Immersion Sciences 2021, avec Ika Paul-Pont

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Susciter l’attrait des jeunes Bretonnes et Bretons pour les filières scientifiques

Notre collègue biologiste Ika Paul-Pont a participé à la 10ème édition de l’opération Immersion Sciences.

Démystifier l’idée que les jeunes se font des carrières scientifiques afin de les inciter à s’orienter vers ces filières après le Bac, c’est l’ambition de l’opération Immersion Sciences pilotée par l’Académie de Rennes, la Région Bretagne et le CNRS. Depuis 2011, à la fin du mois de mars, une soixantaine d’élèves ont, d’ordinaire, la chance de découvrir pendant une semaine, au Centre nautique de l’Île-Tudy, les métiers de la recherche au contact de scientifiques passionnés.

Crise sanitaire oblige, il n’a pas été possible cette année d’accueillir un groupe de lycéennes et lycéens au Centre nautique de l’Île-Tudy, et l’opération s’est déroulée sur deux demi-journées de visio-conférences avec des chercheuses organisées les 30 et 31 mars, avant des visites de laboratoires en fin d’année scolaire.

Ika Paul-Pont, l’épidémiologiste Caroline Rault et la physicienne Maud Guézo, ont pu évoquer leurs activités et leur parcours,dépoussiérer quelques mythes tenaces sur les chercheurs et chercheuses et faire découvrir l’univers de la recherche, les carrières scientifiques, afin de donner envie aux jeunes de « faire » des sciences.
Ce fut aussi l’occasion pour Ika de parler de la pollution plastique. Les lycéens se sont montrés très concernés et leurs questions ont porté tant sur les constats (est ce qu’il n’est pas trop tard ? et par rapport au changement climatique? quel est le rôle des gouvernements ?) que sur les solutions (robots nettoyeurs, nouveaux polymères) .
Vivement l’édition 2022 !

En savoir plus sur l’opération Immersion Sciences 

 

Immersion Science

 

SWINGS à la TAC

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Partie le 11 janvier à bord du Marion Dufresne pour 52 jours de mer, la campagne SWINGS (South West Indian Geotraces Section) a pris fin le 8 mars en débarquant à la Réunion. Une moisson d’échantillons récoltés grâce aux 48 scientifiques et 28 tonnes de matériel embarqués. En tout, 170 000 litres d’eau ont été filtrés. Reste maintenant à traiter et analyser ces échantillons pour mieux comprendre les apports et le devenir des micronutriments essentiels à la vie dans cette région difficile d’accès.

Que nous apprendra cette campagne océanographique sur les grands cycles biogéochimique de l’Océan ? Pourquoi l’Austral joue-t-il un rôle clé dans la régulation de notre climat ?

Catherine Jeandel et Hélène Planquette, co-coordinatrices de la mission seront les invitées de l’émission “la Terre au Carré” de ce lundi 29 mars 2021, et répondront aux questions de Mathieu Vidard et des auditeurs.

Vous pouvez réécouter l’émission en podcast sur le site de France Inter.

 

Et pour aller plus loin, retrouvez l’excellent dossier du magazine Exploreur (université de Toulouse).

 

Vol d’albatros devant l’Ile d’Heard.

L’Arc d’Emeraude un rempart écologique pour Libreville

L’IRD vient de publier un très beau film documentaire intitulé ” L’Arc d’Emeraude un rempart écologique pour Libreville”. Ce film a été réalisé dans le cadre du projet scientifique Arc d’Emeraude coordonné par François Le Loc’h du LEMAR.

Le Gabon occupe une place particulière sur la planète. Sa capitale Libreville, héroïne de ce documentaire, face à l’océan atlantique, entourée de parcs nationaux et d’aires préservées qui la ceinture et la protège, est confrontée à une démographie galopante, aux changements globaux, aux risques d’érosion, de pollution et d’inondations. Comment gérer cette nature protectrice et nourricière ? Suivez les scientifiques, décideurs… dans cette aventure.

Réalisateur : Hubert Bataille
Production : IRD- Brigitte Surugue assistée de Djamila Merabet /ANPN- Lee J.T White et Christian Mbina
Conseillers scientifiques : François Le Loc’h (Coordinateur scientifique programme Arc d’émeraude IRD); Magloir-Désiré Mounganga ( Coordinateur scientifique programme Arc d’émeraude ANPN)

 

Bon Film !

