Observation Hauturière

L’observation hauturière

Dans le cadre de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de l’IUEM, le laboratoire maintient deux réseaux acoustiques hauturiers pour la surveillance acoustique de la sismicité océanique et des grandes baleines :

  • OHA-SIS-BIO dans l’océan Indien
  • HYDROBS-MOMAR dans l’océan Atlantique (sud des Açores)

Chacun de ces observatoires acoustiques met en œuvre un réseau d’hydrophones, autonomes entre 12 et 18 mois, destinés à capter la sismicité de faible magnitude associée aux régions actives du plancher océanique (dorsales, failles transformantes, sites hydrothermaux) qui sont trop éloignées des réseaux sismologiques terrestres.

L’objectif est d’acquérir des séries temporelles continues, les plus représentatives possibles de l’activité tectonique et magmatique « de fond » des structures actives. Cette ambition reste toutefois entièrement tributaire de ls disponibilité des moyens navals nationaux pour la maintenance annuelle de ces réseaux.

Ce service d’observation travaille à :

  • l’automatisation du traitement des données et à la mise à disposition de catalogues d’évènements acoustiques pour la communauté scientifique
  • la valorisation vers le grand public des résultats les plus spectaculaires
  • l’élargissement de la communauté des utilisateurs, en partie réalisée par la surveillance acoustique conjointe des grandes baleines
  • des travaux de recherche amont sur l’origine des ondes acoustiques (conversion des ondes sismiques en ondes acoustiques sur le fond de l’océan) et sur la propagation longue distance des ondes de basse fréquence.

Compléments d’information

Légende de la figure

Les hydrophones (rectangle jaune) sont immergés dans l’axe du canal SOFAR, couche océanique à faible vitesse du son dans laquelle les ondes acoustiques basse fréquence peuvent se propager sur plusieurs milliers de kilomètres.
La ligne de mouillage est composée d’un lest perdu (maillons de chaine), d’un largueur acoustique, d’une ligne de plusieurs millers de mètres, et d’une bouée (Photo) qui abrite l’instrument. La ligne est ajustée de façon à ce que le capteur soit immergé dans l’axe du SOFAR ( entre 800 et 1200m de profondeur selon la latitude).