Du 22 au 24 mai le colloque Oceanic Transform Faults, rassemblant une cinquantaine de chercheurs de différents pays, aura lieu à l’IUEM.
Ce colloque a pour objectif de cerner les principales questions scientifiques autour des failles transformantes océaniques* à adresser dans les dix prochaines années. Les chercheurs seront réunis pour une journée de conférences présentant l’état de l’art de la recherche sur ces grandes limites de plaques tectoniques et ensuite pour un jour et demi de discussions. A l’issue de ces discussions, le groupe de travail fournira une feuille de route avec des objectifs scientifiques et des suggestions de projets collaboratifs internationaux destinés à lever certains des verrous identifiés, pour mieux comprendre le fonctionnement et l'organisation de ces grandes structures.
Ce colloque est le premier du groupe de travail sur les failles transformantes océaniques, crée au sein du programme international InterRidge afin de fédérer la communauté scientifique travaillant sur cette thématique et identifier les grandes questions de la prochaine décennie. Le groupe de travail est coordonné par Marcia Maia (géophysicienne, chercheur CNRS au LGO, IUEM), Daniele Brunelli, (pétrologue, professeur à l’Université de Modène, Italie) et Barry Hanan (géochimiste, chercheur à l’Université de San Diego, Etats Unis). InterRidge est une organisation internationale à but non lucratif qui se consacre à la promotion de tous les aspects de la recherche sur les dorsales médio-océaniques (leur étude, leur utilisation et leur protection) qui ne peuvent être réalisés que par la coopération internationale. Actuellement, dans sa troisième décennie d’existence, InterRidge compte environ 2500 chercheurs membres et 30 pays membres.
*Les failles transformantes sont des failles mettant en contact deux plaques lithosphèriques d’âge différent, très nombreuses dans les océans. Le long de ces failles le mouvement est principalement cisaillant. Ce sont des failles ayant une activité sismique importante, bien que souvent de faible magnitude. Elles représentent des zones de faiblesse et de discontinuité lithosphérique pouvant être réactivées ultérieurement.
Contact : Macia Maia.