“Appel du 5 mars” de la CNU 22

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Nous sommes l’Université

Nous, membres de la 22e section du Conseil national des universités, créé par ordonnance à la Libération pour représenter nos pairs, dénonçons 20 ans de politiques de destruction cynique du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Du sommet à la base de l’université, le sabotage a été systématique. Le manque de moyens, la baisse du nombre de postes, la précarisation des personnels, la dégradation des conditions d’enseignement et de recherche, constituent le résultat de décennies de mise à sac de l’université, et ont créé l’état d’urgence qui nous oblige à rédiger cet appel.

L’abandon actuel des étudiantes et des étudiants de l’Université alors que les classes préparatoires restent ouvertes n’est que la dernière marque de cette mise en faillite délibérée et du mépris organisé au sommet de l’État envers l’Université.
L’incapacité des ministres Vidal et Blanquer à gérer la crise sanitaire dans l’enseignement, que leurs attaques ineptes et dangereuses n’ont pas réussi à camoufler, les discrédite absolument. La défiance du monde universitaire à leur égard est totale et irréversible. Indignes, ils n’ont plus la légitimité suffisante pour exercer leurs fonctions. Ils doivent démissionner.
Face à ce gâchis, nous décidons aujourd’hui de reprendre en main notre destin collectif.

Au nom des libertés académiques et de la souveraineté universitaire :
• Nous exigeons que le Conseil national des universités soit replacé au centre des processus d’évaluation individuelle et collective de la recherche universitaire, dans le respect de son indépendance.
• Nous appelons l’ensemble des sections du CNU à se réunir en États généraux de l’Université.
• Nous invitons l’assemblée générale des directions de laboratoires et unités de recherche à nous rejoindre.

C’est collectivement, titulaires et précaires, que nous lutterons désormais pour refonder l’Université. Et c’est ensemble que nous combattrons pour rétablir un service public démocratique de l’enseignement supérieur, de qualité et accessible à tous.

Motion votée à l’unanimité des membres de la 22e section du Conseil national des universités

L’Assemblée Générale du LEMAR s’engage à l’unanimité dans l’expérimentation Labos 1point5

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Jeudi 28 janvier 2021, une Assemblée générale se tenait en distanciel rassemblant 88 membres permanents, contractuels, doctorant(e)s et postdoctorant(e)s pour assister à la présentation de l’expérimentation Labos1.5 donnée par Audrey Sabbagh, maîtresse de conférence de l’Université Paris Descartes et membre du collectif Labos1.5. Nous avons ensuite exploré cette proposition en petits ateliers de 10 personnes sous différents angles de vue afin de formuler points forts, points faibles, motivations, doutes, craintes, puis avons voté.
Au total 95 personnes (dont 17 par procuration) ont pris part au vote et 100% des votes ont exprimé un avis très favorable (66, soit 69,5 %) et plutôt favorable (29, soit 30,5 %) montrant la dynamique et la volonté des personnels du LEMAR à s’engager dans cette expérimentation nationale regroupant dès 2021 une 15aine de laboratoires.
En mars 2019, suite à une AG du laboratoire, les instances du LEMAR ont adopté une motion affirmant la volonté collective pour un engagement éco-responsable fort. Celui-ci a débouché sur plusieurs initiatives en 2020, dont la préparation de l’engagement auprès du collectif Labos1.5 et de l’AG du 28/01/2021. L’année 2021 sera une année forte, presque de rupture, pour la réflexion sur les orientations à prendre et leur mise en oeuvre efficace pour une démarche bas carbone sans déroger à – voire en renforçant – la qualité de la recherche scientifique et le bien-être au travail.
« [Cette] expérimentation nationale, sur plusieurs années, vise à étudier les différentes modalités de réduction des émissions de GES au sein des laboratoires. Elle est destinée à susciter, documenter et évaluer différentes options de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans des laboratoires candidats, organisés en réseau. Cette  expérimentation, à vocation de recherche, est également destinée à permettre et faire vivre les débats sur les modalités de mise en œuvre des trajectoires de réduction (par ex. des mesures incitatives, taxes, quotas…), reflétant les divergences sur les dimensions sociales, économiques et éthiques des changements de pratiques »1.
Le LEMAR devra ainsi choisir dans les prochaines semaines les différentes options qu’il souhaite mettre en œuvre dans ce cadre et les dispositions que nous entendons mettre en place pour les atteindre et les évaluer.
Le résultat et l’analyse de cette expérimentation nationale permettront d’évaluer objectivement l’efficacité de différentes mesures de réduction de l’empreinte des laboratoires qui seront promues en 2022 par le collectif Labos1.5 à plus large échelle nationale.

 

1 https://labos1point5.org/qui-sommes-nous , équipe « Expérimentation »