Frédéric Le MOIGNE, Jérémie HABASQUE & Jérôme LLIDO (IRD, LEGOS)
50% UBO-EDSML et 50% ARED UBO
L’Atlantique Tropical est marqué par une forte asymétrie des gyres Nord/Sud en termes de fertilisation et de productivité. Dans l’Atlantique Nord, les apports éoliens de fer (Fe) d’origine saharienne stimulent une fixation élevée de l’azote (N₂), contrairement l’Atlantique Sud, plus pauvre en fer. Cette dichotomie influence les régimes de productivité primaire et, par extension, la structure des réseaux trophiques superficiels, qui restent mal compris pour les communautés mésopélagiques.
Parmi ces communautés, le micronecton (i.e. organismes compris entre 2cm et 20cm, capables de se déplacer dans la colonne d’eau) contribue par la migration verticale nycthémérale (i.e. Diel Vertical Migration, DVM), d’une part au transfert d’énergie entre le zooplancton et les prédateurs supérieurs (e.g. Thons, Mammifères marins, Oiseaux marins), et d’autre part à l’export de carbone de la surface vers les profondeurs, via la Pompe Biologique de Carbone (i.e. PBC).
Ce projet s’appuie sur l’analyse de la série temporelle (2015-2026) récoltée sur la campagne PIRATA, qui couple des mesures biogéochimiques et physiques in situ, à des données acoustiques active en multifréquences (i.e. 18kHz à 333kHz), capables de détecter les couches diffusantes acoustiques (i.e. Sound Scattering Layers, SSL) et d’y associer des groupes fonctionnels. L’ajout d’un UVP6 (i.e. Underwater Vision Profiler) pour 2027 renseignera également sur la diversité de la neige marine en zone mésopélagique, proxy de l’activité du micronecton.
C’est dans ce contexte que MICRONATE s’intéresse aux communautés micronectoniques et à leur(s) réponse(s) face à de fortes variations environnementales, biogéochimiques, spatiales et temporelles, dans des habitats contrastés.
2029
Discovery et Chibido
