En juin 2026, l’IUEM a accueilli 10 stagiaires de secondes venu·e·s de toute la France, dans le cadre d’un nouveau dispositif de découverte des métiers de la recherche qui était porté par notre collègue Anne Royer.
Lors de leurs stage, ils et elles ont rencontrés des personnels de l’UAR, du LETG, d’AMURE, du LEMAR et de GO qui travaillaient dans des domaines très différents : acoustique sous-marine, biologie marine, géologie, palinologie, plateformes de mesure (PSO, PACHIDERM), observation côtière, participative et au sud, jeu sérieux sur les risques côtiers, développement instrumental, communication, métiers administratifs…
Dans leur parcours de découverte, ils ont participé à une séquence pédagogique sur le bassin versant de la Mignonne. L’objectif était de comprendre pourquoi aucune variation saisonnière des concentrations en nitrate n’est observée sur cette rivière. Après avoir réfléchi sur les hypothèses liés à cette problématique, les stagiaires ont réalisé des prélèvements et mesures sur une vingtaine de station du bassin versant de la Mignonne. Ils ont ensuite analysé des échantillons avec un spectrophotomètre et travaillé à l’interprétation des résultats en fonction de natures du sol, des exploitations agricoles… et synthétisé leur travail sur un poster.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/07/Stagiaires-seconde-2026-Main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-07-16 10:46:542026-07-16 10:46:54Nouveau dispositif d’accueil des stagiaires de seconde à l’IUEM
Le Master Sciences de la Mer et du Littoral (SML) intègre des enseignements d’anglais dans son parcours. Dans les mentions Sciences Biologiques Marines (SBM) et Chimie de l’Environnement Marin (CEM), les équipes pédagogiques ont fait le choix d’orienter une partie de ces cours vers la vulgarisation scientifique en anglais, centrée sur des thématiques liées à l’océan.
En Sciences Biologiques Marines (SBM), ce projet se déroule sur les deux semestres de la première année de master (S7 et S8). Au S7, les étudiants travaillent en groupes sur un article scientifique en biologie marine, en collaboration avec les étudiants du master IMBRSea, puis réalisent un poster scientifique en fin de semestre. Au S8, ils ont pour objectif de vulgariser cet article à destination du grand public, sous la forme d’une capsule vidéo de trois minutes en anglais.
En Chimie Marine, ce projet s’étale sur deux semestres (S8 et S9). Au S8, les étudiants s’approprient différents articles scientifiques intégrés à une thématique définie par l’équipe pédagogique (par exemple, « The Silicon Cycle » en 2024). Ils en réalisent une présentation orale en fin de semestre. Au S9, l’objectif est de vulgariser cet article à destination de lycéens, sous forme de capsules vidéo de 3 minutes.
Depuis 2023, ce projet en Chimie Marine s’inscrit dans un partenariat avec les lycéens de 1ère de la section Européenne Anglais-SVT du lycée La Pérouse-Kérichen de Brest, encadrés par leur enseignante, Brigitte Marco. Les échanges entre étudiants et lycéens (une vingtaine pour chaque promotion) permettent d’ajuster le niveau de vulgarisation et de situer la thématique dans un contexte global. Dans un second temps, les lycéens exploitent les ressources produites par les étudiants et les enrichissent avec leurs propres projets expérimentaux (par exemple, l’observation d’organismes silicifiants en 2024) pour créer un outil pédagogique interactif (voir le Genially ci-dessous).
Ces formats innovants offrent également l’opportunité d’aborder avec les étudiants des enjeux de Développement Durable et de Responsabilité Sociétale. Par exemple, la thématique « Macroalgae » (2025) a permis d’intégrer des problématiques actuelles comme les marées d’algues proliférantes (algues vertes en Bretagne, Sargasses dans les Caraïbes). La promotion 2026 travaillera sur les techniques de Marine Geoengineering et leurs conséquences potentielles.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/07/anglais-sml-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-07-13 15:45:442026-07-13 15:45:44Enseignement des langues dans le master SML : vers l’anglais et au delà !
