Depuis quelques décennies et face à l’effondrement des stocks de pêche, les gouvernements et organisations internationales ont placé de nombreux espoirs dans le développement de l’aquaculture : progression de la compétitivité, augmentation durable des revenus, renforcement de la sécurité alimentaire.
En 2012, l’aquaculture a fourni 49% de la production mondiale totale du secteur « Pêches-Aquaculture », elle représente aujourd’hui plus de 30% de l’emploi de ce domaine. Cependant, au-delà d’une apparente réussite et d’une volonté politique générale de développement, elle peine à atteindre son plein potentiel et se voit remise en cause du fait d’impacts environnementaux toujours plus prégnants (pollution chimique, biologique et même visuelle) et de retombées socio-économiques discutables.
Entre les objectifs politiques, économiques et les attentes réelles des populations, le « fossé » se creuse ; l’aquaculture a largement focalisé son développement sur les défis techniques et biologiques (fig.1) mais bien moins sur les enjeux socio-économiques pour les populations concernées (cf. à titre d’ex. les efforts actuels qui tendent vers une intensification durable de la production aquacole), les retombées socio-économiques de ces activités en local restent souvent reléguées au regard des motivations commerciales, écologiques et technologiques.
Ainsi et dans de nombreux cas, le manque d’implication des populations et la faible prise en compte de leurs préoccupations dans les projets de développement du secteur aquacole aboutissent à des conflits sociaux parfois violents.
Figure 1. Aquaculture extensive ou intensive : 2 modèles de développement. A- Pêcheurs locaux récoltant des moules vertes en Thaïlande (photo : M. Vakily, WorldFish Center ; B- Collecteur automatisé de moules de ponton en Belgique (photo : W. Versluys).
Dans le monde, plusieurs zones de production aquacole ont connu des mouvements de protestation sociale : en Amérique latine et en Asie dans les années 1990, au Chili en 2012, et même en Norvège – pays phare de l’aquaculture intensive – où certains élus se sont fermement opposés au développement de cette activité, sur leur territoire. Ces conflits illustrent le décalage entre besoins socio-économiques, alimentaires et impacts ressentis par les populations vis-à-vis du développement de l’aquaculture. Le soulèvement de ces populations qui auraient dû en être les premiers bénéficiaires, souligne un important problème lors de l’élaboration des projets : leur manque d’intégration aux processus de planification. En effet, les parties prenantes concernées par l’aquaculture ne sont pas toujours correctement identifiées et, même lorsqu’elles le sont, leur intégration au processus de planification reste marginale. Juridiquement le rôle et les responsabilités des acteurs individuels et institutionnels sont rarement explicitement définis ; de plus les réglementations relatives à l’aquaculture ne sont pas regroupées et viennent s’insérer dans différents secteurs politiques : agriculture, pêche, gestion de l’eau…
Des mesures proactives encourageant la participation des populations à la prise de décisions pourraient contribuer à une meilleure acceptation du secteur aquacole et de sa gestion, avec des répercussions positives sur les collectivités. Cette nécessaire participation du public aux processus de décisions a été reconnue et formalisée au niveau international : communication de la commission européenne sur la Gouvernance en 2001 et déclaration de Phuket par la FAO en 2010…cependant ces déclarations demeurent vagues quant à la manière de mettre en œuvre cette intégration et de traiter concrètement des questions socio-économiques.
Un cadre analytique (fig. 2) est donc proposé pour guider au cas par cas les évaluations des dimensions sociales, économiques et écologiques de l’aquaculture. Il prône la mobilisation de données socio-économiques plus détaillées et spécifiques au contexte des opérations aquacoles, en termes d’emploi (revenus, mixité, etc.), de droits humains (sécurité alimentaire, protection juridique, culture et identité, etc.) et de marchés (pratiques commerciales, contexte micro et macro-économique, privatisation, etc.).
Afin de parvenir à un développement de l’aquaculture politiquement transparent et socialement légitime, ces facteurs devraient être pris en compte lors de la définition des objectifs politiques et de la mise en œuvre des mécanismes de gestion.
Une participation citoyenne à la décision est préconisée, via 4 étapes clés des projets :
1. En amont, par l’évaluation du contexte et des enjeux écologiques, socio-économiques et politiques du territoire concerné.
