Sensibilisation à la pollution plastique sur l’ile d’Ouessant

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Dans le cadre du projet Preventing Plastic Pollution, les partenaires CNRS, Océanopolis et le Parc Naturel Marin d’Iroise se sont rendus sur l’ile d’Ouessant pour deux jours de sensibilisation à la pollution plastiques auprès des collégiens et des habitants de l’ile. Les différents ateliers menés ont cherché à expliquer la problématique des déchets plastiques en mer ainsi que les conséquences de la pollution par les microplastiques sur les organismes marins. Une attention particulière a également été portée sur la gestion des déchets en milieu insulaire.
15 collégiens, de la 6ème à la 3ème, ont participé à une première session d’échanges en classe, il y a eu un premier temps d’information sur les métiers de la recherche puis sur les caractéristiques des plastiques et des microplastiques. Ensuite, les élèves se sont répartis en trois ateliers pratiques.

  • Le premier atelier consistait à observer au microscope des microalgues (nourriture des huitres) et des microplastiques colorés (polyéthylène) afin d’expliquer comment se nourrissent les huitres et de soulever les premiers questionnements en lien avec l’atelier suivant.
  • Le second atelier visait à mettre en place une démarche scientifique afin d’observer et d’identifier les impacts des microplastiques sur les huitres.
  • Enfin, le dernier atelier était consacré à la détermination des différents types et formes de plastiques présents dans notre quotidien : des fibres textiles aux granulés plastiques industriels (GPI) qui peuvent être retrouvés sur les plages.

Le lendemain, les intervenants et les collégiens se sont rendus sur la plage du Prat afin de réaliser une collecte de macrodéchets. Filets de pêche, cordelettes, bouteilles d’eau et mégots de cigarette ont pu être ramassés. Les déchets ont ensuite été identifiés et comptabilisés selon le protocole OSPAR.Les collégiens ont ensuite pu tester le protocole de sciences participatives développé par Océanopolis visant à collecter et dénombrer les microplastiques. Pour cela, ils ont prélevé les deux premiers centimètres de sédiments au niveau de la laisse de mer la plus récente et procédé à une séparation densimétrique grâce à un prototype.

Les collégiens se sont ensuite prêtés au jeu du « pique-nique zéro déchet » préparés par leurs soins : gourdes, bee wrap et contenants réutilisables étaient au rendez-vous.

L’après-midi s’est conclue par un atelier, initié par l’Association des Iles du Ponant et le Parc Naturel Régional d’Armorique, auprès d’une dizaine d’éco-acteurs et habitants de l’ile d’Ouessant. Les discussions ont tourné autour des microplastiques, des activités de recherche associées, de l’utilisation du kit de sciences participatives d’Océanopolis et de l’implication de chacun sur la thématique de la transition écologique sur l’ile.

Ces journées de sensibilisation auprès des collégiens et des habitants de l’ile auront permis la naissance de nouveaux projets associant les partenaires de PPP et les acteurs de l’île de Ouessant. Des échanges sont en cours afin d’associer les collégiens aux travaux menés autour de la gestion des décharges sauvages, piloté par le Parc Naturel Marin d’Iroise. Le collège souhaite également s’impliquer dans le projet de sciences participatives sur le long terme ce qui permettra d’apporter de nouvelles données sur les plastiques pour le projet PPP. La première rencontre des éco-acteurs de l’ile aura également permis de lancer les échanges autour de projets divers comme l’utilisation de bacs à marée ou la création d’une ressourcerie sur l’ile.

Atelier d’été Franco-Québécois en écotoxicologie marine

l’IFQM organise un nouvel atelier d’été en écotoxicologie marine, cette fois dans un format hybride. Celui-ci aura lieu du 14 au 17 Juillet 2021, en simultané à l’IUEM et à l’Universtité du Québec à Rimouski.

Cette formation de haut niveau s’adresse à une trentaine d’étudiants de niveau master/maîtrise inscrits dans des institutions membres de l’Institut en France et au Québec. Parmi les intervenants invités pour l’occasion, 3 font partie du LEMAR : Vianney Pichereau, Eric Deslandes et Michel Auffret.

Plus d’informations ainsi que les modalités d’inscriptions sont disponibles sur cette page dédiée à l’évènement sur le site de l’IFQM.

Télécharger le programme de la formation

Ecoutez le podcast sur le cycle du silicium à la « Méthode scientifique », le 5 mai 2021 à 16h

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Le silicium. Pourquoi donc s’intéresser à cet élément ? Parce qu’il est particulièrement abondant sous forme de silice et de minéraux silicatés sur la planète Terre et sur les autres planètes telluriques (Mercure, Vénus, Mars). Si sur Terre les organismes vivants sont basés sur le cycle du carbone, des organismes essentiels de la vie marine (diatomées, radiolaires, une bonne partie des éponges, …) nécessitent du silicium pour bâtir leurs structures internes ou externes. Sans silicium, la pompe biologique de carbone perd une grande part de son efficacité. Quelles sont les sources et quels sont les puits de silicium dans l’océan ? Quelle est la production de silice biogène dans l’océan ? Comment le cycle du silicium évolue t-il en fonction du changement climatique et des perturbations anthropiques ?

C’est à ces questions qu’a répondu Paul Tréguer (LEMAR, IUEM-UBO) sur France Culture, au cours de l’émission « La Méthode Scientifique » le mercredi 5 mai à 16h, émission à laquelle était également invitée Anne Alexandre (CEREGE, CNRS).