Plusieurs collègues de Geo-Ocean, dont Axel Erhold, Pascal Leroy et Arthur Monjot ont participé à une étude dirigée par Mathisse Meyneng et Raffaele Siano du Laboratoire DYNECO de l’Ifremer et publiée le 16 Juin dernier dans la prestigieuse revue Nature. Celle ci porte sur la « dégradation des écosystèmes littoraux due à des décennies d’exploitation minière non régulée.
l’étude menée par des scientifiques de l’Ifremer, de l’IRD, des universités de Bretagne occidentale (UBO) et de Bordeaux, du CNRS et de l’Université de Tartu (Estonie) révèle l’impact de l’exploitation minière du nickel sur les écosystèmes côtiers de Nouvelle-Calédonie. Publiés dans la revue Communications Earth & Environment, ces travaux montrent qu’à partir des années 1950, la mécanisation de l’exploitation des mines a entraîné une forte augmentation des apports de sédiments dans le lagon de Thio et un bouleversement des communautés microbiennes, qui perdure aujourd’hui. Si les mesures environnementales mises en place depuis les années 1975 ont permis de réduire les apports de sédiments directement liés à l’extraction du minerai de nickel dans ce lagon, l’importante érosion des sols à l’échelle du bassin versant continue d’impacter aujourd’hui l’écosystème du lagon de Thio.
Fig. 1: Empreinte environnementale et historique de l’industrie minière enregistrée dans les sédiments du lagon de Thio.
Référence
Meyneng, M., Lemonnier, H., Ansquer, D. et al. Coastal ecosystem degradation driven by decades of unregulated terrestrial mining. Commun Earth Environ7, 494 (2026). https://doi.org/10.1038/s43247-026-03677-8
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/07/Exploitation-Nickel-Lagon-Thio-main.jpg4211210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-07-10 14:23:302026-07-10 14:23:30L’exploitation intensive du nickel a transformé la biodiversité microbienne du lagon de Thio en Nouvelle-Calédonie
Notre collègue Jean-Yves Royer, directeur de recherche CNRS émérite au laboratoire Geo-Ocean, est le premier auteur d’une étude publiée le 8 juillet 2026 dans la prestigieuse revue Nature.
En avril-mai 2024, après la campagne de déploiement OHA-Geodams (pour Observatory with Hydro-Acoustics and Geodesy Near Amsterdam Island), une équipe française associant Geo-Ocean, l’ENS, le LIENSs et l’IPGP) a capturé un événement rare : l’expansion brutale d’une dorsale médio-océanique dans l’océan Indien, près de l’île Amsterdam. Ce processus jusqu’alors théorique, façonne les fonds marins depuis des millions d’années, mais son observation en temps réel est une première !
Les dorsales médio-océaniques sont des chaînes de montagnes sous-marines où deux plaques tectoniques s’écartent, laissant remonter le magma du manteau terrestre. Ce magma, en refroidissant, forme une nouvelle croûte océanique. Grâce à un réseau d’instruments autonomes — balises acoustiques, hydrophones et capteurs de pression — déployés seulement deux mois avant l’événement, les chercheurs ont pu mesurer en détail les mouvements du sol, les séismes et les coulées de lave.
En l’espace de 16 jours, le fond marin s’est étiré horizontalement de 2 à 4 mètres tout en s’affaissant de 4,2 mètres par endroits. Cause de ce bouleversement : un réservoir de magma de 2,5 kilomètres de large, situé plusieurs kilomètres sous la surface, s’est vidangé brutalement. Le magma a fissuré la croûte, déclenchant des séismes et libérant 160 millions de mètres cubes de lave — l’équivalent de 60 000 piscines olympiques. Ces coulées ont recouvert le plancher océanique, formant même un mont sous-marin de 40 mètres de haut à seulement 600 mètres d’un des instruments.
La découverte la plus surprenante ? La majorité des mouvements des failles s’est produite sans tremblement de terre détectable. Une avancée majeure, car elle explique pourquoi les estimations précédentes, basées uniquement sur l’activité sismique, sous-estimaient l’ampleur réelle des déplacements. Ces résultats nous permettent pour la première fois de quantifier les déplacements à l’origine de la formation de la croûte océanique.
