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GDR Polymères et Océans

Les enjeux environnementaux liés à la présence de plastiques, sont aujourd’hui unanimement reconnus. Les institutions nationales (gouvernements) et internationales (Union Européenne, Nations Unies) ont engagé des actions pour à la fois mieux connaître les conséquences de la présence de ces débris plastiques dans l’environnement et tenter d’enrayer la croissance de leurs rejets.

La mission du GDR « Polymères et Océans » récemment constitué sous l’égide du CNRS ; est de fédérer et d’améliorer la visibilité de la communauté scientifique française impliquée dans la recherche sur le devenir des polymères en milieu aquatique.

Les principaux objectifs de ce GDR sont de :

  • définir les grandes questions scientifiques et les verrous méthodologiques autour de cette thématique ;
  • structurer des communautés scientifiques très diverses et faciliter la mise en place de collaborations scientifiques et techniques entre les champs disciplinaires pour soutenir les approches pluridisciplinaires essentielles pour répondre aux enjeux de cette thématique ;
  • favoriser la collaboration entre recherche académique et recherche/innovation industrielle en relation avec les pôles de compétitivité (e.g. Pôles MER Bretagne-Atlantique et Méditerranée, IAR) et les sociétés savantes (e.g. SFP, SCF, GFP) ;
  • jouer un rôle actif dans la mise en place de nouveaux protocoles expérimentaux pour évaluer le devenir des polymères en milieu aquatique ;
  • créer une plateforme d’échange d’informations offrant un guichet ouvert pour répondre aux nombreuses sollicitations des acteurs économiques, des médias, des ONG et des politiques et influencer les prospectives institutionnelles ;
  • participer à la diffusion des connaissances scientifiques acquises à travers l’organisation d’une conférence nationale annuelle et d’écoles thématiques.

Plus d’infos sur le site des premières rencontres de ce GDR

Ika Paul-Pont et Arnaud Huvet sont impliqués dans le conseil scientifique de ce GDR.

GDR MediatEC

Le GDR MediatEC s’intéresse à l’écologie chimique, autrement dit aux communications chimiques entre espèces et également aux composés qu’ils produisent ou stockent pour s’adapter aux variations biotiques et abiotiques de leur environnement.

MediatEC, GDR 3658 du CNRS, rassemble des chercheurs français autour d’une thématique commune, l’écologie chimique. Ce GDR a vu le jour en 2014 lors du rassemblement de deux communautés de chercheurs : i) des biologistes, microbiologistes et écologues étudiant majoritairement le monde terrestre ii) des chimistes des substances naturelles étudiant majoritairement le monde aquatique.

Les principales raisons justifiant ce rapprochement ont été :

  • Les biologistes et microbiologistes ont besoin des connaissances du chimiste pour caractériser les molécules à l’origine de la communication chimique étudiée. De façon générale, leur expertise en chimie structurale n’est pas toujours suffisante pour parfaire l’identification de ces médiateurs, surtout lorsqu’il s’agit de molécules très complexes. De plus et malgré des apports importants à l’écologie chimique, l’avènement d’approches globales en métabolomique a mis en évidence les difficultés liées à l’identification des médiateurs présents dans des mélanges ;
  • Du côté des chimistes des substances naturelles, souvent tournés vers l’identification de substances aux propriétés olfactives, cosmétiques ou pharmaceutiques, cela représente une opportunité de mieux comprendre le rôle de ces molécules dans leur environnement naturel à travers des interactions fructueuses avec leurs collègues écologues ;
  • Un lieu d’échange entre chercheurs des domaines marin et terrestre est également une vraie valeur ajoutée pour les deux domaines et permet de renforcer la visibilité internationale de cette thématique relativement jeune en France ;
  • Enfin, l’écologie chimique se développe aujourd’hui autour d’infrastructures de grande ampleur, telles que les observatoires ou les écosites, et elle s’appuie sur le développement des sciences omiques qui nécessitent aussi des plateformes couteuses. La structuration en GDR soutenu par le CNRS est une condition sine qua non au développement et au maintien de ces infrastructures.

Plus d’infos sur le site web du GDR MediatEC.

GDRi Rechaglo

Rechaglo

Contact: Guy Claireaux et José-Luis Zambonino

Le projet Rechaglo porte sur l’approche écosystémique des pêches et de l’aquaculture face au changement global et à la surexploitation. Le programme est structuré autour de cinq axes :

  1. Évaluation des modifications environnementales sous l’effet des changements climatiques et scénarios
  2. Réponses des organismes marins au changement global,
  3. Effets des changements globaux sur la dynamique des populations halieutiques et aquacoles,
  4. Effet du changement global sur la distribution des espèces, l’accessibilité et la connectivité de leurs habitats et interactions avec la spatialisation de l’exploitation,
  5. Effets du changement global sur les communautés et les réseaux trophiques.

GDR Phycotox

Depuis les années 1980, les zones côtières françaises (métropolitaines et en outre-mer) sont fréquemment touchées par des algues toxiques ou nuisibles. Ces microalgues peuvent causer des nuisances directes sur l’écosystème (mortalité de la faune marine) ou indirectement sur l’homme par leur accumulation dans les mollusques bivalves, poissons ou autres fruits de mer.

Certaines des toxines produites par ces microalgues sont réglementées dans les mollusques bivalves mais pour beaucoup de microalgues la totalité des effets reste encore méconnue. Les forces de recherche françaises sont plutôt fragmentées et bénéficieraient fortement d’un regroupement structurant. Tandis qu’à l’échelle internationale, une structuration de la recherche s’était faite à travers le programme GEOHAB, projet de la Commission Océanographique Internationale, ce type de structure manque aux chercheurs français.

Ce GdR PHYCOTOX a donc été mis en place en 2013 afin de rassembler les acteurs de la communauté scientifique spécialistes des micro-algues toxiques et nuisibles et de leurs impacts sur la santé humaine et environnementale afin de travailler conjointement sur les différents volets exposés ci-dessus. Ce GdR a été renouvelé en 2018 pour 5 ans afin de poursuivre le travail collaboratif engagé, dans le but de répondre à quelques enjeux sociétaux fondamentaux qui à terme pourront aider les secteurs touchés par ces phénomènes (aquaculture, pêche, tourisme etc.) ainsi que les évaluateurs et les gestionnaires du risque :

  • mieux comprendre le déterminisme des efflorescences de micro-algues toxiques et nuisibles et les impacts potentiels des phycotoxines pour la santé humaine
  • mieux comprendre l’impact des HAB sur le fonctionnement des écosystèmes et ses composantes
  • identifier les enjeux socio-économiques sous-jacents

Plus d’infos sur le site du GDR Phycotox

Le GDR Phycotox est dirigé par Hélène Hégaret (CNRS, LEMAR, IUEM) et Philipp Hess (Ifremer)

GDR LIGA

Le Groupement de recherche LiGA (Littoral de Guyane sous influence amazonienne) est un réseau scientifique français qui réunit une centaine de chercheurs issus de 28 unités de recherche autour de l’étude du littoral en Guyane française. Son rôle est de favoriser la concertation scientifique et l’interdisciplinarité pour bâtir une vision transversale de ces recherches.

Le Groupement de Recherche LiGA est co-dirigé par Emma Michaud, écologue/biogéochimiste, chargée de recherche CNRS au laboratoire LEMAR et par Antoine Gardel, géomorphologue, maître de conférences universitaire au LOG.

Plus d’infos sur le site du GDR LIGA