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Exposition Rhizaria

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Dans l’océan, des êtres vivants utilisent le silicium, deuxième élément chimique le plus abondant dans la croute terrestre, pour construire leur squelette. L’évolution de ces organismes a façonné le cycle du silicium au cours des temps géologiques. Parmi eux, les Rhizaria, des organismes marins microscopiques unicellulaires répartis dans le monde entier, demeurant de la surface jusqu’aux plus grandes profondeurs, ont été parmi les premiers protistes à peupler l’océan. Relativement méconnus, les évolutions technologiques mêlées à la curiosité des scientifiques ont permis de nouvelles découvertes, révélant par exemple que les Rhizaria constituent jusqu’à 30% de la biomasse du plancton océanique. Ils font partie ainsi des rouages indispensables au fonctionnement global de notre planète, assurant une part importante de la production de silice biogénique et contribuant à l’export de carbone jusqu’au fond des océans. Les Rhizaria sont donc un acteur principal des variations biologiques, biochimiques et climatiques.

Le projet « Rhizaria, à la découverte des radiolaires silicifiés » a été présenté à l’occasion du 30ème anniversaire de la Fête de la Science au cœur des Ateliers des Capucins, à Brest.

Ce projet est né de la collaboration entre Natalia Llopis Monferrer, qui a effectué sa thèse au LEMAR (Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin), Valentin Foulon, ingénieur spécialisé en imagerie scientifique (aujourd’hui à l’ENIB), Philippe Eliès, ingénieur responsable de la plateforme de microscopie électronique à l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) et Sébastien Hervé, infographiste au LEMAR et à l’IUEM.

Lors de sa thèse sur le rôle des Rhizaria silicifiés dans le cycle océanique du silicium, Natalia a participé à diverses campagnes océanographiques, permettant la récolte d’échantillons provenant de l’océan Atlantique (Atlantic Meridional Transect – AMT28) et de la mer de Ross (The Ross Sea Environment and Ecosystem Voyage – TAN1901). Après avoir estimé le contenu en silice de ces individus, Natalia a voulu partager la beauté de ces organismes microscopiques.

Fascinés par la diversité, la complexité morphologique et la délicatesse de ces organismes, Natalia Valentin et Philippe ont ainsi entrepris de photographier ces organismes en microscopie électronique. Cette technique, habituellement utilisée comme outil de mesure et d’observation scientifique, a ici été utilisée comme outil photographique, dans le but principal de mettre en valeur les formes des squelettes de silice des Rhizaria. Pour cela, les Rhizaria ont pris la pose sous une « lumière d’électrons ». Ils ont été photographiés sur des supports spécifiques et selon des méthodes originales, permettant de recréer un studio photographique micrométrique. Les techniques novatrices mises en œuvre ont permis de générer en haute résolution des images époustouflantes. Le résultat, à l’interface de la science et de l’art, dévoile une beauté invisible à l’œil nu et des formes spectaculaires.

Ils ont donc décidé de réaliser une exposition photographique, consistant en 11 tirages d’art, et issue d’une sélection des réalisations photographiques les plus intéressantes du projet. Sébastien a permis  de compléter cette exposition grâce à un dispositif de posters interactifs innovant conçu à l’IUEM – The Ocean Touch – utilisant un écran tactile grand format (55 pouces). Ce « poster scientifique numérique », complémentaires des images, apporte une information scientifique vulgarisée sur les Rhizaria, présentant les différentes familles, leur rôle écologique et les techniques d’observation de manière interactive. Ce scénario de médiation scientifique a été rendu possible par une collaboration  entre le LEMAR, la Station Biologique de Roscoff et des collègues étrangers.

Modulable et déplaçable, l’exposition Rhizaria fera l’objet d’autres présentations au public.

Plastik Panic dans l’océan: l’exposition face à la rade

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Jeudi 29 avril 2021 a été inaugurée l’exposition “Plastik Panic dans l’Océan”, en présence de trois vice-présidents de Brest Métropôle, de membres du LEMAR et de l’équipe médiation scientifique d’Océanopolis.

Cette exposition de 16 photographies grand-format a été installée sur la Promenade du Moulin Blanc, à l’extérieur d’Océanopolis. Gratuite et accessible à tous les promeneurs, elle restera visible, face à la plus belle rade du monde, celle de Brest évidemment, jusqu’au 7 novembre 2021.

 

De gauche à droite : Ika PAUL-PONT, Yohann NEDELEC (vice-président de Brest métropole en charge des grands projets), Arnaud HUVET, Tristan FOVEAU (vice-pésident de Brest métropole en charge de la gestion durable des déchets), Laurent PERON (vice-président de Brest métropole en charge du littoral) et Erwan AMICE.

 

Associant contributions scientifiques et artistiques, l’exposition a pour vocation de sensibiliser un public aussi large que possible aux problématiques de la pollution plastique de nos océans et de soutenir les actions en faveur d’une sobriété d’usages et d’une consommation responsable. Les photographies exposées donnent à voir cette pollution sur notre littoral, du macro au micro-déchet, on suit les scientifiques de l’échantillonnage jusqu’au laboratoire pour finir par des pistes d’actions et des solutions concrètes. Cette initiative de médiation scientifique et de sensibilisation s’inscrit dans les objectifs du projet Preventing Plastic Pollution (PPP).

Cette exposition est le fruit d’un partenariat entre des membres du LEMAR et les équipes de médiation scientifique d’Océanopolis, avec le soutien de Brest-Métropôle. Nous avons appris le décès soudain de son initiatrice, Anne Rognant quelques jours avant cette inauguration. Nous tenons ici à rendre hommage à la femme inspirante qu’elle était, et à son incommensurable travail pour le partage des savoirs.