 

 

 

Retrouvez l’émission en podcast

 

 

Plastik Panic dans l’océan: l’exposition face à la rade

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Jeudi 29 avril 2021 a été inaugurée l’exposition “Plastik Panic dans l’Océan”, en présence de trois vice-présidents de Brest Métropôle, de membres du LEMAR et de l’équipe médiation scientifique d’Océanopolis.

Cette exposition de 16 photographies grand-format a été installée sur la Promenade du Moulin Blanc, à l’extérieur d’Océanopolis. Gratuite et accessible à tous les promeneurs, elle restera visible, face à la plus belle rade du monde, celle de Brest évidemment, jusqu’au 7 novembre 2021.

 

De gauche à droite : Ika PAUL-PONT, Yohann NEDELEC (vice-président de Brest métropole en charge des grands projets), Arnaud HUVET, Tristan FOVEAU (vice-pésident de Brest métropole en charge de la gestion durable des déchets), Laurent PERON (vice-président de Brest métropole en charge du littoral) et Erwan AMICE.

 

Associant contributions scientifiques et artistiques, l’exposition a pour vocation de sensibiliser un public aussi large que possible aux problématiques de la pollution plastique de nos océans et de soutenir les actions en faveur d’une sobriété d’usages et d’une consommation responsable. Les photographies exposées donnent à voir cette pollution sur notre littoral, du macro au micro-déchet, on suit les scientifiques de l’échantillonnage jusqu’au laboratoire pour finir par des pistes d’actions et des solutions concrètes. Cette initiative de médiation scientifique et de sensibilisation s’inscrit dans les objectifs du projet Preventing Plastic Pollution (PPP).

Cette exposition est le fruit d’un partenariat entre des membres du LEMAR et les équipes de médiation scientifique d’Océanopolis, avec le soutien de Brest-Métropôle. Nous avons appris le décès soudain de son initiatrice, Anne Rognant quelques jours avant cette inauguration. Nous tenons ici à rendre hommage à la femme inspirante qu’elle était, et à son incommensurable travail pour le partage des savoirs.

Conception et réalisation : Océanopolis & Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR)
Photographies : © Erwan Amice / CNRS – © Sébastien Hervé / UBO – © Ifremer / Stephane Lesbats – © Esther Nonnonhou / Le Mans Université – © Maria-Luisa PEDROTTI / Marie-Emmanuelle KERROS / Groupe IMME / LOV / CNRS Photothèque – © Cyril FRESILLON / OOV / LOV / CNRS Photothèque
Textes : Ika Paul-Pont (CNRS), Arnaud Huvet (Ifremer), Sébastien Hervé (UBO), Erwan Amice (CNRS), Anne Rognant (Océanopolis), Tristan Hatin (Océanopolis), Lionel Feuillassier (Océanopolis)

 

Plus d’informations sur le site d’Océanopolis

L’Assemblée Générale du LEMAR s’engage à l’unanimité dans l’expérimentation Labos 1point5

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Jeudi 28 janvier 2021, une Assemblée générale se tenait en distanciel rassemblant 88 membres permanents, contractuels, doctorant(e)s et postdoctorant(e)s pour assister à la présentation de l’expérimentation Labos1.5 donnée par Audrey Sabbagh, maîtresse de conférence de l’Université Paris Descartes et membre du collectif Labos1.5. Nous avons ensuite exploré cette proposition en petits ateliers de 10 personnes sous différents angles de vue afin de formuler points forts, points faibles, motivations, doutes, craintes, puis avons voté.
Au total 95 personnes (dont 17 par procuration) ont pris part au vote et 100% des votes ont exprimé un avis très favorable (66, soit 69,5 %) et plutôt favorable (29, soit 30,5 %) montrant la dynamique et la volonté des personnels du LEMAR à s’engager dans cette expérimentation nationale regroupant dès 2021 une 15aine de laboratoires.
En mars 2019, suite à une AG du laboratoire, les instances du LEMAR ont adopté une motion affirmant la volonté collective pour un engagement éco-responsable fort. Celui-ci a débouché sur plusieurs initiatives en 2020, dont la préparation de l’engagement auprès du collectif Labos1.5 et de l’AG du 28/01/2021. L’année 2021 sera une année forte, presque de rupture, pour la réflexion sur les orientations à prendre et leur mise en oeuvre efficace pour une démarche bas carbone sans déroger à – voire en renforçant – la qualité de la recherche scientifique et le bien-être au travail.
« [Cette] expérimentation nationale, sur plusieurs années, vise à étudier les différentes modalités de réduction des émissions de GES au sein des laboratoires. Elle est destinée à susciter, documenter et évaluer différentes options de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans des laboratoires candidats, organisés en réseau. Cette  expérimentation, à vocation de recherche, est également destinée à permettre et faire vivre les débats sur les modalités de mise en œuvre des trajectoires de réduction (par ex. des mesures incitatives, taxes, quotas…), reflétant les divergences sur les dimensions sociales, économiques et éthiques des changements de pratiques »1.
Le LEMAR devra ainsi choisir dans les prochaines semaines les différentes options qu’il souhaite mettre en œuvre dans ce cadre et les dispositions que nous entendons mettre en place pour les atteindre et les évaluer.
Le résultat et l’analyse de cette expérimentation nationale permettront d’évaluer objectivement l’efficacité de différentes mesures de réduction de l’empreinte des laboratoires qui seront promues en 2022 par le collectif Labos1.5 à plus large échelle nationale.

 

1 https://labos1point5.org/qui-sommes-nous , équipe « Expérimentation »