Cyril Tissot, Chercheur CNRS en géomatique au LETG-Brest

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Avant d’arriver à l’IUEM, j’ai fait des études de géographie en géomatique appliquée aux dynamiques urbaines à l’université de Besançon, plus précisément sur les flux routiers et les flux touristiques de la licence au M1. Je suis arrivé en M2 à Brest. J’ai intégré le DEA de géomorphologie et aménagement des littoraux à l’IUEM (aujourd’hui mention EGEL). C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’intéresser aux problématiques à l’interface terre-mer. En thèse, j’ai travaillé sur la modélisation des émissions d’effluents d’élevage dans le Finistère. L’objectif était d’analyser la variabilité des épandages agricoles en relation avec la qualité des eaux côtières. Ensuite, j’ai fait un post-doc dans le cadre du programme environnement-vie et société (PEVS) du CNRS.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

La cadre de recherche pluridisciplinaire autour des sciences marines me plaisait beaucoup. Pour un géographe, cette proximité avec différentes disciplines académiques est un atout. Le dynamisme et l’excellente ambiance au sein de l’UMR LETG ont également été déterminants dans mon choix d’affectation. J’ai donc posé mes valises en 2004 suite à mon recrutement comme chargé de recherche au CNRS.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je travaille sur le développement de modèles abordant les interactions homme-environnement. Je m’intéresse en particulier à la simulation des changements d’intensité des activités anthropiques en relation avec la variabilité des conditions d’environnement. Les champs d’application sont très divers : interactions pêche-écosystèmes marins, modèle d’optimisation spatiale pour l’implantation d’infrastructures en mer (Energies marines renouvelables (EMR)), adaptation des agro-systèmes côtiers aux changements climatiques (viticulture). Mes terrains d’études se situent en Bretagne, en Europe (Angleterre, Roumanie, Allemagne, Espagne) et à l’international (principalement Nouvelle-Zélande et Argentine).

En complément, je dispense quelques cours dans le cadre du master EGEL en géomatique appliquée à des problématiques littorales, de l’école doctorale des sciences de la mer et du littoral (EDSML) en systèmes d’informations géographiques (SIG) et j’enseigne également dans le Mastère EMR à l’ENSTA-Bretagne.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

J’en ai au moins une pour chaque mission de terrain car il y a toujours des imprévus !  Il y a quelques années en Baie de Bourgneuf, nous faisions des relevés pour localiser avec précision les bancs ostréicoles et renseigner les densités d’élevages dans les parcs.

Dans cette zone l’envasement est très important et bien sûr, nous sommes retrouvés piégés à plusieurs reprises englués dans la crème de vase. Les ostréiculteurs présents sur place se sont certainement bien moqués de nous !

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

Difficile d’en évoquer un en particulier mais les missions de terrain sont vraiment les meilleurs moments. Fin 2018 j’ai notamment eu la chance d’aller dans les vignobles de Blenheim en Nouvelle Zélande (île du Sud). L’environnement y est incroyable, ce sont des vignobles littoraux extraordinaires.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Le sport (surf, vtt) pour me vider la tête et la musique pour me détendre.

Crédit photos

Ion Tillier

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