Pascale Lherminier, chercheure en océanographie physique au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai commencé à faire de la mécanique des fluides à l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielle de Paris dans le cadre de mon cursus d’ingénieur, suivi d’un DEA en océanographie. Dans la foulée, j’ai effectué ma thèse à l’Université Pierre et Marie Curie de 1994 à 1998 sur la convection profonde en mer du Groenland avec Jean Claude Gascard. C’est suite à cette expérience que je suis partie trois ans à Monterey en Californie pour un contrat post doctoral au sein du département d’Océanographie de la Naval postgraduate School. Alors que ma thèse était focalisée sur l’étude de données, mon contrat post-doc quant à lui s’appuyait sur des modèles qui m’ont permis d’expliquer la réponse des flotteurs isobares à la convection profonde. C’est plus tard, en 2001, que j’ai été embauchée à l’Ifremer en tant qu’océanographe physicienne et expérimentaliste.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

J’ai choisi d’intégrer le laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS) parce qu’il disposait d’une équipe technique ainsi que de moyens à la mer vraiment exceptionnels, avec des programmes qui m’intéressaient beaucoup. Je souhaitais également exercer mon activité hors de Paris. Ainsi, l’idée de travailler à Brest m’a beaucoup plu.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Dès mon arrivée j’ai travaillé avec Herlé Mercier sur le projet OVIDE qui dure depuis 2002 et qui porte sur la variabilité décennale de la circulation océanique en Atlantique Nord en s’appuyant sur des observations. D’ailleurs, tous les deux ans, nous partons en mer pour faire des mesures le long d’une section Portugal – Groenland. Notre partenariat avec d’autres laboratoires au sein de l’IUEM, notamment les équipes du LEMAR nous a permis de mener la mission GEOVIDE qui a combiné les objectifs d’OVIDE et ceux de GEOTRACES. Nous avons à cet effet collaboré avec Géraldine Sarthou sur ce projet en tant que co-chefs de cette mission.

Au quotidien, j’alterne entre les publications de GEOVIDE 2014, l’interprétation des données d’OVIDE 2016 et le traitement des données d’OVIDE 2018. A cela s’ajoutent les commissions, les expertises, la communication, les sollicitations des étudiants. Je suis d’ailleurs correspondante communication au niveau de l’IUEM pour le laboratoire (LOPS) au sein d’un réseau qui réunit une quinzaine de personnes 2 à 3 fois par an.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

Depuis 2012, les campagnes OVIDE sont organisées une fois sur deux sur le bateau de nos partenaires de l’Institut en recherches marines de Vigo, en Espagne. En 2012, nous avions travaillé une danse galicienne traditionnelle que nous avons présentée sur le pont un Dimanche après déjeuner (j’y jouais de l’accordéon et le commandant la gaïta). Nous nous étions déguisés de façon insolite et avons passé un très bon moment.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Du point de vu professionnel, mes plus beaux souvenirs sont les différentes campagnes en mer auxquelles j’ai participé. C’est l’occasion d’être sur le terrain en contact avec nos sujets d’études. Il s’agit en plus de belles aventures humaines.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La musique sous toutes ses formes. Je fais partie de deux chœurs. Je joue également du violon et de l’accordéon à mes heures perdues. J’aime aussi beaucoup passer du temps avec mes enfants.

As-tu une devise?

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !

Crédit photos

Sébastien Hervé / UBO

Simon Barbot/Ifremer/OVIDE2018

Contact

Pascale Lherminier