Le laboratoire de palynologie – micropalynologie

Un laboratoire pour l’extraction des microfossiles est en place à l’IUEM depuis  2016, financé par des crédits CPER lors de l’installation de l’équipe de Paléoclimatologie et de Paléontologie. Il permet le traitement chimique d’échantillons de roches sédimentaires et de sédiments pour l’extraction de microfossiles, en lien avec les programmes de recherche en palynologie et micropaléontologie. Ce laboratoire est adossé à une salle de microscopie qui comprend trois microscopes de recherche à contraste interférentiel, avec un équipement de photomicroscopie (caméra digitale et réflexe numérique). Ces équipements permettent l’analyse des lames préparées après traitements palynologiques et/ou micropaléontologiques. Deux loupes binoculaires sont également installées dans cette salle, pour l’observation et le tri de microfossiles (essentiellement foraminifères planctoniques et/ou benthiques).

 

Technologie et aspects réglementaires :

Un protocole standardisé est utilisé pour l’extraction et la concentration des microfossiles (essentiellement organiques ou palynomorphes) à partir des sédiments marins ou continentaux (http://www.epoc.ubordeaux.fr/index.php?lang=fr&page=eq_paleo_pollens). Les techniques intègrent toutes les innovations et aspects réglementaires pour assurer la qualité et la sécurité au laboratoire, et la maîtrise des risques industriels pour l’environnement, et notamment ceux liés à l’utilisation des acides tels que l’HF. Les attaques acides ou à l’eau oxygénée fort volume, selon la nature organique ou bio-minéralisée (exemple des organismes silicifiés) des microfossiles à extraire des sédiments, sont effectuées sous hottes aspirantes. Le matériel est ensuite tamisé, concentré par liqueur dense et éclairci, si nécessaire, et monté entre lame et lamelle sur platines chauffantes.

Le potentiel d’exploitation :

Le potentiel d’exploitation dépend des orientations de la recherche de l’unité, et de nos implications dans les programmes nationaux et internationaux. Ces dernières années les études paléoclimatiques et paléoenvironnementales à partir des analyses palynologiques (dinokystes et grains de pollen) sur la période Plio-Quaternaire se sont développées en parallèle des compétences en place sur le Paléozoïque à partir des microfossiles organiques (acritarches, chitinozoaires, spores).

 

Contacts : Alain Le Hérissé –  Aurélie Penaud – Muriel Vidal

Systèmes de microscopie optique

Le laboratoire est équipé de plusieurs microscopes polarisants pour l’observation des lames minces en lumière transmise ou réfléchie, ainsi que de plusieurs microscopes binoculaires pour l’observation et le tri de minéraux ou de fossiles. Une caméra numérique haute définition permet l’acquisition d’images de grande qualité.

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Atelier de lames minces

L’atelier de litholamellage et broyage du LGO  comprend des équipements de sciage et de broyage de roches ainsi que des équipements de fabrication de lames minces et de sections polies.

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Une partie du matériel est disponible sur le site de l’UFR Sciences & Techniques, prioritairement utilisé pour l’enseignement en sciences de la Terre et pour la paléontologie et palynologie.

ATELIER LAMES MINCES Bouguen

Moyens analytiques en Pétrologie

Le laboratoire dispose des outils classiques de préparation et d’analyse des échantillons de roche:

– équipements de sciage et de broyage ;

atelier de confection de lames minces

microscopes et système d’acquisition d’images associé

Microsonde électronique

Pour l’analyse des éléments constitutifs des roches, nous avons accès à la microsonde électronique, dite « Microsonde Ouest« , acquise en commun entre l’Ifremer, les universités de Brest, Rennes et Nantes, et l’UNSA de Rennes.  Cette microsonde est installée sur le site d’Ifremer.

Instrumentation embarquée sur drône

L’imagerie aéroportée à très haute résolution (THR) est complémentaire à l’imagerie satellitaire. Elle permet de « zoomer » sur des méga pixels une zone d’intérêt scientifique (ROI) peu étendue ou le satellite ne la voit que sous quelques pixels.  On peut ainsi obtenir des résolutions centimétriques et pouvoir estimer d’une mission à une autre les modifications de terrain et les quantités de matières déplacées avec des précisions de plus en plus réalistes.

Notre laboratoire a conçu et mis en œuvre divers types d’instruments de mesure embarqué sur drones. Il a plus de 15 ans d’expérience dans ce domaine.

Nos drones multi-rotors sont déclarés auprès du CNRS (dirsu.dronesATcnrs.fr), exploitant de drone pour la recherche scientifique,  et de la DGAC.   ils sont habilités au scénario S1, S2, S3

 

Pour mettre en œuvre l’imagerie aéroportée, il faut bien sur des plates-formes volantes à faible altitude (avion, hélicoptère, ULM, drone) mais aussi des capteurs embarqués de bonne qualité. Les imageurs proprement dit fournissent « l’image » contenant l’information souhaitée, et les capteurs annexes permettent de positionner en 3D dans l’espace et en absolu (par rapport à un référentiel terrestre) ces imageurs. Enfin,  les logiciel de traitement intègrent toutes ces informations pour en restituer le produit final  (images  orthorectifiées, des cartes numériques comme les modèle numérique de terrain ou infrarouge…).

Au laboratoire, nous avons les moyens d’imager dans le visible, le proche infrarouge et le thermique.

Dans le domaine visible, nous avons recours à la photogrammétrie. Deux ou plusieurs clichés de la même zone permettent de calculer la topographie de cette zone connaissant les caractéristiques internes (focale, taille de la matrice, distorsion de l’objectif…) et les paramètres externes (position et attitude) de l’appareil photo. Ces méthodes permettent actuellement de produire des modèles numériques de terrain (MNT) de plage d’une résolution centimétrique pour une précision décimétrique.

Dans le domaine visible et du proche infrarouge, nous avons recours à l’imagerie hyper-spectrale.
Une caméra scanner film le sol et collecte pour chaque pixel spatial 250 bandes spectrales comprises entre 400 et 1000nm. Chaque pixel permet d’avoir une signature spectral du « matériau » observé. On accède ainsi à sa nature minéral, organique ou végétale. Ce système d’image permet de caractériser les faciès et ainsi de suivre l’évolution des sols en surface. ( biofilm,  végétation…)

Drone octocopter 18,5kg  portant charge hyperspectral

 

 

Contacts :

Au Laboratoire Geosciences Océan (Université de Bretagne Occidentale)

  • Jérôme Ammann : jerome.ammann@univ-brest.fr
  • Christophe Delacourt : christophe.delacourt@univ-brest.fr

Au Laboratoire Sciences de la Terre et de l’Environnement (Université de Lyon 1)

  • Philippe Grandjean : philippe.grandjean@univ-lyon1.fr
  • Pascal Allemand : pascal.allemand@univ-lyon1.fr