Au-delà de la géophysique, cette observation ouvre de nouvelles pistes pour étudier les sources hydrothermales — ces cheminées sous-marines où la vie prospère dans des conditions extrêmes, loin de la lumière du soleil. Une fenêtre unique sur les mécanismes qui façonnent notre planète… et peut-être sur les origines de la vie elle-même.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/07/Geodams-nature-main.jpg4211210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-07-09 15:51:232026-07-09 17:19:32Première observation en direct de la formation de la croute océanique
Au vingt et unième siècle, les sociétés humaines réalisent que les piliers qui ont assuré leur développement au cours des siècles précédents sont mis en question. De nombreux paradigmes ont changé. Nos activités ont dérégulé l’équilibre climatique et gravement affecté la biodiversité à l’échelle planétaire, et plus particulièrement celle des mers et océans qui occupent plus de 70% de la surface de la Terre. Désormais, pour anticiper l’avenir dans une perspective de développement durable, il nous faut comprendre le fonctionnement de l’océan et ses interactions avec les autres enveloppes fluides et solides de la planète Terre. Promouvoir la mise en œuvre d’un tel développement est l’un des enjeux de la décennie de l’océan (2021-2030) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), réaffirmé lors du One Ocean Summit qui s’est tenu à Brest en février 2022. Mieux comprendre l’océan et ses interactions avec le climat et les sociétés humaines, est devenu un enjeu essentiel pour les médias, à même de faire émerger ou de relayer des débats et idées structurantes. En 2019, nous avons mis l’accent sur les « points chauds » de l’océanographie (s’agissant des impacts du changement climatique, de l’économie, du droit, et des technologies marines). En 2020, le focus a porté sur les perturbations humaines de l’océan et les perspectives de développement durable. En 2021, les systèmes extrêmes (polaires, anoxiques), les situations de crises (mer et migrations humaines), et le fonctionnement du système Terre/Océan étaient nos priorités. En 2022, l’école d’été embrassait les interactions océan – climat, avec des intervenants éminents comme Jean Jouzel, Christophe Cassou, Valérie Masson-Delmote, Frank Lecocq, Anne-Marie Tréguier…
De 2019 à 2022, s’inscriront aux quatre écoles d’été 86 journalistes de différents médias (presse écrite, radio, télévision) ou des indépendants (free-lance), non seulement de France mais aussi de Belgique, d’Afrique, et même du Québec avec Radio Canada, et ceci grâce à une collaboration avec l’Institut France – Québec de la Mer (IFQM).
Une formation continue en « Mer et Médias »
Reprenant une suggestion, à la direction de l’IUEM, du groupe SEPA (Ouest-France), de concert avec nos partenaires (Ecole Supérieure de Journalisme de Lille ESJL, Club de la Presse en Bretagne CPB, dans le cadre de la formation continue de l’UBO (SUFCA) nous avons ouvert en 2024 un diplôme d’université (DU) intitulé « Mer et Médias ». Présentement, ont bénéficié de cette formation diplômante trois promotions de journalistes et de communicants (26 personnes au total) provenant de différents médias (Ouest-France, Agence France-Presse, Radio France, ICI Breiz Izel…) ou journalistes indépendants (contributeurs de médias nationaux ou spécialisés comme Le Figaro, Médiapart, TV5 Monde, Océans connectés…) et employés d’entreprises ou d’agences de recherche (Véolia, Coopérative maritime, CNRS …), parfois en reconversion.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/07/DU-MeM-2026-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-07-07 08:58:362026-07-07 08:58:363ème édition du DU « Mer et Medias »
Du 2 au 4 juin 2026, l’IUEM a accueilli l’assemblée générale d’ODATIS. Cette année, l’événement était spécial car il célébrait les 10 ans de ce pôle Océan de données et services de l’infrastructure de recherche Data Terra ! En une décennie, ODATIS s’est hissé comme un acteur clé pour la diffusion, la valorisation et le partage et la gestion des données d’observation de l’océan, fédérant une large communauté issue de grands programmes nationaux et internationaux.
