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L’analyse des compositions isotopiques en carbone de la matière organique sédimentaire (13C/12C), via spectrométrie de masse, permet de remonter à deux types d’informations principales :

  • Elle peut être utilisée comme traceur de métabolismes biologiques (photoautotrophie, hétérotrophie, méthanotrophie etc…) et/ou
  • comme traceur de sources (matière organique d’origine continentale Vs phytoplancton marin).

Avant d’effectuer ces analyses, il est alors essentiel de retirer toute autre source de carbone dans le sédiment. Le principal contaminant est le carbone contenu dans les carbonates authigènes ou détritiques (de Formule CaCO3).

Dans un article intitulé "Acid digestion on river influenced shelf sediment organic matter: Carbon and Nitrogen contents and isotopic ratios", publié début 2018, une équipe du LGO, en appui sur les ressources instrumentales du Pôle Spectrométrie Océan, explore, dans le cadre de la Thèse de Virgil Pasquier, les différentes techniques pour éliminer ces carbonates en attaquant un même échantillon avec différents acides et cela à plusieurs concentrations. Après analyse isotopique, ils mettent en évidence que des acides très concentrés (HCl >1,5N) éliminent en plus de la fraction carbonatée, une partie de matière organique dite « labile ». Cette fraction de matière organique est éliminée dans un sédiment ancien durant la diagenèse.

Cette étude permet de raffiner l’étape de décarbonatation d’un sédiment afin d’y analyser les compositions isotopiques en carbone de la matière organique.

Cet article fait suite à un autre article publié dans PNAS où les auteurs utilisent les compositions isotopiques en Carbone de la matière organique et en Soufre des pyrites comme traceur paléoenvironnemental de périodes glaciaires-interglaciaires.

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