Articles

La belle histoire des merveilles de la Terre, un ouvrage de Gilles Chazot

, ,

Gilles Chazot, professeur à l’UBO au laboratoire Géosciences Océan (LGO) de l’IUEM, est l’auteur de ce beau livre publié aux éditions De boeck supérieur . Gilles est un géologue passionné d’histoire et cet ouvrage est une invitation à découvrir l’histoire de notre planète à travers ses spécificités naturelles les plus exceptionnelles. Il s’adresse au grand public,  comme l’étaient déjà la belle histoires des volcans et Volcanologie dont il est coauteur. Gilles Chazot est auteur de nombreux travaux sur le manteau sources des basaltes. Ses recherches actuelles portent sur le volcanisme du rift Est-Africain, de la ligne volcanique du Cameroun et sur les arcs insulaires du Pacifique.

Ce panorama chronologique résume, en 170 fiches largement illustrées, l’histoire mouvementée de notre planète depuis sa naissance – il y a 4,5 milliard d’années – jusqu’à nos jours. Le style choisi, évitant toute formalisation, passionnera tout lecteur fasciné par les phénomènes naturels extrêmes ou les voyages. De nombreux encarts indépendants viennent compléter les fiches chronologiques par exemple sur l’exploitation des roches, des minerais et des minéraux.

Voici un lien pour feuilleter un extrait du livre.

 

Crédit photos

De boeck supérieur édition

Marie-Agnès Chazot 

Contact

Gilles Chazot / UBO

Exposition de photos de Kevin Quessette du LGO

,

Cette exposition intitulée « Les Mots Obscurs, Des Petits Détails, Colorés, de la Salle Blanche & Ses Environs » sera présentée dans le hall niveau 1 de l’IUEM du 14 octobre au 12 novembre 2019. Le vernissage aura lieu le jeudi 17 octobre à 16h.

Il y a un peu plus de 7 ans, je posais pour la première fois de ma vie, les pieds dans un laboratoire de Géochimie.

J’entrais, « déguisé », dans une grande salle, froide, ventilée, et comme son nom l’indique, Blanche !

Arrivé le 1er Mai 2012, suite à une Noémi (chouette fille, non !) j’ai dû attendre le jour suivant, le 2 Mai, pour commencer.

J’ai appris sur le « tas », comme on dit. Philippe m’a donné mon cahier de laboratoire, et hop, j’ai sauté dans le train en marche.

Photographe à l’origine de mes métiers, j’ai vite été attiré par les formes et les couleurs qui se côtoient en Salle Blanche.

Et des couleurs, il y en a de belles. Mi Mai, je faisais avec mon téléphone, une très jolie photo, qui est actuellement exposée, avec cinq autres photos dans le hall du bâtiment de l’Amphi D. Suite à cette photo, plein d’autres ont suivi et sont encore à venir.

Je présenterai aussi le Jeu de 7 Familles de La Salle Blanche du LGO, que j’ai créé spécialement à l’occasion de ma participation,  l’an passé, à la Fête de la Science. Alors ? Pourquoi avoir choisi comme titre d’expo « Les Mots Obscurs »…

Déjà , le hublot jouait un rôle sur mesure… Le ‘O’, et puis, derrière cet ensemble de portes protectrices, il y a des produits chimiques…

Oh !!! Pas des tendres… Parfois même si dangereux, que certains utilisateurs en tremblent, mais je respecte.

C’est aussi grâce à ces acides, que les données scientifiques avancent…

Je profiterai de cette exposition pour remercier certaines personnes…

Kévin QUESSETTE.

Crédit photo et affiche

Kévin Quessette

Stefan Lalonde, lauréat du Prix Houtermans 2019

,

L’Association Européenne de Géochimie (EAG) a décidé de remettre le prix Houtermans 2019 à Stefan Lalonde, chercheur en géosciences au Laboratoire géosciences océan (LGO).

Parcours de Stefan

Canadien ayant grandi en Nouvelle-Écosse et au Montana, Stefan a obtenu une maîtrise en géomicrobiologie à l’Université McGill (2006) et un doctorat en géochimie à l’Université d’Alberta en 2011. Les recherches de Stefan se concentrent sur l’évolution de l’environnement de surface et de la biosphère du Précambrien.

Les travaux de Stefan ont combiné des expériences en laboratoire et des données géochimiques sédimentaires pour comprendre la composition chimique de l’eau de mer dans l’Archéen et le Paléoprotérozoïque, avec un accent particulier sur les roches sédimentaires chimiques riches en fer comme les formations ferrifères en bande (BIF). Au cours de ses travaux de doctorat à Edmonton avec Kurt Konhauser et de ses travaux postdoctoraux à Brest avec Olivier Rouxel, Stefan a construit d’importants ensembles de données géochimiques BIF qui ont aidé à limiter l’évolution des nutriments marins dans le temps géologique profond, notamment les histoires du phosphore, du nickel, du chrome, du cobalt, du cuivre et du zinc.

Stefan a rejoint le CNRS en tant que chercheur au LGO en 2013. Il s’est concentré sur l’altération oxydative naissante de l’Archéen au Paléoprotérozoïque, y compris la cinétique de l’oxydation minérale et la production microbienne d’oxygène. Il a élaboré de nouveaux modèles pour l’altération oxydative précoce par les communautés de tapis microbiens benthiques. Il a dirigé des études de tapis microbiens fossilisés dans la ceinture de roches vertes de Barberton (Afrique du Sud) qui ont révélé une colonisation de la surface de la terre il y a 3,2 milliards d’années et indiquait des différences dans le cycle du carbone et de l’azote entre les milieux terrestres et marins à cette époque. Stefan a également publié des articles sur l’absorption d’oligo-éléments sur les oxydes de fer et les surfaces bactériennes en milieu naturel et en laboratoire, sur la silicification microbienne et sur les applications paléoenvironnementales du fer, du molybdène et du germanium comme isotopes stables.

