations des milieux naturels et anthropisés.
Acidification de l’Océan, Fabrice Pernet invité de « La science CQFD »
actualitésLundi 27 octobre 2025, Fabrice Pernet (Ifremer), biologiste au LEMAR était invité aux côtés Steeve Comeau (CNRS) dans « La Science CQFD » sur France Culture pour une émission intitulée « Acidification des océans : la limite est franchie ».
L’acidification océanique, récemment identifiée comme la septième limite planétaire franchie, résulte de l’absorption par les océans dune large part du CO2 émis dans l’atmosphère. Lorsque le CO2 se dissout dans l’eau de mer, il modifie sa chimie en augmentant son acidité et en réduisant la disponibilité des carbonates, essentiels à de nombreux organismes marins. Depuis le début de l’ère industrielle, le pH moyen des océans a diminué d’environ 0,1 unité, soit une augmentation de 25% de l’acidité. Ce phénomène, identifié au début des années 2000, continue de s’intensifier avec l’augmentation des émissions de CO2.
Les organismes calcifiants (coraux, huîtres, moules, oursins et certains phytoplanctons) sont particulièrement affectés. car ils peinent à former leurs coquilles et squelettes en carbonate de calcium dans une eau plus acide. L’acidification affecte le comportement de certains poissons, leur système nerveux et leur capacité à détecter les prédateurs. Ce phénomène menace la biodiversité marine dans sa richesse, mais aussi dans ses fonctions, ainsi que les activités humaines qui en dépendent (aquaculture, pêche et services écosystémiques).
Fabrice Pernet est, avec Fredéric Gazeau, auteur de l’ouvrage « L’acidification des océans. Quels effets ? Quelles solutions ? » publié aux éditions Quae.
BEEP invite deux Professeurs de l’université de Nottingham sur la thématique Réplication
actualitésMardi 4 novembre à l’IUEM le Laboratoire BEEP invite les Professeurs Thorsten Allers et Ed Bolt de l’université de Nottingham pour une conférence dans le cadre d’une collaboration avec l’équipe Réplication.
Le Professeur Thorsten Allers présentera un talk sur : « Comment initier la réplication de l’ADN sans origines – les archées possèdent-elles la bonne ADN polymérase ? »
Et le Professeur Ed Bolt présentera un talk sur : « Comment la duplication du génome, la réparation de l’ADN et l’immunité CRISPR interagissent pour protéger contre le stress de réplication et les envahisseurs génétiques »