Workshop ClimClam au congrès international SYMPA à Arcachon

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La première édition de la conférence internationale SYMPA sur les palourdes japonaises et européennes s’est tenue à Arcachon du 8 au 10 septembre 2025, réunissant environ 150 scientifiques de plusieurs nations travaillant sur ces deux espèces. Le colloque a été organisé autour de 5 sessions thématiques :

  1. Traits d’histoire de vie ;
  2. Processus évolutifs et fonctionnels ;
  3. Interactions biotiques ;
  4. Habitat et facteurs environnementaux ;
  5. Pêche et gestion : de l’espèce à l’écosystème

Cet événement fut, pour le projet ClimClam, l’occasion de réunir tous les partenaires (UBO, CNRS, SB Roscoff, Univ. Padova, SATMAR) et d’organiser un workshop pour faire le point sur les résultats et perspectives du projet qui entame sa dernière année. Christine Paillard, Gwenaëlle Le Blay, Stéphanie Madec, Mélody Lebrun et Morgane Le Noc y ont représenté le LEMAR.

La conférence internationale SYMPA a permis de consolider les collaborations entre chercheurs européens, africains et asiatiques, et a fait émerger l’ambition d’un réseau international consacré aux palourdes, qui permettra de pérenniser les recherches initiées par l’IRP ClimClam.

 

Natalia LLOPIS MONFERRER reçoit le prix Biologie de terrain de la Fondation Maxwell/Hanrahan

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Cet été la Fondation Maxwell Hanrahan a décerné ses prestigieux prix de biologie de terrain à 5 chercheurs et chercheuses internationaux. Parmi les lauréats nous avons eu le grand plaisir de lire le nom de Natalia Llopis Monferrer !

Natalia à effectué sa thèse au LEMAR sous la direction de Paul Tréguer, encadrée par Aude Leynaert et Fabrice Not (SB Roscoff). Ses travaux de doctorat portaient sur les Rhizaires et leur contribution au cycle global du silicium. Après sa thèse, Natalia a effectué un premier post-doctorat au LEMAR avant d’obtenir une bourse Marie-Curie pour continuer ses recherches entre la Station Biologique de Roscoff et le MBARI aux USA.

Les prix de biologie de la Fondation, doté d’une récompense de 100,000 $, « récompensent et encouragent les chercheurs dont les travaux ont été sous-estimés, qui sont en début de carrière ou à un stade critique et qui font preuve de curiosité dans la recherche sur le terrain. Ces prix soutiennent les scientifiques à titre individuel, mettent en valeur leurs perspectives diverses et leur permettent de consacrer du temps à l’observation et à l’expérimentation qui nous aident à mieux comprendre le monde qui nous entoure. »

Félicitations à Natalia et, bien sûr, aux autres Lauréat.e.s !

Le projet Art et science Habloom s’expose tout l’été à Rostrenen

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Basée à Rostrenen en Centre-Bretagne, La Fourmi-e est une association qui développe et diffuse l’art en milieu rural. À travers sa programmation de résidences et de festivals, La Fourmi-e accompagne et soutient les artistes dans le domaine des arts visuels et contemporains. Chaque année, l’association organise dans l’espace public de Rostrenen « In Cité » un festival d’art visuel et contemporain. La 10ème édition de ce festival s’est tenue du 5 au 13 juin, sur le thème de l’eau.

Dans le cadre d’In Cité #10, La Fourmi-e organise, du 13 juin au 5 septembre, « Plongez ! », une exposition collective de photographies avec Anso, Hortense Le Calvez et Pauline Isabelle Hégaret en co-production avec Espace d’Apparence, au centre aquatique du Blavet.

Parmi ces artistes, Pauline Isabelle Hégaret a collaboré avec Hélène Hégaret et Caroline Fabioux, dans le cadre de leur projet ANR HABIS. Cette collaboration Art et Science a donné lieu au projet HABLOOM vise à la création d’œuvres artistiques autour des impacts des efflorescences algales nuisibles. Ce sont ces réalisations qui seront visibles tout l’été à Rostrenen !

 

Campagne DAUNPAPUA en Papouasie-Nouvelle-Guinée

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La campagne océanographique DAUNPAPUA, co-dirigée par notre collègue Eric Pante (LEMAR) et Sarah Samadi (MNHN), en collaboration avec Ralph Mana (Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée) a débuté le 18 juin et se déroulera jusqu’au 29 juillet 2025, dans les eaux de Papouasie-Nouvelle-Guinée, à bord du navire océanographique ANTEA. Cette campagne constitue la cinquième expédition du programme Tropical Deep-Sea Benthos (TDSB) en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) et ambitionne de compléter la cartographie de la biodiversité benthique profonde dans une des zones les plus riches au monde : la zone économique exclusive (ZEE) de la PNG.