2. Lors du choix spécifique du système aquacole, en terme d’investissement, de mode de production et de productivité, de main d’œuvre, de commercialisation, etc.
3. Pendant la phase de production lors de l’évaluation intégrée des bénéfices (écologiques, socio-économiques et politiques).
4. Lors de la révision des projets ou de la mise en œuvre de mesures répondant aux problématiques identifiées durant les étapes précédentes.
Figure 2 – Analyse intégrée des systèmes aquacoles : approche en 4 étapes
Bien que les impacts sociaux de la réglementation restent difficiles à prévoir et évaluer, ce nouveau cadre d’analyse est conçu pour utiliser au mieux les données existantes, les avis d’experts et les outils scientifiques à la prise de décision. Il s’applique à de multiples échelles spatiales (des fermes aquacoles aux impacts globaux) et soutient la mise en œuvre, dans la pratique, d’une approche intégrée. A terme, ce cadre pourrait donc être généralisé à différents types de production aquacole dans divers écosystèmes et servir de catalyseur à la « révolution politique » en permettant une prise de décisions participatives au développement de l’aquaculture et en œuvrant à combler l’écart entre politiques et populations. Une prise en compte à niveau égal des questions écologiques, sociales et économiques dans l’élaboration des politiques aquacoles, s’avère nécessaire pour répondre correctement aux nouveaux enjeux de l’aquaculture ; elle devrait être encouragée et formalisée au travers d’institutions solides, dès les premiers pas des projets.
Médiation scientifique
Assurée par ClémentDupont, doctorant de l‘École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université de Bretagne Occidentale), en 1ère année de thèse au sein du Laboratoire Littoral-Environnement-Télé-détection-Géomatique (LETG- UMR 6554).
L’article
A revolution without people? Closing the people-policy gap in aquaculture development. Krause G., Brugere C., Dietrich A., Ebeling M.W., Ferse Sebastian C.A., Mikkelsen E., Pérez Agúndez J.A., Stead S.M., Stybel N., Troell M. (2015), Aquaculture, 447, pp. 44-55. https://doi.org/10.1016/j.aquaculture.2015.02.009
Les auteurs
Ce travail résulte d’une collaboration entre 10 chercheurs issus de 11 laboratoires européens et d’1 laboratoire australien. Au niveau français, notons la contribution de l’UMR AMURE (Ifremer, UBO, CNRS), spécialisée en droit – économie de la mer et représentée par J.A. Pérez Agúndez dans cet article.
La revue
Aquaculture éditée par Elsevier, est une revue internationale, interdisciplinaire qui permet d’échanger sur les enjeux techniques, économiques, écologiques, sociaux et politiques de l’aquaculture.
Alors que la mention « poisson d’élevage » est toujours plus présente sur les étals des supermarchés, les objectifs internationaux d’accroissement du secteur aquacole et ses promesses en matière de développement durable ne sont pas encore atteints.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/12/adp-18-aquaculture-1.jpeg10801920sherve@univ-brest.frhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngsherve@univ-brest.fr2018-12-03 15:47:492024-07-02 16:06:17L’aquaculture, entre consommation mondiale et production locale
Les étudiants de Master 1 de la mention STPE de Géosciences du SML pendant la traversée des Alpes ou nous abordons par des exemples de terrain, tous les témoins
de l’histoire géologique qui mettent en évidence la naissance, l’évolution, la disparition et l’incorporation de lambeaux d’un océan dans une chaine de montagne.
C’est un camp de terrain itinérant encadré par 3 Enseignants chercheurs, un tectonicien, une géochimiste pétrographe, un géologue géophysicien tous passionnés de géologie.
Nous, nous déplaçons, travaillons, campons, déjeunons et dinons tous ensemble pendant une semaine au début de leur cursus.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/Actu-SML1008.png10021786ruaulthttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngruault2018-11-26 14:37:262020-02-28 16:51:42Camps terrain pour les M1 !
