Archive d’étiquettes pour : météorologie

Bruno Blanke, Océanographe physicien au LOPS

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Que faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?

Je suis un ancien élève de l’École polytechnique. En dernière année, je me suis tourné vers l’environnement et ai choisi le corps de la météorologie. J’ai donc étudié 3 ans à Toulouse à l’École nationale de la météorologie. Puis, dans le cadre d’une formation par la recherche, j’ai fait une thèse en océanographie physique, au LODYC à Jussieu (Sorbonne Université), de 1989 à 1992, sous la direction de Pascale Delecluse. Ma thèse portait sur la modélisation de la couche de mélange, dans l’Océan atlantique tropical. Il s’agissait de mieux représenter la couche de surface de l’océan et plus généralement la dynamique océanique, en réponse aux interactions air-mer. J’ai ainsi participé à l’amélioration du modèle communautaire OPA Nemo. Vu que Météo-France ne me destinait pas à un métier d’océanographe, je me suis présenté au concours de chargé de recherche du CNRS en 1992, que j’ai réussi. Je suis donc passé du statut d’ingénieur de la météorologie à celui de chargé de recherche, d’abord en détachement, puis par intégration définitive au CNRS. J’ai été recruté au LODYC, qui plus tard est devenu le LOCEAN (laboratoire d’océanographie et du climat : Expérimentations et approches numériques). En même temps, je négociais un postdoctorat aux USA à l’Université de Californie à Los Angeles. J’y ai travaillé 2 ans avec J. David Neelin sur la modélisation d’El Niño. En septembre 1994, je suis revenu au LODYC pour une prise de fonction effective au CNRS. En septembre 1995, avec mon épouse et notre petite fille, nous sommes arrivés à Brest, et j’ai été affecté au LOPS (anciennement LPO) sur le site de la Faculté de sciences et techniques au Bouguen jusqu’en 2016.

Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?

En fait, c’est l’IUEM qui est venu à moi puisque j’étais déjà à Brest quand le LPO a intégré l’IUEM ! Sabrina et moi avions choisi le LPO pour des raisons familiales, et aussi pour la qualité des recherches menées au sein de ce laboratoire.

Que fais-tu à l’IUEM ?

Je suis un chercheur et mon activité s’organise autour de la description lagrangienne de la circulation océanique. L’idée est d’utiliser les sorties des modèles d’océan, plus particulièrement les courants, et d’y faire voyager des particules numériques. J’ai conçu un outil, Ariane, qui se retrouve à la base d’environ 80% de ma recherche et de mes publications. L’outil est particulièrement adapté pour suivre les masses d’eau dans l’océan, étudier d’où elles viennent et comment elles se transforment. Les applications les plus récentes concernent les déplacements des microplastiques dans l’océan. Sous l’impulsion de Nicolas Grima, l’ingénieur qui développe Ariane avec moi, nous avons récemment achevé une formation vidéo avec le SIAME, et le résultat sera disponible prochainement sur le site d’ISblue.

De 2008 à 2013, j’ai été Directeur adjoint du LPO auprès de Claude Roy. De 2016 (l’année ou le LPO a rejoint physiquement l’IUEM) à 2020, j’ai été Directeur adjoint scientifique (DAS) du domaine Océan-Atmosphère de l’INSU. Cette dernière responsabilité ne m’a pas permis d’être trop en contact avec mon labo, mais l’outil Ariane est resté le fil conducteur de ma recherche. Cette période fut très enrichissante : j’ai appris énormément sur l’organisation du CNRS, le fonctionnement des labos, les recrutements…

À ma demande, en 2021, j’ai conservé des missions au service du collectif sur Paris, avec la mise en œuvre de la politique de site du CNRS avec Sorbonne Université. L’idée est pour le CNRS de créer de la confiance et de coconstruire une stratégie de recherche avec ses partenaires universitaires, par exemple autour des grands appels à projets du PIA, surtout quand ceux-ci ne sont ouverts qu’aux universités. Je suis ainsi Adjoint au directeur scientifique référent (ADSR) pour Sorbonne Université, plus particulièrement pour sa Faculté des sciences et ingénierie (ex-Paris 6). Dans le cadre de mes fonctions, je me rends donc souvent à Jussieu, pour consolider les liens entre le CNRS et l’université.

Depuis l’été dernier, je suis membre du Conseil scientifique interne de l’IUEM, et la direction de l’Institut m’a proposé d’en prendre la présidence en septembre 2022. Une de mes premières actions a été de rencontrer chaque membre du CS, pour mieux comprendre et m’approprier les différentes facettes scientifiques de l’IUEM. Les missions du CS sont de répondre aux demandes que nous transmet la direction, de préparer et d’instruire plusieurs appels à projets, d’impulser des actions d’animation et de travailler sur la prospective de l’IUEM.

As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?

J’ai participé au documentaire Voyage au centre de la mer sur Arte réalisé par Marc Jampolsky et coproduit avec Radio Canada. Sa trame était le voyage d’une particule à travers les océans, avec des interviews de scientifiques aux points clefs de sa trajectoire, par exemple les systèmes d’upwelling de bord Est, la glace de mer en Arctique, la circulation de l’Océan austral, les tourbillons océaniques… Mes interventions constituaient le fil rouge du documentaire, et l’équipe du tournage voulait me filmer dans mon bureau. Mais le site du Bouguen ne les satisfaisait pas : ils souhaitaient une vue sur mer… Nous sommes donc allés sur la partie Ifremer du laboratoire. Mais, comme le LPO occupait le rez-de-chaussée du bâtiment Freycinet, il n’y avait pas non plus la vue souhaitée… Finalement, Pierre-Marie Sarradin m’a gentiment prêté son bureau (situé à l’étage d’un autre laboratoire Ifremer) le temps du tournage. Nous avons donc vraiment fait du cinéma, et j’ai tenu un rôle d’acteur dans un décor monté de toutes pièces…

Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?

