ROLNP - Tatihou

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Laboratoires/Partenaire

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Financeur du programme

programme régional
ROLNP

Résumé

Les littoraux du Cotentin se distinguent des rivages normands par leur diversité morphologique : plages, dunes, estuaires, caps, côtes rocheuses, marais, vasières, zones humides et îles. Le département de la Manche compte 12 sites Natura 2000 soit 150 kilomètres de trait de côte protégé. Parmi ces sites, le val de Saire, au Nord-est du Cotentin, est elle-même une zone très variée. Elle regroupe des diversités et originalités géologiques, biologiques, écologiques et archéologiques soumises à l’impact des activités anthropiques grandissantes issues de l’agriculture, la conchyliculture, le tourisme et provoquant des modifications notables du trait de côte dont on peut craindre une amplification du fait du changement climatique global. La compréhension des modes d’évolution naturelle des littoraux prend à l’heure actuelle toute son importance face à ces enjeux. Cette étude s’appuie sur les données LIDAR mis à disposition sur la façade du Cotentin dans le cadre du programme « Stratégie de suivi homogène, récurrent et pérenne du littoral Manche Est – mer du Nord » et se décline en trois axes : (1) l’étude des stocks, sources sédimentaires et des plates-formes littorales sous-jacentes à l’échelle de la cellule hydro-sédimentaire de Tatihou (de la pointe de la Saire jusqu’au fort de la Hougue) (Figure 1), (2) la détermination de l’emplacement de sites archéologiques et la mise en évidence des paléo-rivages (paléo trait de côte) et enfin (3) la caractérisation de la répartition des habitats algaux et leur évolution sur les platiers rocheux.


Objectifs

Ce projet s’appuie sur les données LIDAR mis à disposition sur la façade du Cotentin dans le cadre du programme « Stratégie de suivi homogène, récurrent et pérenne du littoral Manche Est – mer du Nord » et se décline en trois axes : (1) l’étude des stocks, sources sédimentaires et des plates-formes littorales sous-jacentes à l’échelle de la cellule hydro-sédimentaire de Tatihou (Figure 1), (2) la détermination des sites archéologiques et mise en évidence des paléo-rivages (paléo trait de côte) et enfin (3) la caractérisation de la répartition des habitats algaux et leur évolution sur les platiers rocheux. 

Méthodologie

Le programme s’articule autour de 3 axes (1 – Stock, sources sédimentaires et caractérisation des plates-formes ; 2 – Paléo-rivages ; 3 – Suivi des habitats algaux). Chacun des axes suivra la même chronologie qui se divise en 3 étapes :

 

  1. La première étape est une étude préliminaire sous SIG à partir des données altimétriques du Lidar pour sélectionner les zones à explorer sur le terrain au cours de la mission terrain en mai-juin 2019.  
  2. La deuxième étape va permettre de prélever des échantillons, recenser les habitats algaux et vérifier les observations sur le terrain lors de la mission commune.

La troisième et dernière étape consiste à analyser les échantillons, mettre en commun les résultats et les interpréter, à valoriser (congrès et/ou publications scientifiques) et à rédiger un rapport pour le rendu des travaux au 1er octobre 2019.

Résultats attendus

Cette étude a pour objectifs de réaliser une étude intégrée dans un contexte multidisciplinaire afin d’obtenir un état des lieux géologique (sédimentaire et platier rocheux) et biologique aux abords de Tatihou. Les premiers résultats pourront être par la suite comparés avec des travaux futurs financés sur des secteurs connexes grâce aux financements obtenus par les projets en cours (RIN recherche et INRAP Normandie) se poursuivant jusqu’en 2020 et 2021. Les principaux résultats attendus pour ce projet sont de:

 

  1. Déterminer la répartition morpho-sédimentaire de la zone d’étude afin d’évaluer les stocks sédimentaires superficiels (figures sédimentaires), de tracer les sources sédimentaires et d’établir des directions de transport par rapport aux différents agents hydrodynamiques et de mieux quantifier les épaisseurs sédimentaires déposées sur la plateforme littorale rocheuse. Ces résultats seront complétés par une analyse du stock sédimentaire total grâce à une demande de mission de la V/O Haliotis et l’acquisition de profil sismique très haute résolution chirp (2020).
  2. Caractériser la morphologie fine des plateformes littorales ainsi que leur fracturation pour comparer avec l’extrémité ouest du Cotentin, pour laquelle une campagne sur la V/O Haliotis est programmée en Juin 2019 (campagne COCOTEC). Et mieux dresser le schéma structural de déformation géologique de l’ensemble du nord-Cotentin.
  3. Compléter les travaux des archéologues initiés sur la zone depuis plus d’une 20aine d’année sur des parties difficiles d’accès grâce à l’analyse du Lidar. Ces travaux apporteront une étude supplémentaire au projet mise en place par l’INRAP Normandie qui a pour objectif de caractériser les paléo-environnements et l’évolution des paysages au regard du recul progressif du trait de côte à l’Holocène.
  4. Mettre en évidence d’éventuelles traces de pêcherie susceptibles de souligner des périodes de stabilisation du niveau marin et donc du trait de côte.
  5. Réaliser un suivi des habitats algaux et de comprendre leur évolution en fonction de différents paramètres environnementaux (température, ensoleillement …).