Stéphane Hourdez & Cédric Boulart
National
Flotte Océanographique Française
Début du projet
13/02/2027
Fin du projet
28/03/2027
La Dorsale Sud-Est Indienne (SEIR) reste l’une des dorsales océaniques les moins explorées et les moins connues sur Terre. Les principales raisons sont la difficulté d’accès et les conditions météorologiques parfois très exigeantes. Pourtant la diversité des contextes géologiques et tectoniques, due notamment à la forte segmentation de la dorsale et la présence de points chauds tels que celui de Kerguelen ou d’Amsterdam, offre des conditions propices à la mise en place d’une circulation hydrothermale dans le plancher océanique. De nombreuses preuves de présence de systèmes hydrothermaux ont été mises en évidence tout le long de la dorsale, du point triple de Rodrigue au point triple de Macquarie, mais restent à ce jour à confirmer et à décrire. La SEIR est également un carrefour entre les Océans Indien, Pacifique et Atlantique, et de fait, constitue une voie de dispersion de la faune hydrothermale. Cependant, très peu d’études se sont penchées sur ce système caractérisé par de nombreuses failles transformantes qui peuvent jouer le rôle de barrière à cette dispersion.
La campagne SPHINX (amSterdam saint Paul Hotspot INteraction and hydrothermal eXploration of the SEIR), dirigée par Stéphane Hourdez (LECOB Banyuls) et Cédric Boulart (LEMAR Brest), a pour objectif d’explorer et d’étudier les systèmes hydrothermaux de la SEIR, notamment autour du plateau Amsterdam-Saint Paul et du mont sous-marin Boomerang. Ce projet pluridisciplinaire s’attaque à des questions fondamentales sur la biodiversité, la biogéographie des espèces hydrothermales, les processus d’accrétion sur les dorsales océaniques, la géochimie des fluides hydrothermaux et les flux biogéochimiques dans l’océan Indien. Il cherche également à comprendre les interactions entre le point chaud de St Paul-Amsterdam et la dorsale, contrôlant la circulation hydrothermale dans une région peu connue de la ZEE française administrée par les TAAF. En s’inscrivant dans les priorités nationales (France 2030) et les collaborations internationales (InterRidge, GEOTRACES), le projet répond à des enjeux scientifiques et sociétaux importants, notamment en lien avec la gestion et la conservation des grands fonds marins.
La campagne aura lieu du 13 février au 28 mars 2027 à bord du NO Pourquoi Pas ? de la Flotte Océanographique Française et embarquera le sous-marin habité Nautile et un AUV.

Collaborateurs
Stéphane Hourdez (LECOB Banyuls)
Anne Briais, Marcia Maia, Sidonie Révillon (Geo-Ocean)
Sophie Arnaud-Haond (Ifremer Sète )
GET Toulouse : Georges Ceuleneer, Valérie Chavagnac
Laure Corbari (MNHN)
Didier Jollivet, Thomas Broquet (AD2M Roscoff)
Sabine Gollner (NIOZ, Pays-Bas)
Andrea Rizzo (Univ. Milano, Italie)
Loic Michel (Univ. Liège, Belgique)
Céline Rommevaux (MIO Marseille)


© Justine ANSQUER | Océanopolis