J’ai eu la chance, en tant que DAS, de faire des visites de labos à Takuvik au Québec, sur l’île de la Réunion ou encore à Buenos Aires en Argentine. Lors de ces visites, j’ai pu apprécier l’implication de tous les agents qui, malgré les distances géographiques qui les séparent de la métropole, avaient toujours à cœur de présenter le meilleur de leurs activités et de souligner l’intérêt du partenariat avec le CNRS.

Quels sont tes centres d’intérêt ?

La randonnée ; c’est ce qui me passionne ici dans le Finistère et occupe une grande partie de mon temps libre.

As-tu une devise ?

Et vogue la galère !

Crédit photos

Sabrina Speich

Contact

Bruno Blanke / CNRS

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Physique

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Master SML

Physique

Ce Master international est co-accrédité par l’IUEM à l’UBO et par l’ENSTA Bretagne. Elle vise à donner aux étudiants la connaissance des propriétés physiques et dynamiques du milieu marin et des éléments d’ingénierie qui s’y rapportent (navires en particulier). Elle comporte 4 parcours : Physique de l’Océan et du Climat (POC), Géophysique Marine (GM), Hydrodynamique Navale (HN) et Sciences des Données Océaniques (SDO).
Les parcours GM, HN et POC ont un bloc commun en M1 : mécanique des fluides, des solides, mathématiques appliquées, analyse de données, modélisation numérique, les spécialisations pour chaque parcours sont plus importantes en M2.
Le parcours SDO n’est proposé qu’en M2,
La formation s’appuie sur des stages longs de recherche académique ou industrielle en fin de M2.

Cette mention permet l’accès à la formation doctorale dans le cadre de l’École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral, ainsi qu’aux emplois d’ingénieur d’étude dans de nombreuses entreprises régionales, nationales ou étrangères. Le contexte Brestois est en effet particulièrement développé pour les sciences et technologies marines.

Le nouveau parcours Sciences des Données Océaniques a ouvert à la rentrée 2020. Suivre ce parcours puis faire un an de Géomatique Marine à l’ENSTA Bretagne (sous réserve d’admission sur dossier) ouvrira au diplôme de cette grande École d’Ingénieurs.

The Marine Physics/Marine Sciences program in cooperation with graduate engineering schools in Brest, is international and taught essentially in English (see the site for more information). 

The program focuses on the physics of the sea (POC specialty), of the Earth particularly under the sea (GM specialty) and of ships and naval structures (HN specialty). In M1 the common scientific basics (Fluid and solid mechanics, applied maths, numerical analysis) are taught. In M2, the specific knowledge of each specialty is taught. Projects and internships are essential in the program. Relation with research centres and with private companies are central to research training.

We hope that a new specialty Ocean Data Science will open in September 2019 in the context of the specialty Ocean Physics and Climate and as an independent specialty (still under Marine Physics/Marine Sciences) in September 2020.

Attending and validating this specialty and then validating the (one-year) specialty Marine Geomatics (provided the results of the M2 are good) would lead to obtaining the Engineering Degree of ENSTA Bretagne.

More precise information in English about our program and how to apply can be obtained by contacting Master.Marphys@univ-brest.fr

Parcours

Physique de l’Océan et Climat

Le parcours s’appuie sur le Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale (LOPS), le Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR), toutes deux des laboratoires de recherche de l’IUEM, le département Hydrographie, Océanographie et Météorologie du SHOM, le laboratoire d’Hydrodynamique côtière du CEREMA. Débouchés : recherche, enseignement-recherche, bureaux d’études (impact de la circulation océanique, ou des événements extrêmes sur les structures en mer, sur l’érosion du littoral, sur l’écologie marine, sur l’exploitation des ressources marines, ou l’évolution des nappes de pollution).

Voir la fiche formation sur le catalogue officiel de l’UBO

Géophysique Marine

Le parcours s’appuie sur le Laboratoire Géosciences Océan (LGO) qui est une unité de recherche, et le département Géosciences Marines d’lfremer. Débouchés : recherche, enseignement-recherche, recherche et développement dans les domaines des énergies marines, du offshore/pétrolier, des ressources minérales marines, et dans des bureaux d’études (transports sédimentaires, risques côtiers…).

Voir la fiche formation sur le catalogue officiel de l’UBO

Hydrodynamique Navale

Le parcours s’appuie sur l’Institut de Recherche Dupuy de Lôme (IRDL, FRE, Brest) et l’Institut de Recherche de l’École Navale (IRENAV). Débouchés : recherche, enseignement-recherche, bureaux d’études et centres d’essais, énergies marines, architecture et construction navale.

Voir la fiche formation sur le catalogue officiel de l’UBO

Ocean data science

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Contacts


Responsable de la mention

Xavier CARTON
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Responsable du M1

Steven HERBETTE
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Responsables de M2

  • Parcours Géophysique marine

Cécile GRIGNÉ
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  • Parcours Hydrodynamique navale

Pierre-Michel GUILCHER
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  • Parcours Physique de l’océan et climat

Xavier CARTON
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