Le colloque international sur le maerl (aussi désigné «rhodolithes»), «International Rhodolith Workshop», a lieu tous les 3 ans et a pour objectif le partage des connaissances sur les dernières recherches menées sur le maerl. La sixième édition du colloque aura lieu du 25 au 29 juin 2018 à la Station Biologique de Roscoff. Le maerl est un terme breton qui fait référence aux algues rouges calcaires corallinacées qui
se développent librement sur le fond et s’accumulent localement pour former de larges bancs de maerl.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/Colloque_Maerl.jpg133200cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-25 08:26:372020-02-28 16:51:49Colloque international sur le Maërl
Lundi 3 septembre, les étudiants admis au Master des Sciences de la Mer et du Littoral seront accueillis à
l’IUEM par le nouveau directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui évoquera les missions de l’IUEM, son cadre,
son histoire et son évolution. Le responsable du Master, David graindorge, fera une présentation générale
de la formation. Durant toute cette journée, les étudiants échangeront avec différents intervenants qui
leur apporteront de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années universitaires.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/Klervi-and-friends04-Mid-e1543130041108.jpg12811920cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-25 08:17:542020-02-28 16:51:5515ème rentrée du master des sciences de la mer et du littoral (SML) À L’IUEM
Avec la vague de chaleur mondiale de cet été, 2018 sera une année particulièrement chaude. Les années suivantes le seront aussi, si l’on en croit une étude dirigée par Florian Sévellec, chercheur CNRS au LOPS et à l’Université de Southampton, publiée le 14 août 2018 dans Nature Communications. Grâce à une nouvelle méthode, il montre qu’à l’échelle du globe la période 2018-2022 risque d’être encore plus chaude que ce que laissait présager le réchauffement climatique en cours.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/F_Sevellec.jpg62200cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-25 07:54:512020-02-28 16:52:00Les années 2018 à 2022 devraient être anormalement chaudes
Le dernier rapport du GIEC montre l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Un article publié dans Nature Climate Change aujourd’hui confirme cette nécessité, avec des prévisions sur les courants marins profonds en Atlantique Nord à l’horizon 2100. Une
publication du LOPS.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/Arctique.jpg239660cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-25 07:39:292020-02-28 16:52:04Le changement climatique affectera les courants marins profonds en Atlantique nord
Cette école s’est déroulée du 1er au 5 octobre 2018 dans la lagune de Oualidia au Maroc.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet ScolaMAR (Innovative training for Smart coastal
management and sustainable Blue Growth) à l’occasion des actions de coopération du programme
Erasmus+ qui visent le renforcement des capacités des établissements d’enseignement supérieur de pays tiers (hors Union européenne).
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/ScolaMAR_Oct_2018.jpg5001280cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-23 16:16:522021-03-23 14:26:44Une école de terrain au Maroc pour l’acquisition et la gestion de données dans le domaine marin et côtier
Le nouveau laboratoire public/privé BioTechAlg, voit le jour à l’UBO. Il a été inauguré le 26 octobre 2018 à l’IUEM. Ce nouveau laboratoire commun, labellisé par l’agence nationale de la recherche, est une première à l’UBO. Issu de la rencontre entre le laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR) et la société productrice de microalgues Greensea, avec le soutien de la SATT Ouest Valorisation, il a pour objectif d’identifier de nouvelles molécules issues des microalgues. Ces composés encore inconnus sont d’un intérêt stratégique majeur pour l’industrie cosmétique et agro-alimentaire : à terme, ils pourront par exemple remplacer des conservateurs chimiques posant de nombreux problèmes de santé publique.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/microalgues06-e1542983388784.jpg12821920cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-23 15:30:132020-03-02 09:48:54BioTechAlg, naissance à l’UBO d’un laboratoire commun inédit dédié aux biotechnologies bleues
DEXMES est un dispositif expérimental de quantification des matières en suspension. DEXMES est installé à l’IUEM depuis peu et est co-géré par Ifremer, le laboratoire Géosciences Rennes
de l’Observatoire des sciences de l’univers de Rennes (OSUR), le laboratoire Géosciences Océan (LGO) de l’IUEM et le Shom. Ce dispositif est ouvert à la communauté scientifique. Une manipulation du LGO est d’ailleurs prévue du 23 au 25 octobre.
