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Margot Sauvadet, Administrateur du LGO

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai commencé ma carrière à l’INSERM en tant que gestionnaire. J’ai ensuite travaillé dans le privé et plus particulièrement dans l’organisation de congrès en France et à l’étranger et dans l’évènementiel pour l’industrie pharmaceutique.

J’ai réintégré l’INSERM dans les années 90 en tant que responsable administratif puis secrétaire général du Centre de Recherche Biomédicale Bichat Beaujon (CRB3), puis du centre de recherche sur l’inflammation (CRI) à l’Université Denis Diderot à Paris.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Je suis originaire de la région, je souhaitais revenir en Bretagne après de nombreuses années à Paris et aussi découvrir d’autres domaines de la recherche.  Une offre de mutation du CNRS est arrivée à point nommé à la fin du mandat de l’unité de recherche et le début du nouveau quinquennat du LGO.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Dans la continuité de mes fonctions précédentes, mais dans un tout autre contexte, de la médecine à la géologie (j’étais bien loin des problématiques de campagnes à la mer et des missions de terrain), depuis 2017, j’assure la coordination et la mise en œuvre des activités d’administration et de gestion budgétaire et financière, en relation avec les tutelles de l’UMR (CNRS, Université de Bretagne Occidentale et Université de Bretagne Sud). Ce travail se fait au sein de l’équipe administrative que j’anime, et qui est constituée de 3 à 4 gestionnaires.

Principalement, je veille à l’exécution du budget, au suivi et à l’analyse des dépenses. J’apporte mon aide au montage de dossiers de financements ou de labellisation du laboratoire (ANR, Equipex, Carnot). Je collecte et j’analyse des données qualitatives et quantitatives (agents recrutés et accueillis, financements, biens inventoriés, relations internationales, productions du laboratoire, mandats et responsabilités des membres du laboratoire). Je participe aussi à la rédaction des rapports (dont Dialog et évaluation HCERES), des enquêtes, audits et évaluations sur l’organisation, la production et les moyens du laboratoire.

Je suis également responsable de la mise à jour de la bibliographie du laboratoire et référente HAL pour le LGO.

Un autre volet de mes activités sont le conseil aux agents et l’aide à la rédaction des dossiers de promotion, de concours, de CV (IT, BIATSS, CDD, post-doc), de montage de projets divers. Dans ce même domaine, je participe aux jurys internes de recrutement du laboratoire.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Lorsque j’organisais des congrès, quelques heures avant son intervention, au lieu de l’écran, du vidéoprojecteur et autre équipement high tech, un éminent conférencier a demandé qu’on lui installe un énorme tableau noir couvrant tout le mur, et de la craie. L’orateur a fait son exposé dans un silence absolu, en remplissant chaque centimètre d’une belle écriture et l’a achevé en posant son point final tout en bas à droite du tableau. C’était la conférence du jour et ce fut un moment magique !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Cette anecdote professionnelle est aussi un beau souvenir.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Lire, marcher, courir, jardiner…

As-tu une devise ?

Il y a toujours des solutions (mais j’espère qu’il n’y aura pas trop de problèmes).

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Bertrand Gobert / IRD

Kevin Quessette / CNRS

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Margot Sauvadet / CNRS

Noé LAHAYE
, Physicien-Océanographe post-doctorant CNES au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai obtenu ma thèse au laboratoire de météorologie dynamique à Paris. Je travaillais globalement sur la dynamique des tourbillons dans l’océan et dans l’atmosphère. Ensuite, j’ai fait un premier post-doctorat aux USA à San Diego. Il portait sur les ondes internes, qui sont des perturbations en courants et densités qui se propagent dans l’océan. Nous nous intéressons à ces ondes internes parce qu’elles jouent un rôle important dans la circulation océanique et notamment dans le mélange de masses d’eau de densité différentes.

