Connaissez-vous les Solutions fondées sur la Nature (SfN) ? L’idée est de faire avec la nature et pas contre !
Ce concept repose sur des approches qui allient la protection, la gestion et la restauration des écosystèmes naturels afin de relever divers défis sociétaux. En s’inspirant des écosystèmes eux-mêmes, ces solutions offrent des bénéfices environnementaux, économiques et sociaux tout en favorisant la biodiversité.
Créé 2023, le PEPR SOLU-BIOD est un programme ambitieux dédié à la production de connaissances sur les SfN. Regroupant 60 équipes de recherche et 160 acteurs territoriaux, ce programme s’étendra jusqu’en 2032 pour accompagner des changements sociétaux profonds et durables.
Parmi les initiatives portées par ce programme, le Living Lab Ponant, piloté par Adélie Pomade, se concentre sur la pointe bretonne, notamment autour de la rade de Brest et de la mer d’Iroise. Cette déclinaison régionale explore le potentiel des SfN pour répondre aux défis locaux.
Le troisième comité de pilotage du Living Lab Ponant s’est tenu mardi 21 janvier 2025 , rassemblant de nombreux partenaires tels que le Parc Naturel Régional d’Armorique, le Conservatoire Botanique National de Brest, l’UBO, Ifremer, le CNRS et bien d’autres. Après une matinée de discussions, une sortie terrain à la Pointe du Bindy puis dans l’Anse du Roz, a permis d’observer la spartine et le potentiel des solutions fondées sur la nature, en présence des élus locaux et des acteurs territoriaux.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/01/LL-Ponant-2025-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2025-01-27 13:39:402025-04-16 08:41:06Comité de pilotage du Living Lab Ponant
Du 7 au 11 juillet 2025 aura lieu la formation « Comprendre les enjeux environnementaux de l’économie maritime » organisée conjointement par le Campus mondial de la mer et l’UBO. Cette formation se déroulera à Brest et à Roscoff et sera comme l’édition précédente organisée en deux sessions : la session initiation et la session approfondissement.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2025 sur ce lien.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2025/01/C3EM-2025-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2025-01-27 12:06:152025-05-07 08:29:14Edition 2025 de la formation Comprendre les enjeux environnementaux de l’économie maritime
ILICO organise annuellement, autour de son Assemblée Générale, un Colloque dédié à des échanges et réflexions sur des questions scientifiques transversales relevant du domaine littoral et côtier. L’événement 2024 avait un format étendu sur 8 jours.
Le premier temps fort s’est déroulé à l’UBO Plouzané-Brest du 18 au 20 novembre avec les réunions d’instances et l’Assemblée Générale. Les membres des 10* services labellisés (Service National d’Observation (SNO) ou Code Communautaire (CC)) se sont retrouvées pour présenter les ‘success stories’ qui contribuent à structurer l’IR, le projet d’infrastructure européenne JERICO RI (candidat en 2025 à intégrer la feuille de route ESFRI) et d’échanger sur les 5 projets relevant du domaine littoral et côtier financés dans le cadre du PPR Océan et Climat. La réunion conjointe du Comités des Parties Prenantes et du Comité des Services Labellisés et l’instance du Conseil Scientifique de l’IR se sont également tenues lors de ces journées.
Le colloque scientifique EVOLECO 2024 s’est déroulé du 20 au 22 novembre. A l’origine de de cet évènement est une initiative lancée par les coordonnateurs de SNO de l’IR ILICO afin d’organiser un colloque éponyme et de fédérer les communautés des sciences marines côtières produisant ou exploitant des jeux de données (pluri-)décennaux. L’édition Brest-Plouzané a été plébiscitée, comme celles à Bordeaux (2017) et La Rochelle (2021), son succès témoignant en partie de la concentration d’acteurs impliqués dans l’Observation localement (IUEM, Ifremer, OFB …).
Ensemble, l’événement à Brest-Plouzané a réuni plus de 200 inscrits provenant de plus de 30 unités de recherche, des agences gestionnaires de l’environnement, du secteur privé et de l’associatif. Les 3 façades de l’hexagone et les différents bassins de l’outre mer ont été représentés.
Un bon nombre des participants de la semaine à Brest ont joué les prolongations à Paris Sorbonne Université le 26 novembre lors du 1er Symposium de l’IR ILICO dédié à l’Observation littorale et côtière en Outremer (70 présents et 25 en distanciel). Le symposium outremer en présentiel à Paris est une opération que l’IR ILICO souhaite organiser tous les 5 ans pour animer le réseau tout en limitant le bilan carbone de l’événement. Entre temps, divers ateliers s’effectueront en visio et/ou par bassins, selon les opportunités.
Les présentations et des synthèses des échanges (ateliers / tables rondes) seront mises à disposition progressivement sur le site web de l’IR.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2024/12/Colloque-Ilico-2024-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2024-12-11 09:41:442025-02-24 15:10:10Colloque annuel de l’IR ILICO : Les 8 jours de l’Observation Littorale et Côtière
Le troisième forum frontalier Chine-Europe sur les progrès des sciences et technologies océaniques (FFPOST2) s’est tenu à Shanghai et on-line les 18 et 19 novembre 2024. Il était organisé par Paul Tréguer (IUEM-UBO, European Academy of Sciences EurASc) et Jing Zhang (ECNU, Chinese Academy of Sciences), dans le cadre de la décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).
