Réseau Bases GNSS RTK « Low Cost » pour le littoral

Dans le cadre du projet AGEO et de l’observatoire OSIRISC sur les risques côtiers, des bases GNSS  RTK « Low cost » sont en cours d’installation sur le littoral pour inciter les collectivités locales concernées à suivre l’évolution de leur littoral et du trait de côte. L’IUEM participe à la recherche et aux développements des solutions technologiques et méthodologiques grâce aux actions conjointes des membres du LETG, du LGO et du P2I. Une base RTK « Low cost » est opérationnelle depuis l’IUEM. Des tests compatibilités ont été réalisés avec des équipements RTK mobile comme des récepteurs GNSS « low cost »  et TOPCON ainsi que les drones DJI Phantom 4 RTK et Mavic 2 Entreprise Advanced RTK.
Ce réseau de base GNSS pour le littoral de Bretagne Occidentale s’appuie sur le projet CENTIPEDE qui vise à créer un réseau de bases RTK ouvertes et disponibles pour toute personne se trouvant dans la zone de couverture (~50 km) .

Pour en savoir plus sur les projets :

Projet AGEO (Atlantic GEOhazard Platform) est un projet cofinancé par le programme Interreg Espace Atlantique via le Fonds européen de développement régional (FEDER).
Observatoire de la vulnérabilité aux risques côtiers d’érosion et de submersion en Bretagne (pilote OSIRISC de l’Université de Bretagne Occidentale).
https://www.risques-cotiers.fr/connaitre-les-risques-cotiers/projets/ageo/
Projet CENTIPEDE réseau de bases RTK  : Le réseau est étendu par des instituts publics, des particuliers, des acteurs privés comme les agriculteurs ou d’autres partenaires publics.
https://docs.centipede.fr/

 

Observation Hauturière

Observation Hauturière

L’observation hauturière


Dans le cadre de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de l’IUEM, le laboratoire maintient deux réseaux acoustiques hauturiers pour la surveillance acoustique de la sismicité océanique et des grandes baleines :

  • OHA-SIS-BIO dans l’océan Indien
  • HYDROBS-MOMAR dans l’océan Atlantique (sud des Açores)

Chacun de ces observatoires acoustiques met en œuvre un réseau d’hydrophones, autonomes entre 12 et 18 mois, destinés à capter la sismicité de faible magnitude associée aux régions actives du plancher océanique (dorsales, failles transformantes, sites hydrothermaux) qui sont trop éloignées des réseaux sismologiques terrestres.

L’objectif est d’acquérir des séries temporelles continues, les plus représentatives possibles de l’activité tectonique et magmatique « de fond » des structures actives. Cette ambition reste toutefois entièrement tributaire de ls disponibilité des moyens navals nationaux pour la maintenance annuelle de ces réseaux.

Ce service d’observation travaille à :

  • l’automatisation du traitement des données et à la mise à disposition de catalogues d’évènements acoustiques pour la communauté scientifique
  • la valorisation vers le grand public des résultats les plus spectaculaires
  • l’élargissement de la communauté des utilisateurs, en partie réalisée par la surveillance acoustique conjointe des grandes baleines
  • des travaux de recherche amont sur l’origine des ondes acoustiques (conversion des ondes sismiques en ondes acoustiques sur le fond de l’océan) et sur la propagation longue distance des ondes de basse fréquence.

Compléments d’information

Légende de la figure

Les hydrophones (rectangle jaune) sont immergés dans l’axe du canal SOFAR, couche océanique à faible vitesse du son dans laquelle les ondes acoustiques basse fréquence peuvent se propager sur plusieurs milliers de kilomètres.
La ligne de mouillage est composée d’un lest perdu (maillons de chaine), d’un largueur acoustique, d’une ligne de plusieurs millers de mètres, et d’une bouée (Photo) qui abrite l’instrument. La ligne est ajustée de façon à ce que le capteur soit immergé dans l’axe du SOFAR ( entre 800 et 1200m de profondeur selon la latitude).