Après mon 1er post-doc, je suis rentré en France et je suis arrivé à Brest — à l’IUEM, donc ! —, pour faire un second post-doc avec Jonathan Gula et Guillaume Roullet au LOPS. Je me suis intéressé à la génération de ces ondes internes par les fonds marins et à leur impact sur les courants profonds. Dans le cadre de ce post-doc, j’ai eu l’occasion de participer à une mission de collaboration pluridisciplinaire au niveau d’un site hydrothermal profond, « Lucky Strike », au large des Açores sur la dorsale nord atlantique, pour essayer de comprendre l’impact des courants sur les écosystèmes.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

C’est l’IUEM qui m’a choisi !

J’ai découvert et compris ce qu’était l’IUEM au cours de mes deux années de post-doc. Mais je ne connaissais pas l’IUEM avant de venir à Brest, je savais juste que je venais au LOPS. Je suis stimulé par les aspects pluridisciplinaires qui sont renforcés à l’Institut et les interactions potentielles avec les biogéochimistes notamment.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je suis en post-doc, employé par le CNES pour travailler sur les ondes internes générées par la marée au sein du LOPS côté IFREMER, avec Aurélien Ponte qui est chercheur à Ifremer. Je travaille sur la modélisation de ces ondes et leur caractérisation à l’aide d’altimétrie par satellite. C’est un projet qui s’inscrit dans le contexte de la future mission spatiale SWOT (Surface Water and Ocean Topography), qui permettra de mesurer la signature dynamique des courants océaniques sur la déviation du niveau de la mer avec une couverture spatiale inédite. Nous parlons de révolution dans la communauté d’océanographie physique, et il y a beaucoup d’enjeux autour de la caractérisation de la signature des ondes de marée interne. Le but de mon travail est de mettre en place un modèle qui permette de reconstruire le champ d’ondes de marée interne à partir de ces données (entres autres) et de mieux caractériser leur cycle de vie : où sont elles générées, comment se propagent-elles, ou sont-elles dissipées, comment affectent-elles la circulation générale…

 

As-tu des anecdotes professionnelles ?

Je me suis déjà retrouvé dans une réunion où l’un des protagonistes n’a pas pu résister à la tentation d’une petite sieste. Nous étions trois…

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

C’est mon post-doc à San Diego. La plage était en bas du laboratoire. J’allais surfer le matin avant d’aller travailler ou le soir au coucher du soleil.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Le surf, la plongée et, surtout, la musique. Je joue de la batterie.

Et je m’intéresse un peu aux questions politiques et environnementales. Je viens au travail à vélo, je fais partie d’une AMAP…

 

 

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Noé Lahaye

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Suzanne Lutfalla

Virginie Dupont, Enseignante-chercheure en chimie au LBCM à l’UBS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Jusqu’au DEA de chimie fine, j’étais à l’UBO. J’ai fait une thèse à l’Ecole nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC) à Nancy. Mon sujet portait sur la synthèse et l’analyse structurale des N-hydroxy peptides. Il s’agissait de faire de la synthèse de petits peptides de façon à remplacer la liaison amide biodégradable par un groupe plus résistant aux attaques enzymatiques. L’objectif était de favoriser certaines conformations de la molécule pour influencer les propriétés structurales des peptides afin d’intervenir sur la reconnaissance macromoléculaire de protéines. Le sujet était très fondamental. J’utilisais beaucoup la résonance magnétique nucléaire (RMN), la diffraction par les rayons X et la spectroscopie infrarouge pour des études  conformationnelles. Après un poste d’ATER à Nancy pendant un an, j’ai été recrutée sur un poste de Maître de conférence à l’UBO fléché UBS en 1994. A ce moment-là, il n’y  avait qu’un laboratoire d’analyse de l’eau, d’hygiène publique et industrielle et j’ai travaillé sur les phénomènes de métabolisation des rejets industriels et des lixiviats de déchets (jus des ordures ménagères) pendant un an. Puis j’ai intégré le LBCM (Laboratoire de Biologie et Chimie Moléculaire) en 1995. Entre 1996 et 2001, je suis partie à Nantes au laboratoire de synthèse organique (CEISAM) pour des raisons scientifiques et pour rapprochement de conjoint. Je suis ensuite revenue à l’UBS et j’ai intégré le laboratoire d’ingénierie des matériaux de Bretagne (LIMATB), qui est devenu l’Institut de recherche Dupuy de Lôme. J’ai aussi un peu travaillé avec les collègues du  LGO et j’ai réintégré le LBCM en 2015. Je suis professeure depuis 2018.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

En étant que chercheure associée au LBCM, j’ai intégré l’IUEM en même temps que le LBCM.  