Une cinquantaine de participants ont assisté à l’événement, avec des retransmissions en direct qui ont été suivies par environ 6 000 personnes. Vingt-quatre orateurs invités ont présenté des communications. Les progrès sont remarquables en ce qui concerne l’utilisabilité des océans jumeaux de Ditigal et de l’IA en physique et biogéochimie et en gestion côtière. Tous les déploiements de systèmes d’élimination du dioxyde de carbone (CDR) entraîneront un efflux compensatoire de CO2 ou une réduction de l’afflux à partir de tous les réservoirs naturels, ce qui souligne la nécessité de mettre en place des systèmes réalistes d’élimination du dioxyde de carbone sur terre, dans les océans et dans les eaux bleues. Les puits de carbone dus à la pêche sont en cours d’évaluation, et l’extension de la zone de minimum d’oxygène a été démontrée. Les impacts de l’élévation du niveau de la mer et des événements extrêmes tels que les vagues de chaleur sont des questions clés pour l’avenir proche. Les premiers coûts économiques de l’inondation des côtes sont désormais disponibles. Les progrès spectaculaires des outils et des réseaux d’observation de l’océan ont été mis en évidence.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2024/12/FFPOST2-Main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2024-12-06 12:30:462025-01-30 13:35:36Troisième forum frontalier Chine-Europe sur les progrès des sciences et technologies océaniques
Ce mardi 19 novembre 2024 à eu lieu au Mabilay à Rennes la cérémonie de remise des médailles du CNRS de la délégation Bretagne et pays de la Loire. 5 Médailles et un cristal collectif ont été décernés « à celles et ceux qui, de par l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux, font rayonner le territoire et contribuent, de manière exceptionnelle, au dynamisme et à la renommée de l’institution ». Parmi les lauréats figurent Damien Desbruyères chercheur Ifremer en Océanographie au LOPS ainsi que l’équipe « parc national instrumentation océanographique » de nos voisins de la Division Technique de l’INSU. Félicitations à eux ! Voici la liste des médaillés :
Médaille de cristal collectif : Equipe « Parc national instrumentation océanographique » (DT INSU) – CNRS Terre & Univers – Représentants : Emmanuel DE SAINT-LEGER et Arnaud LE RIDANT
Un article plus complet est disponible sur le site de la délégation régionale du CNRS.
Photos : Pierre Theiller/ CNRS Bretagne et Pays de la Loire
Depuis plusieurs années, l’IUEM utilisait Twitter pour communiquer vers un public aussi large possible. Cependant, depuis le rachat de la plateforme par Elon Musk en fin d’année 2022, le réseau social, devenu « X », a évolué dans un sens qui va à l’encontre de nos valeurs : relativisme, propagation massive de fausses informations, cyberharcèlement, absence de modération, matraquage publicitaire… L’IUEM et les laboratoires qu’il accueille ont donc décidé de quitter cette plateforme.
Nous restons fondamentalement engagés en faveur d’une science décloisonnée qui parle au plus grand nombre et vous invitons à rejoindre notre communauté sur LinkedIn.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2024/11/Leaving-X-2-1.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2024-11-22 09:36:012025-04-16 08:40:44L’IUEM quitte le réseau social X
La série de conférences interdisciplinaires SILICAMICS, lancée en 2015, a pour objectif de mieux comprendre la biosilicification et la nature et l’importance des organismes siliceux dans les océans passés, contemporains et futurs. Elle élabore une approche intégrative qui inclut la physique, la chimie, la biogéochimie, la biochimie, la physiologie, l’écologie et la génomique. La quatrième conférence, qui s’est tenue à Moulin Mer (Logonna-Daoulas, France), a rassemblé plus de 50 scientifiques d’Amérique, d’Asie, d’Océanie, du Moyen-Orient et d’Europe.
Cette conférence a révélé les progrès accomplis s’agissant des bases moléculaires de la silicification ainsi que quant au transfert de silice dissoute depuis l’environnement vers les organes intracellulaires grâce aux protéines-SIT. La planète Terre abonde en végétaux contenant de la silice. Elle intervient comme atténuateur de stress biotiques ou abiotiques. S’agissant des océans, pour le domaine pélagique, en sus du rôle clef joué par les diatomées dans les couches superficielles dont le développement est notamment favorisé par la naissance de structures physiques à petite échelle, celui des radiolaires dans les couches profondes a été souligné. Dans le domaine benthique, les éponges siliceuses, dominantes dans les temps anciens, sont répandues tout à la fois en zones côtières aux zones abyssales. Leur intervention dans les écosystèmes côtiers commencent à être mieux compris. Parmi les flux qui contribuent à alimenter le cycle biogéochimique du silicium dans les océans l’importance du lessivage inverse (reverse weathering) a été confirmé et celle de la dissolution des sables questionnée. Des preuves de l’impact direct du changement climatique sur les écosystèmes marins polaires ont été fournies, en particulier pour l’océan Arctique, où la diminution rapide de la couverture de glace de mer affecte le fonctionnement des écosystèmes pélagiques et benthiques, ainsi que celui du biome de la glace de mer.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2024/10/Silicamics4-main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2024-10-23 13:44:242025-01-30 13:34:57Retour sur la conférence SILICAMICS 4
Après la Nuit des Chercheurs vendredi dernier, c’est au tour de la Fête de la Science d’animer la rentrée scientifique du grand public, du 4 au 14 octobre 2024.
Les festivités finistériennes ont été comme chaque année concoctées par les formidables équipes d’Océanopolis.
L’IUEM sera évidement présent et bien représenté, notamment par Élodie Fleury (LEMAR) ambassadrice finistérienne de la Fête de la Science.
Evénements à Océanopolis
Le Vendredi 4 octobre, à 20h30, à Océanopolis, une série de 3 tables rondes ouvrira les festivités. Gauthier Schaal (LEMAR) participera à la Table ronde #1 : Biodiversité marine, une richesse à préserver. Camille Lique (LOPS) et Elodie Fleury animeront la Table ronde #2 : Océan et climat, des échanges pour la vie.
Mardi 8 octobre à 20h30, toujours à Océanopolis, Paul Tréguer donnera une conférence nommée « Jules Vernes : planète océan ».
Les 5, 6, 9 et 13 octobre, participez (sur inscription) aux visites guidées d’Océanolab et découvrez le projet Genormalg (LEMAR) sur les ormeaux face aux changements climatiques.
