Contexte général

Biomasse « primaire », le phytoplancton et le microphytobenthos sont largement impliqués dans le fonctionnement des chaines trophiques, dans la dynamique des cycles biogéochimiques et des échanges océan-atmosphère ce qui en fait un objet d’étude important et transverse aux équipes du LEMAR. Les fluctuations quantitatives et qualitatives des communautés phytoplanctoniques dépendent de facteurs physiques, chimiques et biologiques du milieu en forte évolution sous la pression des activités humaines. La connaissance dans ce domaine est aujourd’hui limitée à la description de certains des phénomènes « majeurs » : fluctuation et succession saisonnière des espèces, efflorescences spécifiques… Les études mettent en évidence des perturbations importantes de ces communautés sous l’influence des forçages anthropiques tels que l’augmentation des apports terrigènes (e.g. métaux traces, Fe, Cu, Co), l’augmentation du CO2 atmosphérique et de la température. L’évolution spatiale et temporelle de la communauté phytoplanctonique et microphytobenthique en résultant comme le développement d’efflorescences de micro-algues toxiques impacte à son tour directement les transferts océans/atmosphère (carbone, métaux-traces), mais aussi sur les ressources alimentaires pélagiques et benthiques (coquilles Saint-Jacques, huîtres…). La composition phytoplanctonique a un impact direct sur l’ensemble de l’écosystème.

Objectifs de l’axe : Dans ce contexte, nous avons identifié plusieurs objectifs communs aux 3 équipes du LEMAR, notamment :

– étudier et mieux caractériser la distribution spatiale et temporelle des populations phytoplanctoniques et micro-phytobenthiques

– évaluer l’impact des facteurs biotiques et abiotiques sur cette distribution spatiale

– étudier les réponses biologiques et physiologiques de ces populations phytoplanctoniques et microphytobenthiques aux forçages environnementaux.

Autour de ces thématiques, l’objectif de l’axe transversal sera donc :

(1) de mutualiser les connaissances et collaborations acquises individuellement par les chercheurs du LEMAR,

(2) de générer des projets inter-équipe permettant de mieux répondre aux problématiques posées

(3) de mieux caractériser nos besoins en matériel de pointe et en chercheurs spécialistes de la physiologie et de l’écologie des communautés microbiennes marines.

Animation de l’axe :

Aude LEYNAERT (CNRS), Cécile KLEIN (UBO)

Organisation des séances :

Un effort d’animation et de formation sera développé au sein de cet axe transverse, en particulier à travers la mise en place de plusieurs actions.

  • Séminaires bibliographiques : les participants se réuniront régulièrement pour présenter en quelques minutes des publications significatives par les progrès conceptuels ou techniques qu’elles apportent, ou par la controverse qu’elles peuvent susciter.
  • Formations pratiques sur les instruments et les installations de culture du laboratoire : un effort particulier sera engagé sur la formation des doctorants afin de faciliter leur autonomie sur les matériels dédiés.
  • Organisation de formations externes pour l’acquisition de nouvelles techniques et technologies concernant les problématiques développées.
  • Réflexion collective sur les besoins en structures expérimentales et d’analyse (mésocosmes, mesures in situ, analyse des communautés…).
  • Concertation et coordination sur l’achat, l’installation et la gestion des équipements communs indispensables aux expérimentations.