Étaient présents les partenaires institutionnels (CNRS, CNES, Ifremer, IRD, Shom, Universités Marines, Cerema), les membres de la communauté scientifique et opérationnelle, les gestionnaires de données, les acteurs publics, les partenaires privés. Au total, 158 personnes étaient réunies pour trois journées d’ateliers de travail, de sessions plénières et d’échanges qui ont porté sur les questions institutionnelles et scientifiques, entre rétrospectives et perspectives. Elles ont permis de revivre les grandes traversées, les projets phares et les escales marquantes et de mettre le cap vers les nouveaux horizons à explorer.
La dernière session du jeudi 4 a notamment porté sur l’impact social et environnemental des technologies numériques, notamment celles issues de la recherche, venant compléter l’exposition sur la sobriété numérique actuellement accrochée dans les couloirs de l’institut.
Une soirée spéciale a été organisée à l’espace 70.8 « un musée pour l’océan », aux ateliers des Capucins, permettant aux participants une immersion conviviale et ainsi poursuivre les discussions tout au long du parcours muséographique. Les échanges étaient animés auprès de plusieurs capteurs d’observation présentés (satellites, flotteurs Argo, marégraphes,…) pour lesquels les océanographes présents étaient les représentants invités aux 10 ans ODATIS !
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/06/10ans_ODATIS_main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-06-10 16:25:372026-06-11 09:54:35Odatis fête ses 10 ans à l’IUEM
Jeudi 25 juin 2026 – 13h>14h30 – En ligne et en amphi D à l’IUEM – Entrée libre
Solange Teles da Silva – Professeure à l’Université Presbytérienne Mackenzie, elle présentera ses travaux portant sur :
Deep sea mining and the application of the precautionary principle in the light of ecological transition: areas under Brazilian national jurisdiction and beyond national jurisdiction
Résumé : La transition écologique est un processus visant à transformer les modes de production et de consommation afin de bâtir des sociétés durables et résilientes, fondées sur un équilibre entre les activités humaines et les limites écologiques, et assurant la protection des populations les plus vulnérables. La transition énergétique constitue l’une de ses dimensions, et l’exploitation minière des grands fonds marins a été présentée comme une solution pour obtenir les minéraux nécessaires à cette transition. Cependant, malgré l’importance de développer cette activité pour la transition énergétique, ses impacts environnementaux potentiels sont nombreux, notamment des atteintes aux organismes marins essentiels à la régulation du climat. Il convient également de prendre en compte l’Accord sur la biodiversité marine dans les zones situées au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), entré en vigueur le 17 janvier 2026. S’appuyant sur des données scientifiques, le présent travail examine la mise en œuvre de l’ODD 14, qui vise la conservation et l’utilisation durable des océans et des ressources marines, et interroge les possibilités et les limites de l’application du principe de précaution à l’exploitation minière des grands fonds marins, que ce soit dans les zones relevant ou non de la juridiction nationale. Sur la base de l’analyse de la position du Brésil dans les négociations internationales et de l’étude de cas du plateau de Rio Grande (Atlantique Sud), une région stratégique pour le Brésil avec des zones riches en cobalt, nickel, lithium et terres rares comme le tellure – minéraux essentiels à la transition écologique –, on peut se demander si c’est le principe de précaution fort ou faible qui est appliqué.
Abstract : Ecological transition is as a process that has the aim of transform production and consumption patterns in order to achieve sustainable and resilient societies, based on a balance between human activities and ecological limits, ensuring the protection of the most vulnerable people. One of the dimensions of the ecological transition is the energy transition and deep-sea mining has been pointed out as a solution for obtaining minerals necessary to ensure the energy transition. However, despite the importance of developing this activity for the energy transition, the environmental impacts it may cause are numerous, including harm to marine organisms essential for climate regulation, among others. We must also take into account the Agreement on Marine Biodiversity in Areas Beyond National Jurisdiction (BBNJ), entered into force on 17 January 2026. Considering scientific evidence, the present work reflects on the implementation of SDG 14, which aims the conservation and sustainable use of oceans and marine resources, questioning the possibilities and limits of applying the precautionary principle in Deep Seabed Mining, whether in areas under national jurisdiction or beyond national jurisdiction. Based on the analysis of Brazil’s position in international negotiations and the case study of the Rio Grande Rise (South Atlantic), a strategic region for Brazil with areas rich in cobalt, nickel, lithium, and rare earth elements such as tellurium – essential minerals for ecological transition – it is questioned whether the strong or weak precautionary principle is being applied.
