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Labellisation d’activités touristiques dans les régions polaires (Antarctique et Arctique)

Les régions polaires sont particulièrement exposées aux conséquences des changements climatiques. Elles sont également exposées à de multiples pressions anthropiques (recherche scientifique, pêche, navigation, tourisme principalement). Le flux touristique augmente régulièrement et l’activité touristique se diversifie. Du côté des touristes, tous attendent une expérience unique avec des prestations de qualité et la garantie d’une sécurité maximale. Les opérateurs touristiques cherchent à se démarquer pour attirer plus de clients et les fidéliser. Les Etats veulent renforcer, au niveau national ou international, le cadre juridique des activités touristiques qui sont sous leur juridiction.

L’offre de produits touristiques dans les régions polaires interroge car, particulièrement fragile, l’environnement polaire reste guère hospitalier. Y mener des activités touristiques présente des risques, tant en matière de sécurité humaine pour les touristes et les membres d’équipages (accidents ou incidents), de protection de l’environnement (pollutions marines, atmosphériques, sonores…), que de déséquilibres pour les « habitants » des régions (populations autochtones et scientifiques). Ne devrait-on pas se doter de toutes les garanties pour que seules des activités bien préparées avec des opérateurs et des touristes responsables ne soient envisagées ?

Des règlementations de plus en plus contraignantes sont adoptées. Souvent vues par les opérateurs touristiques comme des obligations à endurer pour pouvoir mener leurs projets, il serait intéressant de rechercher des moyens complémentaires reposant sur une approche plus positive pour les inviter à être plus responsables. Par exemple, le mécanisme d’observateurs à bord des navires de croisière en Antarctique adopté en 2021 permettra aux Etats de vérifier le respect des règles par les opérateurs. Ne pourrait-on pas réfléchir à un mécanisme complémentaire de labellisation dont bénéficieraient des tour-opérateurs qui auraient démontré un comportement responsable ? La labellisation de navires, d’activités ou d’entreprises permettrait ainsi à des opérateurs de valoriser leurs efforts en faveur de plus de sécurité, d’une meilleure protection de l’environnement ou du respect des populations.

L’objectif du stage est de réfléchir à la labellisation d’activités touristiques dans les régions polaires. L’étudiant.e sera chargé.e de :

• Faire un état des lieux des labels éco-responsables et des procédures existantes en matière de labellisation d’activités touristiques notamment
• Réfléchir à l’intérêt, ou non, d’envisager, dans le cadre d’un mécanisme de surveillance et de suivi du tourisme dans les régions polaires, un mécanisme d’accréditation des voyagistes et la forme qu’il pourrait revêtir (et notamment son caractère obligatoire ou non)
• Réfléchir à l’intérêt d’établir un nouveau label ou d’adapter un label existant pour les adapter aux régions polaires, en prenant en considération le milieu naturel, les « habitants » de la région et le cadre juridique des régions polaires.
Le stage ainsi proposé s’inscrit dans une dynamique engagée au niveau territorial et national autour de la gestion des risques dans les régions polaires.

• Étudiant(e) niveau M2, en droit, relations internationales, sciences politiques, développement territorial, tourisme
• Intérêt pour les régions polaires
• Bonne capacité d’analyse et de synthèse
• Bonne capacité d’anticipation et d’organisation

1er semestre 2021

Plouzané au sein du laboratoire Amure (Centre de Droit et d’Économie de la Mer de l’Université de Brest, Unité d’Economie Maritime de l’Ifremer, CNRS)

Gratification acquise dans le cadre du projet ISblue “Interdisciplinary graduate school for the blue planet”

Ce stage de 6 mois est soutenu par le projet ISblue “Interdisciplinary graduate school for the blue planet” co-financé par une aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme « Investissements d’avenir » portant la référence ANR-17-EURE-0015.

Contact
Anne Choquet, enseignante-chercheure en droit à l’Institut Universitaire Européen de la Mer-UBO, UMR Amure

Votre candidature
Les personnes intéressées sont invitées à adresser leur candidature (cv détaillé et lettre de motivation), avant le 15 janvier 2022, à l’attention de : Anne Choquet-Sauvin

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