POSSIBILITÉ DE DOCTORAT ENTIÈREMENT FINANCÉE DANS LE DOMAINE DE L’ÉCOLOGIE COMMUNAUTAIRE QUANTITATIVE

Dans le contexte actuel de changements globaux et de pressions anthropiques croissantes sur les écosystèmes, une question centrale est de comprendre comment l’état des communautés écologiques change en réponse aux variations environnementales. Ce projet de thèse vise à étudier la diversité des communautés benthiques côtières, la congruence des trajectoires temporelles des communautés en réponse aux variations de l’environnement, et les processus sous-jacents qui pourraient expliquer la congruence ou non-congruence des trajectoires (synchronisation des changements d’état dans les communautés et la direction des changements). Basé sur un ensemble de données de 15 ans provenant de quatre communautés d’habitats côtiers benthiques contrastés recueillies en Bretagne (France), le projet se concentrera sur la diversité fonctionnelle évaluée à l’aide de traits du cycle biologique et explorera les perspectives d’accroître la gamme des traits et taxons utilisés pour caractériser la diversité des communautés benthiques côtières. Grâce à un réseau de collaborations régionales, nationales, et internationales, le candidat utilisera et – au besoin – mettra au point de nouvelles techniques d’analyse des données multidimensionnelles permettant une comparaison directe des trajectoires temporelles, la vérification d’hypothèses sur l’influence de l’habitat sur les les trajectoires temporelles des communautés et la comparaison des résultats des analyses menées au niveau des différents compartiments (p. ex., faune terrestre vs épifaune), ou en utilisant différents descripteurs de la diversité (p. ex., taxonomie, traits…).

Cette thèse cherchera également à évaluer dans quelle mesure et de quelle manière les résultats des analyses statistiques peuvent être affectés par des données manquantes, un problème typique des systèmes de suivi des communautés du macrobenthos qui sont vulnérables à une absence occasionnelle des observations prévues. Ce projet vise à répondre à des questions écologiques fondamentales sur le fonctionnement des communautés au niveau régional, mais aussi à permettre des avancées méthodologiques.

Ces résultats auront des retombées sociétales directes puisqu’ils permettront de mieux comprendre et caractériser l’état écologique des habitats et permettront de proposer des améliorations aux programmes de surveillance et de suivi existants.

LEMAR UMR6539 – Laboratoire des sciences de l’environnement marin, Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM), Université de Bretagne Occidentale (UBO), Brest, France

Encadrants :
CAM, Emmanuelle (emmanuelle.cam@univ-brest.fr; +33 (0)2 98 49 88 79)
GAUTHIER, Olivier (olivier.gauthier@univ-brest.fr, +33 (0)2 90 91 55 62)
GRALL, Jacques (jacques.grall@univ-brest.fr, +33 (0)2 98 49 86 31)

Candidatez ici sur le site « Thèses en Bretagne-Loire » :

https://theses.u-bretagneloire.fr/sml/theses-2019/trajectoires-temporelles-des-structures-1/++add++Candidate#autotoc-item-autotoc-1