Thomas Burel et Jacques Grall conseillers d’un documentaire sur ARTE

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Nos collègues Thomas Burel et Jacques Grall sont intervenus en tant que conseillers scientifiques auprès du réalisateur d’un très beau documentaire animalier d’1h30 diffusé sur Arte. Filmé sur la côte Finistère, entre Tréflez et Cléder, “Le Grand Cirque des Marées” s’intéresse à la vie animale trépidante qui anime chaque jour flaques et trous d’eau sur notre littoral :

Sur les rivages de Bretagne, le long de ses côtes de granit, se répète à chaque marée basse un huis clos aquatique. Sur l’estran, habitants réguliers et visiteurs piégés se côtoient dans des arènes éphémères miniatures pendant treize heures. Le temps du flux, de l’étale et du reflux transforme les règles du jeu marin : prédateurs deviennent parfois proies, alliances étonnantes se forment, et des intrus tentent de s’adapter à cette nouvelle loi du plus fort. Homards, congres, poulpes, crabes, patelles, petits requins, goélands, nasses réticulées et bernard-l’hermite se livrent à une lutte subtile et spectaculaire pour survivre.

Alexis Barbier-Bouvet, le réalisateur décrit ainsi son film : « Nous avons dressé la liste de toutes les espèces que l’on peut trouver sur la côte nord du Finistère. Nous avons lu tout ce que nous pouvions sur chacune de ces bestioles et sur leurs interactions. Puis nous avons construit le film comme un croisement entre Microcosmos et Hunger Games, avec un scénario très élaboré — 150 pages de storyboard soumises à de nombreux scientifiques. »

Après une première diffusion en prime-time qui a eu lieu le 24/12/2025,  le film est disponible au visionnage en ligne sur le site arte.tv.

Acidification de l’Océan, Fabrice Pernet invité de « La science CQFD »

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Lundi 27 octobre 2025, notre collègue Fabrice Pernet (Ifremer) était invité aux côtés Steeve Comeau (CNRS) dans « La Science CQFD » sur France Culture pour une émission intitulée « Acidification des océans : la limite est franchie ».

L’acidification océanique, récemment identifiée comme la septième limite planétaire franchie, résulte de l’absorption par les océans dune large part du CO2 émis dans l’atmosphère. Lorsque le CO2 se dissout dans l’eau de mer, il modifie sa chimie en augmentant son acidité et en réduisant la disponibilité des carbonates, essentiels à de nombreux organismes marins. Depuis le début de l’ère industrielle, le pH moyen des océans a diminué d’environ 0,1 unité, soit une augmentation de 25% de l’acidité. Ce phénomène, identifié au début des années 2000, continue de s’intensifier avec l’augmentation des émissions de CO2.
Les organismes calcifiants (coraux, huîtres, moules, oursins et certains phytoplanctons) sont particulièrement affectés. car ils peinent à former leurs coquilles et squelettes en carbonate de calcium dans une eau plus acide. L’acidification affecte le comportement de certains poissons, leur système nerveux et leur capacité à détecter les prédateurs. Ce phénomène menace la biodiversité marine dans sa richesse, mais aussi dans ses fonctions, ainsi que les activités humaines qui en dépendent (aquaculture, pêche et services écosystémiques).

Fabrice Pernet est, avec Fredéric Gazeau, auteur de l’ouvrage « L’acidification des océans. Quels effets ? Quelles solutions ? » publié aux éditions Quae.

 

L’émission complète est disponible en podcast sur le site web de Radio France.

 

« L’histoire insoupçonnée de l’huître » : Stéphane Pouvreau invité de la Terre au carré

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Notre collègue Stéphane POUVREAU était, au côté de Catherine Dupont (archéomalacologue au CNRS),  invité de l’émission « La Terre au Carré » du 4 février sur France Inter.

Menée par Mathieu VIDARD, cette émission intitulée « L’histoire insoupçonnée de l’huître » revient sur l’histoire mouvementée de ce coquillage emblématique de la gastronomie.

Présente sur Terre depuis plus de 150 millions d’années, l’huître a marqué l’histoire humaine, de la préhistoire à nos jours. Les chasseurs-cueilleurs se délectaient déjà de ce mollusque il y a 8 000 ans. Avec l’Antiquité, elle devient un mets de luxe prisé par les Romains, qui innovent en ostréiculture. Au Moyen Âge et à la Renaissance, l’huître incarne le raffinement, appréciée par les monarques comme Louis XIV et Louis XVIII. Cependant, l’huître a souvent frôlé l’extinction, victime de la surpêche et des maladies. Le XXe siècle voit l’huître plate décimée, remplacée progressivement par des variétés importées, principalement l’huître creuse japonaise que nous consommons aujourd’hui.

Aujourd’hui, des programmes de restauration comme REHPAR, dirigé par Stéphane tentent, dans la rade de Brest, de préserver cette espèce emblématique. Une poignée d’ostréiculteurs en baie de Quiberon maintient encore la production traditionnelle de l’huître plate, gardienne d’un patrimoine maritime menacé.

(Ré)écouter le podcast sur le site de France Inter

 

Exposition Report’Images #5

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Depuis 2017, le Club de la presse de Bretagne valorise la photographie d’information et le photojournalisme à travers une exposition nomade : Report’Images. Pour sa cinquième édition, Report’Images #5 revient avec huit nouveaux photoreportages, réalisés par des femmes et des hommes engagés sur le terrain en 2022 et 2023. Au total, ce sont 64 photographies à découvrir, offrant une vision enrichie et diversifiée du monde.

Parmi les 8 photographes présentés, Oscar CHUBERRE signe le reportage « L’océanographie met les voiles » qui relate la campagne scientifique bas carbone « Drastic » à laquelle ont participé plusieurs collègues du LEMAR.

L’exposition itinérante est présentée dans le métro de Rennes (ligne B, station Ste Anne) depuis le 9 septembre et sera présentée aux Ateliers des Capucins à Brest à partir du 25 octobre 2024.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à consulter le dossier de presse de Report’Images#5

 

Claire Hellio, chevalier de l’Ordre National du Mérite

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Félicitations à notre collègue Claire Hellio qui vient d’être nommée « chevalier de l’Ordre National du Mérite » ! Cette distinction nationale a la triple vocation de traduire le dynamisme de la société, donner valeur d’exemple et reconnaître la diversité (culturelle, sociale et économique) de la société française. Claire avait déjà reçu en septembre 2023 la médaille de l’innovation CNRS.

Ces deux distinctions viennent récompenser ses travaux en biotechnologie qui visent à développer des solutions respectueuses de l’environnement à partir de composés d’origine marine, pour des produits cosmétiques ou des antifouling notamment.

Vous pouvez retrouver les autres personnalités finistériennes nommées à l’Ordre National du Mérite dans cet article de Ouest-France.

 

Laboratoire LEMAR – 2018