Speed searching avec les doctorant.e.s en sciences de la mer et du littoral
Le principe ? Autour d’un objet, échangez avec un jeune chercheur sur ses travaux, son quotidien… Après 7 minutes : changez de table pour rencontrer un autre scientifique et faire de nouvelles découvertes ! Répétez l’opération 5 fois pour faire connaissance avec la science. Rendez-vous le mercredi 9 octobre 2024 aux Enracinés ! (24 rue d’Aiguillon à Brest) Deux créneaux sont proposés au cours de la soirée, chacun avec 5 jeunes chercheurs de disciplines différentes à rencontrer pour explorer l’océan tous tous ses angles : de 19h à 19h45 et de 19h45 à 20h30.
Le Village des Sciences
Du 10 au 13 octobre, le Village des Sciences sera installé au Quartz à Brest. Vous pourrez y trouver plusieurs stands animés par nos équipes :
« Les oméga 3 dans tous leurs états » (LEMAR /AMURE / IFREMER) : Les oméga 3 vous en avez entendu parler mais savez-vous vraiment à quoi ils servent ? Saviez-vous qu’il existe des oméga 3 terrestres & marins ? Savez-vous pourquoi les poissons bleus en contiennent autant ? Embarquez avec les scientifiques du projet ISblue OMEGA pour découvrir l’origine des oméga 3, leur importance pour la santé humaine & celle des écosystèmes marins. Parcourez le monde pour découvrir comment les scientifiques étudient ces oméga 3 marins sur le terrain & dans leurs laboratoires.
Evol’Iroise – En route vers le passé de la rade de Brest (Geo-Ocean / LETG / LEMAR) : Ce projet illustre le changement des paysages sous-marins de la Rade de Brest et du Pays d’Iroise depuis 10 000 ans, en lien avec la remontée du niveau marin et le réchauffement climatique Holocène. Cette histoire, reconstruite par l’étude des sédiments marins et littoraux, sera racontée à travers une maquette puzzle en bois en 3D, un poster numérique interactif, des carottes sédimentaires, et/ou différents échantillons-fossiles (pollens, foraminifères…). Durant le weekend, le stand sera complété par la VR mise au point par ImmerseaLab
« La pollution plastique, du bassin versant à l’océan » (LEMAR « /LABOCEA) : Nous allons aborder, autour d’une maquette, la notion de bassin versant et du cycle de l’eau, ainsi que les impacts de la pollution par le plastique depuis le bassin versant jusqu’à l’océan et la durée de vie des déchets. Ensuite, avec les valises zéro déchet, venez découvrir et discuter des alternatives au plastique pour réduire la pollution avec des exemples concrets.
Climarctic (LOPS / AMURE / LEMAR / Ifremer) : Le projet de recherche CLIMArcTIC invite à s’intéresser aux impacts globaux et régionaux du changement climatique en Arctique : réponses des conditions physiques et biogéochimiques de l’Arctique, intensification future du changement climatique, impacts associés sur les activités socio-économiques de la région, etc.
Abysses : qu’est-ce qui se passe au fond de la mer ? (Geo-Ocean) : Les océans couvrent 70% de la surface de notre planète, pourtant 95% des fonds marins demeurent inexplorés ! Étudier les abysses, c’est nous permettre d’en savoir davantage sur les éruptions sous-marines, les séismes sous-marins, et les tsunamis afin, un jour, de pouvoir les anticiper. C’est aussi étudier des milieux extrêmes marins afin de les préserver. Nous vous proposons un voyage dans les abysses à l’aide de cartes et d’outils, et de roches collectées lors de nos explorations sous-marines.
« Les super-pouvoirs de terres rares » (Geo-Ocean) : Les terres rares, que sont-elles exactement ? elles sont là, dans nos téléphones, nos LED, nos futures voitures ! Lutétium, Néodyme, Cérium, … Découvrez l’origine géologique des mystérieux minéraux qui les renferment ainsi que leur présence en Bretagne ! Depuis leur utilité pour reconstruire l’histoire des continents à travers les temps géologiques jusqu’à leur rôle essentiel pour une société du futur décarbonée, les terres rares sont au cœur de défis bien variés.
Un programme de mini-conférences viendra également ponctuer le weekend, vous y retrouverez là aussi plusieurs chercher.e.s de l’IUEM.
Les deux premières journées seront réservées aux scolaires, mais n’hésitez pas à aller rencontrer nos équipes durant le weekend !
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2024/10/FDS2024-Main.jpg4231210Sebastien Hervehttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngSebastien Herve2024-10-02 17:23:222025-01-30 13:34:23l’IUEM à la Fête de la Science 2024
Accueil des délégations marocaines, tunisiennes et françaises à l’UBO à l’occasion des réunions internationales des PHC Toubkal (Maroc) et Maghreb
Du 21 juin au 25 juin, l’IUEM a accueilli les membres des comités des Partenariats Hubert Curien (PHC) « Toubkal » et « Maghreb » à l’occasion de la tenue de leurs sessions annuelles.
Les partenariats Hubert Curien (PHC) soutiennent les échanges scientifiques et technologiques internationaux du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (MEAE), avec le soutien du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR). Les sessions organisées à Brest permettent de procéder à la sélection de nouveaux projets de recherche concernant toutes les disciplines scientifiques et de faire le point sur ces Partenariats avec le Maroc, la Tunisie et la France.
La délégation du PHC « Maghreb » était constituée de la Directrice du CNRST au Maroc, Mme Jamila EL ALAMI, du Directeur Général de la Recherche Scientifique en Tunisie, M. Mourad BELLASSOUED, du coordinateur du PHC MAGHREB, Jacques DEVERCHERE, des co-présidents français des comités bilatéraux, des attachés scientifiques des Ambassades de France à Rabat et Tunis, et des représentants des Ministères impliqués des 3 pays. Près de 40 projets déposés sur le site de Campus France PHC MAGHREB ont été discutés entre les partenaires.