Discutante : Betty Queffelec, UMR AMURE
Biographie de Solange Teles Da Silva : Professor at Mackenzie Presbyterian University, member of the Stricto Sensu Graduate Program in Political and Economic Law, and CNPq Research Productivity Fellow (2007-2010) and since 2012.
Bachelor’s degree (1991) from the Faculty of Law of the University of São Paulo (USP) and Ph.D.(2001) and Post-doctorate (2005) in Law from the University of Paris I – Pantheon-Sorbonne. She was a Professor in the Stricto Sensu Graduate Program in Environmental Law at the State University of Amazonas (UEA/ 2003-2012), and an Adjunct Professor at the University of New England (NSW/Australia/ 2022-2024). She received scholarships from national agencies such as FAPESP, CNPq, and CAPES for the development of research projects.
Currently, she is a Member of the International Scientific Council of ISBlue – Interdisciplinary Graduate School for the Blue Planet since 2019 and a member of the Sectorial Scientific Committee of Human and Social Sciences (CCSS 4) of the Institut de Recherches pour le Développent (IRD) (2024-2027).
Leader of the CNPq Research Group on Law and Sustainable Development, she works mainly in the area of environmental law and international environmental law with an emphasis on the following themes: right to the environment, sustainable development, social and biodiversity issues, water, sea and oceans, urban space, climate change, and methodological innovations in legal research.
Du 2 au 6 février 2026, le Master sud-africain en sciences de la mer (SAMOS) a célébré une étape importante avec la tenue de sa semaine de lancement au Campus des sciences de la mer de l’université Nelson Mandela. Le programme a réuni sa première promotion d’étudiants, inscrits à l’université du Cap, ainsi que les enseignants et les partenaires du consortium, afin de marquer le début des cours et la prochaine phase du projet.
Cette semaine a permis aux étudiants de se familiariser avec leur nouveau campus, de s’acquitter des dernières formalités administratives et de rencontrer les responsables de cours, les enseignants et les encadrants. Cette première semaine a permis de poser de solides bases pour la suite du parcours universitaire et tisser un sentiment d’appartenance à une communauté universitaire qui accompagnera les étudiants tout au long de leurs études.
« Les étudiants ont indiqué que le programme d’orientation avait permis de favorisé un sentiment d’appartenance, de clarifié les attentes académiques et d’établir des relations qui ont facilité leur intégration dans la communauté de recherche », a déclaré M. Brishan Kalyan, responsable du programme SAMOS.
Les premiers cours ont débuté le lundi 9 février, marquant le lancement d’un programme de neuf mois qui permettra aux étudiants d’acquérir des connaissances fondamentales sur les systèmes socio-écologiques, la dynamique des écosystèmes marins africains et acquérir des compétences quantitatives essentielles, entre autres. Les étudiants auront ensuite l’opportunité d’approfondir leur apprentissage grâce à des modules optionnels, en se spécialisant dans des domaines tels que la biologie marine ou l’océanographie opérationnelle. Divers séminaires et conférences permettront d’élargir encore davantage leur exposition à la recherche internationale, à l’innovation et aux différents débouchés professionnels. À l’issue des cours, les étudiants rédigeront leur mémoire recherche dans l’un des établissements du consortium SAMOS.
Cette semaine a également permis aux enseignants du programme SAMOS, issus de neuf universités et d’institutions spécialisées sud-africaines et internationales, de se rencontrer en personne avant le début des activités pédagogiques. Cette rencontre leur a donné l’occasion de découvrir les infrastructures du Campus des sciences de la mer et de nouer des liens avec leurs collègues du consortium. Le jeudi 5 février, les enseignants ont participé à une session consacrée à la coordination pédagogique entre les modules et au renforcement de la cohésion au sein de l’équipe enseignante.