Observation Littorale

Observation Littorale

Observatoire du trait de côte


La zone littorale constitue un espace vulnérable et l’objet d’enjeux majeurs pour les années à venir, en raison notamment des changements climatiques (élévation du niveau de la mer, tempêtes plus intenses, voire plus fréquentes). En effet, les secteurs littoraux, particulièrement le trait de côte, peuvent évoluer rapidement, avec des secteurs en érosion parfois de plusieurs mètres par an pour les côtes meubles. Les assauts accrus de la mer lors des tempêtes amplifient l’intensité de l’érosion et peuvent provoquer, dans les zones basses, des submersions dommageables pour les populations et l’économie locale.
L’observation à long terme de l’évolution de cette zone est donc un enjeu majeur dans lequel le Laboratoire Geosciences Océan, en étroite collaboration avec le laboratoire Geomer, est pleinement impliqué via le SOERE Systèmes d’Observation et d’Expérimentation, sur le long terme, pour la Recherche en Environnement « Trait de cote » labellisé depuis 2010 par Allenvi. Le SOERE « Trait de côte » constitue un réseau d’observation, multi-sites et intégré, sur les trois façades littorales métropolitaines. Il est piloté par les universités de Brest, de Caen et de Montpellier, en collaboration avec des partenaires régionaux académiques et publics (Conseils généraux, régionaux, Dreal, DDTM,…).
L’objectif est de pérenniser les séries temporelles à long terme, d’harmoniser les stratégies d’observation entre laboratoires, de mettre en oeuvre des moyens de mesures modernes pour une observation intégrée à la fois de l’évolution de l’objet « trait de côte » et des paramètres de forçage dynamique fondamentaux.

Les données de topographie littorale, transforméees en Modèles Numériques de Terrain (MNT), constituent une information de base pour l’élaboration de modèles numériques ou même physiques afin d’engager des recherches prospectives sur le devenir des systèmes littoraux. Les mesures effectuées sont principalement des mesures topographiques, bathymétriques, de niveau de mer effectuées avec les moyens du laboratoire :

Observatoire de l’Erosion aux Antilles (ObsErA)


Le laboratoire Géosciences Océan est également impliqué dans l’Observatoire de l’Erosion aux Antilles (ObsErA), service d’observation de l’INSU-CNRS et de l’Institut de Physique du Globe de Paris consacré à l’étude de l’altération et de l’érosion aux Antilles.

Membre du Réseau de Bassins Versants de Recherche et du Critical Zone Observatory Network, cet observatoire implique des équipes de l’Institut de Physique du Globe de Paris, de l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe, de l’Université Antilles-Guyane, du laboratoire Géosciences Océan (UBO) et du Laboratoire de Sciences de la Terre de l’Université Claude Bernard (Lyon I).

L’objectif d’ObsErA est de constituer une base de données des flux d’eau (précipitations et débit des rivières), des flux de sédiments et de matière organique (en particulier de carbone) dans les rivières et sur les versants ainsi que de la composition chimique des rivières et des sols dans le contexte particulier de l’île de Basse-Terre en Guadeloupe, marquée par un climat tropical et un volcanisme actif. Cette base de données permettra à la communauté scientifique d’étudier et de quantifier les modes d’érosion chimique et physique, et leur impact sur l’environnement (composition des sols, chimie des rivières, flux de carbone, etc…). A ce jour, ObsErA suit l’évolution de 3 bassins versants localisés dans l’enceinte du Parc National de Guadeloupe : Capesterre, Bras-David et Vieux-Habitants.

Lien vers le site de ObsErA

Observation à terre

Observation à terre

Réseau Accélérométrique Permanent


Le Réseau Accélérométrique Permanent RAP est un réseau national  d’instruments qui enregistrent les mouvements du sol provoqués par les séismes. Il centralise les données et les met à la disposition de tous les acteurs impliqués dans l’analyse de l’aléa et du risque sismique. Le RAP est une composante du RESIF, réseau sismologique et géodésique français.

Les stations  du RAP sont regroupées en réseaux régionaux gérés par des organismes et établissements publics ayant pour vocation l’observation sismologique. L’ UBO, au travers de notre laboratoire, est en charge du sous-réseau RAP-UBO avec l’Université de Bretagne Sud et l’Université de Nantes, qui comprend  4 stations: UBBR, UBQP, UBVA et UBNA.

Carte de la sismicité régionale


Cette carte de la sismicité instrumentale du Finistère a été réalisée à partir du catalogue Si-Hex publié par le Bureau Central Sismologique Français de 1964 à 2009 et à partir du catalogue du LDG/CEA de 2009 à 2013.

Elle met en évidence une sismicité faible à modérée avec des magnitudes Mw de 1 à 4,3. Les stations sismologiques proches, qui ont aidé à la localisation des séismes, sont représentées par un triangle. Elles sont au nombre de trois dans la région, ce qui ne permet pas d’obtenir une localisation précise des séismes.

Les principales failles sismogènes du Finistère sont :

  • le cisaillement sud-armoricain,
  • le cisaillement des Montagnes Noires,
  • le cisaillement des Monts d’Arrée
  • et la faille de l’Elorn.

Le fond topographique de la carte a été réalisé à partir des données topographiques du SHOM et de l‘IGN.

Contacts : Julie Perrot & Christine Authemayou