La délégation du PHC « Toubkal » était quant à elle constituée de la co-présidente marocaine du Comité, Directrice du CNRST au Maroc, Mme Jamila EL ALAMI, du co-président français du Comité, M. Valery BOTTON, de l’attaché scientifique de l’Ambassade de France à Rabat, des représentants des Ministères impliqués et de 14 experts scientifiques tunisiens et français chargés de l’évaluation de plus de 100 projets déposés sur le site PHC TOUBKAL de Campus France.
Les sessions se sont tenues à l’IUEM et au PNBI et se sont déroulées dans une ambiance très cordiale et constructive.
Suite à ma Licence de Biologie, j’ai réalisé le master de sciences biologiques marines à l’IUEM car j’étais intéressée par le domaine marin. J’ai effectué mon stage de master 2 à l’Ifremer de Plouzané et j’ai eu ensuite l’opportunité de continuer en thèse afin de développer des marqueurs de PCR en temps réel (Polymerase Chain Reaction, technique moléculaire permettant d’obtenir d’importantes quantités d’un fragment d’ADN), ciblant des bactéries appartenant à l’ordre des Bacteroidales, afin de discriminer l’origine humaine ou animale des contaminations fécales dans l’environnement littoral. Suite à l’obtention de mon doctorat en 2010, je suis partie 20 mois en post-doctorat en Angleterre à l’université de Birmingham pour faire de l’écologie microbienne en étudiant les interactions entre les biofilms bactériens et le recrutement des micro- et spores de macro-algues dans le contexte du biofouling. De retour en France, j’ai travaillé comme ATER à l’ESIAB car je voulais développer des compétences en enseignement, puis j’ai eu le concours de Maître de conférences en 2014. J’ai obtenu un poste à l’université de Lorraine où je suis restée 4 ans pour faire de l’écologie microbienne en environnement forestier. Je suis revenue ici, au laboratoire BEEP, en 2018 par mutation pour revenir à de l’écologie microbienne marine.
Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?
Je connaissais déjà bien l’IUEM et savais ce qui se faisait dans les labos. Même si ma parenthèse écologie forestière était très intéressante, j’ai toujours été passionnée par les thématiques marines et j’avais gardé des contacts pour de potentielles opportunités.
Que fais-tu à l’IUEM ?
Dès mon arrivée, je suis intervenue dans des enseignements de microbiologie, de la licence au Master MFA (microbiologie fondamentale et appliquée) de l’UFR sciences que je codirige avec Mohamed Jebbar.
En recherche, j’ai développé un nouvel axe en écologie et physiologie microbienne au labo et je m’intéresse donc aux microorganismes (bactéries et archées) impliqués dans le cycle du fer au niveau des sources hydrothermales marines profondes. Fait marquant, j’ai décroché une ANR JCJC IRON2MI il y a deux ans, qui me permet de construire ma petite équipe autour de cette thématique et de le lancer réellement. Entre autre, nous essayons d’isoler de nouveaux microorganismes capables de réduire ou bien d’oxyder le fer pour mieux comprendre les voies métaboliques impliquées dans ces réactions d’oxydation-réduction. En complément, nous utilisons des approches de metabarcoding (technique d’identification moléculaire permettant la caractérisation génétique d’un ensemble d’individus présent dans un échantillon à partir d’une courte séquence d’ADN) pour l’étude des communautés microbiennes et de metagénomique afin de reconstruire des génomes et tout particulièrement d’organismes impliqués dans le cycle du fer. Dans le cadre de cette nouvelle thématique et de l’ANR LIFEDEEPER, j’ai eu l’opportunité en octobre 2023 de participer à la campagne océanographique BICOSE 3. J’ai collecté moi-même des échantillons au niveau du champs hydrothermal TAG situé sur la ride medio-atlantique et de faire une plongée dans le Nautile.
As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?
Allez, une en enseignement et une en recherche. Quelques semaines après être recrutée à l’université de Lorraine, j’ai donné des TP de mycologie. J’étais en blouse et les étudiants aussi. Une étudiante fait un malaise, j’appelle alors un régulateur de l’université pour que l’étudiante puisse aller à l’infirmerie. Quand la personne arrive dans la salle, elle demande l’enseignant et je lui dis donc que c’est moi, or elle ne me croit pas et pense que je suis une étudiante. J‘ai dû batailler pour qu’elle me croie, heureusement les étudiants étaient de mon côté… Aujourd’hui cela ne m’arrive plus !
Souvenir aussi d’un congrès à Seattle où je réalise en présentation orale le vendredi matin dès la début de la session. Je partage une chambre avec un amie qui elle, a continué la fête après le gala du jeudi soir. Elle rentre tard (ou tôt) et pas forcément en pleine forme. Bilan, je ne dors pas beaucoup de la nuit et je la vois encore bien se marrer derrière ses lunettes noires quand je suis sur l’estrade…
Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?
Évidemment ma plongée en Nautile à l’automne dernier avec des émotions variées : l’excitation, le stress, la joie et l’émerveillement. J’ai été très impressionnée par la technique et le savoir-faire des pilotes et au fond (quand on voit affiché -3650m), aucune peur (juste un peu de stress), que de l’émerveillement. Les 8h dans le Nautile passent trop vite !
Quels sont tes centres d’intérêt ?
J’ai fait beaucoup de plongée en mer d’Iroise dès la thèse puis aujourd’hui avec les enfants nous faisons du Kayak en famille. Je fais du vélo et de la randonnée. Toujours des sports de plein air. J’adore jardiner, observer l’évolution de mon jardin au fil des saisons et la résilience des plantes soumises aux tempêtes de la pointe du Finistère.
As-tu une devise ?
C’est dans nos différences que la beauté prend tout son sens (Zohra Aaffane).
