Effet de la baisse en Oméga 3 dans les océans sur les poissons : approche écophysiologique

Jean-Baptiste QUEMENEUR

José-Luis Zambonino-Infante

Karine Salin

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De nombreuses études montrent que le changement climatique risque d’appauvrir de façon critique les nutriments dans la chaîne trophique des poissons marins. En particulier, à cause du réchauffement des océans, les phytoplanctons produiraient significativement moins d’Oméga 3 (Ω3) – acides gras indispensables aux poissons. Les Ω3 sont des constituants essentiels des membranes cellulaires. Un appauvrissement en Ω3 de la chaîne trophique marine peut engendrer des conséquences néfastes sur les performances des poissons. Cependant, les mécanismes qui régulent ces effets sont à ce jour totalement méconnus. Les mitochondries pourraient jouer un rôle clé dans les réponses des poissons face aux carences en Oméga 3. Il est possible que les changements dans la composition en Ω3 des membranes mitochondriales affectent leur efficacité énergétique. Les organismes qui ont des mitochondries moins efficaces sont moins capables de maintenir leur production de molécules énergétiques – l’ATP [AdénosineTriPhosphate], une caractéristique qui est susceptible d’affecter la performance de l’animal. Ce projet de thèse a pour but d’évaluer comment une baisse de la disponibilité alimentaire en Oméga 3 dans un contexte de changement climatique pourrait affecter la fonction mitochondriale et, par conséquent, la performance d’un poisson, le mulet (Liza aurata).

 

Lire les modalités et télécharger le dossier de candidature ici:

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La remise des candidatures est à faire avant le 30 juin 2019, néanmoins nous vous engageons fortement à faire part dès que possible de votre intention de postuler, en prenant contact avec les responsables du sujet.

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