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/dexmes.jpg10801920cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-23 15:11:182020-03-02 09:48:49Un nouveau dispositif expérimental à l’IUEM
Lipids in the Ocean 2018 est un colloque international visant à renforcer la recherche scientifique
sur les lipides marins, du niveau cellulaire jusqu’au fonctionnement des écosystèmes marins.
Il se tiendra à l’IUEM du 17 au 22 novembre 2018. Il est organisé par des scientifiques du
Laboratoire des sciences de l’environnement marin (Lemar – UBO/CNRS/IRD/Ifremer).
https://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/11/Lipidocean-Formation27-e1542981587472.jpg13621920cyvenhttps://www-iuem.univ-brest.fr/wp-content/uploads/2018/06/iuem-logo-header.pngcyven2018-11-23 15:00:132020-03-02 09:48:37Colloque sur les lipides marins
L’aquaculture, entre consommation mondiale et production locale
Actualité archiveDepuis quelques décennies et face à l’effondrement des stocks de pêche, les gouvernements et organisations internationales ont placé de nombreux espoirs dans le développement de l’aquaculture : progression de la compétitivité, augmentation durable des revenus, renforcement de la sécurité alimentaire.
En 2012, l’aquaculture a fourni 49% de la production mondiale totale du secteur « Pêches-Aquaculture », elle représente aujourd’hui plus de 30% de l’emploi de ce domaine. Cependant, au-delà d’une apparente réussite et d’une volonté politique générale de développement, elle peine à atteindre son plein potentiel et se voit remise en cause du fait d’impacts environnementaux toujours plus prégnants (pollution chimique, biologique et même visuelle) et de retombées socio-économiques discutables.
Entre les objectifs politiques, économiques et les attentes réelles des populations, le « fossé » se creuse ; l’aquaculture a largement focalisé son développement sur les défis techniques et biologiques (fig.1) mais bien moins sur les enjeux socio-économiques pour les populations concernées (cf. à titre d’ex. les efforts actuels qui tendent vers une intensification durable de la production aquacole), les retombées socio-économiques de ces activités en local restent souvent reléguées au regard des motivations commerciales, écologiques et technologiques.
Ainsi et dans de nombreux cas, le manque d’implication des populations et la faible prise en compte de leurs préoccupations dans les projets de développement du secteur aquacole aboutissent à des conflits sociaux parfois violents.
Dans le monde, plusieurs zones de production aquacole ont connu des mouvements de protestation sociale : en Amérique latine et en Asie dans les années 1990, au Chili en 2012, et même en Norvège – pays phare de l’aquaculture intensive – où certains élus se sont fermement opposés au développement de cette activité, sur leur territoire. Ces conflits illustrent le décalage entre besoins socio-économiques, alimentaires et impacts ressentis par les populations vis-à-vis du développement de l’aquaculture. Le soulèvement de ces populations qui auraient dû en être les premiers bénéficiaires, souligne un important problème lors de l’élaboration des projets : leur manque d’intégration aux processus de planification. En effet, les parties prenantes concernées par l’aquaculture ne sont pas toujours correctement identifiées et, même lorsqu’elles le sont, leur intégration au processus de planification reste marginale. Juridiquement le rôle et les responsabilités des acteurs individuels et institutionnels sont rarement explicitement définis ; de plus les réglementations relatives à l’aquaculture ne sont pas regroupées et viennent s’insérer dans différents secteurs politiques : agriculture, pêche, gestion de l’eau…
Des mesures proactives encourageant la participation des populations à la prise de décisions pourraient contribuer à une meilleure acceptation du secteur aquacole et de sa gestion, avec des répercussions positives sur les collectivités. Cette nécessaire participation du public aux processus de décisions a été reconnue et formalisée au niveau international : communication de la commission européenne sur la Gouvernance en 2001 et déclaration de Phuket par la FAO en 2010…cependant ces déclarations demeurent vagues quant à la manière de mettre en œuvre cette intégration et de traiter concrètement des questions socio-économiques.
Un cadre analytique (fig. 2) est donc proposé pour guider au cas par cas les évaluations des dimensions sociales, économiques et écologiques de l’aquaculture. Il prône la mobilisation de données socio-économiques plus détaillées et spécifiques au contexte des opérations aquacoles, en termes d’emploi (revenus, mixité, etc.), de droits humains (sécurité alimentaire, protection juridique, culture et identité, etc.) et de marchés (pratiques commerciales, contexte micro et macro-économique, privatisation, etc.).