Dr Shaun Deyzel, coordinateur scientifique et responsable des données au centre Elwandle du SAEON (South African Environmental Observation Network), a présenté les plateformes d’observation nationales et les ensembles de données mis à la disposition des enseignants et des étudiants. M. Kalyan a ensuite guidé les membres de l’équipe enseignante lors d’une visite des laboratoires, leur présentant les infrastructures du campus. La journée s’est terminée par un moment convivial réunissant étudiants, enseignants et personnel. La matinée suivante a été consacrée à la coordination des sorties terrain et des travaux pratiques. Cette approche collaborative, unique dans le domaine des sciences de la mer en Afrique du Sud, permet aux étudiants de bénéficier d’un large éventail de perspectives issues de l’expertise de plusieurs institutions à travers le pays et à l’étranger.
Le consortium SAMOS a également profité de cet événement pour organiser une réunion de projet afin de préparer la deuxième phase de mise en œuvre. La prochaine étape mettra l’accent à l’élargissement des collaborations scientifiques entre les partenaires sud-africains et européens, au renforcement des capacités d’enseignement et d’encadrement, et à un engagement plus fort avec les acteurs socio-économiques. Ensemble, ces actions enrichiront l’expérience d’apprentissage des étudiants tout en soutenant leur développement professionnel et leur impact à long terme.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/04/SAMOS-main.png4211210Laure De Montbronhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngLaure De Montbron2026-04-23 16:38:202026-07-03 11:16:20SAMOS débute l’année universitaire avec une semaine de bienvenue à l’université Nelson Mandela
La nouvelle avait déja fait grand bruit en Décembre 2025, mais la découverte n’a été publiée qu’il y a peu de temps dans l’International Journal of Nautical Archaeology.
Une équipe de chercheurs, menée par Yves Fouquet géologue retraité de l’Ifremer, a mis à jour un ensemble exceptionnel de 11 structures en pierre immergées à plusieurs mètres de profondeur au large de l’île de Sein. Cette découverte, à laquelle ont participé nos collègues du LETG Pierre Stéphan et Yvan Pailler renouvelle profondément les connaissances sur les sociétés préhistoriques littorales en Bretagne et sur leur capacité d’adaptation aux variations du niveau marin.
Des structures hors normes révélées par Le LIDAR
C’est l’analyse de données LIDAR bathymétriques du programme Litto3D qui a permis d’identifier ces anomalies linéaires dans le relief sous-marin de la chaussée de Sein. Les campagnes de plongée menées entre 2022 et 2024 par l’association la SAMM ( Société d’Archéologie et de Mémoire Maritime dont Yves Fouquet fait partie) ont confirmé qu’il s’agissait d’ouvrages anthropiques : ce sont des aménagements construits en blocs de granite, dont certains atteignent des dimensions remarquables. Le plus grand mur atteint 120 mètres de longueur et constitue la plus importante construction submergée découverte en France. Leur masse totale est estimée à environ 4 300 tonnes pour les deux principaux murs.
Une datation entre 5 800 et 5 300 avant notre ère
En l’absence de matière organique permettant une datation directe par radiocarbone, l’équipe a recouru aux données de variation du niveau marin relatif. Cette approche, développée notamment par Pierre Stéphan géomorphologue à l’IUEM, situe la construction des structures entre 5 800 et 5 300 ans avant notre ère, à la fin du Mésolithique, soit plusieurs siècles avant l’émergence du mégalithisme néolithique en Bretagne. Ces vestiges témoignent ainsi de compétences techniques avancées chez des populations de chasseurs-cueilleurs maritimes. L’ampleur des constructions, ainsi que leur organisation spatiale, suggèrent l’existence de sociétés structurées, capables de mobiliser des ressources humaines importantes et de planifier des aménagements durables dans un environnement littoral en mutation.