Que fais-tu à l’IUEM ?

D’une part, je suis chercheure associée dans l’équipe de valorisation des ressources biologiques et des molécules marines. Mes compétences portent sur l’extraction de métabolites primaires et secondaires à activité biologique. Ce sont, par exemple, des molécules sécrétées par des algues (lipides ou sucres).

D’autre part, j’enseigne la chimie organique et l’analyse physico-chimique. Depuis 2012, j’assure entre 60 et 96 heures auprès des étudiants de licence et principalement en TP. En effet, de mon point de vue, c’est l’enseignement où les interactions avec les étudiants sont les plus importantes.

Parmi mes autres activités, j’ai été doyen de la fac de sciences de 2006 à 2012 et depuis 2012, je suis 1ère Vice-présidente en charge du conseil d’administration, des ressources humaines, des finances et du patrimoine. Entre 2016 et 2019, j’ai été Vice-présidente Cohésion à l’Université Bretagne Loire. Je suis aussi présidente de l’association nationale des Vices-présidents du conseil d’administration des universités depuis 2016 et candidate à la présidence de l’UBS de mars prochain !


 

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Un plaisir toujours renouvelé à enseigner, malgré les responsabilités et qui se nourrit des commentaires des étudiants : « Madame, surtout n’arrêtez pas ! »

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Cuisiner pour faire plaisir, faire du sport (course, natation) et découvrir de nouveaux horizons !

As-tu une devise ?

Une devise que je partage avec un brestois que l’UBO connaît bien : « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Et « Carpe diem ».

 

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Olivier Pleyber

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Virginie Dupont

Ika Paul-Pont, Chercheure en écotoxicologie marine au LEMAR : Médaille de bronze CNRS 2019

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai commencé mon parcours de recherche par une thèse qui portait sur les interactions entre contaminants métalliques et micro-organismes pathogènes sur des mollusques bivalves à la station marine d’Arcachon. J’ai particulièrement apprécié cette thématique « multistress » à l’interface entre l’écotoxicologie et l’étude des relations hôte-pathogène chez des modèles bivalves. J’ai d’ailleurs essayé de conserver cette approche pluridisciplinaire dans la suite de mes travaux. Je suis ensuite partie 2 ans en Australie pour travailler sur l’épidémiologie d’un virus qui cause des mortalités massives d’huitres dans cette région du globe mais aussi en France et dans de nombreux autres pays. Ce postdoc m’a permis de travailler main dans la main avec des ostréiculteurs pour mettre en place de nouvelles pratiques d’élevage afin de réduire les mortalités dues au virus ; ça a été une expérience très riche scientifiquement et humainement.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Ma thèse faisait partie d’un projet ANR en collaboration avec le LEMAR et un de mes sites d’étude était situé à Landéda. Je suis donc venue à l’IUEM très régulièrement pendant mes 3 années de doctorat. J’ai eu un réel coup de cœur pour le coin et l’équipe du LEMAR avec qui j’ai eu la chance de travailler. Lorsque j’ai décidé de rentrer en France en 2013, il était donc évident pour moi de venir travailler à l‘IUEM. J’ai eu l’opportunité de démarrer un postdoc sur les microplastiques, un sujet bien différent de mon expérience australienne, mais qui me permettait de renouer avec les aspects de toxicologie dans l’environnement marin. Pendant cette année de postdoc j’ai candidaté au CNRS et j’ai été recrutée en tant que chargée de recherche en octobre 2014.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je développe la thématique microplastiques au LEMAR en binôme avec Arnaud Huvet (Ifremer). Nous nous intéressons au devenir et aux impacts des microplastiques et nanoplastiques sur les écosystèmes côtiers. Nous développons 3 grands axes de recherche :

