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Pour mémoire, ce Laboratoire International Associé du CNRS regroupe des membres français du LEMAR, de l’Observatoire marin de l’IUEM, de Sorbonne-Université, québécois de l’ISMER, de l’UQAR et un réseau de partenaires associés académiques et privés, pour une durée de 5 ans. 

Toujours centrés sur le développement de nouveaux descripteurs des systèmes côtiers, les travaux réalisés à ce jour associent les sciences de l’ingénieur à celles de l’environnement.

Les premiers résultats marquants portent sur :

-        L’utilisation de l’acoustique passive et active : des impacts de l’anthropophonie sur la biologie des invertébrés et des poissons benthiques ont été mis en évidence et les signatures acoustiques du comportement de quelques grands crustacés ont été caractérisées ;

-        L’étude des habitats benthiques (structure et fonctionnement) : un premier inventaire de la faune marine de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon a été réalisé.  Des réseaux trophiques arctiques et sub-arctiques ont été décrits et une nouvelle calibration de capteurs multi-spectraux, aéroportés par des drones a été spécialement développée pour l’étude des herbiers de l’Aber Wrac’h et de Miquelon ;

-        L’analyses de bio-archives carbonatées pour suivre les variations environnementales (échelles temporelles à haute fréquence jusqu’aux siècles) : La lecture des stries internes de pétoncles géants à l’échelle de 10 minutes a été démontrée (Thèse P. Poitevin). De plus, l'étude de l'environnement proximal des organismes a révélé l'importance de la turbulence à l’échelle d’une coquille et permet de préciser des propriétés éthologiques originales. L'étude de bivalves à très longue espérance de vie (longévité jusqu’à 500 ans) permet la création d'archives environnementales uniques. Enfin, le développement d’une nouvelle approche numérique pour l’étude générique des variations de forme des mollusques, réalisé en collaboration avec le Laboratoire de Mathématiques de l'UBO (LMBA), permet de réconcilier contraintes environnementales et contraintes architecturales dans la quantification ontologique des organismes.

Par ailleurs, BeBEST réalise un effort de transfert vers les décideurs et les utilisateurs potentiels de ses travaux en :

- incluant des PME dans son tissu de recherche et en collaborant activement avec ces entreprises dans des activités de développement souvent centrées sur l’impact (TBM, SOMME, RTSYS,…),

- s’associant à Apolimer dans des projets de recherche s’intéressant à l’écologie et à la gouvernance de Saint-Pierre et Miquelon,

- travaillant avec FEM .

Cette année les membres de BeBEST ont effectués des missions scientifiques au Groenland, en baie de Baffin et à Saint-Pierre et Miquelon en collaborant avec la Norvège (IMR Bergen), l’Irlande (MIT Galway), le Danemark (Univ. Aarhus). Le consortium mis place permet de proposer, dès  2018, au CNRS/INEE et à l’UBO, la mise place d’un centre international de recherche et d’enseignement à Saint-Pierre et Miquelon devenu au cours des deux années passées une zone atelier clef pour étudier les propriétés physiques et biogéographiques des environnements côtiers de la zone subarctique.

Enfin,  ce groupe partage, de façon systématique, ses missions avec les artistes du laboratoire. 2018 sera consacré à la production d’ouvrages mélangeant Art et Science mais  cette année à venir sera  également mise à profit pour enfin construire une exposition (au sein des capucins !) des productions artistiques et scientifiques issues des 4 dernières missions polaires mais aussi des missions MACARBI.

Pour en savoir plus : https://www.liabebest.org/

 

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