Les travaux en cours, financés par la Commission européenne et en étroite collaboration avec Philip Fralick (Université Lakehead), visent à comprendre les liens entre la production de carbonate, la composition de l’eau de mer et la photosynthèse dans les eaux peu profondes de l’Archéen par l’étude sur le terrain et par forage de certaines des plus anciennes plateformes de carbonate (mésoarchéennes) de la Terre conservées dans le Nord de l’Ontario au Canada.

Des informations complémentaires et une liste de publications sont disponibles ici.

La remise du prix aura lieu en août 2019 à Barcelone lors de la conférence internationale de géochimie « Goldschmidt ». Six chercheurs en France ont déjà obtenu cette distinction depuis sa création en 1990.

À propos du Prix Houtermans

La bourse Houtermans est décernée chaque année à un scientifique dans les 12 ans suivant le début de son doctorat, qui doit être terminé. L’admissibilité est déterminée par le statut du candidat à la fin de l’année au cours de laquelle les candidatures sont reçues et non l’année de présentation de la bourse ; par conséquent, pour la bourse Houtermans 2019, les candidats doivent avoir commencé leur doctorat en 2006 au plus tôt.

Le prix reconnaît une seule contribution exceptionnelle à la géochimie, publiée sous la forme d’un seul article ou d’une série d’articles sur un seul sujet. Il est nommé en l’honneur de Friedrich Georg Houtermans, un physicien austro-néerlandais-allemand.

Le prix est décerné chaque année lors de la conférence Goldschmidt. Le prix se compose d’une médaille gravée, d’un honoraire (1000 euros) et d’un certificat.

Contact

Stefan Lalonde

Christine Authemayou, Maître de conférences en tectonique et géomorphologie au LGO

,

Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

J’ai fait ma thèse à Aix en Provence au laboratoire du Cerege (Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’Environnement) de 2002 à 2005. L’objet de cette thèse était d’étudier l’activité de failles sismiques dans la chaîne du Zagros en Iran. J’ai ensuite fait un postdoc à Lausanne en Suisse jusqu’en 2008 sur l’étude de l’activité de failles au Guatemala puis j’ai été recrutée comme maître de conférences à l’UBO en septembre 2008.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

Ce sont les thématiques de recherche en géosciences du LGO qui m’ont attirées. Je souhaitais apporter mon savoir-faire et mes connaissances de terrain pour faire un pont entre les recherches dans le domaine marin et le domaine côtier terrestre. J’étais aussi attirée par la dynamique de l’IUEM,  la dimension humaine du LGO et ses interactions avec les autres unités de l’Institut, propices au développement de projets et à la communication entre scientifiques.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Une partie de mes activités est dédiée à l’enseignement, à la fois en licence et en Master SML. Je réalise des cours magistraux, des travaux dirigés (TD) et des stages de terrain qui sont pour moi primordiaux à la formation de futurs géologues. Depuis 2007, j’ai repris la responsabilité du Master Géosciences océan.

Côté recherche, mes objectifs sont d’étudier les déformations de la croûte terrestre grâce à des marqueurs (paléo-rivages soulevés, rivières, plans de failles…) observés en surface au niveau des marges et de comprendre les processus responsables de ces déformations. Actuellement, je travaille sur 2 chantiers impliquant l’étude de récifs coralliens soulevés en Indonésie et à Cuba. Ces deux zones sont localisées sur des limites de plaques tectoniques très actives. Les objectifs sont à la fois de mieux comprendre la géodynamique de ces zones, mais aussi de déterminer les différents facteurs externes qui contrôlent la morphogénèse de ces terrasses coralliennes et de quantifier l’érosion de ce type de côtes.

Equipe franco (LGO-M2C-IsTerre-LPG) cubaine (IGP) au cours du terrain de novembre 2018 (financement LabexMER).

Enfin, je suis correspondante communication pour le LGO, en binôme avec Aurélie Penaud.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

En Indonésie, nous devons parfois échantillonner dans des zones sensibles. Notamment en juin 2018, nous devions échantillonner dans un site sacré d’un village traditionnel de l’île de Sumba qui pratique une religion animisme appelée Marapu. Pour le prélèvement, il a fallu faire un rituel religieux pour demander l’autorisation aux esprits, leurs ancêtres. Nous avons du également donner de l’argent coincé entre la pierre et le marteau de géologue, le temps de la prière pour dédommager le sacrifice du lieu.

 

Mission de terrain à Sumba (Indonésie) en juillet 2018 : collaboration franco (LGO-M2C-IsTerre-LPG) indonésienne (LIPI) sur financements INSU-CNES.

J’ai d’autres anecdotes plus anciennes, surtout lors des mes terrains au Guatemala, car avec les croyances Mayas et la peur des exploitations minières, il était mal vu être d’être géologue et on risquait d’être brûlé vif. Malgré beaucoup de prudence, il nous est arrivé de nous débarrasser des échantillons dans la nature au dernier moment après avoir été prévenu d’un risque.

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Il n’y en a pas qu’un. Mes plus beaux souvenirs sont associés aux rencontres sur le terrain, celles de mes collègues et des  habitants. Partager les connaissances, les cultures, les musiques, cela enrichit les missions.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

En dehors de la géologie, ils sont classiques ; la randonnée, la nature, la danse, mes enfants…

As-tu une devise ?

Pas vraiment mais en ce moment c’est plutôt Carpe diem.