  • Nous menons des campagnes d’échantillonnage en milieu côtier (principalement rade de Brest à bord de l’Hésione et l’Albert Lucas) avec Anne-Laure Cassone (CNRS) afin de déterminer les niveaux de contamination et d’essayer d’identifier les sources et le devenir des particules en rade.
  • Les débris plastiques en mer étant des substrats très rapidement colonisés par tout un cortège microbien, nous nous intéressons aux pathogènes associés aux microplastiques et au rôle de ces particules dans la dissémination de micro-organismes pathogènes et l’émergence de maladies. Je retrouve ici mes approches multistress.
  • Enfin, nous étudions en laboratoire, via des expériences in vitro et in vivo, la toxicité des micro- et nanoplastiques sur des organismes marins modèles, à savoir le phytoplancton et les mollusques bivalves. Dans ce cadre, Kevin Tallec, doctorant, étudie notamment l’effet des nanoplastiques sur les jeunes stades de vie de l’huître (gamètes, embryons, larves) afin d’appréhender l’impact de ce contaminant sur l’ensemble du cycle de vie de cette espèce.

Ces 3 axes sont abordés à travers différents projets de recherche menés aux échelles régionale (SAD IN MEMO), nationale (ANR Nanoplastics ; CRD ANSES ; PROMPT ; FUI Microplastic2 ; DRMM MICROLAG) et européenne (Interreg MICRO ; Interreg PPP). Cette année, nous avons aussi participé à la création d’un GDR CNRS, « Polymères et Océans », qui vise à fédérer la communauté scientifique nationale, pluridisciplinaire et très diverse, sur la thématique du devenir et des impacts des plastiques dans l’environnement aquatique.

Au sein du LEMAR, je m’occupe aussi de l’oganisation des séminaires avec Aurélie Chambouvet et de l’organisation des Journées du LEMAR (JDL) avec Anne-Laure Cassone. Enfin, je participe à un groupe de travail récemment créé, et animé par Arnaud Huvet et Sébastien Artigaud, sur l’éco-responsabilité dans la recherche.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Entre les péripéties sur le terrain, les surprises lors de manips en laboratoire et les situations rocambolesques en colloque, j’en aurais plein à raconter, mais ce sont à chaque fois des histoires à rallonge… Une sombre histoire de carboglace sur une aire d’autoroute bordelaise rappellera sûrement des souvenirs à certains Lemariens !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

J’ai eu de merveilleux moments dans chacune de mes expériences professionnelles, donc il est difficile d’en choisir un. Les plus beaux souvenirs qui me viennent en tête en premier concernent les sorties sur le terrain, aussi bien dans le bassin d’Arcachon que dans les rivières d’Australie ou dans la rade de Brest : ces moments de grâce très tôt le matin lorsqu’on a la chance de pouvoir admirer la beauté de la nature, là, sur l’eau, alors que tout se réveille doucement avec le lever du soleil… C’est unique et magique ! Un autre très bon souvenir, plus pragmatique, qui me vient tout de suite est le jour où j’ai eu le concours CNRS ! J’étais tellement heureuse et soulagée, j’ai bien mis une semaine à m’en remettre et à recoller les pieds sur terre !

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Les voyages, la plongée, la randonnée et la découverte du monde, de nouvelles cultures.

As-tu une devise ?

La vie étant rarement un long fleuve tranquille j’aime beaucoup cette citation de Benjamin Pelletier : « La force des vrais détours n’est pas d’éloigner mais d’amener au but avec plus d’exactitude ».