Des fonctions encore débattues
L’interprétation fonctionnelle de ces structures reste au cœur des recherches en cours. Certaines d’entre elles présentent des caractéristiques compatibles avec des barrages de pêcheries, destinées à piéger les poissons lors du reflux de la marée. Cependant, leurs dimensions exceptionnelles (hauteur atteignant 2,3 mètres, largeur de base de plus de 20 mètres) dépassent largement les normes connues pour ce type d’aménagement, indiquant que ces structures auraient pu jouer un rôle protecteur contre la houle. Yvan Pailler, archéologue à l’IUEM, défend de son côté l’hypothèse d’une pêcherie d’ampleur inédite, pouvant avoir fonctionné pendant plusieurs siècles en s’adaptant à la remontée progressive du niveau marin.
Des implications majeures pour la préhistoire atlantique
Extraire, transporter et dresser des blocs de plusieurs tonnes suppose une organisation sociale structurée, un ancrage territorial durable et l’existence d’échanges de savoir-faire et d’innovations précoces dans les modes de gestion des ressources marines. La publication de Fouquet et al. (2026) apporte donc un éclairage inédit sur la période de transition entre le Mésolithique et le Néolithique, suggérant que ce savoir-faire constructif a pu constituer un précédent technique déterminant pour l’essor du mégalithisme armoricain. Elle ouvre également de vastes perspectives pour la recherche archéologique le long des côtes submergées de l’Atlantique nord-européen.
Référence de l’article
Fouquet Y., Keroullé J.M., Stéphan P., Pailler Y., Bodénès P., Pernot F., Normant T., Corre P., Legrand W., Lebranchu C., Roullot J., Dubreuil J., Gaillère G. & Poncet X. (01 Apr 2026): Submerged Stone Structures in the Far West of Europe During the Mesolithic/Neolithic Transition (Sein Island, Brittany, France), International Journal of Nautical Archaeology. DOI:10.1080/10572414.2025.2604685
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/04/structures-Sein_2026-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-04-15 11:59:122026-04-29 13:48:25Une découverte archéologique majeure au large de l’île de Sein
Brest accueillera les 18 et 19 juin 2026 l’atelier Polar Argo, un événement scientifique international consacré à l’observation des océans polaires. La rencontre se tiendra sur le campus de Plouzané (IUEM/PNBI), dans un format hybride permettant une participation en présentiel comme à distance.
Argo, c’est quoi ?
Le réseau Argo est un système mondial d’observation des océans composé de milliers de flotteurs autonomes dérivant sous la surface de la mer. Ces petits robots sous-marins plongent, remontent et transmettent des données sur la température, la salinité et les courants océaniques — des informations essentielles pour comprendre le climat de notre planète. Depuis 2001, les flotteurs Argo polaires ont prouvé leur capacité à collecter des données de grande qualité jusque sous les plates-formes glaciaires, y compris dans des zones recouvertes de glace de façon saisonnière.
Les océans arctiques et les mers polaires jouent un rôle crucial dans la régulation du climat mondial : ils influencent directement les échanges de chaleur, les flux d’eau douce et la montée du niveau des mers à l’échelle planétaire. Pourtant, malgré des progrès récents significatifs, ces régions demeurent les zones les moins bien surveillées de l’océan mondial.
Plusieurs défis restent à relever : assurer un financement durable pour étendre le réseau Polar Argo, combler les lacunes d’observation dans les zones les plus reculées, et améliorer la capacité à localiser les flotteurs lorsqu’ils évoluent sous la banquise.
Un événement au cœur du projet OneArgo
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet OneArgo, qui vise à déployer à grande échelle des flotteurs dans l’océan Arctique et les mers marginales polaires à hautes latitudes. Les participants passeront en revue les dernières avancées scientifiques issues des données Argo dans les deux hémisphères, et exploreront les synergies avec d’autres outils d’observation : satellites, modèles climatiques et autres systèmes de surveillance océanique. Des questions plus techniques seront également abordées : conception des flotteurs adaptés aux conditions polaires extrêmes, logiciels embarqués et protocoles de gestion des données collectées.
Les inscriptions et les soumissions de résumés sont ouvertes sur le site d’Euro-Argo.
L’événement est ouvert aux chercheurs, ingénieurs et acteurs du domaine de l’observation océanique.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2026/04/Polar-Argo-Main.jpg4211210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2026-04-08 16:39:292026-04-08 16:40:03Polar Argo : Un atelier international sur l’océanographie polaire à Brest en juin 2026