Thomas Burel et Jacques Grall conseillers d’un documentaire sur ARTE

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Nos collègues Thomas Burel et Jacques Grall sont intervenus en tant que conseillers scientifiques auprès du réalisateur d’un très beau documentaire animalier d’1h30 diffusé sur Arte. Filmé sur la côte Finistère, entre Tréflez et Cléder, “Le Grand Cirque des Marées” s’intéresse à la vie animale trépidante qui anime chaque jour flaques et trous d’eau sur notre littoral :

Sur les rivages de Bretagne, le long de ses côtes de granit, se répète à chaque marée basse un huis clos aquatique. Sur l’estran, habitants réguliers et visiteurs piégés se côtoient dans des arènes éphémères miniatures pendant treize heures. Le temps du flux, de l’étale et du reflux transforme les règles du jeu marin : prédateurs deviennent parfois proies, alliances étonnantes se forment, et des intrus tentent de s’adapter à cette nouvelle loi du plus fort. Homards, congres, poulpes, crabes, patelles, petits requins, goélands, nasses réticulées et bernard-l’hermite se livrent à une lutte subtile et spectaculaire pour survivre.

Alexis Barbier-Bouvet, le réalisateur décrit ainsi son film : « Nous avons dressé la liste de toutes les espèces que l’on peut trouver sur la côte nord du Finistère. Nous avons lu tout ce que nous pouvions sur chacune de ces bestioles et sur leurs interactions. Puis nous avons construit le film comme un croisement entre Microcosmos et Hunger Games, avec un scénario très élaboré — 150 pages de storyboard soumises à de nombreux scientifiques. »

Après une première diffusion en prime-time qui a eu lieu le 24/12/2025,  le film est disponible au visionnage en ligne sur le site arte.tv.

Projet Art & Science DIA II

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Le projet Art & Science DIA II est né de la collaboration de deux chercheuses du LEMAR – Brivaela MORICEAU et Maeva GESSON – et d’une étudiante de biologie qu’elles ont encadré, Ambre VALLET, devenue chorégraphe et fondatrice de la compagnie EKLA. Ensemble, elles ont imaginé un spectacle dont l’objectif serait de sensibiliser le public à l’importance cruciale des diatomées dans l’écosystème, alors même qu’elles nous sont invisibles au quotidien.

Le spectacle intitulé « Diatomées : Nos Invisibles Indispensables », est la première création d’EKLÀ. Son élaboration a mobilisé le talent et la créativité d’une chorégraphe, 3 danseuses, 1 designer d’espace, 2 compositeurs de musique et 2 artistes verriers. Cette œuvre chorégraphique immersive réunit danseurs et scientifiques autour de sculptures en verre, papier et tissu, célébrant la beauté du vivant et la force de l’action collective à l’image du rôle des diatomées dans la capture du carbone. La danse, entendue ici comme un média non conventionnel, poétise, traduit, métaphorise certains concepts et permet de marquer durablement les esprits. En créant un lien sentimental et en faisant découvrir la beauté des diatomées au grand public, cette création aspire à inciter chacun·e à agir pour protéger les océans et le vivant. Les projets ARDCO et CLIMARCTIC contribuent directement à la création du spectacle : les scientifiques y jouent un rôle actif en conseillant, validant et participant à la performance.

Après une première représentation à Océanopolis lors de la Fête de la Science, le projet cherche les moyens de poursuivre ses recherches artistiques et de retrouver le public sur scène.

 

José Luis Garcia Corona, prix de la thèse 2025 de l’institut océanographique de Monaco

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Le Laboratoire LEMAR est ravi de vous faire part d’une très belle distinction pour l’un de ses anciens doctorants, José Luis Garcia Corona.

