le réseau VELYGER

Observatoire de la reproduction et du recrutement de l'huître en France

Coordination

Stéphane POUVREAU

Type de projet

National

Financement

DPMA – Ministère de l’Agriculture

Durée du projet

Début du projet

01/01/2008

Fin du projet

L’huître creuse, Crassostrea gigas, occupe la première place des espèces aquacoles françaises, mais c’est aussi un bivalve clé sur le plan écologique dans les milieux estuarien et côtier qu’il investit. Espèce dite « ingénieur de l’écosystème », les huîtres forment des constructions biogéniques, voire de véritables récifs qui s’élèvent au-dessus sédiment et qui constituent de précieux habitats pour d’autres espèces. Leur simple présence enrichit donc localement la biodiversité marine. C’est parfois plus de 50 espèces différentes qui profitent de ces habitats biogéniques. Parmi les autres services écosystémiques rendus par les huîtres figurent la stabilisation des sédiments et la lutte contre l’érosion côtière, mais aussi le maintien d’une bonne qualité de l’eau avec le contrôle de la turbidité et des blooms de phytoplancton (dont certains sont toxiques pour l’environnement ou pour l’homme).

Introduite en France, il y plus de 50 ans, dans les bassins du Sud Ouest, l’espèce était supposée ne pas franchir la Loire pour des raisons de préférendum thermique (il lui faut des eaux à plus 18°C pour se reproduire), mais c’était sans compter sur le réchauffement climatique. Une étude récente montre que les étés chauds depuis 1990 ont permis la reproduction de cette espèce sur les côtes plus au Nord de la France et de l’Europe (Thomas et al., 2016). Petit à petit, à chaque été chaud et avec les transferts ostréicoles, l’espèce a ainsi conquis un nouvel écosystème plus septentrional à chaque fois. Mais depuis 2008, les populations d’huîtres creuses sont frappées par des crises de mortalités sans précédent. Afin de mieux suivre la reproduction (abondance larvaire et recrutement) de cette espèce devenue patrimoniale avec le temps, un réseau national a été créé depuis 2008 : le réseau VELYGER. Chaque année ce réseau-observatoire scrute l’abondance larvaire et le recrutement de l’espèce sur plusieurs secteurs clés de la côte française, de la lagune de Thau à la rade de Brest et permet une meilleure compréhension des mécanismes contrôlant le  recrutement de cette espèce majeure.

L'équipe

Collaborateurs

Laboratoires côtiers de l’Ifremer (LER)

CREAA

Cochet Environnement

Armeria

Laboratoire LEMAR – 2018