Conception et réalisation : Océanopolis & Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR)
Photographies : © Erwan Amice / CNRS – © Sébastien Hervé / UBO – © Ifremer / Stephane Lesbats – © Esther Nonnonhou / Le Mans Université – © Maria-Luisa PEDROTTI / Marie-Emmanuelle KERROS / Groupe IMME / LOV / CNRS Photothèque – © Cyril FRESILLON / OOV / LOV / CNRS Photothèque
Textes : Ika Paul-Pont (CNRS), Arnaud Huvet (Ifremer), Sébastien Hervé (UBO), Erwan Amice (CNRS), Anne Rognant (Océanopolis), Tristan Hatin (Océanopolis), Lionel Feuillassier (Océanopolis)

 

Plus d’informations sur le site d’Océanopolis

Si Quelque Chose Doit Surgir…

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Si Quelque Chose Doit Surgir…

Derrière ce titre énigmatique, c’est une expérience immersive que nous offre Jean-Manuel Warnet, à la fois sensorielle, littéraire, poétique et scientifique.

Jean-Manuel est maître de conférence en études théâtrales à l’UBO, il enseigne aussi la littérature et dirige la Cie Les Filles de la Pluie.

“Si Quelque Chose Doit Surgir…” est une création radiophonique qu’il a écrite et réalisée avec Victor Blanchard à l’issue d’une résidence d’artiste en mission scientifique au Groenland avec nos collègues du LIA BeBEST.  D’abord présentée sous la forme d’un spectacle, cette création est enfin audible dans son format studio, sur le site de la webradio OUFIPO. C’est à écouter en stéréo, sous un casque et bien emmitouflé dans une polaire. Tous les détails et le clic de départ sont ici:

http://oufipo.org/si-quelque-chose-doit-surgir/

Bonne écoute !

La vague dans la matrice | Festival Ressac

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Suite à une résidence d’artiste dont nous vous parlions dans un précédent article, le plasticien Gaëtan Robillard a inauguré son installation “la vague dans la matrice” à l’IUEM, le mercredi 20 novembre 2019, dans le cadre du festival Ressac. L’installation était accompagnée d’une performance sonore de Aude Rabillon. Ce fut l’occasion, devant un public nombreux, de nouer des liens entre les démarches de recherche scientifique et artistique.

La Vague dans la matrice est une installation qui s’intéresse à la manière dont la vague évolue à l’heure de la transition énergétique. Elle expose la simulation d’un champ d’ondes qui entraîne le calcul continu d’un très grand nombre d’opérations mathématiques rendues manifestes par des variations de lumière et de température. Accompagné d’une performance sonore de Aude Rabillon, ce projet artistique de Gaëtan Robillard interroge la manière dont les sciences du climat génèrent de nouveaux signes venant s’inscrire dans le monde.

L’installation est ouverte à la visite à l’IUEM jusqu’au vendredi 22 novembre 2019.

 

 

 

Ce projet a été réalisé à l’occasion des 80 ans du CNRS et dans le cadre de la résidence AIRLab organisée par la ComUE LNF. Produit par la ComUE LNF, co-produit par Tabouret Studio, avec le soutien financier de la Région Hauts-de-France, Valenciennes Métropole, la Métropole Européenne de Lille, l’Université de Lille et l’Université Polytechnique Hauts-de-France, le CNRS. En collaboration avec le LAMAV, le laboratoire Painlevé, l’IUEM et France Energies Marines. En partenariat avec le réseau 50°nord et le Fresnoy – Studio national des arts contemporains.

 

 

 

MYCTOPHIDAE, voyage en eau profonde | Exposition Festival Ressac

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Les océans ? Une immensité, une richesse et une des clés du fonctionnement de la vie sur notre planète. Et pourtant les mystères sont encore nombreux. Dans ce monde partiellement connu, les poissons lanternes ou myctophidae, sont très abondants de l’équateur jusqu’aux zones les plus froides, de la surface jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Qui sont-ils, à quoi ressemblent-ils, que font-ils là ? Comment dévoiler l’énigme de ce milieu impossible à observer de nos yeux ?

 

Menés par Gildas Roudaut, des scientifiques (IRD, CNRS, MNHN, CPS) ont mené un dialogue avec une classe de terminale STD2A du Lycée Vauban de Brest.

De ces échanges, sont nés une exposition, MYCTOPHIDAE, mise en forme à l’IUEM, et une revue, La Lanterne, créées avec le soutien de l’UBO et de l’IRD dans le cadre du Festival Ressac.

L’exposition est à visiter à la Bibiothèque Universitaire du Bouguen (10, av. Victor le Gorgeu, Brest), du 18 Novembre 2019 au 6 Janvier 2020.

Elle est également consultable au format pDF (basse résolution), sur cette page.

 

Exposition Myctophidae

 

La revue La Lanterne est, quant-à-elle, disponible au téléchargement, ici-même.

 

Crédits:

Rédaction et relecture : Gildas Roudaut, Jérémie Habasque, Anne Lebourges-Dhaussy, Cindy Dupoux, Élodie Vourey, Anna Conchon, Cédric Cotté, Antoine Choplin, Yves Cherel, Sébastien Hervé
Graphisme et mise en page : Sébastien Hervé assisté de Fred Grunchec et Pauline Ferrec
Remerciements : La Mission culture scientifique et technologique de l’IRD, Christine Paillard et Emmanuelle Dilasser