Objectifs scientifiques

La campagne DAUNPAPUA a trois objectifs majeurs :

  • Explorer le sud de la ZEE de PNG, une région encore largement inconnue malgré son potentiel en biodiversité marine, notamment les baies de Milne, Goodenough ou Dyka Ackland, et le golfe de Papouasie.
  • Étudier les mécanismes de connectivité entre les communautés benthiques profondes de la région pour comprendre comment les espèces se dispersent et évoluent.
  • Analyser les processus évolutifs responsables de la richesse faunistique du sud-ouest Pacifique, à travers des prélèvements dans divers habitats : monts sous-marins, canyons, suintements froids, etc.

Ces objectifs s’inscrivent dans une approche de taxonomie intégrative couplant données morphologiques, génétiques et écologiques, visant à mieux cerner la structuration biogéographique et la dynamique évolutive des espèces profondes.

Contexte historique et scientifique

Le programme TDSB, initié dans les années 1970, a permis d’organiser plus de 70 expéditions et de publier plus de 1500 articles scientifiques. En PNG, les expéditions antérieures (BIOPAPUA, MADEEP, PAPUANIUGINI, KAVIENG) ont conduit à la découverte de centaines de nouvelles espèces, consolidant le rôle de la région comme un hotspot de biodiversité marine mondiale. Toutefois, une grande partie du sud de la ZEE reste inexplorée.
Historiquement, la région a été peu couverte par les grandes expéditions océanographiques du XXe siècle. Les rares données existantes sur la faune profonde de PNG proviennent de zones hydrothermales très spécialisées, laissant l’essentiel de la biodiversité benthique encore inconnue.

Plan de navigation de la campagne DAUNPAPUA

Un territoire exceptionnel

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est située au cœur du Triangle de Corail, une zone qui abrite environ 75 % des espèces mondiales de coraux. Bien que la biodiversité terrestre et côtière soit relativement bien documentée, la faune des grands fonds reste largement méconnue. Le projet DAUNPAPUA vise à combler ce manque, en apportant des données cruciales pour la recherche fondamentale et la conservation.

Sensibilisation et ancrage local

DAUNPAPUA ne se limite pas à la recherche : elle inclut un volet de sensibilisation active. Deux programmes de médiation scientifique sont prévus à Port Moresby et Alotau, en partenariat avec l’UPNG. Ils réuniront des chefs tribaux, des représentants d’institutions locales et de l’ambassade de France, autour de présentations et d’expositions de spécimens . Ces actions visent à valoriser les savoirs scientifiques auprès des communautés locales et à encourager un dialogue autour de la gestion durable des ressources marines.

Enjeux internationaux : UNOC 2025

La campagne s’inscrit dans le contexte de la 3e Conférence des Nations Unies sur les Océans (UNOC 2025). Elle répond directement aux objectifs de développement durable liés à la conservation des océans (ODD 14) en renforçant les connaissances sur les écosystèmes profonds, essentiels mais vulnérables, et souvent ignorés dans les stratégies de protection marine. L’intégration des données de DAUNPAPUA dans les grandes bases internationales contribuera à une meilleure gouvernance mondiale de la biodiversité marine.

 

La campagne DAUNPAPUA est une opération scientifique, diplomatique et pédagogique d’envergure internationale. Elle renforce le rôle du MNHN dans la recherche en biodiversité marine et affirme l’engagement de la France aux côtés des pays du Sud dans la préservation du patrimoine naturel mondial.

Suivre la campagne DUANPAPUA sur le blog d’Eric PANTE

 

La campagne dans la presse :

 

Les avancées scientifiques du Groupement De Recherche Plastiques, Environnement, Santé en dessins !

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Lors des journées annuelles du Groupement De Recherche Plastiques, Environnement, Santé (GDR PES) 2024 à Marseille, une collaboration artistique a été initiée avec l’autrice Capucine Dupuy pour mettre en lumière les recherches menées par les membres du réseau sous la forme de 12 fiches illustrées. Pour réaliser ce travail de médiation, Capucine a rencontré et discuté avec beaucoup de scientifiques lors des journées et a travaillé étroitement avec le conseil scientifique du GDR pour identifier et comprendre les questionnements prioritaires et certaines avancées scientifiques majeures. Un travail d’illustration avec le dessinateur Bobika a ensuite été réalisé et a permis la production de la première série dessinée sur les avancées scientifiques du Groupement De Recherche Plastiques, Environnement, Santé !

Cette série est disponible en version française et anglaise.

Si ces fiches n’ont pas vocation à être exhaustives et ne reflètent qu’une petite partie des travaux menés à l’échelle nationale sur le thème de la pollution plastique, elles sont par contre destinées à être diffusées le plus largement possible vers l’ensemble de la société et à être utilisées comme un outil de médiation pour diffuser l’état des connaissances actuelles et mieux comprendre les enjeux liés à la pollution plastique, sous un format illustré et humoristique!

Laboratoire LEMAR – 2018