Webinaire GM/LGO de Pierre Sakic (GFZ-Postdam)

Vers une extension des réseaux d’observations géodésiques en mer :

exemples appliqués à la faille Nord Anatolienne et à la subduction antillaise

 

Dans de très nombreux cas, les méthodes de géodésie spatiale (GNSS, InSAR…)  ne permettent pas de discriminer entre un comportement bloqué ou asismique de failles sous-marines. Il faut alors mettre au point de nouvelles techniques qui permettent de prolonger les réseaux d’observation classiques au large afin de pouvoir estimer la déformation sur l’intégralité de la zone. Nous nous intéressons ici à deux méthodes de géodésie fond de mer : la première est la distancemétrie relative acoustique, avec comme zone d’application effective la mer de Marmara, où un réseau de balises acoustiques à mis en évidence un blocage probable de la Faille Nord Anatolienne au large d’Istanbul. La seconde approche considérée est le GNSS/A (pour Acoustique), visant à fournir la position absolue d’un point au fond de la mer, à l’image d’une station GPS/GNSS à terre. Cette méthode, bien que contrainte par de nombreux défis techniques et méthodologiques, est en passe d’atteindre une certaine maturité grâce à l’arrivée de nouvelles générations d’instruments fond de mer et des véhicules autonomes de surface (ASV). Des mesures de ce type peuvent être du plus haut intérêt dans le contexte tectonique des Petites Antilles par exemple.