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Exposition Report’Images à l’IUEM

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Jusqu’au 22 octobre 2021, 8 photoreportages sur l’approche écosystémique des pêches réalisées par Marcel Mochet sont présentés dans le hall principal de l’Institut. Le choix de ces clichés est en lien avec l’École d’été Mer et Journalisme qui a eu lieu à l’IUEM les 24 et 25 août. L’un des partenaires de cet événement, le Club de la Presse de Bretagne, est à l’origine de cette exposition.

Pourquoi Report’Images ?

Depuis 2017, Report’Images s’est donné pour objectif de sensibiliser le grand public à la valeur documentaire du photoreportage, composante essentielle de l’information. Les critères de choix des clichés sont basés sur la présentation d’un récit construit autour d’une situation, d’une problématique ainsi que la qualité technique des images.
Le reportage doit être présenté, soit par un photographe installé en Bretagne sur un sujet qui peut concerner une toute autre région du monde, ou par un photographe extérieur à la Bretagne, qui, cette fois, propose un sujet sur la Bretagne. L’exposition vise également à sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de décryptage des images et de défense de la liberté d’expression. Il est primordial de valoriser et faire connaître le travail de professionnels, souvent méconnus du grand public. Supports pertinents d’éducation aux médias envers les citoyens, les photos de presse prennent en outre une
dimension particulière dans un contexte de lutte contre la désinformation et les fake news.

Qui est Marcel Mochet ?

Après quelque trente années passées à l’Agence France Presse (AFP), il travaille désormais comme indépendant
avec la mer comme sujet de prédilection. Soucieux de raconter l’océan dans son extrême diversité, il a toujours cherché à replacer l’Homme dans ce milieu parfois hostile, souvent inquiétant mais toujours passionnant.
Son reportage sur « Le grand métier » s’inscrit dans cette perspective. Fruit de plusieurs mois d’embarquement au long cours, ces images racontent la vie de marins bretons à bord des grands bateaux usines qui sillonnent le globe des îles Kerguelen, dans les mers australes, au Spietzberg, dans les mers nordiques, à la recherche du poisson.
Publiée dans Le Figaro magazine, XXI, Bretons, Ouest-France, le Télégramme, et sous forme d’ouvrages –« Les pêcheurs des extrêmes », en 2012 (éditions du Rocher) ; et « Ouvriers de l’océan », en 2013 (éditions Palantines) – cette série d’images est le témoignage d’un métier souvent méconnu et parfois décrié.

Crédit photos

Marcel Mochet

Contact

Report’Images

Retour sur l’École d’été « Mer et Journalisme 2021 »

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Ecole d’été « Mer et Journalisme 2021 » : de l’océan des extrêmes et des crises au développement durable

La troisième école d’été « Mer et Journalisme », co-organisée par l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue, l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille (ESJL), l’Institut France Québec Maritime (IFQM), le Club de la Presse de Bretagne (CPB), et Océanopolis s’est tenue les 24 et 25 août à l’IUEM, en présentiel et en distanciel. Les journalistes étaient originaires du Grand Ouest de la France, de Guyane, de Belgique et du Québec, les media représentés étant The Conversation France, Ouest-France, Le Télégramme, Radio Evasion, Radio-Canada, Radiotélévision Belge Francophone RTBF, et des free-lances, soit au total 23 participants. Pour des raisons spécifiques, 3 journalistes africains (Sud Quotidien, Sénégal, Radio communautaire Banyo FM, Cameroun, et Radio Okapi, République Démocratique du Congo) n’ont pu participer en visioconférence mais ont gardé le contact.

La vie sur Terre et son évolution

S’agissant de l’apparition de la vie et de son évolution, avec Franck Selsis, astrophysicien du CNRS à Bordeaux, les participants se sont d’abord envolés vers l’univers pour pouvoir répondre à la question : des océans existent-ils dans la galaxie ? la réponse est clairement oui. Certains sont situés dans des zones « habitables », en prenant l’eau sous forme liquide comme critère d’habitabilité. Quant à la question implicite « la vie (basée sur le carbone) existe-t-elle dans d’autres exoplanètes ? », nous avons vu comment la recherche s’organise pour y répondre. Suite aux conférences d’Anne Godfroy (Ifremer, Brest) et de Marcel Babin (Université Laval, Québec, Canada), nous réalisons qu’après la naissance de la vie sur la planète Terre/Océan il y a plusieurs milliards d’années, en se diversifiant en une multitude d’espèces, les êtres vivants ont été capables de s’adapter à des environnements aussi différents que les milieux hydrothermaux profonds sous-marins (chauds, sans dioxygène, acides…) et les océans polaires (froids, voire englacés). La conférence de Virginie Guiraudon (Sciences Po, Paris) nous a rappelé que l’espèce humaine a toujours migré et que la mise en place récente de différents accords en Europe dans les années 1990 modifie les migrations. Soumise à des pressions de diverses natures (économique, sociale, politique, ou climatique), des hommes font le choix de quitter leur environnement d’origine pour migrer vers d’autres plus attractifs, les océans servant souvent de vecteurs de migration. Dans la très large perspective historique que la conférencière a brossée, il apparait que la période actuelle, caractérisée par d’importants mouvements de peuples d’Afrique ou du Moyen-Orient vers l’Europe, notamment via la Méditerranée, a été précédée par de nombreux déplacements d’Européens à travers l’océan Atlantique, à destination de l’Amérique du Nord et du Sud.

Légende : Anne-Marie Tréguier, directrice de l’Ecole Universitaire de Recherche ISblue ouvre la 3ème école d’été Mer et Journalisme 2021

Changement climatique et ressources biologiques

S’agissant des impacts du changement climatique sur l’océan et de l’exploitation des ressources biologiques marines, Valérie Masson-Delmotte (LSCE, Paris), coprésidente du groupe de travail n°1 du GIEC, a montré aux journalistes comment utiliser les documents mis à leur disposition par le GIEC, et a rappelé le rôle majeur joué par l’océan dans la régulation du climat ainsi que les impacts du changement en cours sur l’océan et pour les écosystèmes marins. Philippe Cury (représentant de l’IRD à Bruxelles) a démontré que la pression anthropique sur les ressources biologiques marines doit fortement diminuer pour rendre possible un développement durable. Dans cette perspective, la mise en oeuvre d’une approche écosystémique des pêches, qui a déjà révélé son efficacité dans plusieurs écosystèmes marins du sud de l’Afrique et au Québec, devrait être considérée. Il faut définitivement penser le futur des pêches dans un contexte global.

Ateliers journalistes-scientifiques

Ces conférences étaient suivies d’ateliers animés par Jennifer Gallé (The Conversation France), Stéphane de Vendeuvre (CPB), Karine Alain (CNRS, IUEM), Brivaela Moriceau (CNRS, IUEM), Maria José Fernandez Vicente (UFR Lettres, UBO), Yvanne Bouvet (UFR Lettres, UBO), et François Le Loc’h (IRD, IUEM). Au cours de ces ateliers traitant des milieux côtiers devenus anoxiques (sans dioxygène) du fait d’une trop forte pression anthropique, des impacts du changement climatique sur l’océan polaire austral, des migrations humaines, et de la mise en oeuvre d’une approche écosystémique des pêches, les journalistes, en interaction avec des scientifiques, ont pu élaborer la trame d’articles ou d’interviews à venir sur ces différents sujets et accroître leurs réseaux de contacts.

Crédit photos

Sébastien Hervé / UBO

Contacts

Pauline Letortu / UBO

Paul Treguer / UBO