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2024/07/portrait-mieszkin-sophie-1-1.jpg4211210cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2024-07-03 11:10:082024-11-22 09:20:29Sophie Mieszkin, Maître de conférences en écologie et physiologie microbienne au laboratoire BEEP
Comité de pilotage du Living Lab Ponant
actualitésConnaissez-vous les Solutions fondées sur la Nature (SfN) ? L’idée est de faire avec la nature et pas contre !
Ce concept repose sur des approches qui allient la protection, la gestion et la restauration des écosystèmes naturels afin de relever divers défis sociétaux. En s’inspirant des écosystèmes eux-mêmes, ces solutions offrent des bénéfices environnementaux, économiques et sociaux tout en favorisant la biodiversité.
Créé 2023, le PEPR SOLU-BIOD est un programme ambitieux dédié à la production de connaissances sur les SfN. Regroupant 60 équipes de recherche et 160 acteurs territoriaux, ce programme s’étendra jusqu’en 2032 pour accompagner des changements sociétaux profonds et durables.
Parmi les initiatives portées par ce programme, le Living Lab Ponant, piloté par Adélie Pomade, se concentre sur la pointe bretonne, notamment autour de la rade de Brest et de la mer d’Iroise. Cette déclinaison régionale explore le potentiel des SfN pour répondre aux défis locaux.
Le troisième comité de pilotage du Living Lab Ponant s’est tenu mardi 21 janvier 2025 , rassemblant de nombreux partenaires tels que le Parc Naturel Régional d’Armorique, le Conservatoire Botanique National de Brest, l’UBO, Ifremer, le CNRS et bien d’autres. Après une matinée de discussions, une sortie terrain à la Pointe du Bindy puis dans l’Anse du Roz, a permis d’observer la spartine et le potentiel des solutions fondées sur la nature, en présence des élus locaux et des acteurs territoriaux.
Edition 2025 de la formation Comprendre les enjeux environnementaux de l’économie maritime
actualitésDu 7 au 11 juillet 2025 aura lieu la formation « Comprendre les enjeux environnementaux de l’économie maritime » organisée conjointement par le Campus mondial de la mer et l’UBO. Cette formation se déroulera à Brest et à Roscoff et sera comme l’édition précédente organisée en deux sessions : la session initiation et la session approfondissement.
Colloque annuel de l’IR ILICO : Les 8 jours de l’Observation Littorale et Côtière
actualitésILICO organise annuellement, autour de son Assemblée Générale, un Colloque dédié à des échanges et réflexions sur des questions scientifiques transversales relevant du domaine littoral et côtier. L’événement 2024 avait un format étendu sur 8 jours.
Le premier temps fort s’est déroulé à l’UBO Plouzané-Brest du 18 au 20 novembre avec les réunions d’instances et l’Assemblée Générale. Les membres des 10* services labellisés (Service National d’Observation (SNO) ou Code Communautaire (CC)) se sont retrouvées pour présenter les ‘success stories’ qui contribuent à structurer l’IR, le projet d’infrastructure européenne JERICO RI (candidat en 2025 à intégrer la feuille de route ESFRI) et d’échanger sur les 5 projets relevant du domaine littoral et côtier financés dans le cadre du PPR Océan et Climat. La réunion conjointe du Comités des Parties Prenantes et du Comité des Services Labellisés et l’instance du Conseil Scientifique de l’IR se sont également tenues lors de ces journées.
Le colloque scientifique EVOLECO 2024 s’est déroulé du 20 au 22 novembre. A l’origine de de cet évènement est une initiative lancée par les coordonnateurs de SNO de l’IR ILICO afin d’organiser un colloque éponyme et de fédérer les communautés des sciences marines côtières produisant ou exploitant des jeux de données (pluri-)décennaux. L’édition Brest-Plouzané a été plébiscitée, comme celles à Bordeaux (2017) et La Rochelle (2021), son succès témoignant en partie de la concentration d’acteurs impliqués dans l’Observation localement (IUEM, Ifremer, OFB …).
Ensemble, l’événement à Brest-Plouzané a réuni plus de 200 inscrits provenant de plus de 30 unités de recherche, des agences gestionnaires de l’environnement, du secteur privé et de l’associatif. Les 3 façades de l’hexagone et les différents bassins de l’outre mer ont été représentés.
Un bon nombre des participants de la semaine à Brest ont joué les prolongations à Paris Sorbonne Université le 26 novembre lors du 1er Symposium de l’IR ILICO dédié à l’Observation littorale et côtière en Outremer (70 présents et 25 en distanciel). Le symposium outremer en présentiel à Paris est une opération que l’IR ILICO souhaite organiser tous les 5 ans pour animer le réseau tout en limitant le bilan carbone de l’événement. Entre temps, divers ateliers s’effectueront en visio et/ou par bassins, selon les opportunités.
Les présentations et des synthèses des échanges (ateliers / tables rondes) seront mises à disposition progressivement sur le site web de l’IR.
Troisième forum frontalier Chine-Europe sur les progrès des sciences et technologies océaniques
actualitésLe troisième forum frontalier Chine-Europe sur les progrès des sciences et technologies océaniques (FFPOST2) s’est tenu à Shanghai et on-line les 18 et 19 novembre 2024. Il était organisé par Paul Tréguer (IUEM-UBO, European Academy of Sciences EurASc) et Jing Zhang (ECNU, Chinese Academy of Sciences), dans le cadre de la décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).
