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Influence de perturbations anthropiques sur l’allocation des ressources à différents stades de développement des bivalves. – Laboratoire LEMAR UMR 6539

Influence de perturbations anthropiques sur l'allocation des ressources à différents stades de développement des bivalves.

Guarini, Jean-Marc

Chauvaud, Laurent

ARED - Région_Bretagne (y compris labellisée ISblue) (50 % , Demande en cours) Allocation doctorale EUR ISblue (50 % , Demande en cours)

Le sujet de thèse proposé est un sujet qui couple explicitement modélisation mathématique et expérimentation en milieux contrôlé et in situ. Il vise à comprendre comment les mécanismes associés à l’allocation des ressources peuvent modifier la valeur sélective des individus et l’adaptabilité des espèces benthiques soumises à de perturbations d’origine anthropiques générées par les installations des Energies Marines Renouvelables en environnements off-shore. Le projet vise donc à dépasser l’étude de l’effet proximal (étude d’impact per se) de la perturbation pour identifier les possibles conséquences à long-terme de ces nouvelles sources de perturbation.

Une grande partie des espèces d’invertébrés présentent des stades de développement distincts, Larvaire pélagique et Juvénile et Adultes benthiques. L’allocation de l’énergie entre différentes fonctions métaboliques diffère d’un stade à l’autre avec des conséquences parfois inattendues. Il a été montré, entre autres par notre équipe de recherche, que l’émission de certains sons pouvait induire une fixation des larves et une métamorphose précoce, mais aucune étude associée n’a été réalisée pour déterminer l’effet sélectif de ce phénomène. De plus, la positivité, neutralité ou négativité d’un effet à un stade ne préjuge pas nécessairement de l’effet sur les stades postérieurs. Enfin, les études sur les dynamiques adaptatives des espèces sont très phénoménologiques et détaillent peu les mécanismes dont elles dépendent, notamment les principes d’allocation des ressources et les conséquences à l’échelle individuelle.

Dans ce contexte, le projet sera basé sur le développement d’un modèle mathématique qui décrit l’allocation des ressources à l’échelle individuelle, aux différents stades de développement des organismes. Le modèle sera stochastique pour prendre en compte la variabilité intra-individuelle, dans la gamme de variation inter-individuelle des traits moyens. Les propriétés de ce modèle guideront les expérimentations qui seront menées tout d’abord au laboratoire, en conditions contrôlées.

e sujet s’inscrit dans le cadre du projet CNRS/Ailes-Marines IMPAIC, mais ce positionne comme une prospective pour étudier des effets à long-terme, au-delà des impacts ciblés par le projet. L’équipe d’accueil, au sein du LEMAR est une équipe internationale, LIA BeBEST, qui rassemble du personnel Français et Canadien (UQAR), collaborant dans le cadre du projet IMPAIC. Le sujet proposé s’inscrit aussi dans le cadre d’une démarche d’écologie théorique et quantitative, nouvelle au laboratoire.

DISCOVERY


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