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Ika Paul-Pont

Crédit photos : LEMAR

Yann Moalic, Post-doctorant en microbiologie au LMEE

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Après un master en bio-informatique, j’ai fait ma thèse à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) à Ploufragan entre 2004 et 2008. Je travaillais sur l’intégration du rétrovirus endogène porcin dans le génome de cellules humaines infectées in vitro. Ensuite, j’ai fait un postdoctorat au Centre Ifremer de Brest au sein du laboratoire Environnement profond. J’étais chargé de mettre en place une approche de modélisation en réseau pour caractériser le flux génique entre les populations de divers organismes marins jusqu’en 2012.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai intégré le LMEE en 2013 en tant qu’enseignant-chercheur contractuel. Mon souhait était de continuer à travailler sur les environnements profonds mais plus à l’échelle moléculaire comme à l’époque de mon doctorat. J’ai exercé cette fonction pendant 5 ans jusqu’en juin 2018 et depuis septembre 2019, j’ai un contrat de postdoc sur un projet ANR qui vise à mieux comprendre le métabolisme des acides ribo-nucléiques (ARN, expression des gènes) chez les Archées.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Mon activité princpale concerne la création de mutants chez le modèle archée Thermococcus barophilus. J’ai participé à l’amélioration de l’outil génétique qui permet d’enlever des gènes dans cette Archée pour mesurer et évaluer leurs rôles fonctionnels. Ce modèle de laboratoire permet de comprendre comment cette espèce est adaptée à la vie sous pression puisque son habitat naturel se trouve à 3500 mètres de profondeur, au niveau de la ride Médio-Atlantique. Son optimum de croissance est de 400 bars ; le laboratoire dispose d’incubateurs haute pression et haute température qui permettent de reproduire cet environnement. Cela permet d’identifier les gènes qui sont régulés par l’effet de la pression hydrostatique puis nous recherchons leur rôle fonctionnel par mutagénèse.
Je collabore également avec les collègues du laboratoire côté Ifremer sur la stabilité des génomes face à ces environnements extrêmes (haute pression et haute température). J’ai été amené à créer des mutants dépourvus d’enzymes impliquées dans la réparation de l’ADN et j’utilise les nouvelles technologies de séquençage et mes compétences en bioinformatique pour mesurer l’impact génomique globale de leurs fonctions.

Enfin, je suis également sollicité par mes collègues écologistes pour mes compétences en analyse réseaux qui est une approche pertinente pour appréhender la complexité des interactions microbiennes au sein des écosystèmes.

Je suis aussi correspondant communication du laboratoire en binôme avec Stéphanie Renard, gestionnaire de notre unité.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

A la fin de ma thèse, j’habitais Morlaix et je faisais le trajet en train jusqu’à la gare de St Brieuc. De là, le Zoopôle de Ploufragan avait mis en place un système de navette qui était assuré par des taxis briochins. Durant ces trajets, j’avais donc souvent l’occasion de parler de mon travail et de m’exercer à la vulgarisation scientifique. C’était en 2006/2007 pendant l’épizootie de grippe aviaire dont Ploufragan était le laboratoire de référence européen chargé d’analyser tous les échantillons suspects de France. Les chauffeurs étaient donc plutôt réceptifs à ce qui se passait dans mon laboratoire. Un jour, il y en a un qui m’a dit « vous les chercheurs, vous êtes comme les peintres, vous devenez célèbres après votre mort ». C’était sur la ton de la plaisanterie et j’avoue que ça m’a fait rire sur le coup mais, ça m’a aussi fait réfléchir sur le métier de chercheur en tant qu’activité quotidienne et la perception que la société peut avoir de cette profession. Je n’ai pas choisi d’être chercheur pour être célèbre mais si ça arrive un jour, j’espère que je serai encore vivant. Une chose est certaine, c’est que cette comparaison entre un chercheur et un artiste m’a aidé à prendre conscience de l’importance du côté créatif du métier de chercheur. Cela m’a aussi souvent aidé à tenir le coup quand les résultats espérés se faisaient attendre, que ce soit au laboratoire ou de la part de l’ESR.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

J’ai plein de bon souvenirs mais le plus improbable a été de photographier en direct pendant un quart ROV, un nudibranche à 850m de fond dans le golfe de Gascogne (cf photo)

Quels sont tes centres d’intérêt ?

En dehors de la science, j’ai une vie de famille bien remplie. Mais avec le peu de temps qu’il me reste je joue de la guitare et je profite du SUAPS pour faire de la Savate.

As-tu une devise ?

« never give up, never surrender » Quincy Taggart

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« Wer immer strebendsich bemüht, den können wir erlösen » Goethe.

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Yann Moalic