Une cinquantaine de participants ont assisté à l’événement, avec des retransmissions en direct qui ont été suivies par environ 6 000 personnes. Vingt-quatre orateurs invités ont présenté des communications. Les progrès sont remarquables en ce qui concerne l’utilisabilité des océans jumeaux de Ditigal et de l’IA en physique et biogéochimie et en gestion côtière. Tous les déploiements de systèmes d’élimination du dioxyde de carbone (CDR) entraîneront un efflux compensatoire de CO2 ou une réduction de l’afflux à partir de tous les réservoirs naturels, ce qui souligne la nécessité de mettre en place des systèmes réalistes d’élimination du dioxyde de carbone sur terre, dans les océans et dans les eaux bleues. Les puits de carbone dus à la pêche sont en cours d’évaluation, et l’extension de la zone de minimum d’oxygène a été démontrée. Les impacts de l’élévation du niveau de la mer et des événements extrêmes tels que les vagues de chaleur sont des questions clés pour l’avenir proche. Les premiers coûts économiques de l’inondation des côtes sont désormais disponibles. Les progrès spectaculaires des outils et des réseaux d’observation de l’océan ont été mis en évidence.
Cérémonie Médailles CNRS 2024
actualitésCe mardi 19 novembre 2024 à eu lieu au Mabilay à Rennes la cérémonie de remise des médailles du CNRS de la délégation Bretagne et pays de la Loire. 5 Médailles et un cristal collectif ont été décernés « à celles et ceux qui, de par l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux, font rayonner le territoire et contribuent, de manière exceptionnelle, au dynamisme et à la renommée de l’institution ». Parmi les lauréats figurent Damien Desbruyères chercheur Ifremer en Océanographie au LOPS ainsi que l’équipe « parc national instrumentation océanographique » de nos voisins de la Division Technique de l’INSU. Félicitations à eux ! Voici la liste des médaillés :
Médaille de bronze :
Médaille de cristal :
Médaille de cristal collectif : Equipe « Parc national instrumentation océanographique » (DT INSU) – CNRS Terre & Univers – Représentants : Emmanuel DE SAINT-LEGER et Arnaud LE RIDANT
Photos : Pierre Theiller/ CNRS Bretagne et Pays de la Loire
L’IUEM quitte le réseau social X
actualitésDepuis plusieurs années, l’IUEM utilisait Twitter pour communiquer vers un public aussi large possible. Cependant, depuis le rachat de la plateforme par Elon Musk en fin d’année 2022, le réseau social, devenu « X », a évolué dans un sens qui va à l’encontre de nos valeurs : relativisme, propagation massive de fausses informations, cyberharcèlement, absence de modération, matraquage publicitaire… L’IUEM et les laboratoires qu’il accueille ont donc décidé de quitter cette plateforme.
Nous restons fondamentalement engagés en faveur d’une science décloisonnée qui parle au plus grand nombre et vous invitons à rejoindre notre communauté sur LinkedIn.
Retour sur la conférence SILICAMICS 4
actualitésLa série de conférences interdisciplinaires SILICAMICS, lancée en 2015, a pour objectif de mieux comprendre la biosilicification et la nature et l’importance des organismes siliceux dans les océans passés, contemporains et futurs. Elle élabore une approche intégrative qui inclut la physique, la chimie, la biogéochimie, la biochimie, la physiologie, l’écologie et la génomique. La quatrième conférence, qui s’est tenue à Moulin Mer (Logonna-Daoulas, France), a rassemblé plus de 50 scientifiques d’Amérique, d’Asie, d’Océanie, du Moyen-Orient et d’Europe.
Cette conférence a révélé les progrès accomplis s’agissant des bases moléculaires de la silicification ainsi que quant au transfert de silice dissoute depuis l’environnement vers les organes intracellulaires grâce aux protéines-SIT. La planète Terre abonde en végétaux contenant de la silice. Elle intervient comme atténuateur de stress biotiques ou abiotiques. S’agissant des océans, pour le domaine pélagique, en sus du rôle clef joué par les diatomées dans les couches superficielles dont le développement est notamment favorisé par la naissance de structures physiques à petite échelle, celui des radiolaires dans les couches profondes a été souligné. Dans le domaine benthique, les éponges siliceuses, dominantes dans les temps anciens, sont répandues tout à la fois en zones côtières aux zones abyssales. Leur intervention dans les écosystèmes côtiers commencent à être mieux compris. Parmi les flux qui contribuent à alimenter le cycle biogéochimique du silicium dans les océans l’importance du lessivage inverse (reverse weathering) a été confirmé et celle de la dissolution des sables questionnée. Des preuves de l’impact direct du changement climatique sur les écosystèmes marins polaires ont été fournies, en particulier pour l’océan Arctique, où la diminution rapide de la couverture de glace de mer affecte le fonctionnement des écosystèmes pélagiques et benthiques, ainsi que celui du biome de la glace de mer.
l’IUEM à la Fête de la Science 2024
actualitésAprès la Nuit des Chercheurs vendredi dernier, c’est au tour de la Fête de la Science d’animer la rentrée scientifique du grand public, du 4 au 14 octobre 2024.
Les festivités finistériennes ont été comme chaque année concoctées par les formidables équipes d’Océanopolis.
L’IUEM sera évidement présent et bien représenté, notamment par Élodie Fleury (LEMAR) ambassadrice finistérienne de la Fête de la Science.
Evénements à Océanopolis
Le Vendredi 4 octobre, à 20h30, à Océanopolis, une série de 3 tables rondes ouvrira les festivités.
Gauthier Schaal (LEMAR) participera à la Table ronde #1 : Biodiversité marine, une richesse à préserver.
Camille Lique (LOPS) et Elodie Fleury animeront la Table ronde #2 : Océan et climat, des échanges pour la vie.
Mardi 8 octobre à 20h30, toujours à Océanopolis, Paul Tréguer donnera une conférence nommée « Jules Vernes : planète océan ».
Les 5, 6, 9 et 13 octobre, participez (sur inscription) aux visites guidées d’Océanolab et découvrez le projet Genormalg (LEMAR) sur les ormeaux face aux changements climatiques.