Afin de parvenir à un développement de l’aquaculture politiquement transparent et socialement légitime, ces facteurs devraient être pris en compte lors de la définition des objectifs politiques et de la mise en œuvre des mécanismes de gestion.
Une participation citoyenne à la décision est préconisée, via 4 étapes clés des projets :
1. En amont, par l’évaluation du contexte et des enjeux écologiques, socio-économiques et politiques du territoire concerné.
2. Lors du choix spécifique du système aquacole, en terme d’investissement, de mode de production et de productivité, de main d’œuvre, de commercialisation, etc.
3. Pendant la phase de production lors de l’évaluation intégrée des bénéfices (écologiques, socio-économiques et politiques).
4. Lors de la révision des projets ou de la mise en œuvre de mesures répondant aux problématiques identifiées durant les étapes précédentes.
Figure 2 – Analyse intégrée des systèmes aquacoles : approche en 4 étapes
Bien que les impacts sociaux de la réglementation restent difficiles à prévoir et évaluer, ce nouveau cadre d’analyse est conçu pour utiliser au mieux les données existantes, les avis d’experts et les outils scientifiques à la prise de décision. Il s’applique à de multiples échelles spatiales (des fermes aquacoles aux impacts globaux) et soutient la mise en œuvre, dans la pratique, d’une approche intégrée. A terme, ce cadre pourrait donc être généralisé à différents types de production aquacole dans divers écosystèmes et servir de catalyseur à la « révolution politique » en permettant une prise de décisions participatives au développement de l’aquaculture et en œuvrant à combler l’écart entre politiques et populations. Une prise en compte à niveau égal des questions écologiques, sociales et économiques dans l’élaboration des politiques aquacoles, s’avère nécessaire pour répondre correctement aux nouveaux enjeux de l’aquaculture ; elle devrait être encouragée et formalisée au travers d’institutions solides, dès les premiers pas des projets.
Médiation scientifique
Assurée par Clément Dupont, doctorant de l‘École Doctorale des Sciences de la Mer et du Littoral (EDSML – Université de Bretagne Occidentale), en 1ère année de thèse au sein du Laboratoire Littoral-Environnement-Télé-détection-Géomatique (LETG- UMR 6554).
L’article
A revolution without people? Closing the people-policy gap in aquaculture development. Krause G., Brugere C., Dietrich A., Ebeling M.W., Ferse Sebastian C.A., Mikkelsen E., Pérez Agúndez J.A., Stead S.M., Stybel N., Troell M. (2015), Aquaculture, 447, pp. 44-55. https://doi.org/10.1016/j.aquaculture.2015.02.009
Les auteurs
Ce travail résulte d’une collaboration entre 10 chercheurs issus de 11 laboratoires européens et d’1 laboratoire australien. Au niveau français, notons la contribution de l’UMR AMURE (Ifremer, UBO, CNRS), spécialisée en droit – économie de la mer et représentée par J.A. Pérez Agúndez dans cet article.
La revue
Aquaculture éditée par Elsevier, est une revue internationale, interdisciplinaire qui permet d’échanger sur les enjeux techniques, économiques, écologiques, sociaux et politiques de l’aquaculture.
Contacts
Auteurs : consulter l’annuaire de l’IUEM
Bibliothèque La Pérouse (BLP) : Suivi éditorial, rédaction, corrections et mise en page : Fanny Barbier
Service Communication : communication.iuem@univ-brest.fr
Alors que la mention « poisson d’élevage » est toujours plus présente sur les étals des supermarchés, les objectifs internationaux d’accroissement du secteur aquacole et ses promesses en matière de développement durable ne sont pas encore atteints.
Camps terrain pour les M1 !
Actualité archive, actualité Merinno, actualité-SMLColloque international sur le Maërl
Actualité archiveLe colloque international sur le maerl (aussi désigné «rhodolithes»), «International Rhodolith Workshop», a lieu tous les 3 ans et a pour objectif le partage des connaissances sur les dernières recherches menées sur le maerl. La sixième édition du colloque aura lieu du 25 au 29 juin 2018 à la Station Biologique de Roscoff. Le maerl est un terme breton qui fait référence aux algues rouges calcaires corallinacées qui
se développent librement sur le fond et s’accumulent localement pour former de larges bancs de maerl.
