ALG-AD

Creating value from waste nutrients by integrating algal and anaerobic digestion technology

Coordination

Philippe Soudant, Denis De la Broise

Type de projet

Européen

Financement

Interreg

Durée du projet

Début du projet

01/09/2017

Fin du projet

31/03/2021

ALG-AD traite de la réutilisation des déchets dans le cadre d’une économie durable, réduisant les risques de pollution et la dépendance à l’importation de matières premières.

L’ENO est une zone densément peuplée où l’agriculture intensive contribue de manière disproportionnée à la production de déchets alimentaires et agricoles dans l’UE. Afin de les réduire, la digestion anaérobique (DA) y est utilisée (2000 sites en ENO) en convertissant ces déchets en biogaz et en digestats liquides riches en nutriments (DRN). Chaque site produit entre 4 000-70 000t/an de DRN (2-6kg d’azote/t NRD) dont la majorité sont épandues (biofertilisant) mais des limites réglementaires strictes sont imposées du fait de Zones Vulnérables au Nitrate: ZVN (Directive Nitrates 91/676/CEE) pour prévenir les risques d’eutrophisation.

La majorité de l’ENO est soumise à cette directive (58% UK,100% Bretagne et Flandre), engendrant un excès critique de DRN nécessitant des solutions.

ALG-AD en combinant la culture de microalgues à la DA permettrait de recycler les DRN en biomasse pour une production durable d’aliments pour animaux. La technologie sera mise en œuvre et testée in situ de manière collaborative dans 3 sites distincts (Devon,UK; Bretagne,FR; Flandre,BE), choisis pour refléter l’hétérogénéité de la région ENO : des zones rurales à urbaines (OCDE2011), différents déchets biodégradables et contextes réglementaires. La démonstration aux parties prenantes et le développement d’outils d’aide à la décision permettront son adoption.

Ce procédé sur le marché permettrait le traitement de 300 000t/an de DRN après 5 ans de fonctionnement et 6 m t/an après 10ans. Cela permettrait la valorisation de 1 500 à >30 000t d’azote/an qui, autrement, pollueraient les ZVN mais également de produire près de 300 000t/an de biomasse algale sèche pour l’alimentation du bétail en remplacement de protéines importées en améliorant ainsi la sécurité alimentaire.

L'équipe

Collaborateurs

  1. Swansea University UK (leader du projet)
  2. Universiteit Gent BE
  3. Karlsruher Institut für Technologie KIT DE
  4. Birmingham City University UK
  5. Langage AD UK
  6. INNOLAB IL BE
  7. Association des Chambres d’Agriculture de l’Arc Atlantique AC3A FR
  8. Agence nationale de sécurité sanitaire del’alimentation, de l’environnement et du travail ANSES FR
  9. Cooperl arc Atlantique FR

Laboratoire LEMAR – 2018