Séminaire NAWRAS : Les apports de l’IA pour l’évaluation de la protection juridique de l’Océan

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Les 24 et 25 avril derniers, a eu lieu à la Faculté des sciences Semlalia (Marrakech) un séminaire sur l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans le cadre de l’évaluation du droit de l’environnement.
Ce séminaire a permis des échanges très intéressant autour de présentations sur les différentes méthodes d’intelligence artificielles envisageables pour analyser le droit de l’environnement.  L’équipe du projet Nawras a ensuite présenté ses premiers résultats et développés la méthode d’analyse utilisée.
En rassemblant des chercheurs en IA, des chercheurs en Droit et des chercheurs en écologie venus de différentes universités du Maroc, de France et d’Allemagne, ce séminaire a permis de fructueux échanges interdisciplinaires et ouvert la voie pour de futures collaborations.

 

Trophée de la valorisation UBO-ENIB pour Valérie Stiger-Pouvreau

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Lors de la semaine de la recherche au mois de mars, a eu lieu la cérémonie des Trophées de la Valorisation 2025 organisé par l’UBO et l’ENIB. À cette occasion, notre collègue Valérie Stiger-Pouvreau s’est vue remettre le Trophée Transition.

Cette distinction, accompagnée d’une récompense de 1000€ pour le LEMAR, vient saluer ses travaux en écologie chimique des végétaux marins, notamment dans le cadre des projets SAVE-C, RIV-ALG et RIV-AGE 2.0. En collaboration avec l’université de Nantes, et les sociétés Tech Nature et Novéal (filiale de L’Oréal), Valérie a déposé en 2019 un brevet sur des extraits photo-protecteurs destinés à la protection solaire, qui est accepté ensuite en 2022.

Félicitations Valérie !

 

Retrouvez l‘article complet sur le site de l’UBO

Publication : la surpêche a réduit de moitié les populations mondiales de poissons chondrichthyens

Notre collègue post-doctorant Nathan PACOUREAU est co-premier auteur (avec le Pr Nicholas K. Dulvy de l’uniersité Simon Fraser au Canada) d’une étude internationale dont les résultats viennent d’être publiés dans le prestigieux journal Science. L’analyse s’inscrit dans le cadre du projet Global Shark Trends, mobilisant 322 experts sur huit ans.

Cet article révèle que la surpêche a réduit de moitié les populations mondiales de poissons chondrichthyens (requins, raies et chimères) depuis 1970 entraînant une érosion généralisée des fonctions écologiques et un risque d’extinction exceptionnellement élevé.

L’équipe de recherche a développé un Indice de la Liste Rouge de l’IUCN (Red List Index, RLI) qui montre que le risque d’extinction des chondrichthyens a augmenté de 19%. L’étude souligne aussi que la surpêche des plus grandes espèces dans les habitats côtiers et pélagiques pourrait éliminer jusqu’à 22 % des fonctions écologiques. Ces prédateurs jouent en effet un rôle clé dans l’équilibre des écosystèmes marins. À titre d’exemple, les requins de récif contribuent au transfert de nutriments, et les raies participent à l’oxygénation des sédiments marins, favorisant la productivité océanique et le stockage du carbone.

 

Figure : Les captures mondiales reconstituées de tous les chondrichtyens ont atteint leur maximum à la fin des années 1980 et stagnent depuis lors, malgré un doublement de l’effort de pêche. Cette situation est probablement due à l’augmentation de la non-durabilité et de l’effondrement des populations, qui a entraîné une augmentation du nombre d’espèces menacées d’extinction, comme le montrent les baisses de l’IPR depuis 1970. Au fil du temps, la RLI a continué à décliner en raison de l’épuisement en série des requins et des raies les plus grands et les plus importants sur le plan fonctionnel, certains au point d’extinction locale (poissons-scies et autres raies rhinocéros), avant que les pêcheries n’épuisent successivement les grandes raies pastenagues, les raies aigles, les requins anges, les requins marteaux et les requins requin-taupes. Il en résulte une représentation croissante des individus et des espèces de petite taille dans les captures. Une valeur RLI de 1 indique qu’un taxon donné est classé dans la catégorie « préoccupation mineure » de la liste rouge de l’UICN (c’est-à-dire qu’il ne devrait pas s’éteindre dans un avenir proche), tandis qu’une valeur RLI de zéro indique que tous les taxons se sont éteints. mt, tonnes métriques.

