Anthony VOISIN

Écologie marine, écologie trophique (isotopes stable, acides gras, acides aminés)

Doctorant (cotutelle)
Université de Bretagne Occidentale et Université de Liège

Affectation

Laboratoire LEMAR et LETIS

Discovery

Contact

anthony.voisin@univ-brest.fr

+33 (0) 2 98 49 86 27 (Bureau A240)

Liens

Projet de doctorat

BRUTAL : BiodiveRsity Under rapid environmenTAL change: community structure, trophic interactions and functional responses in an antarctic benthic ecosystem.

Directeurs

Julien Thébault, Gauthier Schaal et Gilles Lepoint (cotutelle entre l’UBO et l’Uliège).

Description

L’objectif général de ce projet de recherche sera de comprendre l’impact du changement global sur l’écosystème benthique d’environnements marins côtiers contrastés de l’océan Austral. Cette étude s’intéressera au benthos de la péninsule Antarctique Ouest (PAO) et de la Terre Adélie autour de la base Dumont d’Urville (DDU). De forts gradients se produisent autour de l’Antarctique avec des contrastes dans les paramètres environnementaux et écologiques tels que la couverture de glace de mer, la production primaire ou la température. Les dynamiques biogéochimiques entre la PAO et DDU répondent de manières différentes aux changements globaux actuels. Le nord de la PAO est actuellement dépourvu de glace de mer, ce qui contraste radicalement avec la situation passée de la zone. À DDU, la dynamique du couvert de glace en Antarctique Est présente davantage de stabilité avec l’apparition de périodes sans débâcles, notamment lors de la rupture du glacier Mertz en 2010. Ce contraste de la couverture et de la dynamique de la glace de mer entre ces deux environnements antarctiques permettra de répondre à trois questions complémentaires.

  1. La composition, la structure et la diversité des communautés benthiques sont-elles influencées par le contraste environnemental existant entre la PAO et DDU ?
  2. Ces différences environnementales impliquent-elles des variations dans les habitudes alimentaires, les interactions trophiques et la structure du réseau alimentaire de ces communautés ?
  3. Quels sont les principaux facteurs environnementaux et écologiques déterminant les différences observées (intégration des axes 1 et 2) ?

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Anciens travaux de recherche

Ingénieur d’étude en traitement de données biologiques

Projet : Proposition de développement de l’indicateur DCE/DCSMM « macroalgues subtidales ».

Directeurs

Olivier Gauthier, Jacques Grall, Aodren Le Gal et Sandrine Derrien-Courtel

Description

Le développement d’indicateurs écologiques, issus de la recherche appliquée, contribuent à la connaissance, à la compréhension, puis à la gestion et à la conservation des milieux naturels. Les directives européennes (DCE et DCSMM) contribuent à l’évaluation des masses d’eau et sous-régions marines des côtes françaises de Manche et de l’Atlantique. Dans le cadre de la poursuite du développement de l’indicateur DCE « macroalgues subtidales », les données de la surveillance, tous dispositifs confondus ont été analysées par différentes approches et en particulier via le “General Purpose Biological Index” (GPBI, Labrune et al., 2021), afin d’en déterminer la pertinence. Des analyses multidimensionnelles ont permis de confirmer la nécessité de catégoriser les masses d’eau en différents types et de séparer les analyses en fonction des profondeurs et règnes des organismes. Le GPBI a permis d’obtenir des évaluations plus élevées pour certaines masses d’eau dont l’indicateur DCE-2 dévaluait la qualité écologique, en raison de leurs caractéristiques (turbidité naturelle, indicateur uniquement basé sur l’infralittoral). Cependant, des limites persistent et concernent pour l’essentiel l’absence de données de pression exploitables à l’échelle des stations et de la façade. Aussi, des recommandations et suggestions d’acquisition sont énoncées en ce sens. En conclusion, trois options sont envisagées selon plusieurs méthodes de déclassement et d’agrégation des indicateurs.