BIVALVIA

Impact du changement climatique sur la qualité nutritive de la nourriture traditionnelle Inuit

Coordination

Laurent Memery et Brivaëla Moriceau

Type de projet

International

Financement

Durée du projet

Début du projet

01/10/2018

Fin du projet

30/09/2020

Liens

Le mode de vie des Inuits change rapidement et les risques cardiovasculaires (MCV) augmentent considérablement. Contrairement aux aliments commercialisés, les aliments traditionnels et locaux représentent un élément diététique important pour la prévention des risques cardiovasculaires en raison de leur teneur élevée en acides gras polyinsaturés n-3 (PUFA). De nombreuses cultures côtières recueillent des bivalves pour compléter leur alimentation, et certaines communautés dépendent d’eux pour leur survie. Ainsi, Mytilus edulis et Mya truncate sont deux bivalves à la base de l’alimentation des Inuits du Nunavik (p. ex. Inukjuak, Salluit) et du Nunavut (île Broughton) et comblent leur besoin en acides gras polyinsaturés n-3 PUFA. Cependant, l’évolution actuelle et future des stocks de ces deux bivalves clés et de leur qualité nutritionnelle (c’est-à-dire les acides gras essentiels) dans un contexte de réchauffement climatique n’a jamais été étudiée. Dans ce projet, nous visons dans un premier temps à déterminer les sources et la qualité de la matière organique atteignant le fond marin en tenant compte de l’origine de cette matière organique (glace, colonne d’eau) et les changements de qualité liés à la dégradation par la lumière et à la dégradation bactérienne pendant leur chite vers les fonds marins. Dans un deuxième temps nous nous intéresserons à leur impact sur les stocks et la qualité nutritionnelle bivalves visés. Les résultats escomptés de ce projet nous renseigneront sur les impacts potentiels du changement climatique sur la santé et le bien-être des Inuits en déterminant les facteurs qui influencent le recrutement de Mytilus edulis et Mya truncata et la qualité nutritionnelle au Nunavik et au Nunavut.

 

L'équipe

Collaborateurs

Laboratoire LEMAR – 2018