Speed searching avec les doctorant.e.s en sciences de la mer et du littoral
Le principe ? Autour d’un objet, échangez avec un jeune chercheur sur ses travaux, son quotidien… Après 7 minutes : changez de table pour rencontrer un autre scientifique et faire de nouvelles découvertes ! Répétez l’opération 5 fois pour faire connaissance avec la science. Rendez-vous le mercredi 9 octobre 2024 aux Enracinés ! (24 rue d’Aiguillon à Brest)
Deux créneaux sont proposés au cours de la soirée, chacun avec 5 jeunes chercheurs de disciplines différentes à rencontrer pour explorer l’océan tous tous ses angles : de 19h à 19h45 et de 19h45 à 20h30.
Le Village des Sciences
Du 10 au 13 octobre, le Village des Sciences sera installé au Quartz à Brest. Vous pourrez y trouver plusieurs stands animés par nos équipes :
« Les oméga 3 dans tous leurs états » (LEMAR /AMURE / IFREMER) : Les oméga 3 vous en avez entendu parler mais savez-vous vraiment à quoi ils servent ? Saviez-vous qu’il existe des oméga 3 terrestres & marins ? Savez-vous pourquoi les poissons bleus en contiennent autant ? Embarquez avec les scientifiques du projet ISblue OMEGA pour découvrir l’origine des oméga 3, leur importance pour la santé humaine & celle des écosystèmes marins. Parcourez le monde pour découvrir comment les scientifiques étudient ces oméga 3 marins sur le terrain & dans leurs laboratoires.
Evol’Iroise – En route vers le passé de la rade de Brest (Geo-Ocean / LETG / LEMAR) : Ce projet illustre le changement des paysages sous-marins de la Rade de Brest et du Pays d’Iroise depuis 10 000 ans, en lien avec la remontée du niveau marin et le réchauffement climatique Holocène. Cette histoire, reconstruite par l’étude des sédiments marins et littoraux, sera racontée à travers une maquette puzzle en bois en 3D, un poster numérique interactif, des carottes sédimentaires, et/ou différents échantillons-fossiles (pollens, foraminifères…). Durant le weekend, le stand sera complété par la VR mise au point par ImmerseaLab
« La pollution plastique, du bassin versant à l’océan » (LEMAR « /LABOCEA) : Nous allons aborder, autour d’une maquette, la notion de bassin versant et du cycle de l’eau, ainsi que les impacts de la pollution par le plastique depuis le bassin versant jusqu’à l’océan et la durée de vie des déchets. Ensuite, avec les valises zéro déchet, venez découvrir et discuter des alternatives au plastique pour réduire la pollution avec des exemples concrets.
Climarctic (LOPS / AMURE / LEMAR / Ifremer) : Le projet de recherche CLIMArcTIC invite à s’intéresser aux impacts globaux et régionaux du changement climatique en Arctique : réponses des conditions physiques et biogéochimiques de l’Arctique, intensification future du changement climatique, impacts associés sur les activités socio-économiques de la région, etc.
Abysses : qu’est-ce qui se passe au fond de la mer ? (Geo-Ocean) : Les océans couvrent 70% de la surface de notre planète, pourtant 95% des fonds marins demeurent inexplorés ! Étudier les abysses, c’est nous permettre d’en savoir davantage sur les éruptions sous-marines, les séismes sous-marins, et les tsunamis afin, un jour, de pouvoir les anticiper. C’est aussi étudier des milieux extrêmes marins afin de les préserver. Nous vous proposons un voyage dans les abysses à l’aide de cartes et d’outils, et de roches collectées lors de nos explorations sous-marines.
« Les super-pouvoirs de terres rares » (Geo-Ocean) : Les terres rares, que sont-elles exactement ? elles sont là, dans nos téléphones, nos LED, nos futures voitures ! Lutétium, Néodyme, Cérium, … Découvrez l’origine géologique des mystérieux minéraux qui les renferment ainsi que leur présence en Bretagne ! Depuis leur utilité pour reconstruire l’histoire des continents à travers les temps géologiques jusqu’à leur rôle essentiel pour une société du futur décarbonée, les terres rares sont au cœur de défis bien variés.
Un programme de mini-conférences viendra également ponctuer le weekend, vous y retrouverez là aussi plusieurs chercher.e.s de l’IUEM.
Les deux premières journées seront réservées aux scolaires, mais n’hésitez pas à aller rencontrer nos équipes durant le weekend !
Réunions internationales des PHC Toubkal (Maroc) et Maghreb
actualitésAccueil des délégations marocaines, tunisiennes et françaises à l’UBO à l’occasion des réunions internationales des PHC Toubkal (Maroc) et Maghreb
Du 21 juin au 25 juin, l’IUEM a accueilli les membres des comités des Partenariats Hubert Curien (PHC) « Toubkal » et « Maghreb » à l’occasion de la tenue de leurs sessions annuelles.
Les partenariats Hubert Curien (PHC) soutiennent les échanges scientifiques et technologiques internationaux du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (MEAE), avec le soutien du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR). Les sessions organisées à Brest permettent de procéder à la sélection de nouveaux projets de recherche concernant toutes les disciplines scientifiques et de faire le point sur ces Partenariats avec le Maroc, la Tunisie et la France.
La délégation du PHC « Maghreb » était constituée de la Directrice du CNRST au Maroc, Mme Jamila EL ALAMI, du Directeur Général de la Recherche Scientifique en Tunisie, M. Mourad BELLASSOUED, du coordinateur du PHC MAGHREB, Jacques DEVERCHERE, des co-présidents français des comités bilatéraux, des attachés scientifiques des Ambassades de France à Rabat et Tunis, et des représentants des Ministères impliqués des 3 pays. Près de 40 projets déposés sur le site de Campus France PHC MAGHREB ont été discutés entre les partenaires.
La délégation du PHC « Toubkal » était quant à elle constituée de la co-présidente marocaine du Comité, Directrice du CNRST au Maroc, Mme Jamila EL ALAMI, du co-président français du Comité, M. Valery BOTTON, de l’attaché scientifique de l’Ambassade de France à Rabat, des représentants des Ministères impliqués et de 14 experts scientifiques tunisiens et français chargés de l’évaluation de plus de 100 projets déposés sur le site PHC TOUBKAL de Campus France.