 

Malgré cette situation critique, l’équipe souligne les développements positifs dans la compréhension et la conservation des requins et des raies. Réduire la pression de pêche, améliorer la gestion des pêcheries et éliminer les subventions néfastes pourraient inverser cette tendance. Des exemples de réussite existent, notamment en Australie et en Nouvelle-Zélande, où des efforts de conservation portent leurs fruits.

 

Cette publication a fait l’objet d’un bel article de vulgarisation sur le site web de l’UBO

 

Référence

Dulvy NK, Pacoureau N, Matsushiba JH, Yan HF, VanderWright WJ, Rigby CL, Finucci B, Sherman CS, Jabado RW, Carlson JK, Pollom RA, Charvet P, Pollock CM, Hilton-Taylor C and Simpfendorfer CA. Ecological erosion and expanding extinction risk of sharks and rays (2024)  Science 386, eadn1477. DOI: 10.1126/science.adn1477

Journée internationale des femmes et des filles de science à Marrakech avec l’IRD

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Le 11 février 2025, à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, l’IRD au Maroc a organisé une rencontre au Lycée français Victor-Hugo de Marrakech. Sur le format « speed-searching », 60 élèves de seconde ont échangé avec 11 intervenantes, dont deux chercheuses IRD du LEMAR en affectation au Maroc, Laure Pecquerie et Marie Bonnin, ainsi qu’avec leurs partenaires de l’Université de Cadi Ayyad et leurs étudiantes, afin de découvrir la diversité de leurs disciplines scientifiques.

Une chercheuse de l’Université Hassan II de Casablanca est intervenue en fin de rencontre sur le thème des stéréotypes de genres et leurs impacts sur l’orientation scolaire. Les étudiantes et membres de l’association Moustaqbel, qui soutient des jeunes femmes des zones rurales du Maroc dans la poursuite de leurs études supérieures, étaient également présentes. Cette journée a été propice à des discussions enrichissantes sur la représentation des femmes en sciences.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet Éclaireuses, qui a pour ambition de changer le regard des jeunes sur le milieu de la recherche et de contribuer à une meilleure représentation des femmes en sciences. Porté par l’engagement de l’IRD en faveur de l’égalité femmes-hommes et reconnu par la labellisation Génération Égalité d’ONU Femmes, le projet Éclaireuses revient pour une deuxième édition entre le 11 février et le 13 mars 2025. Au total, plus de 400 jeunes de huit pays – Bénin, Brésil, Madagascar, Maroc, Équateur, France, Pérou, et Vietnam – auront l’occasion d’échanger avec des femmes travaillant dans le milieu de la recherche.

 

« L’histoire insoupçonnée de l’huître » : Stéphane Pouvreau invité de la Terre au carré

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Notre collègue Stéphane POUVREAU était, au côté de Catherine Dupont (archéomalacologue au CNRS),  invité de l’émission « La Terre au Carré » du 4 février sur France Inter.

Menée par Mathieu VIDARD, cette émission intitulée « L’histoire insoupçonnée de l’huître » revient sur l’histoire mouvementée de ce coquillage emblématique de la gastronomie.

Présente sur Terre depuis plus de 150 millions d’années, l’huître a marqué l’histoire humaine, de la préhistoire à nos jours. Les chasseurs-cueilleurs se délectaient déjà de ce mollusque il y a 8 000 ans. Avec l’Antiquité, elle devient un mets de luxe prisé par les Romains, qui innovent en ostréiculture. Au Moyen Âge et à la Renaissance, l’huître incarne le raffinement, appréciée par les monarques comme Louis XIV et Louis XVIII. Cependant, l’huître a souvent frôlé l’extinction, victime de la surpêche et des maladies. Le XXe siècle voit l’huître plate décimée, remplacée progressivement par des variétés importées, principalement l’huître creuse japonaise que nous consommons aujourd’hui.

Aujourd’hui, des programmes de restauration comme REHPAR, dirigé par Stéphane tentent, dans la rade de Brest, de préserver cette espèce emblématique. Une poignée d’ostréiculteurs en baie de Quiberon maintient encore la production traditionnelle de l’huître plate, gardienne d’un patrimoine maritime menacé.

(Ré)écouter le podcast sur le site de France Inter

 

Laboratoire LEMAR – 2018