15ème rentrée du master des sciences de la mer et du littoral (SML) À L’IUEM
Actualité archiveLundi 3 septembre, les étudiants admis au Master des Sciences de la Mer et du Littoral seront accueillis à
l’IUEM par le nouveau directeur de l’Institut, Frédéric Jean, qui évoquera les missions de l’IUEM, son cadre,
son histoire et son évolution. Le responsable du Master, David graindorge, fera une présentation générale
de la formation. Durant toute cette journée, les étudiants échangeront avec différents intervenants qui
leur apporteront de nombreuses informations sur le déroulement et l’organisation de ces deux années universitaires.
Les années 2018 à 2022 devraient être anormalement chaudes
Actualité archiveAvec la vague de chaleur mondiale de cet été, 2018 sera une année particulièrement chaude. Les années suivantes le seront aussi, si l’on en croit une étude dirigée par Florian Sévellec, chercheur CNRS au LOPS et à l’Université de Southampton, publiée le 14 août 2018 dans Nature Communications. Grâce à une nouvelle méthode, il montre qu’à l’échelle du globe la période 2018-2022 risque d’être encore plus chaude que ce que laissait présager le réchauffement climatique en cours.
Le changement climatique affectera les courants marins profonds en Atlantique nord
Actualité archiveLe dernier rapport du GIEC montre l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Un article publié dans Nature Climate Change aujourd’hui confirme cette nécessité, avec des prévisions sur les courants marins profonds en Atlantique Nord à l’horizon 2100. Une
publication du LOPS.
Une école de terrain au Maroc pour l’acquisition et la gestion de données dans le domaine marin et côtier
Actualité archiveCette école s’est déroulée du 1er au 5 octobre 2018 dans la lagune de Oualidia au Maroc.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet ScolaMAR (Innovative training for Smart coastal
management and sustainable Blue Growth) à l’occasion des actions de coopération du programme
Erasmus+ qui visent le renforcement des capacités des établissements d’enseignement supérieur de pays tiers (hors Union européenne).
Pour en savoir plus
BioTechAlg, naissance à l’UBO d’un laboratoire commun inédit dédié aux biotechnologies bleues
Actualité archiveLe nouveau laboratoire public/privé BioTechAlg, voit le jour à l’UBO. Il a été inauguré le 26 octobre 2018 à l’IUEM. Ce nouveau laboratoire commun, labellisé par l’agence nationale de la recherche, est une première à l’UBO. Issu de la rencontre entre le laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR) et la société productrice de microalgues Greensea, avec le soutien de la SATT Ouest Valorisation, il a pour objectif d’identifier de nouvelles molécules issues des microalgues. Ces composés encore inconnus sont d’un intérêt stratégique majeur pour l’industrie cosmétique et agro-alimentaire : à terme, ils pourront par exemple remplacer des conservateurs chimiques posant de nombreux problèmes de santé publique.
Pour en savoir plus
Un nouveau dispositif expérimental à l’IUEM
Actualité archiveDEXMES est un dispositif expérimental de quantification des matières en suspension. DEXMES est installé à l’IUEM depuis peu et est co-géré par Ifremer, le laboratoire Géosciences Rennes
de l’Observatoire des sciences de l’univers de Rennes (OSUR), le laboratoire Géosciences Océan (LGO) de l’IUEM et le Shom. Ce dispositif est ouvert à la communauté scientifique. Une manipulation du LGO est d’ailleurs prévue du 23 au 25 octobre.
Pour en savoir plus
Colloque sur les lipides marins
Actualité archiveLipids in the Ocean 2018 est un colloque international visant à renforcer la recherche scientifique
sur les lipides marins, du niveau cellulaire jusqu’au fonctionnement des écosystèmes marins.
Il se tiendra à l’IUEM du 17 au 22 novembre 2018. Il est organisé par des scientifiques du
Laboratoire des sciences de l’environnement marin (Lemar – UBO/CNRS/IRD/Ifremer).
Pour en savoir plus