Les sessions se sont tenues à l’IUEM et au PNBI et se sont déroulées dans une ambiance très cordiale et constructive.
Sophie Mieszkin, Maître de conférences en écologie et physiologie microbienne au laboratoire BEEP
Actu de la lettre, actualitésQue faisais-tu avant de venir à l’IUEM ?
Suite à ma Licence de Biologie, j’ai réalisé le master de sciences biologiques marines à l’IUEM car j’étais intéressée par le domaine marin. J’ai effectué mon stage de master 2 à l’Ifremer de Plouzané et j’ai eu ensuite l’opportunité de continuer en thèse afin de développer des marqueurs de PCR en temps réel (Polymerase Chain Reaction, technique moléculaire permettant d’obtenir d’importantes quantités d’un fragment d’ADN), ciblant des bactéries appartenant à l’ordre des Bacteroidales, afin de discriminer l’origine humaine ou animale des contaminations fécales dans l’environnement littoral. Suite à l’obtention de mon doctorat en 2010, je suis partie 20 mois en post-doctorat en Angleterre à l’université de Birmingham pour faire de l’écologie microbienne en étudiant les interactions entre les biofilms bactériens et le recrutement des micro- et spores de macro-algues dans le contexte du biofouling. De retour en France, j’ai travaillé comme ATER à l’ESIAB car je voulais développer des compétences en enseignement, puis j’ai eu le concours de Maître de conférences en 2014. J’ai obtenu un poste à l’université de Lorraine où je suis restée 4 ans pour faire de l’écologie microbienne en environnement forestier. Je suis revenue ici, au laboratoire BEEP, en 2018 par mutation pour revenir à de l’écologie microbienne marine.
Pourquoi as-tu choisi l’IUEM ?
Je connaissais déjà bien l’IUEM et savais ce qui se faisait dans les labos. Même si ma parenthèse écologie forestière était très intéressante, j’ai toujours été passionnée par les thématiques marines et j’avais gardé des contacts pour de potentielles opportunités.
Que fais-tu à l’IUEM ?
Dès mon arrivée, je suis intervenue dans des enseignements de microbiologie, de la licence au Master MFA (microbiologie fondamentale et appliquée) de l’UFR sciences que je codirige avec Mohamed Jebbar.
En recherche, j’ai développé un nouvel axe en écologie et physiologie microbienne au labo et je m’intéresse donc aux microorganismes (bactéries et archées) impliqués dans le cycle du fer au niveau des sources hydrothermales marines profondes. Fait marquant, j’ai décroché une ANR JCJC IRON2MI il y a deux ans, qui me permet de construire ma petite équipe autour de cette thématique et de le lancer réellement. Entre autre, nous essayons d’isoler de nouveaux microorganismes capables de réduire ou bien d’oxyder le fer pour mieux comprendre les voies métaboliques impliquées dans ces réactions d’oxydation-réduction. En complément, nous utilisons des approches de metabarcoding (technique d’identification moléculaire permettant la caractérisation génétique d’un ensemble d’individus présent dans un échantillon à partir d’une courte séquence d’ADN) pour l’étude des communautés microbiennes et de metagénomique afin de reconstruire des génomes et tout particulièrement d’organismes impliqués dans le cycle du fer. Dans le cadre de cette nouvelle thématique et de l’ANR LIFEDEEPER, j’ai eu l’opportunité en octobre 2023 de participer à la campagne océanographique BICOSE 3. J’ai collecté moi-même des échantillons au niveau du champs hydrothermal TAG situé sur la ride medio-atlantique et de faire une plongée dans le Nautile.
As-tu des anecdotes professionnelles à nous raconter ?
Allez, une en enseignement et une en recherche. Quelques semaines après être recrutée à l’université de Lorraine, j’ai donné des TP de mycologie. J’étais en blouse et les étudiants aussi. Une étudiante fait un malaise, j’appelle alors un régulateur de l’université pour que l’étudiante puisse aller à l’infirmerie. Quand la personne arrive dans la salle, elle demande l’enseignant et je lui dis donc que c’est moi, or elle ne me croit pas et pense que je suis une étudiante. J‘ai dû batailler pour qu’elle me croie, heureusement les étudiants étaient de mon côté… Aujourd’hui cela ne m’arrive plus !
Souvenir aussi d’un congrès à Seattle où je réalise en présentation orale le vendredi matin dès la début de la session. Je partage une chambre avec un amie qui elle, a continué la fête après le gala du jeudi soir. Elle rentre tard (ou tôt) et pas forcément en pleine forme. Bilan, je ne dors pas beaucoup de la nuit et je la vois encore bien se marrer derrière ses lunettes noires quand je suis sur l’estrade…
Quel est ton plus beau souvenir de boulot ?
Évidemment ma plongée en Nautile à l’automne dernier avec des émotions variées : l’excitation, le stress, la joie et l’émerveillement. J’ai été très impressionnée par la technique et le savoir-faire des pilotes et au fond (quand on voit affiché -3650m), aucune peur (juste un peu de stress), que de l’émerveillement. Les 8h dans le Nautile passent trop vite !
Quels sont tes centres d’intérêt ?
J’ai fait beaucoup de plongée en mer d’Iroise dès la thèse puis aujourd’hui avec les enfants nous faisons du Kayak en famille. Je fais du vélo et de la randonnée. Toujours des sports de plein air. J’adore jardiner, observer l’évolution de mon jardin au fil des saisons et la résilience des plantes soumises aux tempêtes de la pointe du Finistère.
As-tu une devise ?
C’est dans nos différences que la beauté prend tout son sens (Zohra Aaffane).
Johanne Aubé /Ifremer
Eva Pouder / UBO
Sophie Mieszkin / UBO