José a reçu lundi 8 décembre 2025, à la maison de l’océan à Paris, le prix de la thèse 2025 de l’institut océanographique de Monaco qui récompense chaque année un jeune chercheur pour ses travaux de thèse dans une discipline liée à l’océan, ainsi que pour les publications parues à l’occasion de ces travaux. Le Prince Albert II de Monaco a remis les Grandes Médailles Albert Ier ainsi que les Prix de Thèse à 4 personnalités et 3 jeunes chercheurs salués pour leurs travaux et leur engagement en faveur de l’Océan.

José a effectué sa thèse au LEMAR (2019-2023) sous la direction de Caroline Fabioux et Hélène Hégaret, dans le cadre du projet France Filière Pêche MASCoet autour des contaminations ASP de la coquille Saint-Jacques Pecten maximus, un enjeu clé pour la sécurité alimentaire et l’activité socio-économique autour des pêcheries de pectinidés. Ses travaux de thèse ont permis des avancées significatives dans la compréhension des mécanismes physiologiques à l’origine de la longue rétention, chez la coquille Saint-Jacques, de la toxine acide domoïque produite par la diatomée Pseudo-nitzschia.

Bravo José !

 

L’IA au service des sciences de la mer : un séminaire jeunes chercheurs pour repenser la recherche en sciences de la mer

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Les 24 et 25 novembre 2025, la Faculté des Sciences Semlalia (FSSM) de l’Université Cadi Ayyad a accueilli un séminaire innovant intitulé « Apports de l’IA pour les Sciences de la Mer ». Organisé par la Jeune Equipe Associée (JEAI) Edge qui associe des chercheurs de la FSSM, de l’ESTE d’Essaouira, de la Faculté Polydisciplinaire de Safi et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), cet événement a combiné expertise scientifique et dynamique interdisciplinaire.
Avec une majorité doctorants, ce séminaire a démontré que la nouvelle génération de scientifiques s’attache à faire évoluer les sciences de la mer grâce à l’intelligence artificielle.
Avec plus de 30 participants, ce séminaire a prouvé que :

  • L’IA pouvait jouer un rôle important pour répondre aux défis des sciences de la mer (biodiversité, pollution, gestion des ressources).
  • Les jeunes chercheurs marocains et français sont dynamiques et mettent en œuvre des recherches avec des applications concrètes (suivi des récifs coralliens, modélisation des
    trajectoires d’espèces, outils juridiques automatisés).
  • L’interdisciplinarité est la clé : informaticiens, biologistes, et juristes ont collaboré pour repenser la recherche en sciences de la mer.

Avant l’atelier, une journée de réseautage a été organisé pour faciliter les échanges entre les participants. Après le séminaire, une conférence publique à l’ESTE d’Essaouira a été organisée pour présenter les résultats du séminaire et générer des échanges avec les étudiants sur les différents moyens d’utiliser l’IA dans les recherches en sciences de la mer.

 

Mission DJIVES2 : Inventaire des végétaux et des spongiaires à Djibouti

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Suite à une première campagne au printemps 2023, Valérie Stiger, Théo Gromberg et Sylvain Petek du LEMAR et Moustapha Nour du CERD sont en mission à Djibouti du 5 au 21 novembre afin de réaliser un inventaire des végétaux et des spongiaires dans de nouvelles zones. La mission DJIVES 2 financée par ISblue et le CERD, avec le soutien logistique de l’AquaClub pour la plongée, va permettre de compléter les précédents inventaires/recouvrement des macroalgues en saison « fraiche ».

Ces deux campagnes ont été initiées dans le cadre de la thèse de Moustapha Nour : «  Étude des macroalgues des côtes de Djibouti : Chimiotaxonomie et isolement de composés d’intérêt pour des applications biotechnologiques ». Pour chacune des 18 stations étudiées, les manips et plongées visent à prélever des échantillon d’algues et d’éponges et à effectuer des mesures physico-chimiques de température, salinité et oxygène de l’eau de mer. Des photos d’ensemble et des organismes sont réalisées, des alguiers sont constitués et la biomasse prelevée sera congelée pour de future analyses chimiques et génétiques pour de possibles applications en biotechnologie marine.

Laboratoire LEMAR – 2018