MOLLUSC

L’huître creuse, ou l’émergence d’un nouveau modèle dans la recherche contre le cancer

Coordination

Charlotte Corporeau (LEMAR)

Type de projet

Régional

Financement

Fondation ARC

Durée du projet

Début du projet

13/12/2017

Fin du projet

13/12/2019

L’effet Warburg est l’une des caractéristiques des cellules cancéreuses qui va favoriser la survie et bloquer les mécanismes pro-apoptotiques (Warburg, 1956). En 2014, nous avons découvert qu’un mollusque marin, l’huître creuse Crassostrea gigas, pouvait reprogrammer son métabolisme basal vers l’effet Warburg (Corporeau et al., 2014). Or, cette reprogrammation métabolique vers l’effet Warburg peut être bloquée par un stress de température. Nous émettons l’hypothèse que l’huître C. gigas possède des mécanismes inédits qui permettent de contrôler l’effet Warburg par la température. De plus, alors que le virus marin OsHV-1 utilise l’effet Warburg à son avantage pour se répliquer dans l’huître, il va induire la mort de l’animal. Ce virus OsHV-1 induit l’apoptose malgré l’effet Warburg chez l’huître, contrairement à la cellule cancéreuse humaine, où l’effet Warburg protège de l’apoptose. Nous émettons ainsi l’hypothèse que ce virus marin pourrait posséder de nouvelles armes contre l’effet Warburg. Nous sollicitons un projet émergent de la fondation ARC pour identifier les mécanismes qui contrôlent l’effet Warburg chez l’huître (protéines, enzymes) et pour identifier les mécanismes anti-Warburg du virus marin (protéines, enzymes, protéines virales). Ces mécanismes seront reproduits en cellule cancéreuse.

 

L'équipe

Collaborateurs

  • Dr. Mazure Nathalie, directrice de recherche DR2 CNRS, HDR, Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire C3M, Inserm U 1065, université de Sofia-Antipolis
  • Dr Catherine Brenner, directrice de recherche CNRS, HDR, Laboratoire Inserm U-1180, Labex LERMIT, Université Paris-Sud
  • Dr. Morga Benjamin, cadre de recherche Ifremer

Laboratoire LEMAR – 2018